Jean Haudry

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Jean Haudry, né en 1934, est un universitaire français, professeur de linguistique et de sanskrit à l'université Lyon III[1]. Cet ancien élève de l’École normale supérieure (promotion 1956), agrégé de grammaire, est aussi spécialiste des langues et de la civilisation indo-européennes et a réalisé des travaux historiques très controversés.

Il est également un ancien doyen de la faculté de lettres, et un directeur d’étude à l'École pratique des hautes études. Il a créé en 1981 l'Institut d'études Indo-Européennes au sein de l'université Lyon III[2].

Carrière et biographie[modifier | modifier le code]

Entré à la faculté de Lyon en 1966, Jean Haudry est professeur émérite depuis 1998 à l'Université de Lyon III, longtemps directeur du Centre de linguistique appliquée de ce même établissement[3]. Ancien directeur d'études de grammaire comparée des langues indo-européennes à la IVe section de l'École pratique des hautes études, il prend également part aux universités d'été et aux colloques du GRECE.

Il est membre du comité de patronage de Nouvelle École en 1974-1975, au Club de l’horloge, participe à la revue Éléments, dirigé par la nouvelle droite italienne avec Sigir Hinle, Alain de Benoist et Guillaume Faye. Ses travaux et recherches posent les premières pierres de normalisation et d’institutionnalisation des thèses du GRECE en milieu universitaire[4].

Dans le cadre de son engagement politique nationaliste[4], il suit Pierre Vial, tout comme Jean Varenne, et devient membre du comité de patronage d’Identité, revue du « comité scientifique » du Front national ; il écrit des articles dans diverses revues dites théoriques, afin d'assurer la formation des cadres du FN. Il donne ensuite plusieurs conférences dans le cadre du mouvement Terre et Peuple.

Haudry est l'auteur de plusieurs ouvrages spécialisés, et contribue régulièrement à des revues scientifiques comme le Bulletin de la Société de Linguistique de Paris, mais aussi aux périodiques néo-droitiers Krisis, Nouvelle École, de même qu'à Réfléchir & Agir.

Jean Haudry est fondateur et directeur de l'Institut d'études indo-européennes de l'université Lyon III créé en 1980, souvent mentionné dans les controverses politiques portant sur l'université Lyon III, apparaissant comme un « lieu de regroupement idéologique »[5]. L'institut décide sa dissolution en 1998, peu de temps avant la publication d'un rapport ministériel soulignant ses faiblesses scientifiques[6].

Travaux linguistiques[modifier | modifier le code]

Les travaux linguistiques de Jean Haudry bénéficient alors d’une réception académique ordinaire, parfois très positive, même si des comptes-rendus notent parfois leur caractère controversé[7].

Les travaux de Jean Haudry en linguistique portent essentiellement sur le sanskrit et ses formes anciennes, et cherchent à reconstituer des éléments de la langue qui serait à l'origine des langues indo-européennes. Sur recommandation de Georges Dumézil, les éditions PUF demandent à Jean Haudry un ouvrage sur l'indo-européen (comprendre la langue indo-européenne, sous ses aspects phonologiques, morphologiques et syntaxiques) pour la collection Que-sais-je ?[1].

Travaux de mythologie comparée[modifier | modifier le code]

Des trois fonctions aux trois Cieux[modifier | modifier le code]

Alors que dans les années 1980, les recherches en mythologie comparée sont durablement influencées par l'œuvre de Georges Dumézil et sa théorie des «Trois fonctions» (Fonctions tripartites indo-européennes), Jean Haudry fait remarquer que ce schéma explicatif se laisse difficilement appliquer à certains domaines du monde indo-européen : parmi ceux-ci, en particulier les mondes grec ou balte au sein desquels, comme le reconnaissait Dumézil lui-même, l'interprétation des mythes par le prisme de la trifonctionnalité offre peu de résultats. Jean Haudry explique que nombre de récits et légendes ne peuvent être interprétés et compris que par des notions cosmologiques, tels que le jour, l'année, le cycle cosmique qui « jouent un rôle très important dans la tradition indo-européenne »[8]. Dans son ouvrage le plus important, La religion cosmique des Indo-Européens, J. Haudry montre que la cosmologie des trois cieux, ciel diurne, ciel nocturne et ciel crépusculaire, constitue la base des « trois couleurs » symboliques blanche, noire et rouge, et de leur application à la société, les trois fonctions.

En traitant successivement les figures de Zeus, Héra, Cronos, Héraklès et les principales divinités du panthéon grec sous cet angle nouveau, Jean Haudry démontre que le domaine grec s'intègre pleinement aux interprétations de la mythologie comparée indo-européenne.

Réception scientifique de ses travaux historiques[modifier | modifier le code]

La présentation de l’histoire des Indo-Européens par Jean Haudry a soulevé plusieurs polémiques et plusieurs de ses hypothèses sont très controversées et représentent des positions très minoritaires.

La controverse autour du "Que sais-je ?"[modifier | modifier le code]

Si la publication par Haudry en 1978 d’un ouvrage sur l'indo-européen dans la collection « Que sais-je ? » des PUF ne rencontre pas d'opposition particulière, et reçoit de bons comptes-rendus[9] sa publication en 1981 d'un ouvrage dans la même collection sur les Indo-Européens soulève une controverse[10],[11],[12],[13],[14] et a été vivement critiquée.

  • La critique la plus virulente est portée par Bernard Sergent dans un long article de la revue Les Annales paru en 1982. Selon lui « ce livre est absurde. Et son absurdité vient de ce qu'il n'obéit pas à une problématique d'ordre rationnel et scientifique, mais repose sur une idéologie politique contemporaine : c'est un ouvrage d'extrême droite. Il ressortit de ce que l'on appelle au XXe siècle le fascisme (sous sa forme intellectuelle, cela va de soi). »[15]. Dans cet article, Bernard Sergent entend montrer non seulement que le livre de J. Haudry contient de nombreuses erreurs, mais qu’il part aussi de considérations biaisées issues des opinions politiques de J. Haudry et de sa proximité avec la Nouvelle Droite.
  • En revanche, Jean Batany, dans un article des Annales, critique très sévèrement la critique que Bernard Sergent a adressée à Haudry[16].
  • Selon K. Tuite de l'université de Montréal[17], le livre d'Haudry est un « pamphlet » marqué par les positions politiques d'Haudry.
  • Selon le mythographe Maurice Olender, le livre d'Haudry pratique, à la différence des travaux de Georges Dumézil, la « confusion perpétuelle des faits de langue et des faits de civilisation, qui sont liés, mais distincts »[18]. Selon Maurice Olender le livre d’Haudry reposerait donc sur des conceptions dépassées, celles qui ont alimenté, au XIXe siècle, le « mythe aryen », en particulier lorsque J. Haudry parle de « race nordique » et de l’« unité raciale de l’aristocratie indo-européenne ». Il lui reproche également de citer l'anthropologue, mythographe et « raciologue » national-socialiste Hans Günther[19].
  • D'après Bernard Sergent et Maurice Olender, Georges Dumézil aurait demandé à J. Haudry de supprimer des passages de son livre[20],[21].
  • Selon le démographe Hervé Le Bras, le « Que sais-je ? » contient des erreurs « avérées depuis longtemps »[22].
  • L’ouvrage suscite aussi des comptes-rendus globalement positifs, comme celui de Pierre Flobert qui mentionne « une remarquable réussite » et « une œuvre forte et originale » même s'il formule quelques réserves[23], et prend finalement ses distances avec les considérations sur la blondeur des Indo-Européens, et la théorie présentée par Haudry sur leur origine[24].
  • Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, spécialistes renommés du monde celtique, considèrent que les deux Que sais-je ? de Jean Haudry « constituent un ensemble qu'il est indispensable de consulter pour replacer les Celtes dans le cadre indo-européen. »[25]
  • En réaction à la polémique, Jean Haudry se défend de l'accusation de racisme[26]

La thèse de l’origine nordique circum-polaire et la blondeur[modifier | modifier le code]

Pour Jean Haudry, les Indo-Européens auraient une origine géographique circum-polaire. L'essentiel de cette thèse trouve sa source dans une étude approfondie de leur cosmogonie originelle[27]. Haudry, lui-même, rapproche ces lointaines origines des cultures du sud de la Baltique à l'âge mésolithique (Culture de Maglemose). Cette cosmogonie n'est pas reconstituée, comme on[réf. nécessaire] l'a soutenu faussement, d'après les seuls Védas, mais principalement en comparant données indiennes et grecques. La thèse défendue par Haudry à propos de l’origine des Indo-Européens ne rencontre pas l’assentiment de la plus grande partie de la communauté scientifique, même si elle est parfois évoquée par certains de ses élèves comme Philippe Jouet[28], ou si elle fait pendant aux hypothèses indépendantes du préhistorien Louis-René Nougier sur les origines hyperboréennes des Grecs[29].

  • Pour Bernard Sergent les indices invoqués par Haudry pour soutenir son hypothèse ne sont pas recevables, car « Il s'agit uniquement de traditions, de mythes — et de leur interprétation toute suggestive sous la plume d'Haudry. Ainsi, dans la mythologie celtique irlandaise, les dieux, les Tuatha Dé Danann, ont appris leur science, leurs pouvoirs, leur sagesse, dans les « îles au nord du monde » (Falias, Findias, Gorias et Murias) : l'auteur renvoie ici à l'ouvrage, remarquable, de Françoise Le Roux et Christian-J. Guyonvarc'h, Les Druides [...]. Il les a mal lus : pour ces auteurs, et pour quiconque connaît un peu le fonctionnement de la pensée mythique, les « îles au nord du monde » ne sont nullement des lieux réels — passés ou présents — mais un mythème qui s'analyse en fonction du symbolisme cosmique des anciens Celtes. »[30].
  • Toujours selon Bernard Sergent, les analyses d'Haudry sur la religion des Indo-Européens tendant à placer leur origine vers les régions polaires reposent sur des arguments qui sont le « comble de l’absurde »[31]. Selon B. Sergent, si l'assimilation faite par Haudry d'Hèra à l'année est convaincante, la thèse des trois cieux qu'il développe « ne résiste pas à la critique » et sa « factuelle est extrêmement mince »[32] et son ouvrage sur la religion des Indo-Européens est entaché de graves erreurs méthodologiques[33] et n’hésite pas à pratiquer la manipulation de documents[34]
  • Selon l'helléniste Martin Litchfield West, dans son compte-rendu de La Religion cosmique des Indo-Européens pour The Classical Review[35] la localisation arctique des indo-européens proposée originellement par Lokamanya Bâl Gangâdhar Tilak en 1903 et reprise par Haudry est une « stupidité » (daftness) qui ne tient pas compte de ce que l’on peut déduire par ailleurs du mode de vie des Indo-Européens, ni des autres arguments proposés lors de la recherche de leur origine. Le manque de méthode critique et de jugement[36] de l’ouvrage sont aussi notés[37] ainsi que son usage désinvolte des sources[38].
  • Iaroslav Lebedynsky parle d'hypothèse « fantaisiste » et juge curieux que Haudry ait tenté de la remettre à l'honneur[39]
  • Selon Jean Batany, pourtant défenseur d’Haudry face aux critiques sur ses positions politiques, « La « thèse arctique » repose sur des arguments bien discutables », en particulier l’homologie de l’aurore et du printemps peut s’expliquer par un climat tempéré et non pas seulement un climat polaire[40]
  • P. Flobert, malgré un compte rendu positif du « Que sais-je ? » sur les Indo-Européens, juge les considérations sur une origine dans le Grand Nord prématurées et fragiles.

Selon une autre de ses thèses, les Proto-Indo-Européens sont blonds. Mais, que les Dieux et les héros de ces peuples fussent blonds, peut, peut-être, seulement se rapporter à leur nature céleste (les Dieux sont « ceux du jour brillant »), le blond, ou le roux, manifestant dans leur chevelure leur éclat et origine solaires. Néanmoins, les momies trouvées dans le Tarim ont assez souvent une chevelure blonde ou rousse que les archéologues associeraient volontiers à leurs origines indo-européennes (langue et culture tokhariennes)[41].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Emploi des cas en védique. Introduction à l'étude des cas en indo-européen, Lyon, Éditions l'Hermès, « Les Hommes et les lettres », 1977. (ISBN 2-85934-018-1)
  • L'Indo-européen, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1979 ; rééd. 1984 ; 1994. (ISBN 2-13-036163-3)
  • Les Indo-Européens, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1981 ; rééd. 1985 ; 1992. (ISBN 2-13-037090-X)
  • Préhistoire de la flexion nominale indo-européenne, Lyon, Institut d'études indo-européennes, 1982.
  • La Religion cosmique des Indo-européens, Milan et Paris, Archè / Les Belles lettres, « Études indo-européennes », 1987. (ISBN 2-251-35352-6)
  • avec Bernard Demotz (dir.), Révolution, contre-révolution, Actes du colloque, Lyon, 1989, organisé par le Centre d'histoire et d'analyse politique et Tradition et modernité, Paris, Les Éditions du Porte-Glaive, « Alétheia », 1990. (ISBN 2-906468-17-7)
  • (éd.), Questions créoles, questions linguistiques, Actes de la table ronde de novembre 1989 organisée par le Centre d'études linguistiques Jacques Goudet, Lyon, Université Lyon III, Jean Moulin, Série sociolinguistique, 1991. (ISBN 2-908794-01-2)
  • avec Brigitte Horiot (éd.), Mélanges de linguistique offerts à Jacques Goudet, Lyon, Université Lyon III, Jean Moulin, Centre d'études linguistiques Jacques Goudet, 1997. (ISBN 2-908794-08-X)
  • Juno Moneta. Aux sources de la monnaie, Milan et Paris, Archè / Edidit, « Études indo-européennes », 2002. (ISBN 88-7252-224-2)
  • Balades au cœur de l'Europe païenne (participation à un ouvrage collectif), Les Éditions de la forêt, 2002.
  • La Triade pensée, parole, action, dans la tradition indo-européenne, Archè, Milan, 2009 (ISBN 88-7252-295-1)
  • Le feu de Naciketas, Archè, Milan, « Études indo-européennes », 2010 (ISBN 978-88-7252-304-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rapport de la Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III, par Henry Rousso, 2004, p.57
  2. Le rapport de la Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III, par Henry Rousso, 2004, pp. 164-172 retrace l'histoire de l'institut
  3. Informations biographiques : Rapport de la Commission sur le racisme et le négationnisme à l’université Jean-Moulin Lyon III, par Henry Rousso, 2004, p.57-60
  4. a et b « Quand l’extrême droite se met en culture... », sans nom d'auteur, 'Reflexes, octobre 1993
  5. Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III, rapport par Henry Rousso, 2004, p.169
  6. Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université" Jean-Moulin Lyon III, rapport par Henry Rousso, 2004, p. 171-172
  7. Ainsi dans son compte rendu de L’emploi des cas en védique : introduction à l’étude des cas en indo-européen, R . Rocher (Language, 56, 1, 1980, p. 192-194), jugeait : « a clever if controversial book, the principal merit of which may ultimately lie in the rethinking and discussion which it is bound to stimulate » ; on trouvera un jugement proche dans le compte rendu par G.R. Hart de Préhistoire de la flexion nominale indo-européenne dans The Classical review, 34, 1, 1984, p. 140-141 : « readers will no doubt heed the warning given in the preface that the work “exprime un point de vue personnel sans prétendre faire état de la question”, but should find the ideas contained in it highly stimulating as well as lucidly expressed ».
  8. La Religion cosmique des Indo-européens, Milan et Paris, Archè / Les Belles lettres, « Études indo-européennes », 1987, pp. 5
  9. P. Flobert, « Haudry Jean, « L’indo-européen », (Book Review), Revue de Philologie, de littérature et d’histoires anciennes, 1981, p. 171
  10. J. Haudry ; B. Sergent ; J.-P. Demoule, « Les Indo-Européens. Débat scientifique, débat politique ? », L'Histoire, 1981, 31, pp. 104-109
  11. B. Sergent, « Penser et mal penser les Indo-Européens », Annales E.S.C., 1982, 37, 4, pp. 669-681
  12. (en) B Lincoln, Death, War, and Sacrifice: Studies in Ideology and Practice, Chicago, 1991, pp. 240-241
  13. D. Dubuisson, ‘Les Lettres noires’, Les Temps modernes no 544, pp. 165-71
  14. On trouve un bilan sur cette controverse dans « Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université Jean-Moulin Lyon III », rapport par Henry Rousso, 2004, p.57-58
  15. B. Sergent, « Penser - et mal penser - les indo-européens », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1982, Volume, Numéro 4, p. 673 Lire en ligne
  16. Jean Batany, « Mythes indo-européens ou mythe des Indo-Européens : le témoignage médiéval », Annales E.S.C., 1985, 2, p. 422 n.18
  17. Dans le compte rendu d’Explorations in the ideological infrastructure of Indo-European studies. Modèles linguistiques et Idéologie : “Indo-Européen” éd. par Sylvie Vanséveren. Bruxelles : Éditions Ousia, 2000, pour Historiographia Linguistica
  18. M. Olender, « Au sujet des Indo-européens », Archives des sciences sociales des religions, Année 1983, Volume, Numéro 2, pp. 163-167[1]et[2]
  19. Idem. Le passage en cause émet l'idée que la prohibition de l'intermariage en Inde a permis d'observer des différences physiques entre les castes. Cette thèse n'est cependant pas propre à Günther, J. Haudry se référant également dans la même note aux indianistes Jean Filliozat et Louis Renou.
  20. « d'un côté, Haudry et ses compagnons de route se réclament souvent de Dumézil, et tirent à eux le bénéfice de ses découvertes, le grand philologue, lui, a demandé à Jean Haudry de supprimer de son « Que sais-je ? » sur les Indo-Européens les passages les plus ambigus politiquement, et refuse toute participation aux travaux de cette équipe, ne préfaçant aucun de ses ouvrages, n'envoyant pas d'article à sa revue, mettant, enfin, le plus de distance entre lui et cette entreprise. » dans B. Sergent, « La religion cosmique des Indo-Européens (note critique) », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1990, Volume, Numéro 4, p. 944 [3]
  21. Voir aussi Commission sur le racisme et le négationnisme à l'université" Jean-Moulin Lyon III, rapport par Henry Rousso, 2004, p.58
  22. H. Le Bras dans Population, 1997, 1 [4]
  23. P. Flobert, Revue de Philologie, 109, 1983, pp. 296-297 : « La restriction prudente (…) sur le caractère conjectural du trifonctionalisme social est vite oubliée, et tout le développement découle néanmoins de ce postulat »
  24. P. Flobert, Revue de Philologie, 109, 1983, pp. 296-297 : « Ces conclusions semblent bien fragiles, prématurées à coup sûr, et risquent de rappeler des aberrations tristement célèbres. »
  25. Christian-Joseph Guyonvarc et Françoise Le Roux, La Civilisation celtique, Ouest-France Université, 1990, p.206
  26. Rapport de la Commission sur le racisme et le négationnisme à l’université Jean-Moulin Lyon III, par Henry Rousso, 2004, p.58 : « L’existence des Indo-Européens, une hypothèse au second degré ? Bien sûr. Première hypothèse, celle d’une langue : je l’adopte, et je dis pourquoi ; deuxième hypothèse, celle d’un peuple : si l’on suit Georges Dumézil [...], comment la refuser ? Un agrégat temporaire d’individus ne forge pas une idéologie structurée comme le modèle trifonctionnel. [...] Que les Indo-Européens aient attaché une signification au type physique est une évidence : et s’ils ont valorisé la blancheur de la peau et la blondeur, c’est très probablement que la classe dominante, celle qui fait l’opinion, présentait en majorité ce type physique. » (cité d'après le Nouvel Observateur, 20 mars 1982)
  27. J. Haudry, La religion cosmique des Indo-Européens, Milan-Paris, 1987
  28. Ph. Jouet, Religion et mythologie des Baltes. Une tradition indo-européenne, Milan-Paris, Archè-Les Belles Lettres, 1989. On peut voir le compte-rendu de Bernard Sergent dans A.E.S.C., 1992, 47, 1, pp. 117-119[5]
  29. L.-R. Nougier, Naissance de la civilisation. Forestiers, défricheurs, paysans de la préhistoire, P., Lieu commun, 1986, pp 381-383)
  30. Persée
  31. B.Sergent, « La religion cosmique des indo-européens (note critique) », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1990, Volume, Numéro 4, p. 941-949 [ http://www.persee.fr/showPage.do?urn=ahess_0395-2649_1990_num_45_4_278879]
  32. B. Sergent, « La religion cosmique des indo-européens (note critique) », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1990, Volume, Numéro 4, p. 942[6]
  33. B.Sergent, « La religion cosmique des indo-européens (note critique) », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1990, Volume, Numéro 4, p. 942 : « Voici que j'ai parlé d'ignorances, de contresens, de surinterprétations — c'est-à-dire, d'une bien mauvaise philologie. C'est, hélas, ce qui caractérise en fait ce livre d'un bout à l'autre. Les manipulations, les approximations, les assertions sans discussion abondent, de même que les omissions de détails gênants pour une démonstration en cours »
  34. B.Sergent, « La religion cosmique des indo-européens (note critique) », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Année 1990, Volume, Numéro 4, p. 9425[7]
  35. 39, 1, 1989, pp. 144-145
  36. « without consideration of alternatives and with little discrimination »
  37. « The investigation of such matters, however, calls for more critical methods than his
  38. « so indifferent is he to the sources that he often cites myth simply from modern handbooks »
  39. I. Lededynsky, « La théorie des Kourganes », L’archéologue, 69, 2003-2004, p. 14 et 18
  40. Jean Batany, « Mythes indo-européens ou mythe des indo-européens : le témoignage médiéval », Annales E.S.C., 1985, 2, p. 422 n.17[8]
  41. Le Passé Révélé : Les Découvertes archéologiques récentes qui bouleversent notre vision du passé, Pierre-Antoine Bernheim, Guy Stavridès, Paris, 2006