Friperie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Friperie en Côte d'Ivoire.

Une friperie est un commerce de détail qui vend des vêtements d'occasion, les fripes (de l'ancien français frepe, « chiffon », issu du bas latin faluppa, « fibre, petite chose sans valeur »). Par métonymie, la fripe désigne la revente des vêtements et, par extension, des objets ayant déjà servi.

Certaines friperies sont tenues par des organismes caritatifs, les vêtements provenant des dons des particuliers. La collecte, le tri, les éventuelles réparations et la mise en vente des vêtements peuvent être assurés par une entreprise de réinsertion sociale.
D'autres fonctionnent sur le principe du dépôt-vente, les vêtements sont apportés par des particuliers et la friperie leur tient lieu d'intermédiaire commercial.
Enfin, certaines achètent les vêtements, généralement au poids, lors de déstockages d'usines ou de magasins traditionnels (faillites, fins de série, soldes invendus, etc.).

Outre les bas prix pratiqués dans ces magasins, leur intérêt réside dans le fait qu'il est possible d'y trouver des vêtements vintage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, le commerce de fripier se spécialise alors que les siècles précédents, il ne se distingue pas du brocanteur. La confection mécanique et standardisée ne se développant qu'à partir de 1850, avant le vêtement est alors constamment reprisé, reteint ou retaillé.

Les fripiers en boutique se distinguent des fripiers étaliers vendant dans la rue, comme dans le Carreau du Temple, haut lieu de la fripe. Ils s'approvisionnent principalement auprès des hôpitaux, monts de piété, ministère de la guerre (uniformes au rebut qui doivent être dégradés) ou morgue. Avec la montée de l'hygiénisme, les fripes (le terme marché aux puces est révélateur à cet égard) sont désinfectées dans des batteries d'étuves.

À partir de 1880 pour le vêtement masculin, 1900 pour le vêtement féminin, la friperie est concurrencée par les habits confectionnés bons marché et devient fréquentée par la bourgeoisie, les artistes ou étudiants qui viennent s'y encanailler et rechercher de bonnes affaires. La friperie connaît un renouveau dans les années 1960 pour détourner les uniformes militaires (contestation des guerres coloniales) et s'extraire de l'uniformité du prêt-à-porter (contestation commerciale)[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manuel Charpy, auteur de « Le théâtre des objets. Espaces privés, culture matérielle et identité bourgeoise - Paris, 1830-1914 », émission La Fabrique de l'histoire sur France Culture, 25 avril 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]