Club des Cent

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Banquet du Club des Cent en 1914.
Feuillets du guide du Club des Cent (1913).

Le Club des Cent, fondé en 1912 par Dominique Lamberjack et Louis Forest[1], est un club relativement secret de la gastronomie française. Il est aussi connu sous le nom de « Compagnons de Cocagne ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Curnonsky, Henri Gault, Christian Millau et Doyon furent membres de ce club. Il reste fidèle à ses principes « Ce que nous voulons, c’est une liste des seules maisons où l’on mange de très bonnes choses, sur du linge bien blanc et dans de la vaisselle bien propre ». Les réunions ont leur siège chez Maxim’s, mais font également des déjeuners à l’extérieur[2].

Le club est né avec le tourisme automobile, réservé au début du XXe siècle à un très petit nombre. Il avait été fondé dans le but pratique de partager dans une certaine confidentialité les meilleures adresses. Son guide reste réservé à ses membres.

Il ne compte que cent membres (dont l'origine de son nom), mais aucune femme. Chacun d'entre eux est proposé par deux parrains et admis par un jury après un examen gastronomique et œnologique[3]. Les membres sont désignés à tour de rôle pour organiser chaque jeudi à l'attention des autres participants un repas gastronomique dans un établissement différent ; un tiers des « centistes » donc se retrouve chaque jeudi, dans un restaurant réputé ou un bistro raffiné pour un déjeuner imaginé par l'un des leurs, baptisé pour l'occasion « brigadier »[4]. Le manque excessif d'assiduité peut être cause d'exclusion comme cela arriva à l'acteur Christian Clavier[2],[5].

En 2011, il rassemblait, entre autres, Pierre Arditi, Claude Bébéar, Philippe Bouvard, Martin Bouygues, Jean Castarède, Henri de Castries, Xavier Darcos, Michel David-Weill[6], Jean Ferniot, Jean-René Fourtou, Albert Frère, Michel Dalberto, Claude Imbert, Paul Lombard, Jean de Luxembourg, Albert II de Monaco, Erik Orsenna, Robert Peugeot, Bernard Pivot, Jean-Pierre Raffarin, Eric de Rothschild, Jean Solanet et quelques chefs, Bocuse, Robuchon, Ducasse, Vigato, Pacaud[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel E. Grancher, in L'envers de la course, page 277, Éditions Lugdunum, 1935.
  2. a et b "Entre soi(e) 3/3" 6 mai 2012 Le blogueur sur le site d' Arte
  3. Comment devenir membre d'un cercle de prestige ? sur le site du Le Figaro 29 avril 2010
  4. Bon cent ne saurait mentir - Compte rendu de « Les 100 ans du Club des cent », ouvrage collectif, éd. Flammarion sur le site de Paris Match 7 décembre 2011.
  5. a et b J-P Gené, La gastronomie vote à droite, Le Monde 30 décembre 2011 (consulté le 12 avril 2014)
  6. L'esprit en fête de Michel David-Weill, , Robert Laffont éditeur, 2007.

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