André Louis Elisabeth Marie Briche

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André Louis Elisabeth Marie Briche
Image illustrative de l'article André Louis Elisabeth Marie Briche

Naissance
Neuilly-sous-Clermont (Oise)
Décès (à 52 ans)
Marseille (Bouches-du-Rhône)
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17901825
Distinctions Vicomte
Baron de l'Empire
Grand officier de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 30e colonne.

André Louis Elisabeth Marie Briche, né le à Neuilly-sous-Clermont (Oise) et mort le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un général de la Révolution française et de l'Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cavalier dans le 1er régiment de chasseurs à cheval le 1er avril 1790, sous-lieutenant le 15 septembre 1791, il fait la campagne de l'armée du Nord en 1792. Lieutenant le 1er avril 1793, il continue de servir à la même armée jusqu'à l'an VI, devient capitaine le 25 ventôse an III, et passe le 28 germinal an VI, en qualité d'adjoint, à l'état-major général. Il a été détaché pendant six mois, en l'an II, dans la Vendée, et a été compris le 26 frimaire an IV dans la réforme du 4e escadron de son régiment. C'est à cette époque qu'il obtient du général Moreau l'autorisation de servir à la suite de son corps jusqu'au 1er vendémiaire an VI.

Passé avec son grade à l'état-major de l'armée d'Italie, par ordre du général Leclerc, du 28 germinal même année, il est placé le 15 ventôse an VII dans le 11e régiment de hussards, et il se fait remarquer à la bataille de la Trebbia, en couvrant la retraite de l'armée avec une poignée de braves de toutes armes qu'il parvient à rallier. Il se distingue à la bataille de Marengo le 14 juin 1800.

Au passage du Mincio, il prend un major et plusieurs cavaliers, et Murat, alors général en chef, le nomme chef d'escadron provisoire le 11 prairial an X. Le gouvernement confirme cette nomination le 23 frimaire an X. Major du 9e hussards le 6 brumaire an XII, et membre de la Légion d'honneur le 4 germinal suivant.

Nommé colonel le 13 janvier 1806 au 10e régiment de hussards, il fait avec ce corps les guerres de la grande armée de 1806 à 1807. À Saalfeld, le 11 octobre 1806, apercevant le 9e de son arme ramené par les Russes, il fait aussitôt sonner la charge, s'élance avec impétuosité sur l'ennemi, l'enfonce, s'empare de deux pièces de canon, et jete le désordre dans la colonne commandée par le prince Louis-Ferdinand de Prusse, qui est tué dans cet engagement.

Il combat à Iéna. Quelques jours après, informé que le régiment de dragons prussiens de la reine s'est mis en mouvement pour venir le surprendre dans ses cantonnements, près de Torn, il fait monter son régiment à cheval, tombe sur l'ennemi, lui coupe la retraite et le défait entièrement. En Pologne, il soutient sa brillante réputation et devient officier de la Légion d'honneur le 14 mai 1807.

Envoyé en Espagne, il arrive assez tôt pour prendre une part glorieuse au siège de Saragosse. Après la prise de cette place, le 21 février 1809, il est chargé du commandement d'un détachement composé du 10e hussards et de deux bataillons du 26e régiment d'infanterie, avec lequel il doit rétablir les communications entre l'armée du Midi et celle de la Catalogne, c'est-à-dire depuis Fraga jusqu'à Wals. Cette opération présente de grandes difficultés, et Briche réussit. Napoléon Ier, informé de ce succès, confére à cet officier supérieur, le 15 août, le titre de baron de l'Empire, avec dotation, et le nomme général de brigade le 17 septembre 1809.

À la bataille d'Ocaña, le 18 novembre suivant, il charge l'ennemi avec quatre régiments de cavalerie-légère, et culbute l'aile droite de sa ligne. Au mois de février 1810, il fait partie du 5e corps de l'armée d'Espagne. Au combat de Fuente de Cantos, le 13 septembre suivant, à la tête de sa brigade, qui ne compte que 2 700 chevaux, il met en déroute les Espagnols et les Portugais, leur prend 500 hommes dont le colonel du régiment de l'infante, un grand nombre d'officiers et six pièces de canon avec leurs attelages et leurs caissons.

Le 6 janvier 1811, il chasse de Merida la cavalerie espagnole et, après avoir nettoyé la rive droite de la Guadiana, pousse sa colonne jusque sur Albuquerque, atteint l'arrière-garde ennemie à la Botoa, et lui fait éprouver une déroute complète. Le 20 du même mois, placé en observation à Talaveira-la-Roa, et attaqué inopinément par les Espagnols, il les repousse jusqu'auprès de Badajoz. Le 19 février suivant, il contribue au gain de la bataille de Gebora et est cité honorablement dans le rapport du duc de Trévise.

Il se signale de nouveau à la bataille d'Albuera le 16 mai, il est chargé du commandement de la cavalerie légère et il se porte rapidement à l'extrême droite de l'armée, pour garder un pont dont la possession a permis à l'ennemi de tourner nos troupes de ce côté. Après avoir bivouaqué toute la nuit en présence de l'ennemi, il attaque de bonne heure les avant-postes anglais en avant du ruisseau d'Albuhera, et parvient à les rejeter au-delà du pont. Napoléon lui accorde, le 20 du même mois, la croix de commandeur de la Légion d'honneur. Au commencement du mois d'octobre 1811, sa brigade fait partie d'une colonne dirigée par le général Gérard, il parcourt avec elle le pays renfermé entre la Guadiana et le Tage, seconde puissamment cet officier général, et concourt à forcer le général Castanos à se retirer sur les frontières de Portugal.

Mis en disponibilité le 16 janvier 1812, il est appelé le 23 octobre suivant au commandement de la brigade du premier ban, qui vient d'être organisée dans la capitale. Le 18 janvier 1813, Napoléon lui confie le commandement et la formation de la cavalerie qui doit faire partie du corps d'observation de l'armée d'Italie stationné à Vérone. Employé en avril de la même année au 4e corps de la Grande Armée, il en commande l'avant-garde, et il exécute à la bataille de Lützen une charge habile contre l'aile gauche victorieuse des alliés.

À l'affaire de Dresde, il perd presque toute sa brigade, et l'Empereur lui donne le commandement d'une division de cavalerie wurtembergeoise.

Général de division le 19 novembre suivant, et placé à la tête de la 5e division de grosse cavalerie du 5e corps de réserve, il reçoit vers le même temps la croix de l'Ordre du Mérite militaire du Wurtemberg (en). La campagne de France (1814) lui ouvre un nouveau champ de gloire. Le 9 janvier, le duc de Bellune voulant s'établir à Épinal, Rambervilliers et Saint-Dié, envoie Briche avec sa division de dragons pour chasser l'ennemi de ces positions. Ce général parvient à s'emparer de Rambervilliers, après un combat de quelques heures : la division ennemie, poursuivie l'espace de deux lieues, laisse sur le champ de bataille 300 tués, blessés ou prisonniers. Le 12, il chasse les alliés de Saint-Mihiel, et se distingue d'une manière particulière aux combats de Saint-Dié. Le 29, il inquiéte la cavalerie du général Pahlen, en retraite sur Brienne, et lui fait quelques prisonniers. À la bataille de La Rothière, le 1er février, il ne céde le terrain à l'ennemi qu'après lui avoir fait éprouver des pertes considérables. Le 4, le général Michel, soutenu par sa division de dragons, surprend les alliés à Saint-Thiébault et les repousse vigoureusement jusqu'à Saint-Pierre-les-Vandes, malgré la supériorité de leurs forces. À la fin de l'action, Briche tombe sur les Autrichiens, en tue une centaine et leur fait 150 prisonniers. Le 27, au second Combat de Bar-sur-Aube, il chasse du village de Villars la cavalerie légère du prince de Wurtemberg, et le force à se replier sur l'infanterie.

Le 18 juin 1814, Louis XVIII le nomme inspecteur général de cavalerie dans la 14e division militaire, le charge de l'organisation du régiment de cuirassiers d'Angoulême et du 9e de chasseurs à cheval, et lui donne la croix de Saint-Louis le 19 juillet suivant.

Il commande la 2e subdivision de la 9e division militaire (Montpellier) depuis le 1er janvier 1815, lorsqu'à la nouvelle du débarquement de Napoléon Ier de l'île d'Elbe, le ministre de la guerre lui donne l'ordre de se rendre à Nîmes, où le duc d'Angoulême a son quartier général. Le prince le laisse dans cette ville à la tête des troupes qui s'y trouvent : mais il tente vainement de les conserver à la cause des Bourbons. Il court même les plus grands dangers dans la journée du 3 avril, où ses épaulettes et ses décorations lui sont arrachées, et il faillit être massacré par ceux qu'il a un instant commandés. Napoléon le destitue par un décret du 16 avril.

Appelé au commandement de la 9e division militaire, et nommé le 3 mai 1816 commandeur de Saint-Louis, il fait partie du conseil de guerre chargé de juger le général Mouton-Duvernet. Il préside la même année le collège électoral du département du Gard, et reçoit de Louis XVIII le titre de vicomte, sur la proposition du duc de Feltre, alors ministre de la guerre. Le roi, pour le dédommager de ses pertes lui accorde une indemnité de 3 000 francs.

Compris dans le cadre de l'état-major général de l'armée, le 30 décembre 1818, il conserve le commandement de la 9e division militaire, qu'il échange le 23 janvier 1821 pour celui de la 4e, et est fait grand officier de la Légion d'honneur le 1er mai suivant.

Mis en disponibilité le 13 juillet 1822, réemployé le 12 février 1823, et placé à la tête de la 8e division militaire, il est mort à Marseille le 21 mai 1825.

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr André Louis Elisabeth Marie Briche (baron).svg
Armes du baron de Briche et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 15 octobre 1809 (Quartier général Impérial de Schönbrunn))

Coupé le premier parti d'or à deux têtes de cheval de sable et de gueules, au signe des barons tirés de l'armée ; le deuxième d'azur à deux fasces d'argent superposées, chargées de deux chevrons superposés d'or, accompagnés de trois molettes aussi d'or.[1],[2],[3]

Livrées : bleu, jaune, rouge et noir[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
  2. Philippe Lamarque, La figure héraldique du cheval, Editions Cheminements,‎ 2002 (ISBN 9782844780768, lire en ligne)
  3. a et b PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]