Guillaume Gillet (architecte)

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Guillaume Gillet
Présentation
Naissance
Fontaine-Chaalis, Oise
Décès (à 75 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme DPLG en 1937
Formation ENSBA, ateliers Pontremoli et Perret
Œuvre
Réalisations Église Notre-Dame de Royan,
Église Saint-Joseph Travailleur d'Avignon,
Prison de Fleury-Mérogis
Distinctions Prix de Rome 1946,
Académie des beaux-arts 1968,
Académie d'architecture

Guillaume Gillet est un architecte français, né à Fontaine-Chaalis le 20 novembre 1912 et mort le 23 septembre 1987 à Paris. Grand Prix de Rome, il est connu pour son architecture moderne, principalement dans le domaine de l'architecture religieuse et pénitentiaire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il nait à l'Abbaye de Chaalis où son père, Louis Gillet, est conservateur du musée Jacquemart-André pour l'Institut de France. Son grand-père maternel est René Doumic, académicien et ancien directeur de la Revue des Deux Mondes. Il entre à l'École nationale supérieure des beaux-arts au sein de l'atelier d'Emmanuel Pontremoli puis d'Auguste Perret et est diplômé architecte en 1937. Il hésite un certain temps entre une carrière d'architecte et la peinture.

Mobilisé en 1939, il est prisonnier en Allemagne de 1940 à 1945. Emprisonné dans l'Oflag VI-A à Soest, réservé aux officiers, en Westphalie, il côtoie en captivité un certain nombre d'ingénieurs de l'École nationale supérieure d'arts et métiers, avec qui il travaillera par la suite. Il réalise, dans le camp, l'aménagement intérieur et la décoration de la chapelle française en collaboration avec un autre diplômé des Beaux-arts, René Coulon[1]. Après sa libération, il est lauréat du Premier Grand Prix de Rome en 1946, il effectue plusieurs séjours à Rome jusqu'en 1950.

Architecte en chef des Bâtiments Civils et Palais Nationaux en 1952, il monte un cabinet en partenariat avec plusieurs ingénieurs dont Bernard Laffaille et René Sarger. Il est nommé architecte conseil des villes de Paris et de Cannes, du département des Bouches-du-Rhône et de la principauté de Monaco, puis d'urbaniste conseil de la ville d'Antibes. Il acquiert sa renommée dans la réalisation de bâtiments religieux et d'ouvrages d'arts. Il collabore particulièrement avec le Ministère de la Justice et l'administration pénitentiaire pour laquelle il réalise une dizaine de prisons en France au cours des années 1960.

Académicien en 1968, enseignant à l'École nationale supérieure des beaux-arts en tant que chef d'atelier de 1953 à 1971, il est élu président de l'Académie d'architecture entre 1970 et 1973 et de l'Académie des beaux-arts en 1983, où il est élu en 1968 au fauteuil no 8.

À sa mort, il est inhumé à sa demande et de manière exceptionnelle, dans l'église Notre-Dame de Royan.

Depuis le 13 octobre 2012, une rue porte son nom à Caen[2].

À la suite d'une dation, l'ensemble des archives de son cabinet sont conservées au Centre des archives d'architecture du XXe siècle de l'Institut français d'architecture.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Guillaume Gillet 1912-1987, Architekt Maler Literat: Die Französische Kapelle in Soest, Kultur in der Kriegsgefangenschaft ( = Guillaume Gillet, architecte, peintre, écrivain: la chapelle française à Soest, vie culturelle en captivité)", catalogue d'exposition, Wilhelm-Morgner-Haus, Soest. Bönen: DrückVerlag Kettler, 2000.
  • Christelle Frapier, Guillaume Gillet (1912-1987): un exemple de collaboration architecte-ingénieurs, mémoire de DEA d'histoire de l'architecture, dir. Dominique Rouillard, Université de Paris, IUFR 03, 2001. 2 vol.
  • Nicolas Nogue, Rose Gillet, Isabelle Debette, Guillaume Gillet: architecte, peintre, écrivain : 1912-1987, éd. Royan culture, 2002.
  • Henry Bernard, Hommage à Guillaume Gillet, membre de la Section d'architecture, en l'église Saint-Germain-des-Prés, Institut de France, Académie des beaux-arts, 30 septembre 1987, 6 p.
  • Notre-Dame de Royan, Guillaume Gillet, architecte - Textes recueillis et présentés par Rose Gillet, Éd. Bonne Anse, Coll. 50e anniversaire de la Reconstruction de la ville de Royan, 106 pages, 2005.
  • Christophe Petitjean, L’Architecture religieuse de Guillaume Gillet à partir de l’exemple de Saint-Joseph-Travailleur d’Avignon, mémoire de maîtrise sous la direction de Claude Massu, Université de Provence, Aix-Marseille I, 1996 - 1997.
  • Colonnes : Archives d'architecture du XXème siècle; no 25 de juin 2009: Guillaume Gillet (1912 - 1987), un architecte des trente glorieuses.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]