La Vallée-au-Blé

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La Vallée-au-Blé
Église de la Vallée-au-Blé
Église de la Vallée-au-Blé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Vervins
Canton Vervins
Intercommunalité Communauté de communes de la Thiérache du Centre
Maire
Mandat
Éric Lecompte
2014-2020
Code postal 02140
Code commune 02759
Démographie
Gentilé Vallibladiens, Vallibladienne
Population
municipale
375 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 51′ 33″ N 3° 47′ 23″ E / 49.8591666667, 3.78972222222 ()49° 51′ 33″ Nord 3° 47′ 23″ Est / 49.8591666667, 3.78972222222 ()  
Altitude Min. 164 m – Max. 186 m
Superficie 5,17 km2
Localisation

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La Vallée-au-Blé est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie. Ses habitants se nomment les Vallibladiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La Vallée-au-Blé se trouve sur la D 960 (Vervins-Guise-Cambrai), ainsi la Vallée se situe au moins à 8 km de Vervins et au moins à 13 km de Guise. Une autre route traverse la commune, c'est la D 492 qui va de Lemé à Haution. Une route de campagne, partant du village, permet de rejoindre Marly-Gomont. Autrefois, une ligne de chemin de fer passait à La Vallée-au-Blé et le train s'arrêtait à la gare de La Vallée. La ligne reliait Romery à Vervins de 1912 à 1951. Un service d'autocars (ligne 461) qui relie la commune à Vervins et Sains-Richaumont fonctionne le samedi.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le bassin versant de la Seine à cause de la présence de ruisseaux qui se jettent dans un affluent ou sous-affluent de la Seine.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Vallée-au-Blé est une commune de la Thiérache d'où les paysages de bocage de la commune. La commune se situe sur un plateau entre 164 mètres et 186 mètres d'altitude. La couche géologique de la région date du Crétacé supérieur. De plus, le risque sismique dans la région est faible. Au sud-ouest du village se trouve un bois nommé le bois de la Cailleuse situé sur la commune et celle de Lemé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La Vallée-au-Blé a pour communes limitrophes les communes de Voulpaix et d'Haution qui sont dans le canton de Vervins tandis que les communes de Lemé et Le Sourd sont dans le canton de Sains-Richaumont. De plus, Marly-Gomont et Proisy sont des communes limitrophes situées dans le canton de Guise.

Rose des vents Proisy Marly-Gomont Haution Rose des vents
Le Sourd N Aucun
O    La Vallée-au-Blé    E
S
Lemé Aucun Voulpaix

Climat[modifier | modifier le code]

La Vallée-au-Blé comme toute la Picardie est soumise à un climat océanique dégradé. Le relevé climatique est proche de celui de Vervins[1].

Nuvola apps kweather.svg  Relevés de La Vallée-au-Blé
Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 5 7 10 15,3 19 22,6 24 23,9 21 14,6 8,9 5,3 14,7
Températures minimales moyennes (°C) -1 -1 1 4,3 7,7 11 13 12,2 9,4 6,1 2,3 -0,7 5,4
Températures moyennes (°C) 2 3,3 5,7 9,8 13,3 16,7 18,7 18,3 15,5 10,1 5,6 2,3 10,1
Source : Climatologie mensuelle - Vervins, France[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tout ce que nous savons, c'est que la Vallée-au-Blé existait sous le nom de La Vallée-aux-Bleds avant la Révolution française en tant que paroisse. À la Révolution, celle-ci fut divisée en trois parties. Une première partie fut rattachée à la commune d'Haution qui prit le nom alors d' Haution et la Vallée-aux-Bleds. Une deuxième partie fut rattachée à la commune de Voulpaix et à la commune de Lemé pour la troisième partie. Les Vallibladiens mécontents ont demandé de former une commune à part entière telle que l'atteste l'arrêté du directoire du département du 19 février 1791. Il fallut attendre le 15 juillet 1829 pour que La Vallée-aux-Bleds fut érigée en commune par un démembrement du territoire de Haution, Voulpaix et Lemé par ordonnance. Lors de la guerre franco-prussienne de 1870-1871, elle est occupée par les Prussiens dès le mois de septembre 1870 avant que ceux-ci quittent la région courant mai 1871. Au début de la Première Guerre mondiale, La Vallée-aux-Bleds est l'un des lieux de la Bataille de Guise à la fin août 1914. Puis, elle est de nouveau occupée par les Allemands. Le village est libéré dès le début novembre 1918. Au début de la Seconde Guerre mondiale, La Vallée-aux-Bleds est occupée mi-mai 1940 avec l'avancement rapide des Allemands, elle sera libérée de nouveau le 1er septembre 1944. En 1961, La Vallée-au Blé prit son nom actuel par un arrêté préfectoral du 19 juin 1961.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Étant une commune de 300 habitants, le conseil municipal de La Vallée-au-Blé est composé de 11 conseillers municipaux répartis avec 1 maire, ses 2 adjoints puis 9 conseillers. De plus la commune porte le code INSEE 02 5 34 759 mais il est souvent abrégé en 02 759.

Maire de La Vallée-au-Blé[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1829  ? Jean François Lefebvre   Premier maire de la Vallée-au-Blé
mars 2001 réélu mars 2008 Dominique Rabouille[3]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 375 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1831. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
547 575 543 555 593 564 582 578 553
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
570 477 452 412 390 362 378 388 405
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
402 426 416 384 375 406 450 405 413
1990 1999 2006 2011 - - - - -
366 342 300 375 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 1831, date du recensement à La Vallée-au-Blé depuis son érection en commune, celle-ci compte 547 habitant. Entre 1831 à 1876, la population oscilla entre 540 et 580 habitants. À partir du recensement de 1881, la population va commencer à diminuer pour arriver à 388 habitants en 1911. Cela est dû à l'exode rural qui touche toutes les campagnes françaises. Entre le recensement de 1921 et 1936, la population a oscillé entre 400 et 420 habitants. Après la Seconde Guerre mondiale, la population est de 384 habitants en 1946 puis de 375 habitants en 1954. La population a augmenté à partir de ce moment pour arriver à 450 habitants au recensement. De nouveau, au recensement de 1975, la population diminue pour arriver actuellement à 300 habitants en 2006.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel

Mairie et Salle des fêtes[modifier | modifier le code]

La mairie et la salle des fêtes se situent dans le même bâtiment. De plus la construction date de 1952 à cause d'un avion qui a chuté dans le village au début de la Seconde Guerre mondiale. La mairie et la salle des fêtes sont reconstruites sur les bases des anciens édifices avant leur destruction.

École[modifier | modifier le code]

La Vallée-au-Blé, par rapport à ses communes limitrophes du canton de Vervins, dispose d'une école allant de la maternelle à la fin du primaire. Cette école fait partie du regroupement scolaire de Lemé et de La Vallée-au-Blé pour éviter la fermeture des 2 écoles.

Maison de retraite[modifier | modifier le code]

La Vallée-au-Blé dispose d'une maison de retraite moderne construite entre 2006 et 2008. Elle est bâtie à la place des anciens locaux de l'ancienne maison de retraite avant sa fermeture dans le début des années 2000. Lors de la décision d'ouvrir une nouvelle maison de retraite, les anciens locaux sont détruits et remplacés par des bâtiments neufs. La maison de retraite a une capacité de 84 lits et elle peut accueillir des malades atteints de la maladie d'Alzheimer.

Château d'eau[modifier | modifier le code]

Un château d'eau est construit sur la commune depuis le début des années 1960, elle approvisionne la commune et les communes de Voulpaix et de Lemé. Les municipalités, ayant l'eau courante de ce château d'eau, forment un syndicat chargé de gérer l'apport en eau des communes concernées et le château d'eau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le lieutenant-colonel Jean Dagnaux, pilote de combat abattu à la Vallée-au-Blé durant la Seconde Guerre mondiale.

Né à Montbéliard (octobre 1891) observateur et mitrailleur dans l'aviation pendant la 1re guerre mondiale où il perdit la jambe gauche (Verdun, 1916), ce qui ne l'empêcha pas de reprendre du service, en 1917, comme navigateur puis pilote. Après la guerre il se consacra à la pénétration aérienne en Afrique à travers le Sahara jusqu'à Madagascar, qu'il atteint en janvier 1927. Son travail de pionnier aboutira en 1935 à la création de la Régie "Air Afrique" dont il devient le directeur. En 1940 il s'engage à nouveau et sera abattu à bord d'un bombardier Amiot-354 le 17 mai 1940 au-dessus de La Vallée-aux-Bleds.

  • La famille Garin a joué un rôle important à La Vallée-au-blé en y implantant une usine de machines agricoles. Cette usine a fourni du travail et un revenu à plusieurs dizaines d'habitants du village. Au début du XXe siècle, l'usine était dirigée par Jean Garin. Il avait épousé Emma Charlier. En 1905, il est décédé, terrassé par une pneumonie, laissant à son épouse trois petites filles de moins de cinq ans et l'usine à gérer ! Madame Garin a fait face à cette situation dramatique avec courage. Dans le village, on l'appelait "Madame Jean" et chacun lui était reconnaissant pour l'humanité dont elle faisait toujours preuve dans l'exercice de ses responsabilités. Pour la garde et l'éducation des trois petites filles, madame Garin a pu heureusement recourir à l'aide de sa mère, veuve également, madame Caroline Charlier. Elle est venue s'installer à La Vallée-au-Blé après le décès de son gendre. Elle était née en Alsace et avait une parfaite connaissance de la langue allemande. Cela a été d'une grande importance pendant la Première Guerre mondiale. En 1914, dès le mois d'août, le village a été occupé par les Allemands. À la fin du mois, l'officier commandant les troupes d'occupation soupçonnait le village de dissimuler des francs-tireurs. Il se préparait donc à incendier un certain nombre de maisons. madame Charlier, se considérant comme la grand-mère du village, intervint auprès de cet officier, mais celui-ci ne voulait rien entendre. À la fin, madame Charlier eut une inspiration admirable :

- Croyez-vous en Dieu ? demanda-t-elle à l'officier en le regardant droit dans les yeux.
- Oui, au moment où je partais à la guerre, ma mère m'a fait promettre de prier chaque jour.
- Eh bien, devant Dieu, je vous jure qu'il n'y a pas de Franc-tireur dans le village.
Et l'officier allemand renonça à son funeste projet.
C'est encore elle qui dans ces jours tragiques de la fin octobre 1918, alors que cette région pouvait être évacuée et détruite en même temps que libérée, sut tenir au général allemand le langage qui convenait et éviter le pire.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Météo France - Climatologie
  2. Vervins distant de 8 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour la commune de La Vallée-au-Blé.
  3. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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