Mylène Demongeot

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Mylène Demongeot

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Mylène Demongeot au Festival de Cannes 1990.

Nom de naissance Marie-Hélène Demongeot
Naissance 29 septembre 1935 (1935-09-29) (76 ans)
Nice (Alpes-Maritimes), France
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Actrice
Films notables Les Sorcières de Salem
Bonjour tristesse
La Bataille de Marathon
Les Trois Mousquetaires
Trilogie Fantômas
36 Quai des Orfèvres
Site internet http://www.mylene-demongeot.fr

Mylène Demongeot, née Marie-Hélène Demongeot le 29 septembre 1935[1] à Nice (France), est une actrice française.

Sommaire

[modifier] Biographie

De mère ukrainienne et niçoise par sa grand-mère, elle a 13 ans lorsque sa famille s'installe à Paris. Elle apprend le piano avec Marguerite Long et Yves Nat et s'inscrit par ailleurs au cours Simon qu’elle quitte pour suivre celui de Marie Ventura. Parallèlement à ses premiers petits rôles au cinéma à partir de 1953, elle pose pour des photos publicitaires et tombe amoureuse du photographe Henri Coste qu’elle rencontre en 1956. C’est d’ailleurs grâce à l’un de ces clichés qu’elle devra d’être remarquée par Raymond Rouleau à la recherche de « son Abigail » pour son prochain film Les Sorcières de Salem, rôle qui apportera la consécration à Mylène en 1957 à 21 ans. Henri Coste, plus âgé qu'elle et déjà marié, après avoir divorcé, deviendra son époux en 1958 et le restera jusqu’en 1968.

À ses débuts, sa blondeur et sa grâce mutine la font rivaliser avec une autre jeune actrice en vogue, Brigitte Bardot. Mais elle va se démarquer de ces comparaisons avec BB, avec laquelle elle partage d'ailleurs une amitié et un même amour des animaux, en diversifiant ses emplois. Elle tourne très tôt dans des productions étrangères, notamment dans Bonjour tristesse de Preminger en 1958 et surtout en Italie. De l'autre côté des Alpes, son profil de jeune pâtre grec va la hisser au rang de star très populaire dès 1959 avec le péplum La Bataille de Marathon et avec sa participation très remarquée auprès de Laurent Terzieff dans le film de Bolognini, Les Garçons.

Facilement étiquetée, à l'époque, de « blonde sensuelle », ses louables prestations dramatiques dans les films L'Inassouvie de Risi (1960) ou Le Cavalier noir (1961) de Baker seront souvent ignorées. Même quand elle change radicalement de registre avec ses rôles espiègles et attendrissants dans les élégants marivaudages de Deville (À cause, à cause d'une femme, L'Appartement des filles), il semble que producteurs et public la préfèrent dans des séries populaires comme Les Trois Mousquetaires ou celle des Fantômas.

À la fin des années 1960, lors du tournage pour la télévision d'un des épisodes des Dossiers de l'agence O, elle rencontre Marc Simenon, réalisateur et fils de l'écrivain Georges Simenon et c'est le grand amour. Pour lui, elle met sa carrière professionnelle au second plan pour le seconder dans ses productions. Ils se marient le 16 septembre 1968.

Marc Simenon décède accidentellement le 24 octobre 1999. Depuis, Mylène partage son temps entre l'écriture, son action en faveur de la cause animale, la lutte contre la pollution, la lutte contre les mines antipersonnel (Mylène est Marraine Fondatrice de l'ONG HAMAP)[2] tandis qu'au cinéma, on retrouve sa dualité d'actrice populaire et avant-gardiste. Elle est capable de tourner aussi bien avec Michel Gérard qu'avec des auteurs comme Bertrand Blier ou Cédric Kahn ou encore de s'impliquer dans des productions courageuses et féministes comme La Piste du télégraphe de Liliane de Kermadec ou Victoire de Stéphanie Murat.

Elle est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD)[3].

[modifier] Filmographie

Mylène Demongeot photographiée par le Studio Harcourt en 2008
Mylène Demongeot en 2011 au festival du film de Cabourg

[modifier] Télévision

[modifier] Théâtre

[modifier] Distinctions

[modifier] Politique

Mylène Demongeot s'est présentée comme candidate aux élections régionales de 1992 en Provence-Alpes-Côte d'Azur sur la liste Énergie Sud de Bernard Tapie dans les Bouches-du-Rhône.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Autobiographies

  • Mylène Demongeot, Tiroirs secrets, Paris, Éditions Le Pré aux clercs, septembre 2001, 324 p. (ISBN 978-2-84228-131-1) 
  • Mylène Demongeot (préf. Jacques Fieschi), Mylène Demongeot : Mémoires de cinéma — Une vie et des films, Paris, Éditions Hors Collection, 1er juin 2011, 256 p. (ISBN 978-2-258-09002-6) [présentation en ligne] 
    Suite de son autobiographie Tiroirs secrets (de ses débuts jusqu'à 1968) — Sa vie et ses films depuis son union avec Marc Simenon jusqu'à nos jours.

[modifier] Collaboration

  • Gérard Desserre et Nicolas Schmidt (préf. Mylène Demongeot), Le Cinéma du sam'di soir, Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 2000, 170 x 240, 264 p. (ISBN 978-2-85480-993-0) [présentation en ligne] 
    no 95 de la Collection Cinémaction
  • Marc Lemonier (préf. Mylène Demongeot), Sur la piste de Fantômas, Paris, Presses de la Cité, septembre 2005, 127 p. (ISBN 978-2-258-06852-0) 

[modifier] Récits

[modifier] Essai

  • Mylène Demongeot et Isabelle Sokolow, Le piège, l'alcool n'est pas innocent, Paris, Éditions Flammarion, coll. « Documents et Essais », octobre 2008, broché, 13,5 x 22 x 1,6 cm, 223 p. (ISBN 978-2-08-121404-0) [présentation en ligne] 

[modifier] Notes et références

  1. Extrait de naissance 2317/1935 (source : Les Gens du Cinéma) — Dans ses mémoires, Mylène Demongeot précise elle-même son jour de naissance, soit le 29 septembre.
  2. Créée le 8 mai 1999 au lendemain de la Convention d'Ottawa, cette ONG française assure une présence dans plus de 40 pays afin de réaliser des actions de déminage humanitaire et de reconstruction d'infrastructures, de mettre en œuvre des unités médicales fixes et mobiles, et de former des démineurs locaux aux techniques de déminage – Site officiel de HAMAP Halte Aux Mines AntiPersonnel
  3. Page « Comité d'honneur », sur le site de l'ADMD.

[modifier] Liens externes

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