Groupes nationalistes révolutionnaires

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Les GNR (Groupes nationalistes révolutionnaires, également dénommés Groupes nationalistes révolutionnaires de base) ont regroupé entre 1976 et 1978 la tendance nationaliste révolutionnaire de l'extrême droite française. Les GNRB étaient familièrement appelés les « grenebe ».

Leur dirigeant-fondateur était François Duprat ; leur numéro 2, Alain Renault.

Ils ont structuré la tendance radicale du Front national.

Le journal des GNR : Les Cahiers Européens[modifier | modifier le code]

Les GNR eurent d'abord pour base les cercles de diffusion d'un organe de presse, Les Cahiers européens, successeur du journal Année zéro, lancé primitivement dans le cadre du Nouvel ordre européen. Le dirigeant de la Fédération d'action nationale et européenne (FANE), Mark Fredriksen, lui aussi en rupture avec le Nouvel ordre européen, devient le codirecteur des Cahiers européens-Notre Europe jusqu'en mai 1975.

Les GNR, la tendance radicale du Front national[modifier | modifier le code]

En juin 1974, à la Une des Cahiers européens, Jean-Marie Le Pen, président du FN, déclare que « la place des nationalistes révolutionnaires est au sein du FN, qui autorise la double appartenance et respecte les choix idéologiques de ses adhérents ».

Ces groupes permirent au FN de recruter des militants nationalistes provenant de divers groupuscules et diverses tendances : Jeunesses d'action européenne, Fédération d'action nationale et européenne, etc.

Après l'assassinat de François Duprat, le 18 mars 1978, les GNR disparaissent. Les militants de tendance « néonazie » relancent la FANE et son journal Notre Europe, tandis que les adeptes de la « troisième voie » rejoignent Jean-Gilles Malliarakis pour fonder, le 11 février 1979 le Mouvement nationaliste révolutionnaire.