Faunus

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Le Faune dansant du Jardin du Luxembourg

Dans la mythologie romaine, Faunus était le fils de Picus, petit-fils de Saturne et père de Latinus, roi des Aborigènes (qu'il eut avec son épouse Fauna), lorsque Énée parvint en Italie. D'autres écrits prétendent qu'il est directement le fils de Saturne et Circé.

Protecteur des troupeaux, Faunus leur donne la fécondité et les défend contre les loups, d'où le nom de « Lupercus » qui lui est aussi souvent attribué (de Lupus : « loup »).

C'est aussi un dieu prophétique dont la voix retentit dans le silence de la nuit pour prononcer des oracles.

Il lui arrivait aussi d'inspirer des cauchemars aux humains. Aussi lui donne-t-on le nom d'Incubis (« cauchemar »). C'était aussi un dieu qui rendait des oracles (d'où son qualificatif Fatuus, « le Devin »), dévoilant l'avenir grâce aux rêves ou aux voix surnaturelles émises par les bosquets sacrés ; il y en avait un près de Tibure et un autre sur l'Aventin.

Célébrations[modifier | modifier le code]

On fête en son honneur les Lupercales. Le 15 février, douze luperques, prêtres de Faunus, sacrifiaient un bouc à leur dieu dans la grotte du Lupercal (au pied du Mont Palatin) où, selon la légende, la louve avait allaité Romulus et Rémus. Puis, vêtus uniquement d'un pagne en peau de bouc, ils couraient dans toute la ville de Rome ; ils étaient armés de lanières de peau de bouc avec lesquelles ils fouettaient les femmes qu'ils rencontraient sur leur passage pour les rendre fécondes.

En 496, le pape Gélase Ier interdit cette fête païenne. Il choisit Valentin de Terni comme saint patron des fiancés et des amoureux, et décrète que le 14 février, jour de sa fête, lui serait consacrée.

Les apparitions spectrales et les sons terrifiants qu'on lui attribuait dans les régions boisées firent qu'on vit en lui un monstre aux jambes et aux cornes de chèvre. C'est pourquoi il fut assimilé au dieu arcadien Pan, et, comme dans le cas de ce dernier, l'idée naquit d'une pluralité de faunes que l'on assimila aux satyres grecs, mais que l'on considérait généralement comme plus doux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Harari et Gilles Lambert, Dictionnaire de la mythologie grecque et latine, Grand livre du mois, 2000