Lupercales

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Les Lupercales sont, dans la Rome antique, des fêtes annuelles célébrées par les luperques du 13 au 15 février, près d'une grotte nommée le Lupercal (située au pied du mont Palatin et probablement découverte en novembre 2007), en l'honneur de Faunus, dieu des troupeaux qui les défendait également contre les loups, d'où le qualificatif de Lupercus qui lui est attribué.

Déroulement[modifier | modifier le code]

La fête des Lupercales est une fête de purification qui avait lieu à Rome du 13 au 15 février, c’est-à-dire à la fin de l’année romaine, qui commençait le 1er mars.

Les luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal (au pied du mont Palatin) où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus, après avoir découvert les deux jumeaux sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l'entrée de celle-ci, avant qu'il ne soient recueillis et élevés par le berger Faustulus et son épouse Acca Larentia, une prostituée surnommée lupa (en latin la « louve ») par les autres bergers de la région. Il est à noter que le terme de « figuier sauvage » ne s'applique qu'au figuier commun mâle, appelé aussi « caprifiguier » (caprificus c'est-à-dire « figuier de bouc »).

Deux jeunes hommes, vêtus uniquement d'un pagne en peau de bouc, assistaient à la cérémonie. Le prêtre sacrificateur leur touchait le front de son couteau. Puis le sang était essuyé d'un flocon de laine trempé dans le lait. À ce moment, les jeunes gens devaient rire aux éclats. Puis ils couraient dans toute la ville de Rome. Ils étaient armés de lanières, taillées dans la peau du bouc sacrifié, avec lesquelles ils fouettaient les femmes rencontrées sur leur passage et qui souhaitaient avoir un enfant dans l’année, afin de les rendre fécondes.

Significations[modifier | modifier le code]

La fête des Lupercales est une fête de purification, en fin d’année. C’est aussi une fête de passage : le sacrifice dans la grotte est symbolique de la mort ; le rire aux éclats, qui survient après la purification, symbolise le retour du souffle vital, et donc la résurrection. Le bouc est lui un symbole de fécondité.

Certains considèrent qu’avec les Liberalia et les Mamuralia, qui avaient lieu du 15 février au 15 mars, elles font partie d’un cycle de rites initiatiques marquant la fin de l’enfance pour les Romains.

Fin de la tradition[modifier | modifier le code]

En 494, le pape Gélase Ier interdit cette fête païenne. Il choisit saint Valentin comme saint patron des fiancés et des amoureux, et décrète que cette date (le 14 février, jour de sa fête) lui serait consacrée.

Possible découverte archéologique de la grotte des Lupercales[modifier | modifier le code]

Le ministre italien de la culture a annoncé en novembre 2007 la découverte par les archéologues chargés des fouilles du Palatin de la grotte qui abritait les cérémonies des lupercales[1], et qui aurait, selon le récit traditionnel de la fondation de Rome, accueilli la louve et les jumeaux Romulus et Rémus.

Ce sont des recherches portant sur les fondations des édifices du palais impérial qui ont révélé fortuitement une grotte dont le plafond se trouve à sept mètres de la surface. Remplie de déchets, celle-ci n'a été pour le moment accessible qu'à une sonde. D'une hauteur d'environ neuf mètres, la grotte est dotée d'une voûte de 7 mètres de diamètre environ, et est décorée de mosaïques et de coquillages. La représentation d'un aigle au sommet de la voûte laisse penser à une réfection à l'époque d'Auguste. La décoration de la voûte est une des mieux conservées que l'on connaisse.

Si, selon l'archéologue Andrea Carandini, l'identification de la grotte avec le Lupercale est certaine, elle a déjà fait l'objet de critiques : ainsi, selon l'archéologue Fausto Zevi, la grotte pourrait n'être qu'un nymphée dépendant du palais impérial[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Repubblica 21 novembre 2007
  2. La Repubblica 23 novembre 2007

Dans la culture[modifier | modifier le code]

  • Lupercal, surnom du maître de guerre Horus dans la saga de science-fiction L'hérésie d'Horus, se déroulant dans l'univers de Warhammer 40000.
  • Ovide, Fastes (2,243-474)

Articles connexes[modifier | modifier le code]