Ted Bundy

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Ted Bundy

Ted Bundy en 1978
Information
Nom de naissance Theodore Robert Cowell
Surnom Le tueur de femmes (« Lady Killer »)
Chris Hagen
Richard Burton
Officer Roseland,
Naissance 24 novembre 1946
Burlington, Vermont, États-Unis
Décès 24 janvier 1989 (à 42 ans)
prison Raiford à Starke, Floride, États-Unis
Cause du décès Électrocution
Sentence Peine capitale
Meurtres
Nombre de victimes Environ 30 selon ses déclarations
Période 1973 - 1978
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
États Washington, Oregon, Utah, Idaho, Colorado, Floride
Arrestation 30 décembre 1977 et 15 février 1978

Ted Bundy ou Theodore Robert Bundy (né Theodore Robert Cowell le 24 novembre 1946 - 24 janvier 1989) était un tueur en série américain. Il a agressé et assassiné de nombreuses jeunes femmes et filles durant les années 1970, et peut-être avant. En plus d'enlever et violer ses victimes, il a pratiqué des actes nécrophiles sur leur dépouille. En prison, après plus d’une décennie à nier les faits et peu de temps avant son exécution, il a admis avoir commis 30 homicides dans sept États différents entre les années 1974 et 1978. Le nombre de victimes demeure inconnu, mais pourrait être beaucoup plus élevé.

Aux yeux de ses jeunes victimes féminines, Bundy apparaît comme un homme de belle apparence et charismatique, traits utilisés pour gagner leur confiance. De manière générale, il approche ses victimes dans des lieux publics, feignant une blessure ou un handicap, ou en se faisant passer pour une figure d’autorité, avant de les intimider et de les agresser dans un endroit plus isolé. Parfois, il a revisité ses scènes de crime pour y commettre des actes sexuels avec les corps en décomposition jusqu’à ce que la putréfaction et la destruction par les animaux sauvages rendent toute interaction impossible. Il a décapité au moins douze de ses victimes et gardé quelques-unes des têtes tranchées dans son appartement pour une certaine période de temps en guise de souvenirs. À de rares occasions, il s’est introduit par effraction dans la maison de ses victimes au milieu de la nuit et les a tuées à coups de matraque durant leur sommeil.

Initialement incarcéré en Utah en 1975 sur des charges d'enlèvement qualifié et de tentatives d’agression criminelle, Ted Bundy est devenu suspect pour un nombre grandissant d’homicides non résolus dans plusieurs États américains. Accusé de meurtres au Colorado, il a organisé et réussi deux évasions spectaculaires. Capturé en Floride en 1978, il a reçu trois sentences de mort à deux procès différents pour les homicides en Floride. Ted Bundy est mort sur la chaise électrique à la prison Raiford à Starke en Floride le 24 janvier 1989.

La biographe Ann Rule le décrit comme « … un sociopathe sadique qui prenait plaisir dans la douleur d’autres êtres humains et le contrôle qu’il avait sur ses victimes, jusqu’à leur mort, et même après. »[1] Un jour il se déclara « le plus grand fils de pute sans cœur que t'auras jamais rencontré »[2],[3], ce à quoi l’avocate Polly Nelson, membre de l’équipe s’occupant de sa défense a convenu : « [Il] était la définition même d’un démon sans cœur »[4].

Premières années[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Bundy est né Theodore Robert Cowell au Elizabeth Lund Home for Unwed Mothers (maintenant le Lund Family Center[5]) à Burlington dans l’État du Vermont le 24 novembre 1946 de Eleanor Louise Cowell (connue sous le prénom de Louise la majeure partie de sa vie). L’identité de son père n’a jamais été déterminée avec certitude. Son certificat de naissance assigne la paternité à Lloyd Marshall, un vendeur et vétéran de l’US Air Force[6] mais Louise affirma plus tard avoir été séduite par « un marin » dont le nom était peut-être Jack Worthington[7]. Sa famille évoqua des soupçons selon lesquels le père aurait pu être Samuel Cowell, le père de Louise, qui était violent et abusif[8].

Pendant les trois premières années de sa vie, Bundy vécut à Philadelphie, dans la maison de ses grands-parents maternels, Samuel et Eleanor Cowell, qui l’ont élevé comme leur fils afin d’éviter le stigmate social qui accompagnait les naissances illégitimes à cette époque. La famille, les amis, et même le jeune Ted se sont fait dire que ses grands-parents étaient ses parents et que sa mère était sa sœur aînée. Bundy mentionna à une petite amie qu’un cousin lui avait montré une copie de son certificat de naissance après l’avoir traité de « bâtard »[9], mais dit aux biographes Stephen Michaud et Hugh Aynesworth qu’il avait trouvé le certificat[10]. La biographe et écrivaine Ann Rule, qui connaissait Bundy personnellement, croit qu’il a retracé son acte de naissance original au Vermont, en 1969[11]. Bundy exprima une rancœur envers sa mère tout au long de sa vie pour lui avoir menti à propos de ses véritables parents et de l’avoir laissé le découvrir par lui-même[12].

Alors que Bundy parla en bien de ses grands-parents dans quelques entrevues[13], et dit à Ann Rule qu’il « s’identifiait », « respectait » et « s’accrochait » à son grand-père[14], Ted et d’autres membres de la famille dirent à des avocats, en 1987, que Samuel Cowell était une brute tyrannique et un sectaire qui haïssait les noirs, les Italiens, les catholiques et les juifs en plus de battre sa femme et le chien de la famille, ainsi que de lancer les chats du voisinage par leur queue. Un jour il poussa même la sœur cadette de Louise dans l'escalier pour s’être réveillée trop tard. Parfois, il s’adressait tout haut à des présences invisibles[15]. Au moins une fois, Samuel Cowell entra dans une rage violente lorsque la question de la paternité de Ted fut soulevée[16]. Bundy décrivait sa grand-mère comme étant une femme timide et obéissante qui, périodiquement, se soumettait à de l’électroconvulsivothérapie pour cause de dépression[15] et d’agoraphobie vers la fin de sa vie[17]. Ted montrait, à l’occasion, un comportement troublant et même en jeune âge, Julia se souvint s’être réveillée un jour après une sieste, entourée de couteaux de la cuisine des Cowell ; son neveu de trois ans était debout près du lit, souriant[18].

En 1950, Louise changea son nom de famille de Cowell à Nelson, enleva son premier nom, Eleanor[19], et, à la demande urgente de nombreux membres de la famille[20], quitta Philadelphie avec son fils pour aller vivre avec les cousins Alan et Jane Scott à Tacoma, Washington. En 1951, Louise rencontra Johnny Culpepper Bundy, un cuisinier d’hôpital, à une soirée pour adultes célibataires à l’église First Methodist de Tacoma[21]. Ils se marièrent plus tard cette année-là et Johnny Bundy adopta légalement Ted[21]. Johnny et Louise eurent quatre enfants et bien que Johnny Bundy essayait d’inclure son beau-fils lors de sorties de camping ou d’autres activités en famille, Ted demeurait distant. Il se plaignit plus tard à sa petite amie, affirmant que Johnny n’était pas son vrai père, qu’il « n’était pas très intelligent » et qu’il « ne gagnait pas beaucoup d’argent »[22].

Les souvenirs de Tacoma chez Ted Bundy varient d’un biographe à un autre  : à Michaud et Aynesworth, il racontait vagabonder dans le voisinage, fouillant dans les poubelles à la recherche de photos de femmes nues[23]. À Polly Nelson, il disait parcourir des magazines de détective, des romans criminels et des documentaires sur des crimes authentiques à la recherche d’histoires impliquant de la violence sexuelle, particulièrement lorsqu’illustrées de photos de personnes décédées ou de corps mutilés[24]. Toutefois, dans une lettre à Rule, il affirma qu’il n’avait « jamais, jamais lu de magazines de faits de détective et qu’il frissonnait à l’idée » que quelqu’un le ferait[25]. À Michaud, il affirma consommer de grandes quantités d’alcool et qu’il « sondait » la communauté, tard la nuit, à la recherche de fenêtres sans rideau où il pouvait observer des femmes se déshabiller ou n’importe quoi d’autres qu’il aurait pu voir[26].

Les descriptions de sa vie sociale varient également : il dit à Michaud et Aynsworth qu’il choisit d’être seul à l’adolescence parce qu’il était incapable de comprendre les relations interpersonnelles[27]. Bien qu’il maintenait une façade d’activité sociale à l’école, il affirma qu’il n’avait pas le sens naturel de comment développer une amitié. « Je ne savais pas ce qui faisait que les gens voulaient être amis ». « Je ne savais pas ce qui sous-tendait aux interactions sociales »[28]. Cependant, les amis de Bundy du Woodrow Wilson High School à Tacoma dirent à Rule qu’il y était « bien connu et apprécié », qu'il était « un poisson de taille moyenne dans un grand aquarium »[29].

Son seul passe-temps significatif était le ski, qu’il pratiquait avec enthousiasme en utilisant de l’équipement volé et des billets falsifiés[10]. Durant le secondaire, il fut arrêté au moins à deux reprises sur des soupçons de cambriolage et de vol d’auto. Lorsqu’il atteignit 18 ans, les détails de ces incidents furent rayés de son dossier, comme à l’habitude à Washington et dans la plupart des autres États américains[30].

Années universitaires[modifier | modifier le code]

Ted Bundy à l'université en 1965.

À la fin de ses études secondaires en 1965, Bundy passe une année à l’université de Puget Sound (UPS) avant de changer pour l’université de Washington (UW) en 1966 pour étudier le chinois[31]. En 1967, il développe une relation avec une autre étudiante de l’UW qui est identifiée dans les biographies de Bundy par plusieurs pseudonymes, le plus commun étant Stephanie Brooks[32]. Au début de l’année 1968, il quitte l'université et occupe une série d’emploi au salaire minimum. Il est également bénévole au bureau de Seattle de la campagne présidentielle de Nelson Rockefeller[33] et en août il est présent à la convention nationale du parti Républicain de 1968 à Miami en tant que délégué de Rockefeller[34]. Peu de temps après, Brooks met fin à leur relation et retourne au domicile familial en Californie, frustrée par ce qu’elle décrit comme étant l’immaturité et le manque d’ambition de Bundy. La psychiatre Dorothy Lewis décrira plus tard cette crise comme « … probablement le temps pivotant dans son développement. »[35]. Dévasté par le rejet de Brooks, Bundy se rend au Colorado et plus à l’est, visitant de la parentée dans l’Arkansas et à Philadelphie, et s’enrôle pour un semestre à l’université Temple[36] C’est à ce moment, au début de 1969, que Bundy, selon ce qu’en croit Rule, visite le bureau des actes de naissance à Burlington et qu’il confirme qui sont ses vrais parents[36],[37].

De retour dans l'État de Washington à l’automne 1969, il rencontre Elizabeth Kloepfer (identifiée dans la littérature de Bundy comme Meg Anders, Beth Archer ou Liz Kendall), une divorcée d’Ogden, dans l'Utah, qui travaille comme secrétaire à l’école de médecine de l’université de Washington[38]. Leur relation houleuse se poursuivra bien après son incarcération initiale dans l'Utah en 1976. À la mi-1970, maintenant concentré et orienté vers un but, il s’enrôle à l’UW, cette fois à la majeure en psychologie. Il devient un étudiant honoré, bien vu de ses professeurs[39]. En 1971, il accepte un emploi au service d’assistance suicide à un centre de crise à Seattle. Là, il rencontre et travaille avec Ann Rule, une ancienne policière et aspirante écrivaine criminelle qui écrira plus tard une des biographies les plus fouillées de Ted Bundy, The Stranger Beside Me. Rule ne voit rien de troublant dans la personnalité de Bundy à ce moment, le décrivant comme étant « gentil, attentionné et empathique »[40].

Après avoir obtenu un diplôme de l’UW en 1972[41], Bundy se joint à la campagne de réelection de Daniel J. Evans[42]. Étant un étudiant au collège, il suit comme son ombre l’adversaire de Evans, l’ancien gouverneur Albert Rosellini, enregistrant son discours d'inauguration de campagne pour analyse par l’équipe de Evans[43],[44]. Après la réelection de Evans, il est engagé comme assistant de Ross Davis, président du parti républicain de l’État de Washington. Davis pense en bien de Bundy, le décrivant comme étant « intelligent, agressif… et un croyant dans le système »[45]. Au début de 1973, malgré des résultats médiocres au test d’admission à la faculté de droit, Bundy est accepté à la faculté de droit de l’UPS et de l’Université de l'Utah, grâce aux lettres de recommandation de Evans, Davis et plusieurs professeurs de psychologie de l’UW[46],[47].

Durant une excursion en Californie, lors d’engagements professionnels avec le parti républicain durant l’été 1973, Bundy reprend contact avec son ex-petite amie, Brook, qui s’émerveille devant sa transformation en jeune homme professionnel sérieux et dédié, apparemment à la veille d’une carrière distinguée en droit et en politique. Il continue également de fréquenter Kloepfer ; aucune des deux femmes n’est au courant de l’existence de l’autre. À l’automne 1973, Bundy s’inscrit à la faculté de droit de l’UPS[48] et continue de courtiser Brooks, qui s’est envolée à plusieurs reprises à Seattle pour vivre avec lui. Ils discutent de mariage ; à un certain point, il la présente à Davis en tant que sa fiancée[22]. Au mois de janvier 1974, par contre, il rompt subitement tout contact avec Brooks ; ses appels téléphoniques et ses lettres sont retournés. Réussissant à le rejoindre par téléphone un mois plus tard, Brooks demande pourquoi Bundy a mis fin à leur relation sans explications. Sur un ton monotone et calme, il répond « Stéphanie, je n’ai aucune idée de ce que tu veux dire… » et raccroche. Elle n’entendra plus jamais parler de lui[49]. Plus tard, il explique que « je voulais seulement me prouver à moi-même que j’aurais pu la marier »[50]. À peu près au même moment, Bundy commence à ne plus suivre ses cours à la faculté de droit et il cesse d’y assister complètement au mois d’avril[51], alors que des jeunes femmes commencent à disparaître dans le Nord-Ouest des États-Unis[52].

Première série de meurtres[modifier | modifier le code]

Washington, Oregon[modifier | modifier le code]

Il n’y a pas de consensus quant à savoir où et quand Bundy a commencé à tuer des femmes. Bundy a raconté des histoires différentes à différentes personnes, et il a refusé de divulguer les spécificités de ses premiers crimes, même lorsqu’il s’est confessé et a admis une douzaine de meurtres s’étant produit plus tard — détails graphiques à l’appui — durant les jours précédant son exécution[53]. Il a dit à Nelson qu’il a tenté de kidnapper quelqu’un pour la première fois en 1969 à Ocean City dans le New Jersey, mais qu’il n’a tué personne avant l’année 1971, à Seattle[54]. Pourtant il a dit au psychologue Art Norman qu’il a tué deux femmes à Atlantic City, dans le New Jersey, en 1969, alors qu’il visite de la famille à Philadelphie[55],[56]. Au détective en homicides Robert D. Keppel, il fait allusion à un meurtre à Seattle en 1972[57] et à un autre en 1973 impliquant un autostoppeur près de Tumwater, à Washington, mais a refusé d’élaborer[58]. Rule et Keppel croient tous les deux qu’il a probablement commencé à tuer à l’adolescence[59],[60]. Des preuves circonstancielles suggèrent qu’il aurait enlevé et tué Ann Marie Burr, âgée de 8 ans, de Tacoma, en 1961, alors qu’il est âgé de 14 ans, mais Bundy a nié ces allégations à plusieurs reprises[57]. Ses premiers homicides documentés sont commis en 1974, à l’âge de 27 ans. Par ce temps, il a (avoué de lui-même) maîtrisé les aptitudes dont il a besoin — avant que n'apparaissent les techniques d'empreintes génétiques — afin de ne laisser qu’un minimum de preuves incriminantes sur la scène de crime[61].

Peu de temps après minuit, le 4 janvier 1974 — à peu près au même moment où il met fin à sa relation avec Brooks — Bundy entre dans la chambre au sous-sol de Joni Lenz (pseudonyme, 18 ans, une danseuse et étudiante à l’UW). Après l’avoir frappée à la tête avec un tuyau en métal provenant de la base de son lit, il l’agresse sexuellement avec un spéculum, provoquant d’importantes blessures internes[62]. Elle demeure inconsciente pendant 10 jours, mais survit avec des dommages permanents au cerveau[63],[64]. Un mois plus tard, encore tard dans la nuit, Bundy entre par effraction dans la chambre de Lynda Ann Healy, une étudiante de premier cycle à l’UW, qui annonce les rapports météorologiques à la radio le matin pour les skieurs. Il la bat jusqu’à ce qu’elle soit inconsciente, l’habille avec des jeans bleues, une blouse blanche et des bottes et la transporte ailleurs[65].

Des étudiantes continuent de disparaître au rythme d’environ une par mois. Au mois de mars, Donna Gail Manson, une étudiante de 19 ans au Collège Evergreen State à Olympia dans l’État de Washington, situé à environ 95 kilomètres au sud-ouest de Seattle, quitte son dortoir pour se rendre à un concert de jazz sur le campus, mais n’en retourne pas. En avril, Susan Elaine Rancourt disparaît alors qu’elle se rend à un film après une rencontre en soirée avec son conseiller à l’université Central Washington à Ellensburg, à 175 km au sud-est de Seattle[66],[67]. Deux étudiantes à Central Washington se rendent au poste de police plus tard pour rapporter deux rencontres — une la journée de la disparition de Rancourt et l’autre, trois jours auparavant — avec un homme qui porte une écharpe au bras et qui demande de l’aide afin de transporter une pile de livres à sa Volkswagen Coccinelle de couleur brune ou beige[68],[69]. Le 6 mai, Roberta Kathleen Parks quitte son dortoir à l’Université Oregon State à Corvallis dans l’État de l’Oregon, à 415 km au sud de Seattle, pour aller prendre un café avec des amis au Student Union Building. Elle n’est plus jamais revue[70].

La Volkswagen Coccinelle modèle 1968 qui a servi aux desseins de Ted Bundy. En 2012, elle est exposée au National Museum of Crime & Punishment (en)[71].

Des détectives de l’unité des crimes contre la personne du département de police de Seattle deviennent de plus en plus inquiets. Il n’y a pas de preuve physique significative, et les femmes disparues ont peu de choses en commun, mis à part le fait qu’elles sont jeunes, attirantes et toutes des étudiantes collégiales de race blanche aux cheveux longs séparés dans le milieu[72]. Le 1er juin, Branda Carol Ball, 22 ans, disparaît après avoir quitté la Flame Tavern à Burien, Washington, près de l’aéroport international de Seattle-Tacoma. On la voit pour la dernière fois en train de discuter dans un parking avec un homme aux cheveux bruns et portant une écharpe au bras[73]. Dans les petites heures du matin du 11 juin, Georgeann Hawkins disparaît alors qu’elle marche le long de l’allée bien éclairée entre la résidence de dortoirs de son petit ami et sa maison de l’association étudiante. Le matin suivant, trois détectives en homicide de Seattle et un criminaliste passent au peigne fin l’allée entière sur leurs mains et à genoux, ne trouvant rien[74]. Après que la disparition de Hawkins est rendue publique, des témoins rapportent avoir vu un homme cette nuit-là dans l’allée derrière un dortoir tout près. L’homme avait des béquilles, portait un plâtre à la jambe et avait de la difficulté à transporter une mallette[75]. Une femme a raconté que l’homme lui a demandé de l’aide pour apporter la mallette à sa voiture, une Volkswagen Coccinelle de couleur brun pâle[76].

Durant cette période, Bundy travaillait au ministère des service d’urgence de l’État de Washington (DES) à Olympia – une agence gouvernementale impliquée dans la recherche des femmes disparues. Là, il y rencontre et fréquente Carole Ann Boone, une mère de deux enfants, divorcée à deux reprises et qui, six ans plus tard, jouera un rôle important dans la phase finale de sa vie[77].

Le signalement des six femmes disparues et de l’attaque brutale de Lenz apparaissent dans les journaux ainsi qu’à la télévision à travers les États de Washington et de l’Oregon[78]. La peur s’étend à travers la population ; les jeunes femmes abandonnent rapidement l'autostop[79]. Alors que la pression monte sur les agences judiciaires[80], le manque de preuve physique entrave leur travail. La police ne peut pas révéler le peu d’informations qu’elle détient aux journalistes, par peur de compromettre l’enquête[81]. Plus de similarités entre les victimes sont tout de même notées : toutes les disparitions surviennent la nuit, habituellement près d’un site de construction en cours, à moins d’une semaine avant les examens de mi-session ou de fin d’année ; toutes les victimes portent des pantalons noirs ou des jeans bleus. De plus, sur la plupart des scènes de crime se trouve un homme portant un plâtre ou une écharpe conduisant une coccinelle de marque Volkswagen de couleur brun pâle ou beige.

La série de meurtre de Pacific Northwest culmine le 14 juillet avec la disparition de deux femmes en plein jour sur une plage bondée au Lake Sammamish State Park à Issaquah à Washington, à environ 30 km à l’est de Seattle. Cinq témoins féminins ont décrit un beau jeune homme portant un ensemble de tennis blanc avec son bras gauche dans une écharpe et parlant avec un léger accent, peut-être canadien, peut-être britannique. Se présentant sous le nom de « Ted », il leur demande de l’aide pour sortir un bateau à voiles de sa voiture, une Coccinelle Volkswagen de couleur beige ou bronze. Quatre ont refusé et une l’accompagne jusqu’à sa voiture mais, voyant qu’il n’y a pas de bateau, s’enfuit en courant. Trois autres témoins l'ont vu approcher Janice Anne Ott, 23 ans, un agent de probation au King County Juvenile Court, avec l’histoire du bateau à voiles, et l'ont vu quitter la plage en sa compagnie[82]. Environ quatre heures plus tard, Denise Naslund, une jeune femme de 18 ans qui étudie pour devenir programmeuse d’ordinateur, quitte un pique-nique pour se rendre aux toilettes et n'est jamais revenue[83]. Bundy dira plus tard à Stephen Michaud que Ott était toujours vivante lorsqu’il est revenu avec Naslund – et qu’une est forcée à regarder alors que l’autre se fait assassiner[84],[85] — une affirmation qu’il a rétracté à la veille de son exécution[86].

La police de King County, détenant une description détaillée du suspect et de sa voiture, poste des prospectus à travers Seattle. Un portrait-robot est diffusé dans les journaux régionaux et par les stations de télévision locales. Elizabeth Kloepfer, Ann Rule, une employée du DES et un professeur de psychologie à l’UW reconnaissent toutes le profil, le portrait ainsi que la voiture, et font donc de Ted Bundy un suspect[87] ; mais les détectives, qui reçoivent jusqu’à 200 indices par jour[88], croient initialement qu’il est peu probable qu’un étudiant en droit d’apparence soignée et sans dossier criminel en tant qu’adulte puisse être le coupable[89].

Le 6 septembre, deux chasseurs de tétras trébuchent sur les restes des squelettes de Ott et Naslund près d’une route de service à Issaquah, 3 km à l’est du Lake Sammamish State Park[90]. Un fémur additionnel et plusieurs vertèbres trouvés sur le site seront plus tard identifiés par Bundy comme appartenant à Georgeann Hawkins[91]. Six mois plus tard, les crânes et les mandibules de Healy, Rancourts, Parks et Ball sont retrouvés à Taylor Mountain, où Bundy se promène fréquemment, juste à l’est d’Issaquah. Tous montrent d’importantes blessures provoquées par l'usage d'un instrument contondant[92].

Idaho, Utah, Colorado[modifier | modifier le code]

En août 1974, Bundy reçoit une deuxième acceptation de la faculté de droit de l'université de l'Utah et déménage à Salt Lake City, laissant Elizabeth Kloepfer à Seattle. Bien qu’il lui téléphone souvent, il fréquente « au moins une douzaine » d’autres femmes[93]. Alors qu’il est en première année de droit pour la deuxième fois, « il était dévasté d’apprendre que d’autres étudiants en droit avaient quelque chose, une certaine capacité intellectuelle, qu’il n’avait pas. Il trouva les cours complètement incompréhensibles. "Ce fut une grande déception pour moi", dit-il[94]. » Quelque temps durant l’année, il habite en Utah. Pendant cette période, il est baptisé au sein de l’Église de Jésus Christ, même s’il n’est pas un participant actif aux services et qu’il ignore la plupart des restrictions imposées par l'église[95],[96]. Lorsqu’on lui demanda sa préférence en termes de religion après son arrestation, Bundy a répondu « Méthodiste », soit la religion de son enfance[97].

Une nouvelle vague d’homicides commence le mois suivant ; deux des victimes ne sont découvertes qu’après que Bundy se confesse, peu de temps avant son exécution. Le 2 septembre, il viole et étrangle une auto-stoppeuse, qui demeure non identifiée, dans l’Idaho, puis retourne le jour suivant photographier et démembrer le corps[98],[99]. Le 2 octobre, il saisit Nancy Wilcox, 16 ans, à Holladay en banlieue de Salt Lake City[100] et l’amène dans une région boisée dans le but de « dé-escalader » ses besoins pathologiques, dit-il, en la violant et la relâchant. Toutefois, il l’étrangle – par accident selon ses dires – lorsqu’il tente de la tenir silencieuse[101]. Wilcox est enterrée, dit-il, près du parc national Capitol Reef, à quelque 200 miles au sud d’Holladay, mais ses restes n'ont jamais été retrouvés[102].

Le 18 octobre, Melissa Smith, une fille de 17 ans de Midyale, une autre banlieue de Salt Lake City, disparaît après avoir quitté une pizzeria. Son corps nu est retrouvé tout près dans une région montagneuse, neuf jours plus tard. Un examen post-mortem indique qu’elle aurait pu rester en vie jusqu’à sept jours après sa disparition[103],[104]. Le 31 octobre, à environ 25 miles au sud de Lehi, toujours au Utah, Laura Ann Aime, qui a aussi 17 ans, disparaît après avoir quitté un café peu de temps après minuit[105]. Son corps, dénudé, est retrouvé par des marcheurs à 9 miles au nord-est de l’American Fork Canyon[106] le jour de l'Action de grâce aux États-Unis. Les femmes ont toutes les deux été battues, violées et sodomisées, puis étranglées avec une paire de bas nylon[107],[108]. Des années plus tard, Bundy a décrit ses rituels post-mortem avec les restes de Smith et Aime, incluant le lavage de leurs cheveux et l’application de maquillage[109],[110].

Durant une soirée pluvieuse de novembre à Murray, au Utah, Ted Bundy approche une opératrice téléphonique de 18 ans, Carol DaRonch, dans un centre commercial à moins d’un mile du restaurant de Midyale où Melissa Smith a été vue pour la dernière fois. Il s’identifie en tant qu’« Officier Roseland » du département de police de Murray, dit à DaRonch que quelqu’un a essayé de voler son auto et lui demande de l’accompagner au poste pour remplir une plainte. Lorsque DaRonch lui mentionne qu’il conduit sur une route qui ne mène pas au poste de police, il se dirige immédiatement dans l’accotement et essaye de la menotter. DaRonch se démène et Bundy finit par fermer les deux menottes au même poignet et DaRonch est en mesure d’ouvrir la porte de la voiture et de s’enfuir[111]. Plus tard durant la soirée, Debra Kent, un étudiante de 17 ans au Viewmont High School à Bountiful dans l'Utah, à environ 19 miles de Murray, disparaît après avoir quitté une production théâtrale à l’école pour aller chercher son frère[112]. Le professeur d’art de l'école et une autre étudiante déclarent à la police qu’un « étranger » leur a toutes les deux demandé de l’accompagner dans le stationnement pour identifier une voiture. Une autre étudiante voit plus tard l’homme dans le fond de l’auditorium et le professeur d’art le revoit peu de temps après la fin de la pièce[113]. À l’extérieur de l’auditorium, les investigateurs retrouvent une clé qui débarre les menottes enlevées du poignet de Carol DaRonch[114]. En novembre, Elizabeth Kloepfer, qui a lu au sujet de la disparition de jeunes femmes dans les villes entourant Salt Lake City, appelle la police de King County une deuxième fois. Le détective Randy Hergesheimer de la division des crimes majeurs l’interroge en détail. Par ce temps, Bundy a monté considérablement dans la hiérarchie des doutes de King County, mais le témoin du Lake Sammamish, considéré comme le plus fiable par les détectives, n’arrive pas à l’identifier parmi plusieurs hommes[115]. En décembre, Elizabeth Kloepfer appelle le sheriff du comté de Salt Lake et répète ses doutes. Le nom de Bundy est ajouté à leur liste de suspects, mais à ce temps, aucune preuve sérieuse ne le lie aux crimes de l'Utah[116].

En janvier 1975, Ted Bundy retourne à Seattle pour ses examens finaux et passe une semaine avec Elizabeth Kloepfer, qui ne lui dit pas qu’elle l’a signalé à trois occasions différentes à la police. Elle fait des plans pour lui rendre visite à Salt Lake City en août[117]. En 1975, Bundy déplace la plupart de ses activités criminelles à l’est de sa base en Utah, au Colorado. Le 12 janvier, une infirmière de 23 ans nommée Caryn Campbell disparaît alors qu’elle marche dans un couloir bien éclairé entre l’ascenseur et sa chambre au Wildwood Inn (maintenant le Wildwood Lodge) à Snowmass, à 400 miles au sud-est de Salt Lake City[118]. Son corps nu est retrouvé un mois plus tard près d’une route de graviers juste en dehors du lieu de villégiature. Elle a été tuée de coups à la tête provenant d’un instrument contondant qui a laissé des dépressions linéaires rainurées sur son crâne ; son corps montre également des coupures profondes d’une arme coupante[119].

À une centaine de miles au nord-est de Snowmass, le 15 mars, Julie Cunningham, une instructrice de ski à Vail au Colorado, disparaît alors qu’elle marche de son appartement pour souper avec un ami. Bundy dit plus tard aux investigateurs du Colorado qu’il l’a approché, en béquilles, et qu’il lui a demandé de l’aide pour apporter ses bottes de ski à sa voiture, où il l'a frappée et menottée, puis l'a étranglée près de Rifle, au Colorado, à 90 miles à l’ouest de Vail[120]. Quelques semaines plus tard, il a fait un voyage de six heures à partir de Salt Lake City pour revisiter ses restes[121].

Caryn Campbell a disparu alors qu'elle marchait dans ce couloir de l'hôtel.

Denise Oliversion, 25 ans, disparaît près de la frontière entre l’État de l'Utah et du Colorado à Grand Junction, le 6 avril, alors qu’elle se rend chez ses parents à vélo ; son vélo et ses sandales sont retrouvés sous un viaduc près d’un pont avec un chemin de fer[122]. Le 6 mai, Ted Bundy leurre Lynette Culver, 12 ans, à son école secondaire à Pocatello, dans l’Idaho, à un peu plus de 255 km au nord de Salt Lake City, et l’amène à sa chambre d’hôtel, où il la noie, puis l’agresse sexuellement[123]. À la mi-mai, trois collègues de Bundy du DES de l’État de Washington, incluant Carole Ann Boone, lui rendent visite à Salt Lake City et restent à son appartement pour une semaine. Bundy passe une semaine à Seattle avec Elizabeth Kloepfer au début de juin et ils discutent de mariage pour le prochain Noël. Une fois de plus, Kloepfer ne mentionne aucune de ses discussions avec la police du comté de King et le bureau du Sheriff de comté, et Bundy ne révèle pas sa relation du moment avec Boone, ni sa relation simultanée avec une étudiante en droit au Utah, connue dans de multiples versions sous le nom de Kim Andrews[124] ou Sharon Auer[125].

Le 28 juin, Susan Curtis disparaît du campus de l'université Brigham Young à Provo en Utah, à environ 70 km au sud de Salt Lake City. Le meurtre de Curtis devient la dernière confession de Bundy, enregistrée sur bande sonore peu de temps avant qu’il n’entre la chambre d’exécution[126]. Les corps de Wilcox, Kent, Cunningham, Curtis et Oliversion n'ont jamais été retrouvés.

Dans l’État de Washington, les enquêteurs ont tous de la difficulté à analyser la série de meurtres du Pacifique Nord-ouest qui prend fin aussi abruptement qu’elle a commencé. Avec la volonté de tirer un sens d’une quantité incroyable d’informations, ils ont recours à la stratégie, alors innovatrice, de compiler une base de données. Ils utilisent l’ordinateur des payes du comté de King, une « grosse machine primitive » comparée aux standards contemporains, mais la seule disponible pour leurs besoins. Après avoir saisi les multiples listes qu’ils ont compilées — collègues de classe et amis de chaque victime, les propriétaires de Volkswagen nommé « Ted », les délinquants sexuels connus, etc. — ils lancèrent l'ordinateur sur la recherche des coïncidences. De plusieurs milliers de noms, 26 se retrouvent sur quatre listes différentes ; l’un d’eux est celui de Ted Bundy. Les détectives compilent également une liste de leur 100 « meilleurs » suspects, et Bundy est aussi sur cette liste. Il est « littéralement sur le dessus de la pile » des suspects quand l’annonce de son arrestation vient de Utah[127].

Évasion[modifier | modifier le code]

Bundy en 1977

Arrêté, il s'évade à deux reprises de prison, dont une fois de façon spectaculaire du pénitencier de Garfield dans le Colorado, le 30 décembre 1977. Le 10 janvier 1978, Ted Bundy est placé sur la liste des dix criminels les plus recherchés par le FBI. Le 15 février 1978, il est arrêté — cette fois définitivement — puis, après avoir assuré sa défense lui-même (grâce à ses études de droit et l'assistance de cinq avocats), est reconnu coupable de plusieurs meurtres et viols, grâce notamment au témoignage de Carol Da Ronch, une des rares rescapées de ses attaques (il s'était fait passer pour l'officier Roseland auprès d'elle), et surtout aux empreintes de dents qu'il avait laissées sur le corps d'une de ses dernières victimes (sur les fesses), tuée à la résidence pour étudiantes Chi Omega à Tallahassee en Floride.

Exécution[modifier | modifier le code]

Il est exécuté sur la chaise électrique le 24 janvier 1989 à la prison d'État de Floride. Il a effectué plusieurs appels, et en tout 4 ordonnances d'exécutions seront signées, la quatrième étant la bonne. Ses avocats ont tout tenté, notamment de le faire passer pour irresponsable lors de ses procès quand il assurait sa propre défense, ainsi les jugements auraient été invalidés. Après avoir vainement tenté de marchander avec la justice d'ultimes reports de son exécution en échange, dans un premier temps, de sa collaboration dans la recherche d'un autre tueur en série sévissant à Seattle, Gary Ridgway dit le « tueur de Green River », arrêté depuis, et pour finir, de la révélation des lieux où il avait abandonné le corps d'autres de ses victimes.

Dix-sept heures avant son exécution, Bundy accepte de répondre, dans une interview exclusive, aux questions du Dr James Dobson, président de Focus on the Family. Il révèle que c'est la pornographie qui a nourri sa folie sexuelle : "Comme une drogue, vous conservez une excitation insatiable jusqu'à ce que vous atteigniez le point où la pornographie ne peut aller plus loin. […] Au fond, j'étais une personne normale. J'avais de bons amis, je vivais une vie normale, sauf pour cette seule part, petite, mais très puissante, très destructrice, que je gardais très, très secrète"[128].

Le cas de Ted Bundy est un véritable choc pour l'Amérique, qui jusque-là considérait les tueurs en série comme des fous vivant exclus du monde : Ted Bundy était exactement le contraire, un homme qui avait tout pour réussir et dont personne ne se doutait qu'il eût pu être un meurtrier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un tueur si proche, de Ann Rule, une de ses amies
  • Ted bundy le beau monstre, de Jacquemard Serge, 1993, (Fleuve noir)
  • Chaleur dans les tropiques: édition tueur en série
  • Defending the devil - My story as Ted Bundy's last lawyer', de Polly Nelson (1994)
  • The phantom prince - my life with Ted Bundy', de Elizabeth Kendall (1981)
  • The last murder - The investigation, prosecution and execution of Ted Bundy, de George R. Dekle Sr
  • Ted and Ann - The mystery of a missing child and her neighbor Ted Bundy, de Rebecca Morris

Médias[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Ted Bundy, de Matthew Bright produit en 2002 relatant le contraste de sa cruauté et sa vie quotidienne
  • The Stranger Beside Me (2003) (TV) de Paul Shapiro
  • The Deliberate Stranger (1986) (TV) avec Mark Harmon dans le rôle de Ted Bundy
  • Ted Bundy, an American Icon (2008) avec Corin Nemec dans le rôle de Ted Bundy
  • The Riverman (2004) avec Cary Elwes dans le rôle de Ted Bundy
  • 88 minutes (2007)

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rule 2009, p. xiv
  2. Michaud et Aynesworth 1999, p. 263
  3. Hare 1999, p. 23
  4. Nelson 1994, p. 319
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  7. Rule 2009, p. 10
  8. Michaud et Aynesworth 1999, p. 56
  9. Kendall 1981, p. 40–41
  10. a et b Michaud et Aynesworth 1999, p. 62
  11. Rule 2000, p. 16–17
  12. Rule 2009, p. 51–52
  13. Michaud et Aynesworth 1989, p. 17–18
  14. Rule 2009, p. 9
  15. a et b Nelson 1994, p. 154
  16. Michaud et Aynesworth 1999, p. 330
  17. Rule 2000, p. 501–08
  18. Rule 2000, p. 505
  19. Rule 2000, p. 8
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  21. a et b Michaud et Aynesworth 1999, p. 57
  22. a et b Rule 2009, p. 51
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  29. Rule 2009, p. 13
  30. Rule 2009, p. 13–14
  31. Rule 2009, p. 14
  32. Elle était également connue sous les noms de Leslie Holland ((Foreman 1992, p. 15)), de Susan Phillips ((Kendall 1981, p. 99)) et de Marjorie Russell ((Michaud et Aynesworth 1989, p. 161)).
  33. [PDF] (en) FBI, FBI Bundy Multi-agency Team Report, Federal Bureau of Investigation,‎ 1992 (lire en ligne)
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  122. Michaud et Aynesworth 1999, p. 110
  123. Sullivan 2009, p. 137–38
  124. Kendall 1981, p. 140–41
  125. Rule 2009, p. 164–65
  126. Michaud et Aynesworth 1999, p. 343
  127. Keppel 2005, p. 62–66
  128. url = http://www.cft-france.org/Bundy.htm | L'ultime message de Ted Bundy avant de mourir

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) George R. Sr. Dekle, The Last Murder: The Investigation, Prosecution, and Execution of Ted Bundy, Santa Barbara, Praeger,‎ 2011 (ISBN 978-0-313-39743-1)
  • (en) Laura Foreman, Serial Killers – True Crime, Alexandria, Virginie, Time-Life Books,‎ 1992 (réimpr. 2003) (ISBN 978-0-7835-0001-0)
  • (en) Robert Hare, Without Conscience: The Disturbing World of the Psychopath Among Us, New York, The Guildford Press,‎ 1999 (ISBN 978-1-57230-451-2)
  • (en) Elizabeth Kendall (pseudonyme d'Elizabeth Kloepfer), The Phantom Prince: My Life With Ted Bundy, Seattle, Madrona,‎ septembre 1981 (ISBN 978-0-914842-70-5)
  • (en) Robert Keppel, The Riverman: Ted Bundy and I Hunt for the Green River Killer, New York, Pocket Books,‎ 2005 (ISBN 978-0-7434-6395-9)
  • (en) Robert Keppel, The Riverman: Ted Bundy and I Hunt for the Green River Killer, New York, Simon & Schuster,‎ 2010 (ISBN 978-1-4391-9434-8)
  • (en) Robert D. Keppel et Stephen G. Michaud, Terrible Secrets: Ted Bundy on Serial Murder, Irving Texas, Authorlink Press,‎ 2011 (ISBN 978-1-928704-97-3)
  • (en) Richard W. Larsen, The Deliberate Stranger, Englewood Cliffs, New Jersey, Prentice Hall,‎ 1980 (ISBN 978-0-13-089185-3)
  • (en) Michael A. Mello, Dead Wrong: A Death Row Lawyer Speaks Out Against Capital Punishment, Madison, Wisconsin, The University of Wisconsin Press,‎ 1997 (ISBN 0-299-15344-4)
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  • (en) Stephen Michaud et Hugh Aynesworth, Ted Bundy: Conversations with a Killer, New York, Signet,‎ octobre 1989 (ISBN 978-0-451-16355-4)
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  • (en) Ann Rule, The Stranger Beside Me, New York, Signet,‎ 1989 (ISBN 978-0-451-16493-3)
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  • (en) Steven Winn et David Merrill, Ted Bundy: The Killer Next Door, New York, Bantam,‎ 1980 (ISBN 978-0-553-13637-1)
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Articles connexes[modifier | modifier le code]