Portrait-robot

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Portrait-robot de Paul de Tarse par les experts de la cour criminelle de NRW

Le portrait-robot est un outil d'enquête en police judiciaire qui vise à faire le portrait le plus ressemblant possible du visage d'un criminel inconnu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le « portrait parlé » d'Alphonse Bertillon est à l'origine du portrait-robot[1].

En 1952, Roger Dambron obtient une médaille de bronze au concours Lépine, pour son invention créée en 1950, le "jeu des photos-robot" , qu'il brevète en 1953.

Ce jeu, (créé en 1950), a pour principe de découper des morceaux de photos, (nez, yeux, bouche, etc.) et de les mélanger pour créer de nouveaux visages. La mallette comporte 2000 morceaux de visages issus des photographies des habitants d'Etaples-sur-Mer, réalisées par un photographe nommé « Gambier ». Une fois le jeu commercialisé, Roger Dambron fait évoluer le jeu en remplaçant les photos des habitants d'Etaples-sur-Mer, par des personnalités plus connues de l'époque, telles que Lyne Renaud, Annie Cordy, Luis Mariano, Georges De Caunes, Gilbert Bécaud...

L'invention va être utilisée par les services de police.

En 1953, lors de l'enquête sur le meurtre d'Eugénie Bertrant, dont le cadavre est découvert dans un terrain vague, à proximité de l'hippodrome lyonnais. Une photographie reconstituant les traits du suspect est diffusée auprès des services de police français et étrangers, sans résultat. Huit jours plus tard, la diffusion de cette photo est étendue à la presse : deux témoins font le lien entre la photo et les traits d'un commerçant lyonnais. Celui-ci, interrogé, fut confondu.

En 1955/1956, le commissaire divisionnaire Chabot, chef du service régional de la police judiciaire à Lille, déclare avoir inventé cette technique, qu'il nomme « Portrait-robot », au cours de l'enquête sur l'affaire Janet Marshall. Le 7 janvier 1956, Robert Avril est arrêté d'après son portrait-robot.

L'inspecteur Emilien Paris de la PJ de Lille (de l'Identité Judiciaire) qui s'intéresse également au procédé, décide de modifier le nom initial de l'invention en le renommant « système Paris ».

Début 1968, le FBI s’intéresse à cette méthode et commence à l'utiliser.

L'avenir du portrait-robot[modifier | modifier le code]

Cette technique reste en France sous le nom de « portrait-robot », oubliant le nom de « système Paris » ainsi que « Photos-robot » du début pour l'intégrer dans toutes les brigades de PJ.

La dernière année de sa carrière, en 1967, l'inspecteur Emilien Paris initie de jeunes policiers à cette technique d'identification, à l'école de Police à Paris.

Aujourd'hui, il existe des logiciels capables d'informatiser la création d'un portrait robot.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Piazza, Aux origines de la police scientifique : Alphonse Bertillon, précurseur de la science du crime, Karthala,‎ 2011, 384 p. (ISBN 9782811105501)

Sources documentaires[modifier | modifier le code]

Médiathèque[modifier | modifier le code]

  • Portrait-robot, film de Paul Paviot (1962)
  • Reportage "Affaire Marshall : la traque", de l'émission "50 ans de faits divers" (France 5 - 11/06/2007 - 28/08/2008)

Articles connexes[modifier | modifier le code]