Garrevaques

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Garrevaques
Garrevaques
Le château de Garrevaques.
Blason de Garrevaques
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Castres
Intercommunalité Communauté de communes Lauragais Revel Sorezois
Maire
Mandat
Alain Albouy
2020-2026
Code postal 81700
Code commune 81100
Démographie
Gentilé Garrevaquois
Population
municipale
400 hab. (2018 en augmentation de 5,82 % par rapport à 2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 29′ 27″ nord, 1° 58′ 54″ est
Altitude 190 m
Min. 183 m
Max. 214 m
Superficie 6,86 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Revel
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pastel
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Garrevaques
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Garrevaques

Garrevaques est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Garrevaquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe du département de la Haute-Garonne et est située près de la ville de Revel.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Garrevaques[2]
Poudis
(sur 100 m)
Palleville
Montgey Garrevaques
Revel
(Haute-Garonne)

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Sor et le Laudot confluent dans la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Garrevaques est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Revel, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (88,4 %), zones agricoles hétérogènes (9,6 %), prairies (2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Gandels était une commune limitrophe qui a été absorbée par Garrevaques le 12 germinal de l'an V. Le nom de Garrevaques-Gandels est apparu en l'an X.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Garrevaques

Son blasonnement est : Taillé émanché de sinople et d'or.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Engaravaques en 1508[réf. nécessaire].

Le nom du village peut s'expliquer par l'onomastique gauloise : le radical Vac associé à un nom de tribu, les Gar (tribu aquitaine présente dans de nombreux toponymes : pic de Gar, montagne sacrée du dieu éponyme, Garonne rivière du peuple des Gar). Dottin[9] apporte confirmation que Vac appartient bien à la langue gauloise comme suffixe d'un terme de nom de peuple (exemples Bellovaci, Ebrovaci cités par Delamarre[10]) et Ernest Nègre attribue au terminal vac(o) un sens emphatique glorieux, fort[11]. Peut être traduit par village de la glorieuse tribu des Gar. Autre toponyme régional construit de manière similaire : Bramevaque, village de la glorieuse tribu des Bram.

Formation occitane sur le verbe engarrar, signifiant blesser au jarret, rendre boiteux [12] ou entraver, et qu'il faut donc comprendre comme entrave les vaches.

De l'occitan garar (abriter) et vaca (vache).[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Michel Clerc    
mars 2008 19 février 2017[13] Claude Combes    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15]. En 2018, la commune comptait 400 habitants[Note 3], en augmentation de 5,82 % par rapport à 2013 (Tarn : +1,75 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
193476352451484501497481509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
516513496495430406423410366
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
374358366305306290280222260
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
237218218225225252271341373
2018 - - - - - - - -
400--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Garrevaques[modifier | modifier le code]

Le château de Garrevaques[18] est situé dans la vallée du Sor dans le village de Garrevaques. D'après certains auteurs, le nom Garrevaques signifierait « la gare aux vaches », relais où on changeait d'attelage, ou bien « eaux murmurantes » selon les latinistes.

Le château de Garrevaques est situé à 50 km de Toulouse, d'Albi et de Carcassonne, et à 5km de Revel.

Destiné à protéger la population du village, le château a été construit en 1460. Orné de quatre tours et d'un toit en tuile canal, entouré de fosses et d'un mur d'enceinte, il avait l'aspect d'une grande bâtisse. Les guerres de religion ont marqué son histoire. En 1580, les calvinistes, commandés par le vicomte de Turenne, prirent Sorèze ainsi que d'autres châteaux de la région. Après trois jours de siège, Garrevaques fut pris à la suite de l'ouverture d'une brèche dans les remparts par les couleuvrines et bombardes et que des dizaines de défenseurs eurent payé de leur vie.

Le château était, à cette époque, la propriété d'un seigneur catholique réputé pour mener la vie dure aux pasteurs, qui se rendait à l'Académie protestante de Puylaurens.

Après les guerres de religion et par l'effet des alliances, les propriétaires prirent la religion réformée, et la famille du comte de Gineste apparaît à ce moment-là.

Pendant la Révolution française le château fut incendié puis vers 1800 il fut reconstruit après le retour de la paix sous le Consulat. Pendant huit mois un état major allemand occupa les lieux entraînant dégradations et mutilations. Cependant une fois de plus le malheur fut surmonté.

Actuellement les 16e, 17e et 18e générations habitent cette demeure familiale, elles s’attèlent à conserver et partager son histoire.

Le village de Garrevaques se trouve sur la D 79 qui part face à la gendarmerie de Revel, sur la D 1 direction Montégut-Lauragais - Caraman. Le château se trouve à droite après avoir traversé le village. Le château est en brique rose avec un chêne majestueux de 550 ans.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants des communes françaises sur le site Habitants.fr, consulté le 10 octobre 2013.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 5 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 5 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Revel », sur insee.fr (consulté le 5 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 5 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  9. La langue gauloise, Paris 1920.
  10. Dictionnaire de la langue gauloise.
  11. Toponymie générale de la France, vol 1.
  12. Francine Benezech, Communes du Tarn: dictionnaire de géographie, Archives départementales du Tarn, Page 162.
  13. « Décès de Claude Combes, maire de Garrevaques » sur voixdumidilauragais.fr, 20 février 2017 [1]
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Château de Garrevaques