Gentleman cambrioleur

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Dans la fiction, le gentleman cambrioleur est un genre de cambrioleur se distinguant par sa double vie de personne mondaine d'un côté et sa vie de cambrioleur de l'autre, agissant avec élégance et raffinement. Il faut cependant préciser que l'adjectif gentleman cambrioleur suppose que son côté mondain déteigne sur son activité illicite, c'est-à-dire qu'il s'agisse d'un cambrioleur aux bonnes manières et qui ne fait jamais ou rarement usage d'une arme ou de quelconque brutalité.

Origine de l'expression[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre gentleman cambrioleur est Arsène Lupin[réf. nécessaire], personnage de roman créé par Maurice Leblanc. Celui-ci est d'ailleurs à l'origine de l'expression, issue du premier titre de sa série Arsène Lupin, gentleman cambrioleur.

Œuvres mettant en scène un gentleman cambrioleur[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Lupin III, mettant en scène le petit-fils d'Arsène Lupin.
  • Les Enquêtes de Kindaichi, où Hajime fait face de temps en temps à un cambrioleur maître du déguisement surnommé "Gentleman Thief".
  • Détective Conan, où Conan fait face de temps en temps à un jeune cambrioleur surnommé "Kid l'Insaisissable" (Kaitô Kid).
  • Cat's Eye, manga dans lequel on suit la vie d'un trio de femmes prévenant toujours la police avant de commettre ses méfaits.

Le voleur au cents visage de Clamp. Où le personnage d'Akira joue le rôle de gentleman cambrioleur

Films[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Gentleman cambrioleur est une chanson interprétée par Jacques Dutronc (né en 1943) ; l'auteur en est Yves Dessca (né en 1949).
  • En 2009, le chanteur Garou a repris le célèbre titre de Jacques Dutronc Gentleman cambrioleur dans son album de reprise du même nom ; c'est d'ailleurs le fil conducteur de l'album.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Arsène Lupin, Gentleman cambrioleur, émission de télévision française des années 70 mettant en vedette George Descrières dans le rôle de Arsène Lupin.
  • FBI : Duo très spécial (White Collar), série américaine mettant en scène un gentleman cambrioleur devenu indic pour le FBI.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Sly Cooper, gentleman, maître voleur français dans la série de jeux vidéo Sly Raccoon

Personnes réelles[modifier | modifier le code]

  • Bruno Sulak (6 novembre 1955 - 29 mars 1985) qui n'a jamais utilisé la violence[1].
  • Spaggiari (1933-1989) a parfois été comparé à un gentleman cambrioleur suite au vol sans violence de la banque de Nice (voir le casse du siècle) et à son évasion rocambolesque.
  • Patrick Brice est un ancien truand belfortain spécialisé dans les vols à main armée d'agences bancaires qui sera qualifié plus tard de « roi de l'évasion ». Élégant, réputé pour sa correction (il offre un bouquet de fleurs à une caissière de banque, envoie des cartes postales à la presse locale lors de ses cavales et du champagne aux policiers), il formera, avec sa future épouse, Laurence, un couple célèbre. Il a écrit son autobiographie pour Denoël éd. (L'Amour à main armée) et fait l'objet d'un film de Rémi Lainé pour France 2 (Un Amour en dépit du bon sens (la belle et le braqueur)) en 2001.
  • Serge de Lenz (1892-1945)
  • Ronnie Biggs (né en 1929)
  • Marius Jacob (1879-1954)
  • Eddie Chapman (1914-1997) fut un casseur de coffre anglais opérant dans les gangs de Londres. Grand séducteur, il faisait chanter des femmes de la haute société Londonienne. Emprisonné aux îles Anglo-Normandes (envahies par l’Allemagne durant son incarcération) il s’enrôla dans les services secrets allemands pour échapper à la prison et devient un célèbre agent double pour le compte de l’Angleterre, qui lui accordera l'immunité pour ses services rendus durant la guerre.
  • René la Canne (1919-2000)
  • Jean Herrina (1956-2007)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D'abord légionnaire, comme son père Stanislas Sulak d'origine polonaise, sa vie bascule lorsqu'il déserte de la Légion à la fin des années 1970. Il se lance alors dans les braquages, ce qui lui vaut de recevoir le surnom d'« Arsène Lupin des bijouteries ». Arrêté, il fait de la prison dont il réussit à s'évader. Le 29 mars 1985, il meurt dans des circonstances inconnues lors de sa troisième évasion de la Maison d'arrêt de Fleury-Mérogis lorsque, découvert par une ronde, il saute du deuxième étage de la prison. Source : Philippe Jaenada, Sulak, Julliard,‎ 2013, 496 p. et Pauline Belmihoub, Bruno Sulak l'ami public numéro 1, Éditions Melanges,‎ 2007, 427 p.