Aventin

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41° 53′ N 12° 29′ E / 41.883, 12.483 ()

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Voir en plein Rome de 'Aventin

L'Aventin (Aventinus en latin, Aventino [aven'ti:no] en italien ; exceptionnellement Monte di Santa Sabina) est l'une des sept collines de Rome, de toutes la plus méridionale, située entre le Tibre, le mont Cælius et le mont Palatin, de nos jours dans la zone urbaine qui porte son nom.

Histoire[modifier | modifier le code]

La colline doit son nom à Aventinus, fils d’Hercule et de la prêtresse Rhéa, qui combattit Turnus[1]

Dans la Rome antique, l'Aventin était la plus méridionale des sept collines de Rome, divisée en deux hauteurs : le Grand-Aventin (« Aventinus Major ») ou Aventin proprement dit, d'une part, et le Petit-Aventin (« Aventinus Minor »), d’autre part.

Cette colline est réunie à la ville par Ancus Marcius, durant la deuxième moitié du VIIe siècle av. J.-C..

Selon la tradition, c'est sur l'Aventin que Romulus, pris de remords, enterre son frère Remus avec tous les honneurs, après l'avoir tué.

L'Aventin releva de l'Ager publicus jusqu'à ce qu'en 456 av. J.-C., la Lex Icilia en remis une part à la plèbe pour son établissement.

La plèbe, en conflit avec le patriciat, s'y retira plusieurs fois jusqu'à ce qu'elle obtînt reconnaissance de ses droits, notamment en 494 av. J.-C. lors de l'insurrection du mont Sacré et 449 av. J.-C. lors de la deuxième sécession de la plèbe. D'où l'expression « se retirer sur l'Aventin »

En 121, Caius Sempronius Gracchus est assassiné sur l'Aventin.

Très tôt, sous la République romaine, les temples de la Liberté et de Diane y sont construits.

En 38 av. J.-C., la première bibliothèque de Rome (dite bibliothèque d'Asinius Pollion) y est construite par Gaius Asinius Pollio, qui assurait la réfection du parvis du temple de la Liberté.

Au pied de la colline, en 12 av. J.-C., est construite la pyramide de Cestius.

Sous Auguste, la caserne de la IVe cohorte de vigiles est édifiée sur l'Aventin à l'extérieur de l'enceinte servienne.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Énéide (Chant VII)
  2. Alain Demurger, Les Templiers, une chevalerie chrétienne au Moyen Âge, Paris, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2008 (1re éd. 2005), poche, 664 p. (ISBN 978-2-7578-1122-1), p. 385

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfred Merlin, L'Aventin dans l'Antiquité, Paris, Fontemoing, 1906, 476 p.

Lien interne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]