Égalité et Réconciliation

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Égalité et Réconciliation

Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901
But « Promotion des idées de l'essayiste Alain Soral sur la gauche du travail et la droite des valeurs »[1]
Fondation
Fondation juin 2007
Fondateurs Alain Soral
Philippe Péninque
Jildaz Mahé O'Chinal
Identité
Siège Zone d’activités de La Conche
93200 Saint-Denis[1]
Personnages clés Alain Soral
Marc George
Dieudonné
Président Alain Soral
Secrétaire général Julien Limes
Méthode Cybermilitantisme
Manifestation
Université d'été
Conférence
Membres 800 revendiqués (2012)[2]
Slogan « Gauche du travail et Droite des valeurs : pour une réconciliation nationale ! »
Site web www.egaliteetreconciliation.fr

Égalité et Réconciliation est une association politique fondée en juin 2007 par son président Alain Soral ; et par Jildaz Mahé O'Chinal et Philippe Péninque, deux anciens militants du Groupe union défense.

D'abord très proche du Front national, elle prend ses distances avec lui tout en restant dans son orbite. Si elle se définit comme « nationaliste de gauche », elle est classée à l'extrême droite par la plupart des observateurs, de même que son président Alain Soral dont elle a pour but de promouvoir les idées « sur la gauche du travail et la droite des valeurs ». Appelant à dépasser les clivages sur plusieurs plans — partisans, ethniques, religieux et sociaux —, elle entend lutter contre les libéraux-libertaires, le mondialisme et le sionisme ; certains observateurs considèrent qu'elle est antisémite. Sa faible base militante est compensée par un site internet dont l'audience lui confère une forte visibilité.

Des personnages clés gravitant autour du Front national[modifier | modifier le code]

À ses débuts, l'association s'appuie sur des personnalités très proches, voire des responsables du Front national, dont certains viennent de la gauche : Alain Soral, président, et Marc George, secrétaire général, figurent notamment au comité central du FN après avoir débuté leur militantisme politique respectivement au Parti communiste et au Parti socialiste. D'après Jean-Yves Camus, l'association elle-même entretiendrait des liens avec Jean-Marie Le Pen — qui intervient lors de sa première université en 2007 — comme avec sa fille Marine[3]. Ceux-ci se distendent à partir des élections européennes de 2009, qui coïncident avec le départ d'Alain Soral du parti[4]. Néanmoins, Stéphane François, politologue spécialiste des droites radicales, estime en 2012 qu'Égalité et Réconciliation tente « d’attirer des jeunes aux profils variés, qui serviront de vivier de recrutement pour le FN »[2]. De son côté, le chercheur Haoues Seniguer continue de voir l'association comme un moyen de rapprochement vers le FN ou ses bassins de sympathisants[5]. Des militants ou responsables d'Égalité et Réconciliation ont manifesté avec le FN à Paris à l'occasion de la Fête du Travail en mai 2008[6] et en mai 2012[7]. Par ailleurs, David Rachline, dirigeant du Front national de la jeunesse de 2009 à 2011, et Michaël Guérin, ancien responsable du Front national de la jeunesse Rhône-Alpes, ont été membres d'Égalité et Réconciliation[8],[9], tandis que Jean-Claude Martinez a participé à la seconde université du mouvement alors qu'il était vice-président du FN[10],[Note 1].

Alain Soral, président-fondateur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Alain Soral.
Alain Soral est président-fondateur d'Égalité et Réconciliation.

Alain Soral, cofondateur et président de l'association depuis ses débuts, en est également le pourvoyeur idéologique[6]. Essayiste, militant du Parti communiste du milieu des années 1980 à 1993 (cette appartenance est remise en cause par les auteurs de La Galaxie Dieudonné[11]), faisant une première carrière dans le monde du spectacle dans les années 1990 et au début des années 2000, il est membre du comité central du Front national de novembre 2007 jusqu'à son départ du parti en février 2009[12]. Après s'être radicalisé au cours des années 2000, il devient, aux yeux de la plupart des observateurs, un idéologue d'extrême droite, oscillant entre un antisémitisme traditionnel et le nouvel antisémitisme. Partageant des thèses à la fois nationalistes et de gauche, lui-même se définit comme « national-socialiste à la française »[Note 2].

D'anciens militants du GUD à la fondation[modifier | modifier le code]

À côté d'Alain Soral, les statuts d'Égalité et Réconciliation font apparaître comme membres fondateurs deux anciens militants du GUD. Le premier est Jildaz Mahé O'Chinal : celui-ci travaille à l'agence de communication Riwal avec Frédéric Chatillon, chef du GUD dans les années 1990 et cité également comme cofondateur d'Égalité & Réconciliation par certains médias[2],[13] malgré son absence des statuts de l'association. Mahé O'Chinal et Chatillon ont tous les deux fondé à l'époque l'association sportive du Marteau de Thor, où les étudiants d'extrême droite s'entraînaient aux sports de combat[12]. Riwal est, entre autres, « prestataire de services » pour le Front national, selon les termes du parti[14].

Le second est Philippe Péninque, qui a été responsable au sein du GUD. Passé par l'Université Panthéon-Assas, il se trouve au centre de ce qu'Abel Mestre et Caroline Monnot appellent un « GUD business », ensemble d'entreprises fondées par des anciens militants, qui se font travailler les unes les autres et dont les prises de participation se font « entre amis ». Il a conseillé Jean-Marie Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2007, est un conseiller officieux de Marine Le Pen et a pris en charge le dossier financier du Front national après les élections nationales de 2007 qui ont laissé le parti avec 8 millions de dettes empruntés à l'imprimeur Fernand Le Rachinel. Avocat spécialisé dans les montages fiscaux, il est également connu pour avoir ouvert le compte suisse au centre de l'affaire Jérôme Cahuzac, dont il est un ami. Il a rompu son amitié avec Alain Soral à la fin des années 2000[4].

Alain Soral nie un quelconque rôle des anciens du GUD au sein d'Égalité et Réconciliation : il indique que Jildaz Mahé O'Chinal et Philippe Péninque « ont accepté par amitié de prêter leur nom sans jamais s'y être investis en aucune façon. Ils ont d'ailleurs été remplacés à leur demande ». Les statuts modifiés en septembre 2008, qui intègrent Marc George et Julien Limes, ne font cependant pas mention d'un départ de MM. O'Chinal et Peninque[12]. Par ailleurs, ils ont tous les deux participé à l'université d'été du mouvement en septembre 2007[3]. Enfin, Frédéric Chatillon, Jildaz Mahé O'Chinal et Philippe Péninque ont tous les trois soutenu financièrement le lancement en 2007 du Local, bar géré conjointement par Alain Soral et Serge Ayoub, avant que le président d'Égalité et Réconciliation ne le laisse à ce dernier, « les JNR de Batskin n'appréciant pas vraiment les militants arabes d'Égalité et Réconciliation » selon Frédéric Haziza[15].

Marc George, secrétaire général de 2007 à 2010[modifier | modifier le code]

Marc George (dit Marc Robert), secrétaire général du mouvement jusqu'en février 2010, dit avoir commencé à militer au Parti socialiste dans les années 1980 avant de rejoindre le Front national après la première guerre du Golfe. Il est candidat FN lors des élections municipales de 1995 à Éragny (Val-d'Oise). Avant l'élection présidentielle de 2007, il joue le rôle de coordinateur de la campagne de Dieudonné. Il est ensuite candidat FN lors des élections municipales de 2008 à Nice. Comme Alain Soral, il a été membre du comité central du FN jusqu'à sa suspension début février 2009[12],[16].

Il est démis de son poste de secrétaire général d'Égalité & Réconciliation pour avoir diffusé sur le site de l'association une vidéo faisant l'apologie des Harkis (avec l'accord d'Alain Soral selon lui[17]) et annoncé une possible commémoration de la mort de François Duprat[9], Alain Soral lui reprochant de vouloir transformer Égalité et Réconciliation en « petite officine d'extrême droite » pour « régler des comptes avec le FN »[17]. Selon Marc George, le vrai sujet de divergence entre Alain Soral et lui-même portait sur l'avenir du mouvement, le premier défendant le modèle du think tank, le second celui d'une « organisation politique »[18]. Il reviendra sur ce différend en affirmant : « Soral a pris l'initiative d'une crise afin d'amener Égalité et Réconciliation à la mesure qui le satisfaisait, c'est-à-dire celle d'un fan club »[19]. Il quittera l'association peu de temps après[réf. nécessaire] et soutiendra Bruno Gollnisch lors du congrès de Tours du Front national[19].

Après son départ, le secrétariat du mouvement est assuré par Julien Limes[20].

Dieudonné, un soutien extérieur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dieudonné.
Dieudonné, proche des dirigeants d'Égalité et Réconciliation, met le théâtre de la Main d'Or à disposition de l'association, qui diffuse sa production en retour.

La proximité nouvelle, à partir du milieu des années 2000, de Dieudonné avec le Front national et avec les dirigeants d'Égalité et Réconciliation — alors qu'il avait débuté son militantisme à gauche, à l'instar d'Alain Soral et de Marc George[Note 3]—, le conduit à apporter un soutien au mouvement, sans y occuper de responsabilité, en mettant son théâtre à sa disposition, de même qu'à d'autres organisations connues pour être anti-juives telles que le Rassemblement des étudiants de droite (RED, renouveau du GUD) ou la Droite socialiste (droite ultra)[21]. Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde, estiment ainsi qu'Égalité et Réconciliation se situe « au centre » de l'entourage de Dieudonné, qui « s'affiche (...) comme une sorte de compagnon de route » du mouvement[12].

Alain Soral figure au premier rang des dirigeants d'Égalité et Réconciliation qui partagent l'amitié de Dieudonné[22] : le président-fondateur de l'association est même devenu, selon certains observateurs et de son propre aveu[23], son « éminence grise »[24],[25], ce qui permet d'observer une continuité entre les spectacles de l'humoriste et les discours de l'essayiste[23],[26].

Au lancement de l'association, Alain Soral tente de populariser son existence en réalisant un tour de France qui s'achève en juin 2008 devant 200 personnes au théâtre de la Main d'or, géré par Dieudonné[10]. En décembre 2008, ce dernier devient officiellement le point de ralliement d'Égalité et Réconciliation[27] : il est mis gracieusement à disposition de l'association une fois par mois, à condition que les membres présents consomment sur place[12]. Peu après, Alain Soral, qui vient de quitter le Front national — il en fait publiquement l'annonce au théâtre de la Main d'or[12] —, se présente aux élections européennes de 2009 en Île-de-France en cinquième position sur la « liste antisioniste » conduite par l'humoriste.

À ces relations s'ajoutent celles de Marc George (cf. supra) et de Frédéric Chatillon. Ce dernier, également ami de l'humoriste, lui fait visiter en 2006 le Liban du Sud et la Syrie, où l'ancien chef du GUD a de nombreux contacts haut placés. Il tente par ailleurs de lui présenter Marine Le Pen, en vain[12].

Cette proximité est néanmoins émaillée, en septembre 2013, par des tensions entre l'association — Alain Soral au premier chef — et Noémie Montagne, épouse et productrice de Dieudonné : dans un e-mail, cette dernière indique vouloir conserver l'exclusivité de l'exploitation commerciale du geste de la quenelle face à l'utilisation qu'en fait l'association, et insiste sur l'indépendance politique de son mari, tout en reconnaissant que « les membres d'ER (sic) sont actifs quant à la promotion et la diffusion des œuvres de Dieudonné et participent grandement à l'étendue de sa notoriété »[23].

Idéologie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Alain Soral#Positions.

Égalité et Réconciliation appelle à dépasser les clivages sur plusieurs plans — partisans, ethniques, religieux et sociaux — pour mieux lutter contre le mondialisme, le sionisme ou l'« Empire », selon le titre de l'essai publié par Alain Soral en 2011 Comprendre l'Empire, dont les fondements idéologiques sont largement repris par les membres d’Égalité et Réconciliation[2],[5]. Alain Soral justifie cette « réconciliation » par la nécessité d'éviter une guerre civile qui serait désirée par l'oligarchie bancaire — réduite à une « coalition vétéro-testamentaire », autrement dit les Juifs et les protestants — pour mieux préserver l'exploitation sociale dont elle jouit[28]. S'il se définit comme « nationaliste de gauche[29] », le mouvement est, tout comme son président, classé à l'extrême droite[30],[31],[32] et accusé d'antisémitisme par la plupart des observateurs. D'après Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde, Égalité et Réconciliation « peut sans problème être rattaché » à la mouvance nationaliste révolutionnaire[33].

« Gauche du travail et droite des valeurs »[modifier | modifier le code]

La défense de la « gauche du travail » et de la « droite des valeurs » est mentionnée comme l'objet social de l'association dans ses statuts depuis avril 2010[1]. Pour Alain Soral, Égalité et Réconciliation vise à l'« union de la gauche sociale et de la droite sociétale, contre la droite sociale et la gauche sociétale dont l'union libérale-libertaire constitue notre actuel système de domination »[34] ; le rôle de cette dernière aurait été de « détruire » « la France d’avant Mai 68 » que constituaient « la gauche sociale incarnée à l’époque par le PCF, et la droite morale, incarnée à la même époque par de Gaulle et son monde des valeurs de culture maurrassienne »[35].

La « gauche du travail » telle qu'elle est défendue est essentiellement inspirée du marxisme[2] et renvoie aux classes moyennes inférieures, ouvrières et précaires ainsi qu'aux habitants des quartiers populaires[28] ; au sein de l'association, elle serait notamment « symbolisée » par Béatrice Pignède selon Frédéric Haziza[36]. La « droite des valeurs » renvoie quant à elle au respect de la Nation, de l'autorité, de la hiérarchie, de la morale religieuse, de la famille et du travail[28], et s'incarne dans la « bourgeoisie de droite catholique » et nationaliste[29] ; au sein du mouvement, elle serait représentée d'après Frédéric Haziza par Marion Sigaut[36]. Selon l'écrivain Jacques de Guillebon, « à l'évidence, [la] tentative [d'Alain Soral] de créer un axe des extrêmes, de la gauche à la droite, a échoué : on ne trouve pas, dans son public et son lectorat, de cohortes d'anciens marxistes »[37].

L'association souhaite poursuivre le modèle du Cercle Proudhon, qui réunissait syndicalistes anarchistes et maurrassiens[9]. Jean-Paul Gautier, Michel Briganti et André Déchot considèrent celui-ci comme « l'une des rares organisations françaises inspirées par la pensée mussolinienne. Loin d'être anecdotique, cette référence permet de mieux saisir pourquoi la pensée du théoricien fasciste italien Julius Evola était en débat au sein de cette association et explique l'usage de citations du même Evola dans le récent ouvrage d'Alain Soral Comprendre l'Empire »[10]. Pour Michel Eltchaninoff, rédacteur en chef adjoint à Philosophie Magazine, l'appel à l'union de la « gauche du travail » et de la « droite des valeurs » se situe également « dans la tradition (...) de la pensée fasciste »[38].

Le politologue Hamdi Nabli voit dans ce slogan l'une des « contradictions » d'Alain Soral : « le programme « Droite des valeurs/Gauche du travail » de celui qui se dit marxiste n’est-il pas à mille lieues de la société sans classes, et ne s’inspire-t-il pas plutôt de l’ordre nietzschéen où la Civilisation aristocratique superpose une morale des maîtres (valeurs : Gloire et Honneur) et une morale des esclaves (travail : obéissance et servilité) ? »[39]

Antisionisme et antisémitisme[modifier | modifier le code]

D'après Abel Mestre et Caroline Monnot, « la matrice idéologique d'Égalité et Réconciliation emprunte à la ligne politique du GUD, impulsée par Chatillon au tournant des années 1990, quand ce dernier avait imposé un positionnement violemment antisioniste au nom de la défense de l'identité »[12]. Le CRIF[40] et la LICRA[41] notent le caractère antisémite de cette association. Jean-Yves Camus, tout en percevant dans le discours de l'association « un langage « antisionite » sans compromis »[3], l'inclut au sein de « la nébuleuse anti-juive »[21]. Le journaliste Frédéric Haziza identifie quant à lui « une association et un site antisémites, négationnistes et homophobes »[42]. Bernard Darmon, publié par le site du CRIF, considère que le site de l'association, en reprenant « toutes les dépêches qui parlent des juifs ou d’Israël », entend « prouver que ces Juifs qui sont partout représentent aussi le Mal, c’est-à-dire le vice, l’appât du gain, le non-respect des goys et la volonté de dominer le Monde », tout en faisant une exception pour les Juifs « qui dénigrent Israël »[40]. Enfin, pour Samuel Laurent, journaliste au Monde, il s'agit d'un « mouvement antisémite d'ultra-droite »[43]. Ces critiques rejoignent celles adressées à Alain Soral et Dieudonné, perçus par divers auteurs comme représentatifs du nouvel antisémitisme[Note 4].

Racisme et racialisme[modifier | modifier le code]

Philippe Corcuff et Haoues Seniguer estiment que le discours porté par Égalité et Réconciliation n'est pas qu'antisémite mais également racialiste car il oppose « Français de souche » et « Français de branche » ou de « fraîche date » « avec, par ailleurs, un rejet et un mépris manifestes des immigrés et des étrangers »[44]. De son côté, Fouad Bahri, journaliste à Zaman France, accuse l'association de défendre ouvertement « un certain nombre d'affirmations ou de propos de nature raciste ou inégalitaire (...). Le recours à l'usage de la catégorie « Français de souche » balaie définitivement toute aspiration à l'égalité »[28].

Alliance entre catholiques / nationalistes et musulmans[modifier | modifier le code]

D'après Sylvain Crépon, spécialiste de l’extrême droite, Alain Soral, qui était chargé des banlieues au comité central du FN[45], « essaye d’établir des passerelles entre les nationalistes et les jeunes musulmans »[2]. Pour l'historien Jean-Paul Gautier, il tente d'« atteindre un certain nombre d’habitants des quartiers populaires qui à première vue ne seraient pas attirés par le vote frontiste, ainsi qu'à amener un nouveau public aux vieilles rengaines de l’extrême droite »[46]. Jean-Yves Camus voit quant à lui Égalité et Réconciliation comme le moyen d'attirer vers le FN « les Français d'origine immigrée »[3], Marie-France Etchegoin comme un instrument de conversion des Français issus de l'immigration au « nationalisme politique »[24]. Pierre Tevanian et l'universitaire Fatiha Kaoues relèvent dès 2004 cette « opération de séduction en direction de ce qu’il perçoit comme un public "arabo-musulman" »[47].

Une théorie qui met en avant des intérêts convergents[modifier | modifier le code]

Le président d'Égalité et Réconciliation théorise cette stratégie :

« C’est dans mon intérêt de catholique blanc que la communauté musulmane soit puissante en France. Il faut un rééquilibrage communautaire pour faire poids contre la communauté toute-puissante ».

Dans cette perspective, il émet, selon Erwan Manac'h (journaliste à Politis), « une théologie de l’amitié islamo-chrétienne en avançant que les deux religions condamnent le prêt à intérêt, à l’inverse des juifs et des protestants ; une critique de la laïcité, nouvelle « religion d’État » islamophobe ; ou encore des missives contre le « paternalisme » de l’antiracisme et de la gauche »[48], accusant le Parti socialiste d'avoir « diabolisé l'islam »[38]. L'écrivain Jacques de Guillebon souligne que parmi les « publics très divers » auxquels s'adresse Alain Soral, celui-ci, face à « certains musulmans », « parlera René Guénon, c'est-à-dire tradition primordiale qui rassemble toutes les religions dans une unique origine » — le 60e anniversaire de la mort de ce dernier a été célébré par Égalité et Réconciliation[49] ; tandis que « devant certains catholiques, il bavera contre Vatican II, leur fournissant ainsi un discours à la fois traditionaliste et révolutionnaire »[37]. Il cite également Henry Corbin[38] et Imran Nazar Hosein[5]. Dans l'ensemble, ce discours a pour but de nouer une alliance contre la communauté juive[5],[37],[38].

La volonté d'attirer un public musulman serait doublée, selon Stéphane François, d'« une fascination pour l'islam, pour son aspect antimoderne et viril, qui vient clairement d’en haut », chez les militants. Marc George, ancien secrétaire général de l'association, et séduit par le « combat » de l'islam contre « la pornographie, la promotion de l'homosexualité » et sa défense de « la famille traditionnelle », a lui-même affiché sa conversion[2],[50]. Dans son ouvrage Comprendre l'Empire, Alain Soral écrit à ce sujet que « la dernière civilisation de la sphère post-méditerranéenne à ne s'être pas encore totalement soumise à l'Empire est le monde musulman »[38]. D'après Fatiha Kaoues et Pierre Tevanian, « ce n’est pas (...) par refus de tous les racismes qu’il [Alain Soral] se solidarise avec les personnes de confession musulmane en butte avec l’islamophobie, mais par fascination pour « l’Islam », entité essentialisée et fantasmée, sur laquelle il projette sa nostalgie de l’ordre familialiste de la France d’avant mai 68, sa haine des conquêtes féministes et son mépris de la culture populaire »[47].

Alain Soral affirme par ailleurs qu'il combat l’« arabisation de la France »[2] et encourage « un islam assimilationniste et patriotique, délesté de « l’arabité » et des traditions portées par les immigrés de la première génération. Il flatte la fibre réactionnaire d’une nouvelle bourgeoisie musulmane en mettant à l’index une jeunesse « réislamisée », opposant les « musulmans responsables » aux « islamo-racailles » des quartiers populaires »[48]. Pour le sociologue Philippe Corcuff et le chercheur Haoues Seniguer, « les proclamations islamophiles et arabophiles de Soral apparaissent contredites par des relents arabophobes et néocolonialistes moins visibles, voire par un mépris de classe et un paternalisme qu’il n’a de cesse de reprocher à ses adversaires politiques »[44]. L'historien Jean-Paul Gautier considère également qu'Alain Soral fait preuve de « démagogie paternaliste à l’encontre des Français d’origine immigrée »[46]. L'intéressé a lui-même écrit dans Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante que « la maghrébisation, l’africanisation, la tiers-mondisation de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française  », ou encore : «  Plus je vois la merde noire (…) dans laquelle l'Algérie s’enfonce un peu plus chaque jour, plus je découvre en images que les seules choses qui tiennent encore debout là-bas (...) sont celles que la France coloniale y a construites, plus je me dis que leur seul espoir, c’est qu’on y retourne  »[51]. Fouad Bahri, journaliste à Zaman France, estime quant à lui que « pour Soral, l'islam demeure à long terme une force dangereuse pour l'identité de la France qu'il défend, mais dans l'immédiat, il ne juge pas cette menace prioritaire du fait du faible niveau social et de la fragilité de l'insertion socio-économique des musulmans de France »[28].

Un discours relayé par divers acteurs[modifier | modifier le code]

Haoues Seniguer voit dans cette association la « courroie de transmission » fréquente du rapprochement entre :

Ce rapprochement serait, aux yeux des premiers, « le prolongement naturalisé de leur attachement au socle de valeurs normatives du monothéisme en général et de l'islam hyper-conservateur en particulier » ; mais aussi l'outil de la lutte contre le mondialisme derrière lequel « se cacherait, tel un grand marionnettiste, "une communauté organisée", c'est-à-dire juive et sioniste cosmopolite qui soumettrait les États-nations européens, en particulier la France, de race blanche et de tradition catholique pluriséculaire ».

Albert Ali a ainsi appelé à voter pour le Front national, tandis que Camel Bechikh s'est mobilisé au sein de la Manif pour tous[5]. Le discours d'Alain Soral est également repris par d'autres militants issus de l’immigration et proches d'Égalité et Réconciliation, tels Salim Laibi, alias « le libre penseur » ; Mathias Cardet, ancien militant antifasciste ; ou Farida Belghoul, porte-parole de la marche antiraciste « Convergence » en 1984[48]. En outre, la ligne d'Égalité et Réconciliation rejoint sensiblement la position de Dieudonné sur les religions qui, après avoir été athée et fustigé les monothéismes, se dit volontiers « islamo-chrétien » et appelle à une « croyance commune » à partir du milieu des années 2000[Note 3].

Un succès débattu[modifier | modifier le code]

Alain Soral prétend que le tiers des membres de son association serait des musulmans[44]. De son côté, l'avocat Karim Achoui avance : « Autour de moi, ceux que je sonde se sentent aujourd'hui plus représentés par Alain Soral que par Jamel Debbouze »[50]. Mais pour Erwan Manac'h, cette tentative de « synthèse entre droite réactionnaire et enfants d’immigrés » rencontrerait un « succès (...) limité » et serait en bute à la ligne islamophobe impulsée par Marine Le Pen depuis son arrivée à la présidence du FN en 2011. Le sociologue Éric Marlière estime quant à lui qu'Alain Soral et Dieudonné « sont écoutés, comme d’autres, [dans les quartiers populaires] mais avec une grande méfiance »[48].

De fait, le mouvement d'opposition au mariage homosexuel, ainsi qu'à la théorie du genre via l'initiative « Journée de retrait de l'école » lancée par Farida Belghoul, aurait favorisé un rapprochement entre musulmans et catholiques réactionnaires, à l'image de celui observé à cette occasion entre Belghoul et Christine Boutin[50]. Pour le politologue Jean-Yves Camus, « la nouveauté introduite par Égalité et Réconciliation est d’avoir popularisé la question de la théorie du genre dans un milieu musulman identitaire qui était tenu en lisière des manifestations contre le mariage homosexuel. La Manif pour tous et le Printemps français visaient plutôt un public de droite conservateur et catholique »[52].

D'après Fouad Bahri, journaliste à Zaman France, le succès d'Alain Soral et de son association chez « une partie des jeunes des quartiers » s'explique par ses qualités d'orateur et son « style de communication direct, franc, brutal » ; par « l'innovation et le large investissement des nouvelles technologies » qui ont permis « de produire une nouvelle forme de politique-spectacle en phase avec les pratiques sociales (internet, réseaux sociaux) des jeunes, le tout avec une bonne dose d'humour, de musique et de provocation » ; par un « processus d'identification, pour une population souvent marginalisée, diabolisée et en proie au ressentiment » ; et par son alliance avec Dieudonné, qui lui a permis à la fois de toucher le public de l'humoriste et de lui donner une « caution anti-raciste »[28].

Activités[modifier | modifier le code]

Dotée d'antennes à l'échelle régionale ainsi qu'en Suisse[53] et en Belgique[54], l'association s'avère « peu militante » d'après Jean-Paul Gautier, Michel Briganti et André Déchot[6]. Suite à l'assemblée générale de mars 2010 qui voit le départ de Marc George et abandonne l'ambition de devenir un parti politique[55],[17], seules quatre sections régionales sont maintenues et l'association change d'objet social, passant de « la promotion de l’idée de nation » à « la promotion des idées de l'essayiste Alain Soral sur la gauche des valeurs et la droite du travail »[1],[6],[45].

Les activités de l'association et des adhérents s'orientent principalement autour du culte du corps — ce qui relève bel et bien d’un système de valeurs d’extrême droite pour le politologue Stéphane François — et de l'esprit[2], à travers un site internet puissant. Celui-ci dépasse amplement l'audience restreinte de l'association et relaie les discours d'Alain Soral ainsi que les activités de sa SARL « Culture pour tous », notamment de la maison d'édition Kontre Kulture — le site d'Égalité et Réconciliation dispose également d'une boutique en ligne[56]. Pour l'historien Nicolas Lebourg, « le soralisme est une formation politique qui passe par l’internet, qui n’est pas doctrinale, et qui va bien au delà du petit noyau d’Égalité et Réconciliation : c’est quelque chose de diffus, un produit de consommation web »[57]. L'écrivain Jacques de Guillebon estime ainsi que le public du président d'Égalité et Réconciliation « rassemble des « cyber-fans » plutôt que des militants »[37].

Adhérents[modifier | modifier le code]

Les adhérents d'Égalité et Réconciliation sont essentiellement des hommes et, selon Stéphane François, des nationalistes révolutionnaires[2]. L'association a revendiqué jusqu'à 800 adhérents[2],[6].

Manifestations[modifier | modifier le code]

Les 8 et 9 septembre 2007, à Villepreux, a eu lieu la première université d'été de l'association, organisée par Marc George et à laquelle participèrent Dieudonné, Christian Bouchet, Jean-Marie Le Pen[58], Farid Smahi[59],[60], Serge Ayoub[61], Jean Robin[62],[63], ainsi que Giorgio Damiani, webmestre de vox NR, et Ugo Gaudenzi, directeur du quotidien italien Rinascita[3]. L'assistance comportait également, selon Jean-Yves Camus, les anciens militants du GUD Philippe Péninque et Gildas Mahé ; un chrétien libanais partisan du général Aoun ; « de jeunes beurs radicalisés et même [...] quelques islamistes dont un salafiste (ou tablighi) partisan du FN au nom du séparatisme communautaire »[3]. Pour Jean-Paul Gautier, « Soral tenta un remake du Cercle Proudhon regroupant un auditoire hétéroclite : catholiques, nationaux-bolchéviks, ex trotskistes, terciéristes, ex GUD, nationalistes-révolutionnaires, islamistes »[46].

Le 1er mai 2008, une trentaine de militants manifeste avec le Front national à Paris à l'occasion de la Fête du Travail[6].

Les 1er et 2 novembre 2008 a eu lieu la seconde université de l'association. Intitulée « Avec le retour de la puissance russe dans le concert des nations : organisons la résistance ! », elle a plutôt pour objectif de former ses participants. Elle voit intervenir Alain Soral, Jean-Claude Martinez, Jacques Cheminade, Marc George, Christian Bouchet et Franck Timmermans[10].

Le 17 janvier 2009, une trentaine de militants participe à une manifestation propalestinienne, qualifiée de « tentative de parasitage » par Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier[6].

Le 27 novembre 2009, Égalité et Réconciliation organise un comité d'accueil lors de la visite de Vladimir Poutine en France, en partenariat avec l'ambassade de Russie et le Collectif France Russie, dans le but, selon Marc George, de s'« opposer à la propagande gauchiste et atlantiste qui ne va pas manquer de se manifester et de perturber cette visite, et d'obtenir ce faisant de la visibilité médiatique » pour Égalité et Réconciliation[64]. C'est prétendument « 150 militants d'Égalité et Réconciliation et du Collectif France Russie » qui manifestent, alors que l'essentiel des participants est proche de l'ambassade russe d'après Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier[6].

Le 17 janvier 2010, Égalité et Réconciliation fait une participation « symbolique », d'après les mêmes auteurs, à la Marche pour la vie[6].

Le 5 juin 2010, une poignée de membres d'Égalité et Réconciliation est identifiée lors de l'« infiltration » du cortège de l'UOIF à la manifestation contre l'abordage de la flottille pour Gaza[6].

En 2010, Égalité et Réconciliation a également lancé une campagne d'affichage intitulée « Nous voulons un Chavez français[65] ! », marquant une proximité idéologique et un soutien au président vénézuélien dans sa lutte contre l'« impérialisme américain ».

Le 1er mai 2012, quelques représentants d'Égalité et Réconciliation participent au défilé en l'honneur de Jeanne d'Arc organisé par le Front national, peu après le premier tour de l'élection présidentielle[7].

Relais médiatiques : Flash et site internet[modifier | modifier le code]

Le bimensuel Flash, qui paraît à partir d'octobre 2008 et auquel Alain Soral participe activement, apparaît de fait comme l'organe de presse du mouvement[10] jusqu'à ce que le président d'Égalité et Réconciliation le quitte en avril 2011, le jugeant trop proche du Front national[66].

D'une visibilité bien plus importante, le site internet de l'association, qualifié de « cœur de trafic sur le net » par Abel Mestre et Caroline Monnot[33], « procure une audience supérieure, et de loin, à l'influence réelle de l'association » d'après Michel Briganti, André Déchot et Jean-Paul Gautier[6]. En effet, pour Rue89, ce site « n’est pas qu’un repaire d’illuminés, il draine aussi une population raisonnable, qui condamne l’antisémitisme (plus ou moins) », notamment des internautes qui « ne supportent plus que les médias traditionnels leur "dictent une façon de penser" » et « arrivent aussi à mettre de côté les pires déclarations d’Alain Soral pour écouter le reste »[67]. Aux côtés d'Alain Soral, le site met en avant les figures de Hugo Chávez, Ernesto Guevara, Mouammar Kadhafi, Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Mahmoud Ahmadinejad, Fidel Castro, Vladimir Poutine et Jeanne d’Arc[68].

En juin 2012, il est le premier à diffuser en France et sur le mode du deuil, la nouvelle de la mort de Roger Garaudy, figure du négationnisme[69]. Au printemps 2013, il « enregistrait 3,8 millions de visites, 14,5 millions de pages vues, et un peu moins d’1 millions de visiteurs par mois ». Le site de mesure d’audience Alexa classe alors le site d’Égalité et Réconciliation au rang 238 à l’échelle de la France, soit une audience proche d'un pure player comme Atlantico[67]. À l'automne 2013, le site est 269e au classement Alexa, à proximité du site de Télérama[68]. En janvier 2014, ce rang passe sous la barre des 150[70].

Certaines personnalités s'y réfèrent, suscitant ainsi la polémique. En janvier 2014, alors que le député UMP Daniel Fasquelle affirme, lors d'une séance de questions au gouvernement, qu'« on peut légitimement s'interroger » sur « la nomination de la fille du ministre de l'Éducation à un prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël », Alain Vidalies, ministre socialiste des relations avec le Parlement, l'accuse d'avoir tiré cette information du site d'Égalité et Réconciliation[71]. Le mois suivant, c'est le journaliste Éric Zemmour qui est accusé de s'informer sur le site d'Égalité et Réconciliation dans le cadre de la polémique sur la « Journée de retrait de l'école » lancée par Farida Belghoul et sur laquelle Égalité et Réconciliation, très en pointe dans l'opposition à la théorie du genre, s'est mobilisé[72],[73],[74]. En avril 2014, Jacques Bompard, député non inscrit, dépose trois questions écrites à l’intention du ministre de l’Éducation Benoît Hamon au sujet de la Queer week ; dans au moins deux d'entre elles, il cite et reprend largement un article publié sur le site d'Égalité et Réconciliation[75]. En août 2014, le député PS Jacques Cresta partage sur sa page Facebook un article du site d'Égalité et Réconciliation, avant de retirer sa publication[76].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Alain Soral, petit idéologue et grand épicier », Article 11, 15 novembre 2013
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Rozenn Le Carboulec et Anaïs Condomines, « Égalité & Réconciliation : enquête sur un vivier du FN », Rue89, 9 mai 2012
  3. a, b, c, d, e et f Jean-Yves Camus, « Alain Soral rassemble Le Pen, Dieudonné et des islamistes », Actualité juive, no 994, 3 octobre 2007.
  4. a et b Jean-Laurent Cassely, « Qui est Philippe Péninque, l'ex du Gud avec qui Cahuzac jouait au golf et faisait des affaires ? », Slate, 3 avril 2013
  5. a, b, c, d et e Haoues Seniguer, « La galaxie Alain Soral : de l'extrême droite néo-traditionaliste catholique aux néo-Frères musulmans », Le Huffington Post, 22 décembre 2013
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Briganti, Déchot et Gautier 2011, p. 17
  7. a et b Abel Mestre & Caroline Monnot, Le défilé FN redevient « in » à l’extrême droite radicale, blog "Droites extrêmes" de journalistes du Monde, 2 mai 2012
  8. Abel Mestre & Caroline Monnot, Qui va diriger le FNJ ?, blog "Droites extrêmes" de journalistes du Monde, 19 janvier 2011
  9. a, b et c Abel Mestre et Caroline Monnot, « Égalité et réconciliation dans ses (chefs d’) œuvre(s) », blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde publié par le site du quotidien le 15 février 2010
  10. a, b, c, d et e Briganti, Déchot et Gautier 2011, p. 16
  11. Briganti, Déchot et Gautier 2011, p. 56
  12. a, b, c, d, e, f, g, h et i Abel Mestre et Caroline Monnot, Les étranges amitiés de Dieudonné, Le Monde, 24 février 2009
  13. Abel Mestre & Caroline Monnot, « De chaque côté, des appuis radicaux... et musclés », Le Monde, 9 novembre 2010
  14. « Frédéric Chatillon, l’imprimeur radical du Front national », Les Inrocks, 24 mai 2012
  15. Frédéric Haziza, Vol au-dessus d'un nid de fachos. Dieudonné, Soral, Ayoub et les autres, Fayard, p. 9-10
  16. Christophe Forcari, « Dieudonné, côté obscur », Libération, 2 janvier 2009
  17. a, b et c Abel Mestre et Caroline Monnot, « Fin de “parti” pour Alain Soral », blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde publié par le site du quotidien le 23 février 2010
  18. Abel Mestre et Caroline Monnot, Rien ne va plus à Égalité et réconciliation, blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde publié par le site du quotidien le 16 février 2010
  19. a et b Abel Mestre et Caroline Monnot, « Rivarol »-Gollnisch: le baiser qui tue?, blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde, 15 mai 2010
  20. Elena Brunet, « Ces inquiétants stages "commandos" qui remplissent les poches d'Alain Soral », Le Nouvel Observateur, 7 août 2014
  21. a et b Marc Caen, Comment Dieudonné est devenu antisémite, Slate, 7 mai 2009
  22. Azzeddine Ahmed-Chaouch, « Comment Dieudonné s'est rapproché de Le Pen », Le Parisien, 8 janvier 2009.
  23. a, b et c Dieudonné-Soral : querelle pour une quenelle, Le Point, 26 novembre 2013
  24. a et b Marie-France Etchegoin, « Antisémite, “national-socialiste” : comment devient-on Alain Soral ? », Le Nouvel Observateur, 26 janvier 2014.
  25. « “Dieudonné veut fédérer une France black-blanc-beur antisémite”, selon Frédéric Haziza », rtl.fr, 22 janvier 2014.
  26. Alain Soral, ennemi public no 2, L'Express, 16 janvier 2014.
  27. « Le théâtre de la Main d’Or deviendra officiellement samedi 6 décembre le point de ralliement d’Égalité et Réconciliation à Paris et pour la France. À cette occasion, ce partenariat sera inauguré en présence d’Alain Soral et de Dieudonné à partir de 19h. » Communiqué publié sur le site d'Égalité et Réconciliation, 6 décembre 2008.
  28. a, b, c, d, e et f Fouad Bahri, « L'imposture Soral », Zaman France, 27 mai 2014
  29. a et b « Du communisme au nationalisme : itinéraire d’un intellectuel français », allocution prononcée à Vénissieux le vendredi 2 mars 2007
  30. « Dieudonné par Le Pen repris », REFLEXes, 24 mars 2007 ; mis à jour le 21 mai 2007.
  31. Briganti, Déchot et Gautier 2011
  32. Rumeurs sur la "théorie du genre" : Vincent Peillon veut convoquer les parents des élèves absents, France Bleu, 29 janvier 2014
  33. a et b Abel Mestre & Caroline Monnot, « Les familles de l'extrême droite sur le Net », Le Monde, 4 juillet 2011
  34. Briganti, Déchot et Gautier 2011, p. 15
  35. « Gauche du travail, droite des valeurs… », discours d'Alain Soral le 21 septembre 2007 retranscrit sur le site d'Égalité et Réconciliation
  36. a et b Dupont-Aignan injurie un journaliste, puis s'explique, France Télévisions, 18 février 2014
  37. a, b, c et d Jacques de Guillebon, « Voyage en Soralie », Causeur, no 10, février 2014
  38. a, b, c, d et e Michel Eltchaninoff, « À la recherche du nouvel ennemi », Philosophie Magazine, no 79, mai 2014, p. 49-50
  39. Hamdi Nabli, « Soral et Dieudonné. Complotisme ou parrésia ? », Les Invités de Mediapart, 17 septembre 2013
  40. a et b Bernard Darmon, Soral-Dieudonné et le business de l’antisémitisme, site du CRIF, 26 avril 2013
  41. La Licra demande l’annulation d’un colloque, Sud-Ouest, 7 septembre 2013. Extrait : « Les interventions de cette association ouvertement antisémite constituent une incitation à la haine »
  42. Vous avez interviewé Frédéric Haziza pour son livre «Vol au-dessus d'un nid de fachos», 20 Minutes, 22 janvier 2014
  43. Samuel Laurent, « Copé condamne les propos de Boutin... mais pas les autres ? », Le Monde, 3 avril 2014
  44. a, b et c Philippe Corcuff et Haoues Seniguer, « Quand les disciples d’Alain Soral nauséabondent à Lyon », Rue89 Lyon, 3 avril 2014
  45. a et b Pauline Graulle, « Alain Soral, l’imposteur », Politis, no 1285, 9 janvier 2014
  46. a, b et c Jean-Paul Gautier, « Alain Soral : De Pif gadget à Comprendre l’empire », http://tantquillefaudra.org/, 7 janvier 2014
  47. a et b Fatiha Kaoues, Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Réflexions sur le cas Alain Soral, Oumma.com, 6 décembre 2004
  48. a, b, c, d et e Erwan Manac'h, « Quand Soral drague les musulmans », Politis, no 1285, 9 janvier 2014
  49. Jean-Yves Camus, « Panorama des courants radicaux », Le Monde, 29 mai 2012
  50. a, b et c Tugdual Denis, Libie Cousteau et Eric Pelletier, « Ultra-droite: des musulmans à la rescousse », L'Express, 5 mars 2014
  51. Alain Soral, Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, Paris, Éditions Blanche, 2002, p. 7 et 39. Cité dans Julien Salingue, « Alain Soral, national-socialiste décomplexé », L'Anticapitaliste, no 55, juin 2014
  52. Manuel Pavard, « Les anti-gender, une galaxie anti-laïque et très marquée à droite », 20 Minutes, 3 mars 2014
  53. Pomey Raphaël, Kémi Seba refoulé: censure ou justice?, Le Matin, 26 octobre 2012
  54. RésistanceS, « Le frontiste Alain Soral ne viendra pas à Bruxelles », 4 décembre 2008
  55. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Duprat, l’idole des soraliens; Sidos sur galette numérique et autres échos », blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde publié par le site du quotidien le 12 février 2010
  56. « La boutique E&R vous ouvre ses portes ! », site d'Égalité et Réconciliation, 24 juin 2014
  57. Interview croisée : décryptage du FN par Nicolas Lebourg et Lorrain de Saint-Affrique, Roads Mag, 20 novembre 2013
  58. « Discours à l'occasion de l'Université d'été d'Égalité et Réconciliation », site du Front national, 10 septembre 2007.
  59. « Intervention de Farid Smahi sur le thème de la nationalité », site d'Égalité & Réconciliation, 21 septembre 2007.
  60. Nicolas Gauthier, « Première université d’été d’Égalité et Réconciliation : Un petit air de cercle Proudhon… », éditorial de National-Hebdo, sur le site de vox NR, 12 septembre 2007.
  61. « Alain Soral : conclusions des UDT de Villepreux », site d'Égalité & Réconciliation, 21 septembre 2007.
  62. Jean Robin, publié dans Actualité juive, Égalité & Réconciliation, 23 janvier 2008
  63. L’antisémitisme français va bien, merci pour lui !, Enquête & Débat, 13 avril 2012
  64. Abel Mestre et Caroline Monnot, « Alain Soral et son association font les yeux doux à Poutine », blog « Droite(s) extrême(s) » de journalistes du quotidien Le Monde publié par le site du quotidien le 26 novembre 2009
  65. « Nous voulons un Chavez français ! »
  66. Alain Soral arrête « Flash », StreetPress, 8 avril 2011
  67. a et b Nolwenn Le Blevennec et Imanol Corcostegui, « Égalité et Réconciliation, le site de Soral et aussi de votre voisin », Rue89, 5 décembre 2013
  68. a et b Evelyne Pieiller, Les embrouilles idéologiques de l’extrême droite, Le Monde diplomatique, octobre 2013
  69. Roger Garaudy, figure du négationnisme, est mort, Le Monde, 15 juin 2012
  70. « Classement de sites dissidents au 15/01/2014 »
  71. Benjamin Bonneau et Marie-Laure Combes, « L’UMP s'informe-t-elle sur le site d'Alain Soral ? », Europe 1, 29 janvier 2014
  72. « Théorie du genre » « enseignée dans les écoles » ? Les élucubrations d’Eric Zemmour, blog du service politique du Monde, 4 février 2014
  73. Au “Grand journal”, Eric Zemmour piégé par son employeur, Télérama, 7 février 2014
  74. Samuel Laurent, Mariage gay, PMA, « gender »... Dix liens pour tout comprendre, Le Monde, 26 février 2014
  75. Sylvain Chazot, « Jacques Bompard se réfère au mouvement d’Alain Soral Égalité et Réconciliation dans des questions adressées à Benoît Hamon », Le Lab Politique Europe 1, 8 avril 2014
  76. Sébastien Tronche, « Oups, un député PS partage maladroitement sur Facebook un article du site Egalité et Réconciliation d’Alain Soral », Le Lab Europe 1, 14 août 2014

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans son livre Vol au-dessus d'un nid de fachos et un tchat accordé à 20 minutes, le journaliste Frédéric Haziza accuse Nicolas Dupont-Aignan d'être lui aussi « complaisant » à l'égard de l'association, en affirmant que Marion Sigaut, membre de l’équipe dirigeante d'Égalité et Réconciliation, assure parallèlement les fonctions de déléguée nationale à la Vitalité de la langue française au sein de son parti Debout la République (DLR), qui se réclame du gaullisme [sources : Vous avez interviewé Frédéric Haziza pour son livre «Vol au-dessus d'un nid de fachos», 20 Minutes, 22 janvier 2014 ; Dupont-Aignan injurie un journaliste, puis s'explique, France Télévisions, 18 février 2014]. L'intéressé réagit vivement lors d'une entrevue filmée avec le journaliste et affirme qu'il a « mis un mois » à exclure Marion Sigaut quand il a appris qu'elle avait rejoint Alain Soral ; les deux hommes s'accordent sur le fait que celle-ci n'est en fait plus à DLR [source : Sébastien Lernould, VIDEO. Nicolas Dupont-Aignan traite un journaliste de «merde intégrale», Le Parisien, 16 février 2014]. Nicolas Dupont-Aignan déclare sur son blog que le rapprochement public de Marion Sigaut avec Égalité et Réconciliation a été ultérieur à sa prise de responsabilités au sein de DLR et qu'il a fait part à celle-ci, en mai 2013, de l'interdiction de la double appartenance en vigueur dans son parti, tout en insistant sur le fait qu'elle « n’a jamais prononcé la moindre phrase raciste ou antisémite » [source : Nicolas Dupont-Aignan, « Frédéric Haziza, le retour des procès de Moscou », Le Blog de Nicolas Dupont-Aignan, 17 février 2014]. En-dehors du monde politique, Frédéric Haziza cible également Éric Naulleau qui, par le biais de son livre d'entretiens avec Alain Soral, Dialogues désaccordés, « finance Égalité et Réconciliation » d'après lui [source : Dupont-Aignan injurie un journaliste, puis s'explique, France Télévisions, 18 février 2014].
  2. Cf. l'article consacré à Alain Soral
  3. a et b Cf. la section de l'article sur Dieudonné consacrée à l'évolution de son entourage
  4. Cf. les articles consacrés à Alain Soral et Dieudonné

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]