Antoine Vaudoyer

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Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer
Image illustrative de l'article Antoine Vaudoyer
Portrait d'Antoine Vaudoyer par Auguste Bry.
Présentation
Naissance 21 décembre 1756
Paris
Décès 27 mai 1846
Paris
Formation Académie royale d'architecture
Œuvre
Distinctions Grand Prix de Rome (1783)
Académie des beaux-arts (1823)
Entourage familial
Famille Léon Vaudoyer (fils)

Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer né le 21 décembre 1756 à Paris, mort le 27 mai 1846 à Paris, est un architecte français. Il fait partie d'une dynastie d'architectes dont le plus connu est son fils, Léon Vaudoyer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Vaudoyer débute dans la carrière des armes en 1777 en rentrant dans le régiment de dragons de Lorraine. Il quitte l'armée dès l'année suivante, après la mort de son père, et devient l'élève de Marie-Joseph Peyre à l'Académie royale d'architecture. Il est lauréat du Grand Prix de Rome en 1783 pour « Une ménagerie renfermée dans le parc du château d’un souverain ».

Il est pensionnaire de l'Académie de France à Rome de 1784 à 1788.

En 1789, il ouvre un atelier libre d'architecture pour former des élèves.

Il proteste contre le projet de transformer l'église Sainte-Geneviève en Panthéon national en 1791.

Il fonde en 1793 une école d'architecture, avec Julien-David Le Roy, suite à la suppression des académies. L'école est reconnue par le ministre de l'Intérieur deux ans plus tard.

Lors de la création du Conseil des bâtiments civils en 1795 par Jean-Baptiste Rondelet, Jean-François-Thérèse Chalgrin et Alexandre-Théodore Brongniart, Vaudoyer se vit confier un des six postes d'inspecteur[1].

Il devient membre de la Société des sciences, lettres et arts de Paris en 1799.

Portrait de Vaudoyer par Horace Vernet.

Architecte du palais des Beaux-Arts au palais des Quatre Nations en 1802, Vaudoyer travailla à l'extension du Collège de France, de la Sorbonne et fut chargé du chantier de l'Institut de France lorsque celui-ci vint occuper le Collège des Quatre Nations. Il est entre autres l'architecte de la salle des séances.

Il est nommé architecte du musée des Monuments français en 1810, chargé du projet pour un palais des Beaux-Arts en 1811, nommé architecte du marché des Carmes de la place Maubert en 1811, architecte de la Bibliothèque Sainte-Geneviève en 1813 et architecte de la nouvelle École des beaux-arts en 1816.

Outre ses travaux d'architecte, Vaudoyer anima un atelier à l'École royale des beaux-arts[2]. Il fut élu membre de l'Académie des Beaux-Arts au second fauteuil de la section architecture en 1823[3] (dont il était secrétaire archiviste de la section d!architecture depuis 1807).

Distribution des récompenses aux artistes à la fin du Salon de 1824, le 15 janvier 1825.

Marié à Alexandrine-Julie Lagrenée, fille de Louis Jean François Lagrenée, il est le père de Léon Vaudoyer.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse, section 13 avec son fils Léon Vaudoyer, également architecte.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

  • Grands prix d'Architecture, Projets couronnés par l'Académie Royale des Beaux-Arts de France, Gravés et publiés par A.L.T. Vaudoyer et L.P. Baltard, Paris, 1818

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lauren M. O'Connell, "Redefining the past: revolutionary architecture and the Conseil des Bâtiments Civils", in The Art Bulletin, Juin 1995.
  2. Où il eut notamment pour élève Henri Labrouste. Cf. Notice sur celui-ci sur le site 19e.org
  3. Evocation de Vaudoyer dans le discours de Michel Folliasson en hommage à Bernard Zehrfuss, ses prédécesseurs dans le même fauteuil à l'Académie des beaux-arts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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