Bataille de La Roche-sur-Yon (1793)

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Bataille de La Roche-sur-Yon
Description de cette image, également commentée ci-après
Céleste Bulkeley, amazone vendéenne protégeant la retraite des Vendéens.
Informations générales
Date
Lieu La Roche-sur-Yon
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Jean Quirin de MieszkowskiJean-Baptiste Joly
• William Bulkeley
Céleste Bulkeley
Forces en présence
InconnuesInconnues
Pertes
~ 10 morts[1]Inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 40′ 10″ nord, 1° 25′ 07″ ouest
Géolocalisation sur la carte : Vendée
(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de La Roche-sur-Yon
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de La Roche-sur-Yon
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de La Roche-sur-Yon

La première bataille de La Roche-sur-Yon a lieu le lors de la guerre de Vendée. Elle s'achève par la victoire des républicains qui repoussent une attaque des Vendéens.

Prélude[modifier | modifier le code]

Le 23 août 1793, les républicains de l'« armée des Sables » s'emparent de La Roche-sur-Yon, mettant en fuite les hommes de Bulkeley et de Chouppes[2],[3],[4],[1]. D'après Mieszkowski, le bilan combat n'est que de deux blessés pour ses troupes, tandis que les « scélérats catholiques » perdent 80 hommes et que plusieurs patriotes retenus prisonniers depuis des mois sont délivrés[1]. Mais dès le 26 les Vendéens lancent une contre-attaque pour reprendre le bourg[2],[3],[4].

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Depuis début août, les forces républicaines de l'« armée des Sables » sont commandées par le général Jean Quirin de Mieszkowski, le successeur de Henri François de Boulard qui a présenté sa démission pour cause de maladie[4]. Les Vendéens sont menés par Jean-Baptiste Joly, cependant les différents auteurs ne s'accordent pas sur la présence de Charette[4]. Selon Le Bouvier-Desmortiers, Charette participe à l'action avec 500 fantassins et 50 cavaliers[4]. Pour Charles-Louis Chassin en revanche, Charette est absent, de même que Savin[4], et seules les forces de Joly, Bulkeley, de Chouppes et Saint-Pal participent à l'action[1]. Quant à Lucas de La Championnière, il ne fait pas mention de ce combat dans ses mémoires[4].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le combat s'achève sur une victoire rapide des patriotes[4]. Les Vendéens avancent sur trois colonnes sur les routes de La Mothe-Achard, du Poiré-sur-Vie et des Essarts, au nord, à l'est et à l'ouest du bourg[3]. Mais après une demi-heure de combat, ils sont repoussés par une charge à la baïonnette des bleus[1],[2],[3].

Pertes[modifier | modifier le code]

Les pertes sont d'une dizaine de morts pour les Républicains selon le rapport[A 1] à Chalbos du général Mieszkowski[1],[5],[3].

D'après Le Bouvier-Desmortiers, William et Céleste Bulkeley auraient rencontré Charette lors de cette attaque et se seraient ensuite réfugiés à Legé[4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « J'ai été attaqué aujourd'hui, général, à une heure après-midi, sur trois colonnes, savoir, par les routes de La Mothe-Achard, celle des Repoirées et des Essarts. L'ennemi avait du canon sur chacune d'elles. J'ai disposé aussi ma troupe et mon artillerie de manière à lui faire face, et, après une demi-heure de combat les soldats républicains, à leur louable coutume, ont chargé à la baïonnette, et en ont fait une déconfiture. Je n'ai point fait de prisonniers, les soldats de la liberté étaient trop indignés de l'audace de cette horde d'esclaves qui ont osé les déranger de leur dîner. L'armée dite catholique a donc été mise en pleine déroute, et, sans les mauvais chemins, aucun d'eux n'aurait porté la nouvelle dans leurs repaires. Je ne puis vous dire le nombre des rebelles tués ; je pourrai le faire vérifier demain. J'ai de mon coté une dizaine de braves soldats qui ont succombé sous la fureur de ces fanatiques, dont un sergent-major et un brave canonnier de la marine de Rochefort.

    Je me loue beaucoup des officiers de mon état-major, et de tous ceux de l'armée. Mon aide-de-camp Grosse a clé légèrement blessé à la jambe. J'ai été fort inquiet des troupes que j'ai à La Mothe-Achard, à la moitié du chemin de La Roche aux Sables ; mais, à la fin du combat, un détachement est arrivé, escortant on cortège de pains; d'après cela, j'ai jugé que ni La Mothe ni les Sables n'ont élé attaqués[1],[5]. »

    — Rapport du général Mieszkowski, le 26 août à La Roche-sur-Yon, au général Chalbos.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Chassin, t. II, 1893, p. 555-556.
  2. a b et c Gabory 2009, p. 195
  3. a b c d et e Savary, t. II, 1824, p. 72-73.
  4. a b c d e f g h et i Dumarcet 1998, p. 256.
  5. a et b Réimpression de l'ancien Moniteur, t. XVII, p. 560.

Bibliographie[modifier | modifier le code]