Philippe Gardent

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Philippe Gardent
Image illustrative de l'article Philippe Gardent
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance 15 mars 1964 (1964-03-15) (50 ans)
Lieu Belleville
Taille 1,82 m
Poste pivot
Surnom(s) Boule
Situation en club
Club actuel logo PSG Paris Saint-Germain Handball
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
-1982 Drapeau : France Stade français
1982-1985 Drapeau : France Paris Université Club
1985-1990 Drapeau : France USM Gagny
1990-1992 Drapeau : France USAM Nîmes
1992-1996 Drapeau : France OM Vitrolles
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
1983-1995 Drapeau de France France 298 (635)
Équipes entraînées
Année(s) Équipe Stat
1996-2012 Drapeau : France Chambéry SH
dep 2012 Drapeau : France Paris S-G
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Philippe Gardent, né le 15 mars 1964 à Belleville (Rhône), est un ancien joueur de handball français, qui évoluait au poste de pivot. Champion de France à 5 reprises, il l'un des piliers des barjots qui ont remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone puis le titre mondial en 1995

Reconverti entraîneur, il a dirigé de 1996 à 2012 l'équipe de Chambéry, avec laquelle il devient champion de France en 2001. Entraîneur du Paris Saint-Germain Handball depuis juin 2012, il remporte le titre de champion de France dès sa première saison dans la capitale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Belleville au cœur du Beaujolais, il est le dernier des six enfants de la famille Gardent[1]. Il suit ses parents au gré des déménagements de ceux-ci, son père travaillant chez Matra. Après avoir essayé le judo, il découvre le handball avec M. Magoudoux, directeur de l'école primaire « les Coudray » à Maurepas en région parisienne, puis intègre la section sports-études de Chartres avec Thierry Perreux, un autre futur Barjot qui deviendra bien des années plus tard son adjoint au Paris S-G.

Joueur en club[modifier | modifier le code]

Il évolue au PUC entre 1982 et 1985, puis part de 1985 à 1990 pour l'USM Gagny, le meilleur club français de l'époque où il connaît ses premiers titres (Champion de France 1986 et 1987, Coupe de France 1987) et ses premières sélections nationales. Il prend ensuite la direction du Midi, à l'USAM Nîmes d'abord entre 1990 et 1992 (Champion de France 1991), puis à l'OM-Vitrolles de 1992 à 1996 où il enrichit son palmarès en Coupe des Coupes avec une victoire en 1993 et une finale en 1994, mais aussi à l'échelon national avec deux nouveaux titres de champion de France (1994 et 1996) et deux coupes de France (1993 et 1995).

Joueur en équipe de France[modifier | modifier le code]

En 1983, aux Jeux méditerranéens, Gardent connait sa première sélection en équipe de France et... son premier carton rouge[1].

Sélectionné à 298 reprises de 1983 à 1995, équipe dont il est le capitaine de nombreuses années durant[2], il prend part à l'ascension des Bleus qui, sous la houlette de Daniel Costantini, passe de la division C (3e division mondiale) au titre de Champion du monde en 1995.

Ainsi, il remporte ses premiers succès à partir de 1992 avec une médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, puis une première confirmation avec une place de finaliste lors du championnat du monde de 1993 contre la Russie. Enfin, c'est en 1995 qu'il obtient la consécration avec le titre mondial contre la Croatie, le premier titre mondial obtenu par une équipe de sport collectif française. Toutefois, Gardent mettra du temps à faire sien de ce succès du fait qu'il a «si peu participé à [ce] succès», ayant notamment assisté à la finale depuis les tribunes[1].

Cette épopée[3], qui se termine par une 4e place aux Jeux Olympiques d'Atlanta, est obtenue grâce à une équipe de joueurs à fortes personnalités comme Gardent tels que Denis Lathoud, Frédéric Volle, Stéphane Stoecklin ou Jackson Richardson qui seront d'abord connu sous le nom des « bronzés » après 1992, puis des barjots, surnom que Gardent donne pour décrire ses coéquipier à la veille de finale du championnat du monde de 1993[2].

Entraineur en club[modifier | modifier le code]

Suite au retrait de l'OM-Vitrolles, il prend en août 1996 la responsabilité technique du club de handball du Stade Olympique de Chambéry. Sous sa direction, le club grandit : les licenciés doublent, une nouvelle salle est construite et surtout sur le plan sportif, le club devient le véritable deuxième club français derrière le Montpellier HB avec trois deuxièmes places consécutives en championnat entre 1998 et 2000. Cela se concrétise par un titre de champion de France en 2001 et une coupe de la Ligue en 2002. S'il ne parvient pas à remporter d'autres titres, il installe durablement le club chambérien en tant que deuxième club français, multipliant les titres de vice-champion de France et les finales de coupe de France ou de la Ligue entre 1998 et 2012.

S'il espère à un moment donné devenir le sélectionneur de l'équipe de France à la suite de Claude Onesta[2], il quitte Chambéry en juin 2012 après 16 ans sur le banc savoyard pour rejoindre le Paris Saint-Germain Handball où, dès sa première année, il remporte douze ans plus tard son second titre de champion de France 2013.

Divers[modifier | modifier le code]

En 1995, alors qu'il évolue à l'OM Vitrolles, il s'oppose ouvertement au Front national lors de l'élection municipale de Vitrolles où Bruno Mégret échoue de justesse au second tour[1].

Il a 2 enfants, Camille et Matis, nés en 1996 et en 1999, qui eux aussi, pratiquent le handball. Sa fille a intégré le pôle espoir handball en 2011, au lycée Louis Armand, au côté de Melvin Richardson au poste d'arrière droit. Son neveu Arthur Gardent est de même au pôle espoir handball à Eaubonne (95) également au poste d'arrière droit.

En septembre 2003, Belleville, sa ville natale, a inauguré un nouveau gymnase baptisé en son honneur.

Club[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

Entraineur[modifier | modifier le code]

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

Club[modifier | modifier le code]

Équipe nationale[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Club[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

  • Élu meilleur entraineur du championnat de France (2) : 2001[6], 2011[7]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c et d Jean-Louis Le Touzet, « Philippe Gardent, portrait »,‎ 23 juin 1995 (consulté le 1er janvier 2014)
  2. a, b et c « Philippe Gardent :« Entraîner l'équipe de France ne me déplairait pas » », sur lemessager.fr,‎ 16 février 2012 (consulté le 15 avril 2013)
  3. « L'épopée des Barjots », sur sportvox.fr,‎ 8 août 2007 (consulté le 15 avril 2013)
  4. (en) Profil olympique de Philippe Gardent sur sports-reference.com
  5. [PDF]« Sept de diamant du handball français », sur FFHB,‎ 11 juin 2002 (consulté le 27 octobre 2013)
  6. « Sept d'or du handball 2001 », sur handzone.net,‎ 1er juillet 2001 (consulté le 2 janvier 2014)
  7. « Trophées du hand 2011 », sur handzone.net,‎ 17 mai 2011 (consulté le 2 janvier 2014)