Stade Michel-d'Ornano

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Stade Michel-d'Ornano
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Vue générale
Vue générale
Généralités
Adresse Boulevard Georges Pompidou
BP 6138, 14064 Caen cedex
Coordonnées 49° 10′ 46″ N 0° 23′ 48″ O / 49.179426, -0.396713 ()49° 10′ 46″ Nord 0° 23′ 48″ Ouest / 49.179426, -0.396713 ()  
Construction et ouverture
Début construction 19 mars 1991
Ouverture 6 juin 1993
Architecte Cabinet LND
Coût de construction 149 millions de francs
Utilisation
Clubs résidents Stade Malherbe Caen
Propriétaire Ville de Caen
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité 21 215[1]
Tribunes Nord : Luc-Borrelli
Est : NXP
Sud : Renault Trucks
Ouest : Officielle
Affluence
record
21 064 spectateurs
(11 avril 2012, US Quevilly - Stade rennais)
Dimensions 105 m × 68 m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade Michel-d'Ornano

Géolocalisation sur la carte : Caen

(Voir situation sur carte : Caen)
Stade Michel-d'Ornano

Le stade Michel-d'Ornano est un stade de football situé à Caen, en France. Il s'agit du principal équipement sportif de la ville.

Il est inauguré le 6 juin 1993 par le premier ministre Édouard Balladur. Il prend la suite du stade de Venoix à partir du mois de juillet 1993 pour les matchs de l'équipe professionnelle du Stade Malherbe de Caen. Il porte le nom de Michel d'Ornano, ancien homme politique français et président du conseil général du Calvados lors de la construction.

Sa capacité est, lors de sa création, de 21 500 places. Mais la suppression des places debout en 1994, ainsi que plusieurs travaux sur la tribune des visiteurs la ramène à 21 215[1]. Il accueille essentiellement des matchs de football du Stade Malherbe de Caen, mais de par sa vocation régionale, des matchs de coupe de France s'y déroulent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Stade d'Ornano en travaux en octobre 1992

Le premier projet d'une nouvelle enceinte pour remplacer le stade de Venoix remonte à septembre 1988. Alors que le Stade Malherbe Caen entame sa première saison en première division, il apparaît rapidement que le stade de Venoix n'est pas adapté à l'élite du football français. Le conseil municipal de la ville de Caen décide en septembre 1988 la construction d'un stade régional ainsi que d'une salle de spectacle. Le projet est confié à la société Dourdin[2]. Dans un premier temps, et vu la fréquentation du stade de Venoix, il est envisagé de créer une enceinte pouvant contenir entre 15 000 et 18 000 personnes[2]. Se pose ensuite la question du lieu. Le quartier de Beaulieu, alors en plein essor, ainsi que la plaine d'Ifs sont proposés[3]. Mais le maire de Caen Jean-Marie Girault, ainsi que les dirigeants du club, sont favorables à une reconstruction du stade de Venoix. Quoi qu'il en soit, le coût initial est estimé à 54 millions de francs. Finalement, c'est la solution d'une construction sur un nouveau site, appuyée elle par le conseil général et son président Michel d'Ornano, qui l'emporte.

En novembre 1989[3], le conseil municipal décide à l'unanimité de la construction du stade régional. Le dossier est confié à l'adjoint au maire Franck Cardineau. Une des exigences du conseil ordonne que la future enceinte « ressemble aux anciennes arènes romaines, pour créer une ambiance chaude - exemple du "chaudron" de Venoix - et une visibilité excellente »[3]. Le cahier des charges est stricte : intégration de l'enceinte dans une zone urbaine, ouverture à la fin de l'année 1992, capacité de 20 à 25 000 places[4]. Il est intialement prévu de construire une patinoire, une salle de billard sous les tribunes[5] afin que le stade soit un lieu de vie.

Les élections municipales françaises de 1989 confirment la majorité municipale qui a entamé le projet. Le 8 octobre 1990, six cabinets d'architectes remettent leurs projets aux services techniques de la ville[4] qui, de son côté, a lancé les procédures d'achats des terrains dans la zone dite des pépinières[6]. Cinq des six projets présentés ont implanté le stade dans cette zone des pépinières, le sixième à proximité de l'institution Saint-Paul[7].

Le 23 octobre 1990, un jury composé de 30 membres dont 21 ayant un pouvoir décisionnaire[7] décide de retenir le projet des architectes caennais Lucet, Nguyen The et Duhamel, projet retenu car mettant l'accent sur la sécurité[8]. Le conseil municipal entérine ce choix lors de sa séance du 12 décembre 1990[8]. Les appels d'offres pour les travaux du gros œuvre (pour un total de 100 millions de francs, apportés en partie par la ville de Caen et par le conseil général) sont lancés lors du conseil municipal du 25 février 1991[9].

Alors que les travaux sont sur le point d'être lancés, le président du conseil général du Calvados Michel d'Ornano décède le 8 mars 1991 à Saint-Cloud. L'émotion est vive dans le département. Le Stade Malherbe de Caen propose de rebaptiser son centre de formation en l'honneur de l'ancien député du Calvados[10]. Mais le sénateur-maire de Caen Jean-Marie Girault propose que le nouveau stade porte ce nom car « la construction de ce stade qui démarre ce soir sera inséparable du nom de Michel d'Ornano. Il était l'ami du sport. Après en avoir parlé avec Mme d'Ornano, je souhaite qu'on l'appelle stade Michel d'Ornano »[11].

Construction[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative de l'inauguration

Le stade Michel-d'Ornano a été construit entre mars 1991 et juin 1993, dans le but de remplacer la vétuste enceinte de Venoix. Et pour cause : le stade vélodrome, construit en 1925 et doté d'une capacité de 10 000 places, ne répondait plus aux besoins d'un club en Ligue 1.

Le premier coup de pioche a lieu le 19 mars 1991 en présence du sénateur-maire de la ville Jean-Marie Girault, de l'adjoint au maire chargé du dossier Franck Cardineau, des trois architectes et des joueurs Christophe Point et Michel Rio[12]. Le sénateur-maire signe un permis de construire le 20 juin 1991 qui permet le début des travaux[13].

Alors que le site n'était qu'un terrain vague, la première phase des travaux consista à creuser un "trou" de 120 mètres par 80 mètres destiné à recevoir la pelouse. Celle-ci fut donc plantée bien avant le début de la construction des tribunes par une société lyonnaise[14]. 150 000 mètres cubes de terre ont été excavés[15] et les travaux de terrassement sont terminés à la fin du mois de juin 1991.

Les travaux de gros œuvre débutent qu'au début de l'année 1992 car le commissaire-enquêteur de l'enquête publique relative à la demande de permis de construire, qui s'est déroulée du 16 septembre au 18 octobre 1991, n'a donné son feu vert que le 21 novembre 1991[16].

Des potences sont installées, destinées à recevoir les rangées de gradins, inférieurs et supérieurs. Les sièges déclinés en trois couleurs (vert pâle à vert foncé, couleur du conseil général du Calvados) sont installés en dernier. Une journée portes ouvertes se déroule le dimanche 18 octobre 1992 avec un décrassage des joueurs professionnels. La charpente est en cours de construction depuis seulement 15 jours[17].

La construction coûte au total 146,5 millions de francs (soit 22,7 millions d'euros). Le chantier a duré 18 mois, nécessitant 250 000 heures de travail[18] pour 150 personnes, déplacé 174 000[19] mètres cubes de terre et 22 000[19] mètres cubes de béton ont été posés.

Le stade accompagne l'aménagement du nouveau quartier de Venoix (ou quartier de Beaulieu), où sont créées de nouvelles zones d'habitation et un centre commercial[20].

Le stade est inauguré le 6 juin 1993 par Édouard Balladur (premier ministre de l'époque). Un match de gala oppose le Stade Malherbe de Caen au Bayern Munich. Le match se solde par une victoire 4-1 des Caennais, face à des Allemands qui avaient disputé un match de championnat la veille.

Évolution de l'enceinte[modifier | modifier le code]

siège du Stade Malherbe Caen et son centre de formation

Les places « debout » situées devant la tribune première sont supprimées en 1994. Lors de la remontée du Stade Malherbe en D1 en 1996, une salle de presse est créée. De même, le parcage pour accueillir les supporters adverses est augmenté (de 380 à 511 places)[21].

En septembre 2005, les travaux du centre de formation et du siège du club débutent sur un espace situé entre le stade et les terrains de Venoix[22]. Ils se terminent en juillet 2006. Il s'agit d'un bâtiment de 2 030 m² sur trois niveaux[22]. Au rez-de-chaussée, le club y aménage ses bureaux administratifs. Le centre de formation y dispose aussi de ses locaux avec quatre salles de classe, un foyer, une salle de musculation, un cabinet de kinésithérapie et des salles de réunions. La partie supérieure est réservée à l'hébergement avec trente chambres[22]. Le bâtiment est inauguré le 26 janvier 2007[23], il a coûté finalement 2,8 millions d'euros dont 600 000 financés par le conseil régional[24].

Le 26 juillet 2007, la nouvelle boutique du club est inaugurée. Après un mois de travaux, elle passe d'une superficie de 35 m2 à 280 m2[25].

En juillet 2010, la mairie entame un plan biennal de travaux pour le stade à hauteur de 2 500 000 euros[26]. Le parking des supporters visiteurs est mis en sécurité pour un coût de 25 000 euros. Le vestiaire des joueurs est refait pour un coût de 10 000 euros[27]. La sonorisation du stade est en partie refaite pour 150 000 euros[28]. Les grilles face à la tribune présidentielle sont retirées occasionnant un surcoût pour le club de 60 000 euros[28]. Dans le même temps, les filets de protection derrière les buts sont supprimés, les spectateurs en tribune "Populaire" bénéficient ainsi d'une plus grande proximité et d'une meilleure visibilité.

Les écrans du stade, initialement prévus en janvier, sont remplacés en août 2012 pour une mise en service pour la réception du Mans le 14 septembre 2012. Ils mesurent 40 mètres2, pèsent 3,1 tonne et fonctionnent grâce à 453 000 diodes. Pour alimenter les écrans en image, une régie vidéo est installée en tribune d'honneur. Le coût total de l'installation est de 750 000 euros. Ce sont les derniers travaux engagés par la mairie dans le cadre de son plan biennal d'investissement[26].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Club résident[modifier | modifier le code]

Le SM Caen est le club résident du stade depuis la saison 1993-1994. Seuls deux matchs à domicile du club ne se sont pas déroulés dans le stade : le premier match à domicile de la saison 1999-2000 contre l'ES Wasquehal à cause de la rénovation de la pelouse du stade (le match s'est déroulé au stade de Venoix) ; le second contre le FC Lorient lors de la saison 2002-2003 à la suite de la suspension du terrain consécutive à un jet de bouteille sur l'arbitre assistant lors de la rencontre de coupe de France contre l'AJ Auxerre[29].

Matchs internationaux[modifier | modifier le code]

Date Compétition Équipe 1 Équipe 2 Score Affluence
28 juillet 1993 Amical Drapeau : France France Drapeau : Russie Russie 3-1 18 500
15 novembre 1995 Qualifications pour l'Euro 1996 Drapeau : France France Drapeau : Israël Israël 2-0 20 822
9 juin 1998 Préparation Coupe du Monde 1998 Stade Malherbe Caen Drapeau : Angleterre Angleterre 0-1 huis-clos
7 octobre 2006 Qualification pour le Championnat d'Europe de football Espoirs 2007 Drapeau : France France Drapeau : Israël Israël espoirs 1-1
18 juillet 2010 championnat d'Europe des moins de 19 ans 2010 Drapeau : France France -19 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas -19 4-1 11 000
27 juillet 2010 championnat d'Europe des moins de 19 ans 2010 Drapeau : France France -19 Drapeau : Croatie Croatie -19 2-1 9 000
30 juillet 2010 championnat d'Europe des moins de 19 ans 2010 Drapeau : France France -19 Drapeau : Espagne Espagne -19 2-1 20 188
4 avril 2012 Éliminatoires championnat d'Europe de football féminin 2013 Drapeau : France France Drapeau : Pays de Galles Pays de Galles 4-0 18 736
5 septembre 2013 Éliminatoires du championnat d'Europe espoirs 2015 Drapeau : France France Drapeau : Kazakhstan Kazakhstan 5- 0 13 703

Coupe de France[modifier | modifier le code]

En tant que stade à vocation régionale, le stade accueille des matchs de coupe de France pour des clubs normands.

Date Tour Équipe Adversaire Score Affluence
8 février 1997 16e de finale FC Saint-Lô SM Caen 1-2 13 609
8 février 1998 8e de finale UFC Argentan RC Lens 1-3 18 927
14 avril 2010 demi-finale US Quevilly Paris SG 0-1 20 523
20 mars 2012 quarts de finale US Quevilly Olympique de Marseille 3-2 21 015
11 avril 2012 demi-finale US Quevilly Stade rennais 2-1 21 064

Terrain neutre[modifier | modifier le code]

Le stade a accueilli des rencontres pour des équipes ayant leur terrain suspendu.

Date Compétition Équipe 1 Équipe 2 Score Affluence
10 janvier 1999 16e de finale coupe de la ligue Olympique de Marseille RC Lens 1-1 (5-6) 18 500
28 avril 2001 32e journée de D1 RC Strasbourg AJ Auxerre 1-0 3 728

Autres[modifier | modifier le code]

Le stade habillé pour les JEM 2014

Le stade accueille dans le cadre des Jeux équestres mondiaux de 2014 les épreuves de dressage et le saut d'obstacle, y compris celles du concours complet[30] du 13 août au 7 septembre 2014. Pour ce fait, des travaux sont entrepris pour protéger la pelouse ; ils commencent le 19 mai par la pose d'une couche de 9 000 m². Ensuite, une seconde couche composée de sable est posée pour obtenir une épaisseur totale de 30 centimètres[31]. En plus, deux des terrains d'entrainement sont aussi aménagés pour l'échauffement des chevaux[31].

Affluence[modifier | modifier le code]

Évolution de la moyenne de spectateurs
du SM Caen depuis 1994

L'affluence moyenne au stade Michel-d'Ornano dépend largement de la division et des résultats sportifs du club résident, le Stade Malherbe Caen.

Les matchs sont régulièrement joués à guichets fermés lorsque le club évolue en première division. Le record d'affluence du stade se monte à 21 064 spectateurs pour la demi-finale de coupe de France entre l'US Quevilly et le Stade rennais le 11 avril 2012. Pour un match concernant le Stade Malherbe Caen, l'affluence record est de 20 972 spectateurs, réunis le 4 décembre 2004 lors d'une rencontre face à l'Olympique de Marseille.

La plus faible affluence pour un match de football est de 2 214 spectateurs pour la rencontre comptant pour le 7e tour de coupe de France contre Lamballe le 22 novembre 2003.


Les 10 plus grosses affluences
Rang Date Compétition Match Score Affluence
1 11 avril 2012 coupe de France US Quevilly - Stade rennais football club 2-1 21 064
2 20 mars 2012 coupe de France US Quevilly - Olympique de Marseille 3-2 21 015
3 4 décembre 2004 D1 SM Caen - Olympique de Marseille 2-3 20 972
4 23 mars 1997 D1 SM Caen - Olympique de Marseille 1-0 20 964
5 19 avril 2008 D1 SM Caen - Paris SG 3-0 20 933
6 12 janvier 2005 D1 SM Caen - Paris SG 0-0 20 930
7 30 mai 2009 D1 SM Caen - Girondins de Bordeaux 0-1 20 924
8 14 mai 2005 D1 SM Caen - AS Saint-Etienne 2-0 20 889
9 9 février 2007 D2 SM Caen - Havre AC 1-1 20 886
10 2 octobre 2004 D1 SM Caen - Girondins de Bordeaux 1-1 20 843

Structure[modifier | modifier le code]

Initialement prévu pour accueillir 22 864 spectateurs, il voit sa capacité réduite à plusieurs reprises : suppression des pesages (places debout contre le grillage) à la suite du drame de Furiani, réaménagement de la tribune visiteurs (populaire D), etc. Officiellement sa capacité est aujourd'hui de 21 215 places[1] mais aucun match, même joué à guichets fermés, n'a atteint ce nombre de supporters.

Les dimensions du terrain sont de 105 mètres de long par 68 mètres de large, soit une surface de 7 140 m2. Le terrain n'est pas au niveau 0 théorique du sol, mais 6 mètres plus bas, afin de ne pas avoir des tribunes trop hautes. À l'extérieur, la longueur de l'édifice est de 180 mètres pour 163 mètres avec une hauteur de 18,50 mètres. 100 projecteurs sont disposés sous la toiture afin de permettre un éclairage de 1 400 lux.

Le stade permet aux spectateurs d'être relativement près des joueurs. Mais il n'offre pas la possibilité de piste d'athlétisme, par exemple. Le stade dispose de deux étages entrecoupés de plusieurs tribunes, représentant au total 10 500 mètres de gradins.

L'éclairage est assuré par 135 projecteurs de 120 lux chacun. Le système est alimenté par un groupe électrogène pour 75 % des projecteurs, le reste par le réseau EDF[32].

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Les tribunes[modifier | modifier le code]

Plan des tribunes

Le stade est divisé en tribunes, dont dépend le prix des places :

  • Populaire (6 045 places): répartie sur les largeurs du terrain, les sièges ne disposent pas de dossier. (tarif: 16 €[33] environ)
  • Seconde (4 723 places): située au second étage, les sièges disposent d'un semi-dossier, mais pas d'accoudoir. (tarif: 21 €[33] environ)
  • Première (3 998 places): tribune latérale du premier étage, en face de la tribune présidentielle. (tarif: 27 €[33] environ)
  • Tribune J (2 372 places): tribune latérale du second étage, en face des tribunes d'honneur et de la presse. (tarif: 31 €[33] environ)
  • Réservée (1 738 places): tribune latérale répartie de chaque côté de la tribune présidentielle. (tarif: 36 €[33] environ)
  • Honneur (1 065 places): tribune latérale répartie de chaque côté de la tribune réservée à la presse. (tarif: 40 €[33] environ)
  • Loge: trente loges sont réservées aux partenaires financiers du clubs, pour une capacité totale de 360 places destinées à 40 sociétés (le tarif varie de 22 000 et 30 000 euros par saison)[34].
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Un stade « modèle »[modifier | modifier le code]

Le stade Michel-d'Ornano fut le premier stade d'une longue série. Par sa structure et ses équipements, le cabinet d'architectes caennais LND (composé Pierre et Matthieu Lucet, Martin N'Guyen-The et Alain Duhamel) renouvela le genre, et inspira les constructions de stade dans d'autres villes dont les clubs résidents sont en Ligue 1 et en Ligue 2. C'est par exemple le cas de Sedan (Stade Louis-Dugauguez), Sochaux (Stade Auguste-Bonal) ou encore Reims (Stade Auguste Delaune). Leur structure intérieure diffère assez peu du stade d'Ornano, même si l'aspect extérieur est souvent différent.

Les architectes caennais avaient décidé de bâtir un stade de couleur beige, de façon à ce qu'il s'intègre parfaitement dans le cadre de la ville. À en juger par le nombre de bâtiments construits autour du stade depuis son inauguration, on peut penser que le pari a été réussi [réf. incomplète].

Un stade trop petit ?[modifier | modifier le code]

Lorsque le SM Caen évolue en Ligue 1 (saison 2004-2005 puis entre 2007 et 2009), les matchs se jouent régulièrement dans un stade comble, à guichets fermés, au point que le Stade Michel-d'Ornano a pu paraître trop étroit en cas de maintien durable du club en Ligue 1. Certains hommes politiques profitent du projet de candidature française à l'organisation du championnat d'Europe de football 2016 pour proposer l'idée de construire un nouveau stade, de plus de 30 000 places[35].

Cependant le stade n'a pas été conçu pour pouvoir être agrandi autrement que par l'ajout de places « debout »[36], qui sont aujourd'hui interdites en Ligue 1, ce qui empêche tout projet d'agrandissement du stade.

Environnement et accès[modifier | modifier le code]

Vue de l'esplanade

Environnement[modifier | modifier le code]

Le stade a été construit sur l'ancien site des pépinières situées à l'ouest de la ville de Caen. L'emplacement faisait partie du quartier de la Maladrerie jusqu'à la création de la Zac Beaulieu. En effet, dans le cahier des charges du stade, l'intégration du bâtiment dans un ensemble urbain était acté. Autour du stade s'est donc développé le quartier de Beaulieu avec des logements et des immeubles de bureau. L'avenue structurante de ce nouveau quartier est l'avenue Georges Pompidou qui passe devant le stade.

Accès[modifier | modifier le code]

L'entrée principale se fait l'avenue Georges Pompidou. Le stade est accessible à partir du périphérique par les sorties numéro 10 (Éterville) et 8 (échangeur du Bessin). Le stade ne comporte aucun parking pour les spectateurs mais un système de navette est mis en place les jours de match entre le stade et la colline aux Oiseaux[37].

Le stade est desservi directement par la ligne 8 (direction Beaulieu) du réseau twisto (arrêt Stade d'Ornano pour les entrées Calvados et Manche et arrêt Viacités pour les entrées Caen et Orne). La ligne 2 (direction Venoix) permet d'accéder aux entrées Calavdos et Manche par l'arrêt Galliéni.

Incidents[modifier | modifier le code]

Le 3 janvier 2003, à la fin de la rencontre de coupe de France contre Auxerre, l'arbitre central Améziane Khendek reçoit une bouteille d'eau au visage, projetée depuis les tribunes. Le stade est alors suspendu pour un match ferme. Le club joue ainsi son match de championnat suivant « à domicile » contre Lorient au stade de la Licorne à Amiens.

Lors de la rencontre contre Nice le 1er octobre 2011, une coupure partielle de courant provoque l’extinction totale de l'éclairage du terrain. Le stade est plongé dans le noir à la 88e minute. Quelques minutes plus tard, les projecteurs se rallument progressivement et la rencontre reprend après 15 minutes d'interruption[38].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Stade Malherbe Caen », sur http://www.lfp.fr/, LFP
  2. a et b « Grands projets : Un stade régional et une salle de spectacles », Ouest France,‎ 16 janvier 1989
  3. a, b et c Ouest France, 7 novembre 1989
  4. a et b Ouest France, 9 octobre 1990
  5. « Stade régional », Ouest France,‎ 28 juin 1990
  6. « Futur stade régional : L'échéance du 23 octobre... », Ouest France,‎ 4 septembre 1990
  7. a et b « Stade régional : Le projet définitif choisi mardi prochain... », Ouest France,‎ 18 octobre 1990
  8. a et b « Grand stade régional : Un vrai « chaudron » pour le spectacle », Ouest France,‎ 26 octobre 1990
  9. Ouest France, 26 février 1992
  10. Ouest France, 12 mars 1991
  11. « Un nom pour le nouveau stade de Caen : Il s'appellera « Michel d'Ornano » », Ouest France,‎ 20 mars 1991
  12. « 19 mars 1991-19 mars 1993 : Deux ans pour construire le stade Michel d'Ornano », Ouest France,‎ 21 mars 1991
  13. Ouest France, 26 septembre 1991
  14. Ouest France, 22 avril 1991
  15. Ouest France, 9 juillet 1991
  16. Ouest France, 22 novembre 1991
  17. « Grand stade régional : opérations portes ouvertes dimanche ! », Allez Caen, no 46,‎ 16 octobre 1992
  18. « Le stade Michel d'Ornano inauguré le 6 juin », Le journal du Calvados, conseil général du Calvados, no 33,‎ juin 1993
  19. a et b « 21 500 places assises dans le stade Michel d'Ornano que le Stade Malherbe inaugurera le 6 juin », Basse Normandie notre région, Conseil régional de Basse-Normandie, no 12,‎ janvier 1993
  20. « Fiche d'identité du club », SM Caen
  21. « Les nouveautés de la saison », Allez Caen, no 121,‎ 22 août 1996
  22. a, b et c « Pierre Billard, architecte du centre de formation », Allez Caen, no 227,‎ octobre 2005
  23. « Inauguration du Centre de Formation », SM Caen
  24. « Un centre de formation flambant neuf à Caen », Calvados stratégie
  25. « La boutique est montée en ligue 1 », Allez Malherbe, SM Caen, no 1,‎ 4 août 2007
  26. a et b « Des écrans tout neufs au stade d'Ornano », Ouest France,‎ 3 septembre 2012 (lire en ligne)
  27. « Nouveaux travaux au stade d’Ornano », La Manche libre (consulté le 07 octobre 2011)
  28. a et b « D'Ornano : la Ville engage des travaux pour la montée », Ouest France,‎ 21 avril 2010
  29. Christophe Bérard, « J'ai failli perdre un œil », Le Parisien,‎ 10 janvier 2003 (lire en ligne)
  30. « Jeux équestres mondiaux 2014, les sites », Normandie 2014 (consulté le 22 février 2012)
  31. a et b Romain Chiron, « D'Ornano débute sa mutation en stade équestre », Ouest-France, édition de Caen,‎ 20 mai 2014
  32. « D'ornano : 4 millions de travaux engagés », Ouest France (consulté le 07 octobre 2011)
  33. a, b, c, d, e et f Le prix des places dépend du match qui a lieu.
  34. « Actualités économiques du Calvados : Un centre de formation flambant neuf à Caen », Calvados Stratégie
  35. « Faut-il construire un nouveau stade à Caen pour l'Euro 2016 ? », blog du président du conseil général Laurent Beauvais (consulté en avril 2009)
  36. SM Caen 1992, Passeport pour l'Europe (1992), J.Y. Desfoux, R. Lemeur, C. Yvetot, (ISBN 2-85480-426-0)
  37. « Accès sur le site du SM Caen », SM Caen
  38. Gorreguès Maxence, « Court-circuit à d'Ornano pendant Caen-Nice ! », Tendance Ouest,‎ 1er octobre 2011 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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