Christian Bouchet
Christian Bouchet, né le 17 janvier 1955 à Angers (Maine-et-Loire), est journaliste, éditeur et militant politique français d'extrême droite du courant nationaliste-révolutionnaire.
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[modifier] Éléments biographiques
Né le 17 janvier 1955 à Angers, Christian Bouchet grandit au sein d'une famille de la « petite bourgeoisie provinciale[1] », d'un milieu d'artisans et de petits commerçants, dont plusieurs membres furent liés à divers mouvements d'extrême droite, que ce soit avant, pendant ou après la Seconde Guerre mondiale. Cet entourage familial expliquerait ses engagements futurs.
Élève dans un collège catholique, il crée en 1969 un petit groupe antigauchiste dénonçant notamment la « plouto-démocratie ». En 1970, il est brièvement membre de la Restauration nationale, avant de rejoindre en 1971 la Nouvelle Action française.
En 1973, résidant alors à Nantes, il quitte les milieux monarchistes pour l'Organisation lutte du peuple (OLP), mouvement nationaliste-révolutionnaire issu d'une scission de la section locale d'Ordre nouveau et défendant les mouvements nationalistes du Tiers-monde, notamment les régimes arabes opposés au « sionisme » et à l'« impérialisme américain ».
Il devient alors progressivement, un cadre dirigeant du mouvement nationaliste-révolutionnaire européen à partir du début des années 1980. Inspiré par la pensée de Jean Thiriart et d'Alexandre Douguine, il est successivement secrétaire-général des mouvements Troisième voie, Nouvelle résistance et Unité radicale[2], l'un des fondateurs du Réseau radical puis de l'association Les Nôtres, et un des animateurs du mouvement paneuropéen Front européen de libération.
De 1998 à 2002, dans le cadre de la stratégie du groupe Unité radicale, il a animé la tendance dite « radicale » au sein du Mouvement national républicain de Bruno Mégret et a appartenu au Conseil national de ce parti pour lequel il s'est présenté à diverses élections. Déclarant avoir rompu avec l'activisme mouvementiste, il a depuis rejoint le Front national où il occupe des responsabilités subalternes (secrétaire-départemental ajoint de Loire-Atlantique). Lors de la campagne pour l'élection à la présidence du Front national (second semestre 2010) il a activement soutenu la candidature de Marine Le Pen. Il a figuré sur la liste de ce parti aux élections régionales de 2010 dans les Pays-de-la-Loire, étant en deuxième position sur la liste départementale de Loire-Atlantique, puis a été son candidat, en mars 2011, aux cantonales à La Baule-Escoublac (où il a obtenu un score de 13 %).
Christian Bouchet a dirigé les revues Lutte du peuple et Résistance. Il a été l'éditorialiste du site Voxnr jusqu'en septembre 2011 et un des animateurs des Éditions Ars magna et des Éditions Avatar. Il fut correspondant en France du quotidien italien Rinascita et rédacteur en chef ajoint, chargé des pages internationales, du bimensuel Flash jusqu'en septembre 2011 .
Diplômé en droit, en sciences économiques, en histoire et docteur en ethnologie de l'Université Paris-VII, avec une thèse sur la vie et l'œuvre d'Aleister Crowley, Christian Bouchet mène depuis de nombreuses années des recherches – concrétisées par la publication d’une quinzaine d’ouvrages (parus pour la plupart aux Éditions Pardès) et par de multiples articles – sur les « spiritualités de marge » (proche des préoccupations du Centre pour l'étude des nouvelles religions) et sur la conjonction entre croyance religieuse et engagement politique[3].
Membre du Cercle Ernest-Renan de 1997 à 2008, il est conseiller à la rédaction de la revue de celui-ci de juin 2005 à septembre 2008.
Il est l'auteur d'une étude, considérée comme de référence, sur l'islamisme le B-A BA de l'islamisme[4].
[modifier] Bibliographie
Les travaux universitaires et articles ci-dessous, consacrés à des organisations dirigées par Christian Bouchet, contiennent un nombre important d'éléments sur sa biographie et ses idées :
- Jean-Yves Camus, « Une avant-garde populiste : “peuple” et “nation” dans le discours de Nouvelle résistance », dans Mots, n° 55, juin 1998, p. 128-138.
- Alexandre Faria, Unité radicale : histoire d’un mouvement nationaliste révolutionnaire, Université Toulouse 2.
- Georges Kergon, « Le Front européen de libération », in Racisme, extrême droite et antisémitisme en Europe, rapport 1995, Crida.
- Nicolas Lebourg, Les Nationalismes-révolutionnaires en mouvements : idéologies, propagandes et influences (France, 1962-2002), Université de Perpignan.
- Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite, Presses universitaires de Perpignan, 2011.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Références en ligne
[modifier] Textes de Christian Bouchet en ligne
[modifier] Notes
- « Ce qu’était réellement Unité radicale », vox NR, 16 août 2002.
- Un sympathisant d'Unité radicale, Maxime Brunerie, a tenté d'assassiner le président de la République française Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Lors de l'attentat, Christian Bouchet n'exerçait plus de responsabilité au sein d'Unité radicale qu'il avait quitté en avril 2002 après avoir participé durant quatre années à sa direction. Dans deux textes publiés peu après l'attentat sur le site voxnr.com (« Retour en Absurdie », daté du 5 août 2002 et « Game over », daté du 12), il dénonce clairement cet acte et se désolidarise de son auteur.
- Du fait de ses travaux sur les « spiritualités de marge », Christian Bouchet a été accusé d'appartenance à diverses structures païennes, « paramaçonniques » ou sectaires, appartenances dont il a très largement contesté la réalité, par exemple dans un droit de réponse paru dans le quotidien Le Courrier de l'Ouest (4 septembre 2002) :
- « J’aurais « partagé un engouement pour le paganisme ». Cela aussi est faux. Catholique baptisé mais non pratiquant, je ne me reconnais nullement dans le paganisme qui me semble relever plus de la parodie que de la religion. (...) En ce qui concerne plus particulièrement l’OTO, l’affirmation de votre journaliste repose sur une analyse biaisée de mes recherches universitaires. Il se trouve en effet que j’ai réalisé une maîtrise, puis un doctorat en ethnologie (à l’Université Paris VII) qui a porté sur la personnalité du franc-maçon dissident et magicien Aleister Crowley, ainsi que sur l’activité de ses disciples. La rédaction de cette maîtrise puis de ce doctorat m’a conduit à fréquenter quelques structures maçonniques, paramaçonniques et initiatiques (...). Cette fréquentation, que l’on nomme en langage universitaire de « l’ethnologie d’immersion » ou de « l’ethnologie participative » n’a été effectuée, sur les conseils et sous le contrôle de mon maître de thèse, que dans le cadre de ces travaux et a cessé dès ceux-ci terminés (il y a plus de sept années). Elle n’a jamais été motivée par autre chose que par l’étude. » (extrait).
- Jean-Loup Izambert, Faut-il brûler l'ONU ?, Le Serpent à Plumes, 09/2004, p. 305