Charles Bronson

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Charles Bronson

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Charles Bronson en 1966

Nom de naissance Charles Dennis Buchinsky
Naissance 3 novembre 1921
Ehrenfeld (en), États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès 30 août 2003 (à 81 ans)
Los Angeles, États-Unis
Profession Acteur (1950-1999)
Films notables Les Sept Mercenaires
La Grande Évasion
Les Douze Salopards
Il était une fois dans l'Ouest
Le Passager de la pluie
Un justicier dans la ville
Mr. Majestyk
Le Bagarreur

Charles Bronson, de son vrai nom Karol Dionizy Buczynski autrement Charles Dennis Buchinsky, est un acteur américain, né le 3 novembre 1921[1],[2] à Ehrenfeld (Pennsylvanie) et mort le 30 août 2003 à Los Angeles (Californie).

Avec son physique impressionnant et son visage dur, Charles Bronson fut souvent habitué à des rôles virils, dont quelques-uns sont entrés dans la légende. Il reste pour des générations de cinéphiles l'inoubliable homme à l'harmonica de Il était une fois dans l'Ouest, le roi du tunnel de La Grande Évasion, un des Douze Salopards, un des Sept Mercenaires et le Justicier dans la ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début au théâtre[modifier | modifier le code]

Onzième enfant d'une famille ouvrière d'origine tatare[3] lituano-polonaise, Charles Bronson est d'abord mineur de fond à 1 $ la tonne de charbon, puis mitrailleur de queue d'un bombardier pendant la Seconde Guerre mondiale. Démobilisé en février 1946, il part pour Philadelphie tenter sa chance et s'inscrit grâce au G.I. Bill l'année suivante dans une école de dessin, il a alors 27 ans. Sur place, il noue une amitié avec un dénommé Jack Klugman avec lequel il partage un appartement jusqu'en 1949. Durant cette période, il entre dans la troupe de théâtre locale et joue des rôles secondaires dans diverses pièces. Il passe ainsi une audition avec Elia Kazan pour Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams. Il est garçon de chaises à Atlantic City où des acteurs de cinéma de passage dans les casinos de la ville lui conseillent à cause de son physique de tenter sa chance à Hollywood. En 1949, il épouse à Atlantic City Harriet Tendler, qu'il avait rencontrée au théâtre deux ans plus tôt, avant de partir pour la Californie. La même année, il est admis au célèbre théâtre de Pasadena puis se fait remarquer dans La Grand'Route d'August Strindberg. En 1951, Bronson obtient son premier grand film : La marine est dans le lac, d'Henry Hathaway.

Les premiers films[modifier | modifier le code]

Avec son premier film, Bronson rencontre Gary Cooper. Ce dernier le conseille et lui sera une aide précieuse pour la suite de sa carrière. Son rôle est celui d'un marin polonais, Wascylewski. Son second film, Le peuple accuse O'Hara, permet à Bronson de rencontrer le réalisateur John Sturges, qui saura se souvenir de l'acteur neuf ans plus tard lors du film Les Sept Mercenaires. Poursuivant les rôles, Bronson termine l'année avec Dans la gueule du loup où il incarne un docker musclé.

Charles Bronson a tourné plus de 150 films pour la télévision, entre 1952 et 1998.

En tant qu'artiste invité, l'acteur apparaît souvent en boxeur (M-Squad avec Lee Marvin, Playhouse 90, Roy Rogers, One Step Beyond) ou en méchant de western (Bonanza, Rawhide avec Clint Eastwood, Have gun, will travel, Gunsmoke). Il a également interprété un rôle de soldat pacifiste dans la série La Quatrième Dimension (Two avec Elizabeth Montgomery), et de gangster gitan dans Les Incorruptibles. Mais il est aussi quelquefois le partenaire du héros : Le Fugitif, Le Virginien.

Charles Bronson en 1963, dans la série The Travels of Jaimie McPheeters (en).

Sa carrière de cinéma débute dans les années cinquante, son service militaire effectué. Il est surtout connu pour ses rôles dans Les Sept Mercenaires de John Sturges, Il était une fois dans l'Ouest ou encore Soleil rouge et des films de guerre (La Grande Évasion et Les Douze Salopards).

Consacré en Europe par Sergio Leone et René Clément (Le Passager de la pluie), Bronson trouve le succès aux États-Unis en 1974, grâce à Un justicier dans la ville, à l'âge de 52 ans. Il tourne quatre suites à ce film de Michael Winner, au fil des années. Le 5 octobre 1968, il épouse l'actrice anglaise Jill Ireland avec laquelle il vivra jusqu'au décès de celle-ci, victime d'un cancer du sein le 18 mai 1990, et avec qui il tourne de nombreux films. Il succombe à une pneumonie le 30 août 2003 à Los Angeles alors qu'il était atteint de la maladie d'Alzheimer.

L'éternel Indien[modifier | modifier le code]

D'origines lituanienne et tatare, Charles Buchinsky devint l'un des « indiens » les plus célèbres de Hollywood. Robert C. Cumbow dans son ouvrage The Films of Sergio Leone, indique que le caractère typé du physique de l'acteur, avec ses cheveux noir épais, son visage buriné et bronzé, et ses yeux bleus-verts, le destinait naturellement à incarner des caractères ethniquement marqués[4].

Charles Bronson au festival de Cannes 1987.

Dans le film pro-indien Bronco apache de Robert Aldrich, Bronson joue un apache ayant trahi les siens. Il incarne un indien rebelle dans le film de Delmer Daves : L'Aigle solitaire. Il est, ensuite, un chef dans Le Jugement des flèches de Samuel Fuller. Dans La Bataille de San Sebastian d’Henri Verneuil, il incarne un métis haineux opposé à l'invasion de son territoire. Entretemps en 1959 dans le film de guerre, La Proie des vautours, il incarne un militaire métis qu'un autre soldat primairement raciste ne cesse de taquiner en l'appelant "grand-chef peau-rouge".

Dans Les Sept Mercenaires il est un tireur d'élite mexicano-irlandais, Bernardo O'Reilly : "Irlandais par mon père, Mexicain par ma mère, moi au milieu" s'y définit-il. Sergio Leone exploite cette « ambivalence ethnique[4] » pour le rôle de Harmonica le tueur silencieux d'Il était une fois dans l'Ouest, où le flashback le montre sous les traits d'un jeune latino aux yeux marrons[4]. Mais c'est explicitement sous les traits d'un Mexicain à part entière que Charles Bronson apparaît en 1968 dans Pancho Villa, Rodolpho Fierro, lieutenant du célèbre chef révolutionnaire interprété ici par Yul Brynner.

Enfin, en 1972, il incarne un apache vengeur dans Les Collines de la terreur de Michael Winner. L'année suivante il interprète Chino, un éleveur de chevaux, rejeté par sa communauté en raison de ses origines amérindiennes.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

En France, Charles Bronson n'avait pas de voix française spécifique. Dans les années 1960, 70 et 80, il fut essentiellement doublé par Claude Bertrand, Marcel Bozzuffi et Edmond Bernard.

et aussi :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Philippe Setbon, Bronson, Paris, PAC,‎ décembre 1983, 2e éd., 234 p. (ISBN 9-782853-362207)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Charles Bronson et Archie Cash[modifier | modifier le code]

Le héros de la bande dessinée a été volontairement dessiné sous les traits de l'acteur américain Charles Bronson[5] qui joue dans ses films un rôle similaire de justicier.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cinefiches.com, « Charles Bronson »,‎ 2011 (consulté le 29 aout 2011)
  2. Philippe Setbon, Bronson, PAC, Paris, 1983, p. 13.
  3. Stefan Bratkowski, Najkrótsza Historia Polski (The Shortest History of Poland), KAW, Varsovie, 1999, p. 9.
  4. a, b et c Robert C. Cumbow, The Films of Sergio Leone, p. 128
  5. Anecdote de la série sur hippopolivre