Stade Pershing

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Stade Pershing
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Généralités
Adresse Route du Bosquet Mortemart, bois de Vincennes
75012 Paris
Coordonnées 48° 49′ 49″ N 2° 27′ 23″ E / 48.8303, 2.456448° 49′ 49″ Nord 2° 27′ 23″ Est / 48.8303, 2.4564  
Construction et ouverture
Début construction 1919
Ouverture Juin 1919
Architecte Service sportif du YMCA américain
Démolition Années 1960
Utilisation
Clubs résidents PUC
Patriots de Paris
FC Pershing Team
Propriétaire Ville de Paris
Équipement
Surface Pelouse naturelle
Capacité Football : 10 000 (1919) • 29 000 (1929)
Baseball : 1 000 (2010)
Affluence
record
Football : 29 000, (1929)
Dimensions Baseball
Champ gauche : 95m
champ centre : 115m
Champ droit : 95m

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Stade Pershing

Géolocalisation sur la carte : Paris et la petite couronne

(Voir situation sur carte : Paris et la petite couronne)
Stade Pershing

Géolocalisation sur la carte : bois de Vincennes

(Voir situation sur carte : bois de Vincennes)
Stade Pershing

Le stade Pershing était un stade de football situé dans le bois de Vincennes (Paris), non loin de l'hippodrome de Vincennes et de l'INSEP. Aujourd'hui, le stade Pershing est un complexe abritant la pratique du baseball dont les clubs résidents sont le Paris UC et les Patriots de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Un stade fondé par les Américains[modifier | modifier le code]

Partie de basket-ball opposant les États-Unis à la France lors des Jeux interralliés de 1919

Le service sportif des YMCA (Unions chrétiennes de jeunes gens) des États-Unis organise les Jeux interalliés durant l'été 1919. Le stade, construit par les YMCA sur un terrain cédé par le gouvernement français, est inauguré en juin 1919. Il est dédié principalement au football et à l'athlétisme et pouvait accueillir 10 000 spectateurs lors de son inauguration, jusqu'à 29 000 à son maximum en 1929. Les YMCA offrent le stade au corps expéditionnaire américain, commandé par le général John Pershing, qui le confie à la France.

Le stade Pershing est le théâtre de quatre finales de Coupe de France de 1921 à 1924 sacrant trois fois consécutivement le Red Star (1921-1923) puis honorant le premier club provincial vainqueur de la Coupe : l'Olympique de Marseille en 1924.

L'équipe de France de football y joue plusieurs matchs au début des années 1920 dont le fameux France-Angleterre du 5 mai 1921 et le stade Pershing accueille plusieurs matchs du tournoi olympique de football à l'occasion des Jeux olympiques d'été de 1924.

Devant plus de 20 000 spectateurs, 18 records du monde féminin sont battus ou établis en athlétisme durant la journée du 22 août 1922 à l'occasion des premiers Jeux mondiaux féminins.

Le stade accueille des rencontres de football et de rugby à XV lors des Jeux olympiques de 1924[1].

L’hôte des débuts du rugby à XIII en France[modifier | modifier le code]

Affiche des Jeux interalliés de 1919.

Le 31 décembre 1933, le stade Pershing est aussi le théâtre du 1er match de rugby à XIII qui eut lieu en France. C'était un match de démonstration, organisé par les Rugby league anglaise et australienne, des journalistes et des directeurs de stades français, qui mit aux prises l'équipe nationale d'Angleterre et l'équipe nationale d'Australie en tournée en Angleterre.

Malgré le froid et la neige ce jour-là et devant environ 20 000 spectateurs qui découvraient ce nouveau rugby, l'Australie bat l'Angleterre 63 à 13. Dans le journal L'Auto du 1er janvier 1934, Jacques Goddet écrit « Devant le public parisien, le rugby à XIII a présenté un jeu rapide, clair mais monotone.[..], un beau sport...[..], les curieux y prirent beaucoup de goût. ».

Ce match, les commentaires positifs ou très positifs de la presse parisienne sur cet autre jeu de rugby et la perception qu'en eurent des joueurs ou dirigeants du rugby à XV qui se rendirent au stade Pershing, est la rampe de lancement du rugby à XIII en France. Et, le 5 janvier 1934 le stade Pershing est interdit aux clubs de rugby à XV par la Fédération française de rugby à XV car il avait accueilli un autre jeu de rugby non reconnu, accepté par elle.

Démolition et reconversion[modifier | modifier le code]

Le terrain de baseball

L'enceinte d'origine est détruite dans les années 1960 et le stade Pershing est depuis lors un ensemble multi-sports comprenant notamment un stade de football, un terrain de basket-ball, un de volley-ball, deux de handball, deux de baseball et un de softball. Une piste d'athlétisme de six couloirs ceinture le stade de football.

L'un des terrains dédié au baseball a été la base d'entrainement des internationaux français rattachés à l'INSEP jusqu'au début des années 2000. Ces joueurs ne dépendent plus aujourd'hui de cet organisme mais le stade reste l’hôte d'un club de baseball évoluant en Championnat de France de baseball Elite, le PUC.

Le PUC a accueilli sur ce stade le Challenge de France de baseball 2013 en mai 2013. En finale, ce sont les Huskies de Rouen s'impose 9 à 7 face aux Templiers de Sénart.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Jeux de la VIIIe Olympiade, rapport officiel (page 322) », Comité olympique français (consulté le 16 août 2012)