Christian Bouchet

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Christian Bouchet
Image illustrative de l'article Christian Bouchet
Christian Bouchet à Livré-la-Touche (Mayenne), le

Naissance (59 ans)
Angers, Maine-et-Loire, France
Profession
Éditorial
Médias
Média principal Presse écrite
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Nations Presse Magazine (2010-2014)
Fonction Journaliste

Christian Bouchet, né le 17 janvier 1955 à Angers (Maine-et-Loire), est un militant politique français d'extrême droite issu du courant nationaliste-révolutionnaire et membre du Front national (FN) depuis 2008.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Né le 17 janvier 1955 à Angers, Christian Bouchet grandit au sein d'une famille de la « petite bourgeoisie provinciale[1] », d'un milieu d'artisans et de petits commerçants, dont plusieurs membres furent liés à divers mouvements d'extrême droite, que ce soit avant, pendant ou après la Seconde Guerre mondiale[2]. Cet entourage familial expliquerait ses engagements futurs.

Parcours militant et politique[modifier | modifier le code]

Élève dans un collège catholique, il crée en 1969 un petit groupe antigauchiste. En 1970, il est brièvement membre de la Restauration nationale, avant de rejoindre en 1971 la Nouvelle Action française[2].

En 1973, résidant alors à Nantes, il quitte les milieux monarchistes pour l'Organisation lutte du peuple (OLP), mouvement nationaliste-révolutionnaire issu d'une scission de la section locale d'Ordre nouveau et défendant les mouvements nationalistes du Tiers-monde, notamment les régimes arabes opposés au « sionisme » et à l'« impérialisme américain ».

Il devient alors progressivement un cadre dirigeant du mouvement nationaliste-révolutionnaire européen[3] à partir du début des années 1980. Inspiré par la pensée de Jean Thiriart et d'Alexandre Douguine, il est successivement secrétaire-général des mouvements Troisième voie, Nouvelle résistance et Unité radicale[4], l'un des fondateurs du Réseau radical puis de l'association Les Nôtres, et un des animateurs du mouvement paneuropéen Front européen de libération.

Travail de tendance au MNR (1999-2002)[modifier | modifier le code]

De 1998 à 2002, dans le cadre de la stratégie du groupe Unité radicale, il a animé la tendance dite « radicale » au sein du Mouvement national républicain de Bruno Mégret et a appartenu au Conseil national de ce parti pour lequel il s'est présenté à diverses élections : aux cantonales de 2001 à Rezé où il obtient 6,75% des voix (devançant le candidat du Front national qui obtient 6,31%), puis aux législatives de 2002, dans la quatrième circonscription de Loire-Atlantique, qui couvre notamment Rezé. Dans ce dernier scrutin, Christian Bouchet n'obtient que 0,54 % des suffrages exprimés.

Ralliement au Front national de Marine Le Pen[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet à une réunion publique du Front national, le 24 mai 2012 à Nantes

Déclarant avoir rompu avec l'activisme mouvementiste, Christian Bouchet soutient la candidature de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2007, dans le cadre des Nationalistes avec Le Pen, structure partie prenante de l'Union des patriotes souhaité par le candidat. Dans la foulée, il rejoint le Front national en mai 2008, où il occupe des responsabilités subalternes au niveau départemental, avant d'être nommé au poste de secrétaire départemental-adjoint du Front national de Loire-Atlantique, d'octobre 2010 à mai 2011 et de nouveau à partir de mars 2013.

Lors de la campagne interne pour la présidence du Front national, Christian Bouchet promeut activement la candidature de Marine Le Pen, et rejoint, en novembre 2010, son comité de soutien. Il est candidat (non élu) au comité central du FN dans le cadre de son XIVe Congrès, en janvier 2011 à Tours.

Sa collaboration au Front national le fait également être candidat dans différentes élections : suppléant d'Oriane Borja à Rezé aux élections cantonales de mars 2008, deuxième de liste en Loire-Atlantique aux élections régionales de mars 2010 dans les Pays de la Loire (après avoir un temps été pressenti comme tête de liste), candidat aux élections cantonales de mars 2011 à La Baule-Escoublac, où il obtient 12,80 % des suffrages exprimés[5], et, aux élections législatives de juin 2012, dans la troisième circonscription de Loire-Atlantique (Nantes-Saint-Herblain), contre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, scrutin à l'issue duquel il arrive troisième, avec 8,50 % des voix.

Tête de liste "Rassemblement Bleu Marine" (RBM) aux élections municipales de 2014 à Nantes[modifier | modifier le code]

Investi en février 2013 comme tête de liste du Rassemblement Bleu Marine (RBM) en vue des élections municipales de 2014 à Nantes, Christian Bouchet annonce publiquement sa candidature le 21 mars suivant. Le 23 mars 2014, il arrive en quatrième position avec un score de 8.14 % et ne peut se maintenir au second tour.

Activités éditoriales[modifier | modifier le code]

Christian Bouchet a dirigé les revues Lutte du peuple et Résistance. Il a été l'éditorialiste du site Voxnr jusqu'en septembre 2011 et un des animateurs des Éditions Ars magna et des Éditions Avatar. Il fut correspondant en France du quotidien italien Rinascita et rédacteur en chef adjoint, chargé des pages internationales, du bimensuel Flash jusqu'en septembre 2011.

Diplômé en droit, en sciences économiques, en histoire et docteur en ethnologie de l'Université Paris-VII, avec une thèse sur la vie et l'œuvre d'Aleister Crowley, Christian Bouchet a mené durant de nombreuses années des recherches — concrétisées par la publication d’une quinzaine d’ouvrages (parus pour la plupart aux Éditions Pardès) et par de multiples articles — sur les « spiritualités de marge » (proche des préoccupations du Centre pour l'étude des nouvelles religions) et sur la conjonction entre croyance religieuse et engagement politique[6]

Dans plusieurs livres et conférences, Christian Bouchet a aussi tenté d'écrire une histoire du nationalisme-révolutionnaire français en qui il voit un héritier tant des sans-culottes les plus radicaux de 1793 que de la montagne blanche - un mouvement ultra-royaliste au début du XIXe siècle souhaitant le retour de la monarchie absolue par le suffrage universel - ou du bonapartisme plébiscitaire, de la droite révolutionnaire de la fin du XIXe siècle et du Cercle Proudhon, de Georges Valois, de certains des « non-conformistes des années 30 », comme Philippe Lamour ou Pierre Winter ainsi que de théoriciens d'extrême droite d'après-guerre plus classiques[7].

Membre du Cercle Ernest-Renan de 1997 à 2008, il est conseiller à la rédaction de la revue de celui-ci de juin 2005 à septembre 2008.

Il est l'auteur d'une étude sur l'islamisme Le B-A BA de l'islamisme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Les travaux universitaires et articles ci-dessous, consacrés à des organisations dirigées par Christian Bouchet, contiennent un nombre important d'éléments sur sa biographie et ses idées :

  • Jean-Yves Camus, « Une avant-garde populiste : “peuple” et “nation” dans le discours de Nouvelle résistance », dans Mots, nº 55, juin 1998, p. 128-138 ;
  • Alexandre Faria, Unité radicale : histoire d’un mouvement nationaliste révolutionnaire, Université Toulouse 2 ;
  • Georges Kergon, « Le Front européen de libération », in Racisme, extrême droite et antisémitisme en Europe, rapport 1995, Crida ;
  • Nicolas Lebourg, Les Nationalismes-révolutionnaires en mouvements : idéologies, propagandes et influences (France, 1962-2002), Université de Perpignan ;
  • Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite, Presses universitaires de Perpignan, 2011.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Ce qu’était réellement Unité radicale », vox NR, 16 août 2002.
  2. a et b Collectif, Les Nouveaux nationalistes, Déterna, 2001.
  3. Nicolas Lebourg, Le Monde vu de la plus extrême droite, Presses universitaires de Perpignan, 2011 et http://francepolitique.free.fr/PUR1.htm .
  4. Un sympathisant d'Unité radicale, Maxime Brunerie, a tenté d'assassiner le président de la République française Jacques Chirac le 14 juillet 2002. Lors de l'attentat, Christian Bouchet n'exerçait plus de responsabilité au sein d'Unité radicale qu'il avait quitté en avril 2002 après avoir participé durant quatre années à sa direction. Dans deux textes publiés peu après l'attentat sur le site voxnr.com (« Retour en Absurdie », daté du 5 août 2002 et « Game over », daté du 12), il dénonce clairement cet acte et se désolidarise de son auteur.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/CN2011/044/04457.html
  6. Du fait de ses travaux sur les « spiritualités de marge », Christian Bouchet a été accusé d'appartenance à diverses structures païennes, « paramaçonniques » ou sectaires, appartenances dont il a très largement contesté la réalité, par exemple dans un droit de réponse paru dans le quotidien Le Courrier de l'Ouest (4 septembre 2002) :
    « J’aurais “partagé un engouement pour le paganisme”. Cela aussi est faux. Catholique baptisé mais non pratiquant, je ne me reconnais nullement dans le paganisme qui me semble relever plus de la parodie que de la religion. (…) En ce qui concerne plus particulièrement l’OTO, l’affirmation de votre journaliste repose sur une analyse biaisée de mes recherches universitaires. Il se trouve en effet que j’ai réalisé une maîtrise, puis un doctorat en ethnologie (à l’Université Paris VII) qui a porté sur la personnalité du franc-maçon dissident et magicien Aleister Crowley, ainsi que sur l’activité de ses disciples. La rédaction de cette maîtrise puis de ce doctorat m’a conduit à fréquenter quelques structures maçonniques, paramaçonniques et initiatiques (…). Cette fréquentation, que l’on nomme en langage universitaire de “l’ethnologie d’immersion” ou de “l’ethnologie participative” n’a été effectuée, sur les conseils et sous le contrôle de mon maître de thèse, que dans le cadre de ces travaux et a cessé dès ceux-ci terminés (il y a plus de sept années). Elle n’a jamais été motivée par autre chose que par l’étude. » (extrait).
  7. http://www.voxnr.com/cc/d_france/EFpEAupAFlQaOaYpeX.shtml