James Earl Ray

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James Earl Ray en 1955.

James Earl Ray ( - ) est un criminel américain, condamné à 99 ans de prison pour avoir assassiné le , à Memphis dans le Tennessee, le pasteur Martin Luther King, lauréat du prix Nobel de la paix en 1964.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de parents américains, c'était un franc-tireur et un militant ségrégationniste supposé.

Deux mois après la mort de King, il est arrêté à l'aéroport de Londres Heathrow le alors qu'il essayait de quitter le Royaume-Uni avec un faux passeport canadien au nom de Ramon George Sneyd[1]. Il s'était évadé du Missouri State Penitentiary un an plus tôt. Ayant avoué l'assassinat le 10 mars 1969, il se rétracte trois jours après. Sur le conseil de son avocat Percy Foreman, Ray choisit de plaider coupable afin d'éviter la peine de mort. Il est condamné à perpétuité.

Ray renvoie son avocat, clamant que les coupables du meurtre sont un certain « Raoul » et son frère Johnny qu'il a rencontrés à Montréal au Québec. Il raconte de plus qu'« il n'avait pas tiré personnellement sur King » mais qu'il pouvait « être partiellement responsable sans le savoir », indiquant une piste de conspiration. Il passe alors le reste de sa vie à tenter vainement d'annuler sa condamnation et à faire rouvrir le procès.

Le 10 juin 1977, peu après avoir témoigné, devant une commission du Congrès américain sur les assassinats, qu'il n'avait pas tué King, il s'évade avec six autres condamnés du pénitencier de Brushy Mountain au Tennessee. Il est recapturé le 13 juin et retourne en prison[2] (il figura ainsi dans la liste des Dix Fugitifs les plus recherchés du FBI).

En 1999, un an après le décès de Ray à la suite d'une hépatite C, Coretta Scott King, la veuve de Martin Luther et le reste de la famille King gagnent un procès civil contre Loyd Jowers et « d'autres conspirateurs ». En décembre 1993, Jowers était apparu dans le Prime Time Live de ABC News et avait révélé des détails d'une conspiration impliquant la mafia et le gouvernement pour tuer King. Jowers raconte lors du procès avoir reçu 100 000 dollars pour organiser l'assassinat de Martin Luther King. Le jury de six noirs et six blancs juge Jowers coupable et mentionne que « des agences fédérales étaient associées » au complot de l'assassinat[3]. À l'issue du procès, la famille de Martin Luther King ne croit pas que Ray ait quelque chose à voir avec l'assassinat de celui-ci[4].

En 2000, le Département de la Justice des États-Unis termine une enquête sur les révélations de Jowers, mais ne trouve aucune preuve qui pourrait démontrer une conspiration. Le rapport d'enquête recommande qu'il n'y ait aucune nouvelle recherche tant que de nouveaux faits fiables ne sont pas présentés[5].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hampton Sides, Hellhound on His Trail : The Stalking of Martin Luther King Jr. and the Hunt for His Assassin, Doubleday,‎ 2010 (ISBN 978-0-385-52392-9), p. 143
  2. « 1970s », History of Knoxville Office, FBI,‎ 2006 (consulté le 17 septembre 2006)
  3. « Trial Transcript Volume XIV », verdict, The King Center,‎ 2006 (consulté le 24 mars 2007)
  4. (en) Déclaration de la famille King sur « l'enquête limité » de la justice sur l'assassinat, King Center.
  5. « USDOJ Investigation of Recent Allegations Regarding the Assassination of Martin Luther King, Jr. », Overview, United States Department of Justice,‎ juin 2000 (consulté le 18 septembre 2006)

Liens internes[modifier | modifier le code]

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