Menottes

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Menottes modernes (depuis 1990).
Menottes hollandaises.

Les menottes sont des sortes de bracelets souvent métalliques reliés par une chaîne ou une charnière, servant à entraver les mains d'un individu, restreignant ainsi partiellement ou totalement les gestes. Chaque bracelet se décompose de deux parties dont une, amovible, s'engage avec un cliquet dans la première refermant ainsi le mécanisme autour du poignet. Le cliquet peut ensuite être verrouillé. Cela empêche les bracelets de se serrer davantage sur les poignets de la personne (risque de lésions). Il faut une clé pour débloquer le mécanisme et libérer les mains. Certaines menottes nécessitent une deuxième clé pour être ouvertes.

Les menottes sont souvent utilisées par les policiers et autres gendarmes. D’autres types de menottes existent. Les menottes peuvent être basées sur d'autres principes tels que les monadnock[Quoi ?] [réf. nécessaire] ; il est alors question de menottes jetables. D'autres modèles incluent les menottes en plastiques (type collier de serrage serflex). Les menottes que portent les forces de l'ordre sont prévues pour être appliquées aux poignets. Il en existe d'autres de diamètres différents, pour être appliquées à d'autres parties du corps :

Ces modèles peuvent être utilisés pour entraver davantage une personne. Le cas le plus fréquent est le convoi d'un détenu considéré comme dangereux. Cette technique est très employée aux États-Unis. [réf. souhaitée]

Les menottes sont aussi utilisées comme jouets sexuels.

Clé universelle pour menottes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien modèle de menottes.

Au Moyen Âge, les menottes étaient faites de deux bandes d'acier [réf. souhaitée] courbées fermées par des serrures ou des dispositifs mécaniques simples, comme des rivets, et reliées entre elles par une chaîne.

Forces de l'ordre[modifier | modifier le code]

Les forces de l'ordre utilisent des menottes pour maîtriser une personne.

En France, l'usage des menottes est régi entre autres par l'article 803 du code de procédure pénale. Ce texte limite l'usage des menottes aux seuls cas d’une dangerosité considérée de l'individu à son encontre ou envers son entourage et d’un risque de fuite.

Les forces de l’ordre utilisent parfois les menottes comme instrument de torture. Les policiers utilisent parfois des menottes trop serrées qui blessent la personne [1], [2],[3].

Position des mains[modifier | modifier le code]

Dans le passé, les officiers de police menottaient les individus en joignant leurs mains sur le devant, mais, depuis les années 1960, le menottage s'effectue en mettant leurs mains dans le dos. La vaste majorité des académies de police aux États-Unis enseignent les manières les plus efficaces dans le menottage en évitant de causer des dommages nerveux comme d'éventuelles pressions sur les poignets.

Évasions[modifier | modifier le code]

Les menottes étant utilisées comme moyen de restriction temporaire, il est toujours possible de s'en évader[4]. Voilà pourquoi les menottes sont utilisées comme évasion potentielle par des cascadeurs tels que les magiciens comme Harry Houdini ou les criminels habiles[pas clair].

Les manières de se délivrer les mains des menottes incluent par exemple :

  1. le glissements des mains lorsque celles-ci sont plus petites que les poignets ;
  2. la désarticulation du pouce (risque de lésions très sérieuses !) ;
  3. le crochetage ;
  4. défaire le cliquet avec une cale d'épaisseur ;
  5. simplement ouvrir les menottes avec une clé double, souvent cachée sur le corps du cascadeur avant toute performance ;
  6. couper les menottes (destruction).

Les premiers modèles de menottes avaient un diamètre unique. La première méthode était possible pour les personnes de petit gabarit. Cette technique s'est avérée impossible sur celles à cliquets, celles-ci se réglant à la morphologie de la personne.

Les autres méthodes plus réfléchies sont utilisées dans l'art de l'évasion. Durant ses spectacles, Harry Houdini portait fréquemment de multiples menottes.

Sur les menottes de la police française, la cale de blocage du cliquet n'est déverrouillable qu'avec une clé spécifique comme sur un cadenas. De ce fait, il est quasiment impossible de s'en dégager. La libération est alors possible seulement par la destruction des menottes.

Médias[modifier | modifier le code]

Menotte dite « massenote ».

Au Japon, si un individu est photographié ou filmé lorsqu'il est menotté, ses mains doivent être pixellisées lors d'une diffusion éventuelle à la télévision ou dans les journaux. Cette histoire provient de Kazuyoshi Miura qui a été arrêté et menotté et qui a argumenté que le port des menottes représentait la culpabilité, et portait une atteinte morale durant les procès[5]. D'une manière similaire, à Hong Kong, les individus arrêtés et menottés ont souvent la tête recouverte par les policiers d'un sac noir.

Sexualité[modifier | modifier le code]

Les menottes de policier sont souvent utilisées lors d'activités de bondage sexuel et de sadomasochisme. Cela reste assez dangereux, car elles ne sont pas fabriquées pour ce type d'utilisation, et cela peut résulter en un axonotmésis ou autres dommages des nerfs. Les menottes de bondage sont fabriquées spécialement pour ce type d'utilisation. Elles sont fabriquées à partir du même modèle que les menottes soft utilisées pour les patients en psychiatrie et peuvent être portées durant une longue période sans risquer de blesser ou de serrer. Certains de ces modèles peuvent être fermés à l'aide d'un cadenas.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Très souvent, les menottes possèdent un numéro de série permettant de les identifier.

Pour assurer une résistance suffisante, les menottes subissent différents essais. Parmi eux, on retrouve l'écartement des bracelets sous un effort équivalent à une traction de 2500 N (250 kg).

Pour des raisons de santé, les menottes sont constituées de métaux ne provoquant pas d'allergies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alex R. Nichols, Handcuffs and other restraints — A brief history and survey, Stroud, Kingscourt, 1997 (OCLC 41310774).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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