Étréaupont
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| Étréaupont | ||
L'ancienne gare d'Étréaupont au début du XXe siècle |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Picardie | |
| Département | Aisne | |
| Arrondissement | Vervins | |
| Canton | La Capelle | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Thiérache du Centre | |
| Maire Mandat |
André Debouzy 2008-2014 |
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| Code postal | 02580 | |
| Code commune | 02295 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
895 hab. (2010) | |
| Densité | 51 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 120 m — Max. 227 m | |
| Superficie | 17,59 km2 | |
| Localisation | ||
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Étréaupont est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.
On appelle ses habitants les Étréaupontois et Étréaupontoises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Étréaupont est situé en Thiérache au confluent de l'Oise et du Thon (ou Ton), à environ 15 km à l'ouest d'Hirson et à 8 km au nord de Vervins sur la route Paris-Bruxelles.
Histoire [modifier]
Comme l'indique l'étymologie de son nom, Étréaupont est situé sur une ancienne voie romaine.
Autrefois, il y avait deux châteaux forts, l'un appartenant aux seigneurs de Guise, et l'autre aux seigneurs de Coucy.
Il reste d'un côté les fossés rectangulaires et de l'autre les vestiges d'une motte féodale plus ancienne.
Dans la nuit du 1er au 2 septembre 1944, alors que la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend repasse dans le Nord, un de ses camions culbute dans le Thon à Étréaupont[1]. Ce camion rempli d'archives contenait tous les rapports des gradés responsables du massacre d'Ascq[1] et servira au procès.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 895 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Vie du village [modifier]
Dans les années 1950, la commune comportait de nombreux commerces : 4 épiceries (Familistère, Goulet-Turpin, Comptoir français et COOP), un bourrelier M. Visse, deux bouchers M. Ledoux et M. Garet, un charcutier M. Lhermitte, deux boulangers, deux coiffeurs M. Blatier et M. Barrois, un pharmacien M. Piette, un ferrailleur M. Plisson, un garagiste M. Lemaire, deux quincaillers Mme Wirig et M. Nancenet, un marchand d'électro-ménager M. Martin, sept cafés, deux restaurants M. et Mme Frecht et M. et Mme Vosse, un marchand de matériaux M. Duval, deux marchands de grains et fourrages M. Maillard et M. Venineaux, un marchand de charbon M. Hulin, un marchand de bestiaux M. Michel Fournet, un distillateur M. Marchand ; des artisans : un peintre M. Théron, un menuisier M. Octave Robert, un maréchal-ferrant M. René Grégoire, un charron M. A. Petit, deux couvreurs M. Eloy et M. Hardy, un matelassier M. Chenu, un chauffagiste M. Menu.
Six entreprises : La vannerie de Picardie créée en 1928 qui arrêtera son activité le 29/01/1969 et sera remplacée par une cartonnerie, la vannerie Catillon, la laiterie coopérative créée en 1907 qui fabriquait du beurre et des maroilles, deux brosseries, Demole et Obry; une usine électrique située au bout de la rue de la libération sur le thon. Les entreprises employaient une centaine de personnes.
La commune avait une gare en activité. Les trains, 4 par jour, assuraient la liaison entre Hirson et Guise.La ligne de chemin de fer créée en 1885 sera supprimée en 1967
Autres personnes : un médecin le docteur Sablon, un vétérinaire M. Delplanque, un prêtre l'abbé Delamé, un notaire Maître De Gandt, un percepteur, un receveur des postes, un chef de gare M. Chardon, des instituteurs Mlle Petit, M. et Mme Itier, un garde-champêtre M. Blandin.
De nombreux herbagers : MM. Ancelet, Boulnois, Brunois, Chauderlier, Collot, Comtesse, Copigneaux, Debouzy, Dubois, Dupont, Fierret, Fournet, Frédéric, Gaudry, Gillet, Grave, Hannoteau, Hivet, Jorand, Klin, Lamotte, Larmuzeaux, Laurent, Ledant, Lobjois, Mansiaux, Mien, Painvin, Parisot, Pinon, Plantin, Aimé Sallandre, Seret, Vallier, Yverneau, Waret, Williot.
Toutes les terres étaient en pâturage (sauf quelques hectares à la limite de Fontaine) souvent plantés de pommiers à couteau et à cidre. Tous les herbagers fabriquaient du cidre et de l'eau-de-vie de pomme (l'alambic passait dans chaque village une fois par an). Le cidre était la boisson consommée toute l'année par la population. Les herbagers élevaient des troupeaux de laitières de race pie noire et des bœufs vendus en fin de saison aux marchands de bestiaux ou sur les marchés de Valenciennes et de La Villette, des chevaux, des porcs, des moutons et des volailles. Les travaux des champs étaient effectués par des chevaux. Les premiers tracteurs sont arrivés vers 1955 et ont remplacé progressivement les chevaux pour le travail des champs.
Alimentation : la population vit partiellement en autarcie. Les habitants ont un jardin qui leur procure les légumes et les fruits (cerises, prunes, fraises, poires, pommes) et un élevage de volailles, porcs et lapins. Les pommes de terre et les pommes sont conservées dans les caves pour l'hiver. Le reste vient des commerces viande de bœuf, de porcs, produits divers. Les aliments sont conservés dans un garde-manger situé dans la cave, protégé des insectes par un grillage fin.
Activités : les herbagers vivent de leur élevage et de la vente du lait à la laiterie. Ils emploient des personnes à plein temps ou temporairement lors de la récolte de l'herbe (pour faire de l'ensilage), du foin (stocké dans les granges) et des fruits. Une partie de la population fabrique des paniers à domicile. D'autres travaillent à la laiterie, dans les brosseries et dans les vanneries. Certains coupent du bois à façon pour les propriétaires ou sont jardiniers. Chaque commerce est tenu par une famille.
Fêtes et traditions : plusieurs fêtes traditionnelles se déroulent durant l'année :
- La Sainte Cécile en novembre, fête des musiciens.
- La Sainte Éloy en décembre, fête des herbagers.
- La Sainte Barbe en décembre, fête des sapeurs-pompiers.
- La fête de l'Immaculée le 8 décembre rappelle qu'en 1832 à la suite d'un vœu formulé par l'abbé Bonnaire auprès de la Vierge, le village a été protégé de l'épidémie de choléra.
- La Saint Paul en janvier, fête des vanniers.
- La Saint Jean en juin, fête des foins.
- La fête du village en juin avec ses courses aux cerceaux et aux sacs.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-François Garot, coadjuteur, né à Etréaupont le 1er septembre 1747, reçu au séminaire à Paris le 23 août 1767, y a fait les vœux le 24 août 1769[5].
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Crimes Hitlériens, Ascq, Le Vercors, Louis Jacob, collection Libération, Editions Mellottée (Paris), 1946, page 8.
- Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Catalogue du personnel de la Congrégation de la Mission (Lazaristes) depuis l'origine (1625) jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
