Gandelu

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Gandelu
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Neuilly-Saint-Front
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ourcq et du Clignon
Maire
Mandat
Denis Boudeville
2008-2014
Code postal 02810
Code commune 02339
Démographie
Population
municipale
679 hab. (2010)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 44″ N 3° 11′ 02″ E / 49.0955555556, 3.1838888609549° 05′ 44″ Nord
       3° 11′ 02″ Est
/ 49.0955555556, 3.18388886095
  
Altitude Min. 68 m — Max. 166 m
Superficie 10,03 km2
Localisation

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Gandelu est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Sommaire

Géographie [modifier]

Le bourg de Gandelu est situé sur la rive gauche du Clignon, à 12 kilomètres sud ouest de Neuilly-Saint-Front et à 19 km nord-ouest de Château-Thierry. Il a pour dépendances le hameau de Prémant et une partie de celui des Glandons; la ferme des granges et les moulins du Rône et de Hurteville.

Le territoire de la commune comprend 4003 hectares ; il est borné au nord par les communes de Brumetz, Chézy-en-Orxois et Saint-Gengoulph, à l'Est par celles de Veuilly-la-Poterie et de Marigny; Cette dernière la borne également au sud. Ses limites à l'ouest sont celles du département de l'Aisne et il confine aux communes de Vaux, Coulombs, Germigny et Dhuisy (Seine-et-Marne).

Histoire [modifier]

Gandelu est indiqué dans les documents les plus anciens sous les noms de Gandeluz( 1172), Wandeluz(1198), Vandelux (1201), Vuandeluz (1218), Gandelux (1238), Gandelucus (1254,1261) Castrum de Gandeluco (1303), Gandeluze (1324). Ce nom de Gandeluz, Vandelux paraît dériver des deux mots celtiques cand =tête et luc = bois, forêt (à savoir également que cand en persan = forteresse).

C'était la tête des Bois qui séparaient le Pagus Sucessionicus du Pagus Meldensis ; et ce mot de tête peut être pris dans le sens de commencement, soit dans celui de lieu dominant. Les seigneurs de Gandelu ont possédé jusqu'à la Révolution le droit de gruerie (droit royal de percevoir une partie des coupes de bois et une portion des amendes, confiscations, etc. prononcées pour abus et malversations dans les bois sujets au droit de gruerie). Sur les bois situés entre Mareuil et la Marne, et ce droit remonte à une époque fort reculée, quelques auteurs, transformant le mot Gandelucus, ont pensé que l'emplacement de Gandelu était occupé dans les temps du paganisme par un bois sacré de grande étendue, lucus grandis autour duquel on avait assemblé plusieurs maisons. Nous[Qui ?] n'avons rencontré ce nom de Grandislucus dans aucun document du XIIe et XIIIe siècles.

Gandelu, à l'époque où se voient les restes de l'ancien château a dû être fortifié de bonne heure. Situé à l'extrémité du Pagus Meldensis (unité territoriale de Meaux) dominant le vieux chemin gaulois de Paris à Reims[1], elle offrait un point de défense et d'observation qui n'était pas sans importance. Un Castrum a été construit et des habitations se sont élevées sous son abri ; elles ont été elles-mêmes défendues par une enceinte de murs se rattachant au château (voir tour ronde) et l'agglomération s'est complétée. On peut s'en rendre compte, en examinant le plan du cadastre, de l'étendue de l'enceinte fortifiée ; cette partie du cadastre est désignée sous le nom de la ville ; au delà c'est le village.

Gandelu suivit le sort de Meaux, la capitale des Meldes et entra à la même époque que cette ville dans le domaine des comtes de Vermandois.

Robert de Vermandois, comte de Troyes, possédait en 962 le Comté de Meaux ; L'avait-il eu dans la succession d’Herbert son père ? Ou s'en était-il emparé par les armes ? Aucun texte ne l'indique. Quoi qu'il en soit, ce comté fit partie dès lors du domaine des comtes de champagne et de Brie de la maison des Vermandois.

Les comtes étaient Suzerains de Gandelu ; mais n'y avaient pas la seigneurie directe. La ville et le terroir étaient tenus en fiefs et ces fiefs dans les premiers temps relevaient du château de Meaux.

Les Vicomtes de Meaux et de La ferté sous Jouarre sont les premiers seigneurs de Gandelu que nous connaissions. Au commencement du XIIe siècle Geoffroy, vicomte de Meaux et de la Ferté étaient seigneur de Gandelu. Nous voyons par des extraits détachés de l'orbituaire d'Essômes que Geoffroy vicomte de Meaux et de Constances, sa femme ont fait don à l'abbaye d'Essômes de la chapelle de leur tour de Gandelu et que l'église dudit lieu a été donnée par Buchard évêque de Meaux à la même Abbaye (on peut donc penser qu'à l'époque existait une église reconstruite en 1554 par Anne de Montmorency et une chapelle qui devait certainement se situer à l'intérieur de l'enceinte).

Simon d'Oisy seigneur d'Oisy (Pas de Calais ) épousa Ade, fille et héritière de Geoffroy ; il devint après la mort de son beau-père, vicomte de Meaux et de la ferté sous Jouarre, seigneur de Gandelu etc. ; il mourut en 1170 laissant cinq enfants, Hugues, Pierre, Hildiarde et Mathilde

Dans le rôle des vassaux relevant de la « chastellerie de Miauz » dressé sous Henri Ier, comte de Chamoagne, vers 1172, on trouve : « li vigcontes de la ferté ancoul, liges et estage et quanquilà Gandeluz et à Tresmes et à la ferté ancoul et à lisy et aus appendices de toz iceis, mis hors li fié leveque de Miauz et de saint Faron »

Le vicomte dont il est question dans cet article est Hue ou Hugues d'Oisy qui avait succédé à Simon, son père. Marié d'abord à Gertrude, il épousa en seconde Noces Marguerite, fille de Thibaut le bon, comte de Blois, petite-fille de Thibaut le grand, comte de Champagne. Une Charte de Simon, évêque de Meaux, de l'année 1184 nous fait connaître qu'une transaction a eu lieu entre lui et les templiers au sujet d'un droit d'usage que ceux-ci prétendaient avoir dans le bois de Cerfroid. Il fut convenu que les frères du temple auraient dans ce bois le même droit d'usage que dans ceux appartenant à leur maison de Moisy (la commanderie et son église existent toujours à Montigny l'allier) et que si le vicomte de Meaux le faisait couper, il devait en laisser une partie pour l'usage des frères. Hugues mourut en 1189 et fut enterré dans l'église du prieuré de Reuil. Son neveu Jean de Montmirail hérita de la plus grande partie de ses biens.

Ami de Philippe Auguste et Maçon à Gandelu à la fin du XIe siècle, début du XIIe. Jean de Montmirail[2], était également partiellement seigneur de Gandelu (d'autres seigneurs possédaient des fiefs tant dans la ville, à l'intérieur du mur d'enceinte, que sur le territoire en dépendant ). En 1212 il ratifia la charte de Marguerite de Blois ( également propriétaire d'un fief à Gandelu) donnant vingt arpents de bois afin de permettre la construction du monastère de Cefroid. Jean de Montmirail se retira du monde vers 1212 et prit l'habit de religieux à l'abbaye de Lompont. Il y mourut en odeur de sainteté le 25 septembre 1217 il avait de par son mariage avec Helvide de Dampierre deux fils et trois filles. Lors de son l'entrée en religion ses enfants, Jean II, Mathieu, Felice, Marie et Élisabeth religieuse à Montmirail se partagèrent les biens délaissées C'est ainsi que le château et une partie de la seigneurie de Gandelu furent attribués à son fils Jean II. De son côté Jean Ier de Montmirail, lors de son entrée en religion avait fait de nombreux dons à l'Abbaye de Lompont ; il lui avait donné entre autres choses une maison sise dans le château de Gandelu (à l'intérieur des murs d'enceinte) et quelques menues dimes[3]. Jean II, devenu maitre de la seigneurie, chercha querelle aux religieux ; n'osant pas attaquer ouvertement les actes fait par son père, il s'opposa à ce que les frères fissent faire à leur maison les réparations nécessaires. On vit alors le vieux chevalier venir avec les ouvriers dans la ville dont il avait été seigneur, les aider dans leurs travaux et porter des tuiles dont ils avaient besoin pour refaire la toiture. On le vit aussi, pour épargner aux religieux les insultes des ribauds, se charger lui même de recueillir les dîmes et aller de maison en maison, un panier à la main chercher les aulx qui revenaient au couvent. L'ail de Gandelu était renommé au XIIIe siècle. Après la mort de son père Jean II se montra plus conciliant; il fit un arrangement avec l'abbaye de Lompont. Les religieux lui cédèrent la maison que leur avait donnée Jean Ier ainsi que les ribauds, les hostises[4], des poules de coutume[5] et des terrages[6] ; ils reçurent en échange, une rente annuelle de deux muids[7] de blé froment à la mesure de Gandelu et Jean les autorisa à acheter une maison en dehors des murs (partie nommée le village) pour y rentrer leur dime[3] et leur avoine, il leur permit également d'y avoir un serviteur non marié, entretenu par eux, qui serait exempt de taille et de tous autres devoirs envers la seigneurie de Gandelu[8].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1995 Gilbert Pasquier[9]    
2001 en cours Denis Boudeville[10]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 679 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 518 542 536 551 604 620 633 619
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
600 616 598 513 523 506 479 484 440
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
430 417 435 397 397 386 403 415 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
365 326 291 346 537 641 671 678 679
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[11] puis Insee à partir de 1968[12].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments [modifier]

L'église du village est classée au registre des monuments historiques depuis 1920.

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. voir article paru dans la Gazette
  2. Fils d'André, seigneur de Montmirail et de la Ferté-Gaucher, et de Hildiarde d'Oisy, Vicomtesse de Meaux, Jehan est né en 1165. seigneur de la Ferté-Gaucher, de Montmirail, de la Ferté-Ancoul( la Ferté-sous-Jouarre), Tresmes, Condé, la Chapelle -en-Brie, vicomte de Meaux et châtelain de Cambrai. Il a été formé dans la piété par sa mère et bien instruit en sciences séculaires. Embrassant la carrière militaire, il fut présenté à la cour royale, où il devint l’ami de Philippe Auguste, futur roi de France. La vie dissipée de la Cour lui fit négliger la formation de sa jeunesse et même son mariage fertile en descendance, avec une dame des plus estimables, Helvide de Dampierre, ne l’améliorèrent pas. Cependant, à l'âge de 30 ans, il rencontra Jobert, prieur de Saint-Étienne de Montmirail, qui, par ses conseils, le ramena vers Dieu, dans la générosité et dans la foi. Il fit alors construire un hôpital pour tous les malades, mais sa compassion se tourna particulièrement vers les lépreux. Il aima les pauvres comme des frères. Il passait fréquemment des nuits entières dans la prière. Insatisfait d’une vie sainte dans le monde temporel, il finit par entrer au monastère cistercien de Longpont, distribua aux pauvres tous ses biens personnels et il se plongea entièrement dans la prière et la pénitence ; à tel point qu’il dût subir les critiques de sa famille et de ses amis qui lui reprochaient d’avoir abandonné ses biens et l’honneur de son rang. Mais aucun de ces reproches ne purent affaiblir la ferveur avec laquelle il chercha la perfection. Il mourut le 29 septembre 1217. De nombreux miracles à son tombeau ( Abbaye de Longpont ) attirent encore de nos jours, des pèlerins.
  3. a et b impôt religieux
  4. dépendances concédées à des paysans libres
  5. impôt en nature consistant à donner au seigneur une poule ou une géline par an
  6. droits de propriété
  7. unité de mesure de capacité (grains, liquides )
  8. D'après les archives de l'Aisne et extraits des annales de la société historique de Château-thierry parues en 1875
  9. « Gandelu : Nécrologie Gilbert Pasquier, l'ancien maire est décédé », L'Union, 20 juin 2012 [texte intégral (page consultée le 25 juin 2012)] 
  10. Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  13. Louis Potier : précisez, Louis Potier, comte de Tresmes +1630, & Charlotte Baillet, sur roglo.eu. Consulté le 7 février 2012

Voir aussi [modifier]

Liens externes [modifier]