Villiers-Saint-Denis

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Villiers-Saint-Denis
Image illustrative de l'article Villiers-Saint-Denis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Charly-sur-Marne
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Charly sur Marne
Maire
Mandat
Chantal Hochet
2008-2014
Code postal 02310
Code commune 02818
Démographie
Population
municipale
1 051 hab. (2010)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 38″ Nord 3° 16′ 05″ Est / 48.9938888889, 3.26805555556 / 48.9938888889; 3.2680555555648° 59′ 38″ N 3° 16′ 05″ E / 48.9938888889, 3.26805555556 / 48.9938888889; 3.26805555556  
Altitude Min. 69 m – Max. 201 m
Superficie 7,57 km2
Localisation

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Villiers-Saint-Denis est une commune française, située dans le département de l'Aisne et la région Picardie.

Sommaire

Géographie[modifier]

Histoire[modifier]

La première occupation humaine du site est probablement très ancienne, antérieure à la fondation du village : son nom, du latin Vilare ou petit village, se rapporte à la fin de l'occupation romaine, dans les premiers siècles du haut Moyen Âge, et semble indiquer l'existence d'un centre de population encore plus primitif, datant de l'époque gallo-romaine.

Château de Villiers-Saint-Denis[modifier]

Le docteur André Bocquet, ancien médecin directeur du centre médico-chirurgical de "la Renaissance sanitaire", fondation assurant la gestion de l'établissement hospitalier installé dans le château de Villiers-Saint-Denis et dans le parc de celui-ci, a écrit un ouvrage (48 pages, éditions de la Fondation "la Renaissance sanitaire") consacré à l'historique du château de Villiers-Saint-Denis. La propriété, qui fut une résidence d'Émilien de Nieuwerkerke,directeur des musées de France en 1849 puis Surintendant des Beaux-Arts à partir de 1863, proche de l'Empereur Napoléon III, a été reconstruite au XVIIIe siècle sur l'emplacement d'un château médiéval dont subsistent quelques rares vestiges (éléments de fondations), encore visibles dans les caves du château actuel.

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1813 1851 Charles de Nieuwerkerke    
  2e moitié du XIXe siècle Marquis de Gouy d'Arcy    
Après 1945   Messieurs Gourdon père et fils, maires successifs    
         
(...) Mars 1989 Ovide Ducamp    
mars 1989 Mars 1995 Claude Bail    
mars 1995 Mars 2001 Alain Hemery DVD  
mars 2001 réélue mars 2008 Chantal Hochet[1]    
Toutes les données ne sont pas encore connues.


La commune de Villiers-Saint-Denis est membre de la communauté de communes du canton de Charly-sur-Marne où siègent 3 délégués titulaires et 3 délégués suppléants, désignés par le conseil municipal.

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 1 051 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446 410 513 645 624 598 614 602 576
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
537 542 533 512 465 464 445 426 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
372 357 350 314 323 639 1 266 1 198 1 287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2010
583 670 668 768 798 842 1 017 1 055 1 051
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier]

Grande rue :

Villiers-Saint-Denis est niché au cœur d'une vallée dont le débouché est situé dans la commune voisine de Charly-sur-Marne. La Grande rue du village épouse le tracé de celle-ci. Elle est bordée, en son milieu, par l'église romane, construite sur un tertre dominant la voie au XIe siècle, et conduit au château de Villiers, situé à l'intersection entre les deux parties historiquement les plus anciennes du village, situées sur chacune des deux rives du ru dit de Domptin.


Église Saint-Denis :

Édifice de type roman, érigé au XIe siècle et achevée au XIIIe siècle, classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, à l'intérieur duquel sont visibles une statue de Saint-Denis tenant sa tête entre ses mains, datant du XVIe siècle ainsi que des fonts baptismaux de l'époque médiévale et une toile du XVIIe siècle, de grande proportion, représentant Saint Fiacre.

La cloche de l'église date de 1831.

Menacant ruine durant la seconde moitié du XXe siècle, l'église a été sauvée de la démolition par décision du conseil municipal et des travaux de restauration ont permis la sauvegarde de l'édifice, désormais ouvert sur demande à la visite.

L'ancien cimetière qui lui est attenant contient le tombeau Nieuwerkerke, qui est aussi le cénotaphe du comte Émilien de NIEUWERKERKE, surintendant des Beaux Arts sous le Second Empire, qui fut Sénateur de l'Aisne et conseiller général du canton de Charly-sur-Marne, dont fait partie Villiers-Saint-Denis.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Comte Charles de Nieuwerkerke

Sous-lieutenant de la garde nationale à cheval, chevalier de la Légion d'Honneur. Maire de Villiers de 1813 à 1851, Il sera conduit à prêter serment à quatre reprises au cours de ses nombreux mandats : sous Louis XVIII, sous Charles X, qui lui conférera le titre de Gentilhomme de sa chambre, sous Louis-Philippe Ier et sous Louis-Napoléon Bonaparte, Président de la IIème République. Charles de NIeuwerkerke est le père d'Émilien de Nieuwerkerke (voir ci-dessous).


Comte Alfred-Emilien de Nieuwerkerke :

Ami fidèle du prince Louis Napoléon et proche de la princesse Mathilde Laetitia Bonaparte dont il fut l'amant, il renonce à la carrière militaire, devient directeur des musées puis surintendant des beaux-arts. On lui doit à ce titre la restauration de la cathédrale de Laon. Il représenta le canton de Charly au conseil général où il fut élu en 1852 et réélu en 1861.Il entre au Sénat en 1864. "L'écho des festivités organisées à Villiers dépassait fréquemment les murs du parc" écrit le docteur André Bocquet, historien du château au sujet du comte Alfred-Émilien de Nieuwerkerke, qui vendit néanmoins en 1864 cette propriété à son cousin le marquis de Gouy d'Arcy, futur maire de Villiers. Alfred-Emilien de Nieuwerkerke quitta Paris en 1870 et s'exila volontairement en Italie où il est mort en 1892.Il sera décoré successivement du grade d'officier de la Légion d'Honneur (en 1851) puis de commandeur (en 1855) et enfin de grand officier en 1863.

Voir aussi[modifier]

Liens externes[modifier]

Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Conseil général de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010