Saulchery

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Saulchery
Vignobles et église Saint-Sébastien.
Vignobles et église Saint-Sébastien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Arrondissement Château-Thierry
Canton Charly-sur-Marne
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Charly sur Marne
Maire
Mandat
Claude Paudière
2014-2020
Code postal 02310
Code commune 02701
Démographie
Gentilé Saulcheriens
Population
municipale
652 hab. (2011)
Densité 248 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 31″ N 3° 18′ 29″ E / 48.9752777778, 3.30805555556 ()48° 58′ 31″ Nord 3° 18′ 29″ Est / 48.9752777778, 3.30805555556 ()  
Altitude Min. 57 m – Max. 180 m
Superficie 2,63 km2
Localisation

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Saulchery est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Picardie.

Ses habitants sont appelés les Saulcheriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé le long de la la Marne (rive droite), à 1,9 km à l'est de Charly-sur-Marne, à 2,5 km au nord-ouest de Nogent-l'Artaud et à 15 km au sud-ouest de Château-Thierry[1].

Communes limitrophes de Saulchery
Charly-sur-Marne
Charly-sur-Marne Saulchery Romeny-sur-Marne
Nogent-l'Artaud

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Montoiselle, le Pont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Bernard Gioria    
mars 2008 en cours Claude Paudière[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 652 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
664 734 768 710 710 702 676 664 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
594 594 582 607 589 558 542 530 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
540 598 584 606 626 668 584 560 553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
640 575 579 564 592 661 667 676 666
2011 - - - - - - - -
652 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • commune comprise dans la zone A.O.C. champagne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La mairie-école.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon Lemoine (1896-1945), élu plusieurs fois maire de Saulchery (la dernière fois alors qu'il était déjà prisonnier des Allemands), était garagiste. Il a construit le Garage du Pont et la maison attenante. Résistant depuis février 1941 dans le réseau Hector, avec sa femme Jeanne (Alice), son fils Jacques et sa fille Simone (activités connues : fabrication de faux documents ; réception de parachutages d'armes et d'argent pour le réseau, et réception de hautes personnalités de la Résistance ; ces parachutages avaient lieu dans la clairière de Moucherelle). Suite à une dénonciation, Léon et Jacques sont arrêtés par la Gestapo le 23 juillet 1943 et emprisonnés. Jacques (17 ans) est vainement torturé pour lui faire avouer le lieu où sont enterrés les containers d'armes. Déportés à Buchenwald, Dora, Harzungen, Léon et Jacques sont morts à Ellrich (Allemagne)[5]. Simone, la fille de Léon, arrêtée par la Gestapo le 26 juillet 1943, est attachée deux fois au poteau d'exécution pour la faire parler, en vain. Évadée de l'hôpital de la prison de Saint-Quentin, elle rejoint le général de Gaulle à Londres où elle reprend ses activités de résistance. Elle sera affectée aux Services secrets (BCRA). Ancienne présidente des Croix de guerre (7° et 15° Arrdt de Paris), elle est actuellement pensionnaire de l'Institution Nationale des Invalides. Léon, Simone et Jacques sont décorés de la Légion d'honneur. Domain et Bimont, le garde-champêtre et le mécanicien de Saulchery, qui étaient dans la même équipe de résistance, sont morts eux aussi à Buchenwald. Tous les quatre sont inscrits sur le monument aux morts de la commune.

(Anecdotes : -Un jour, alors que les soldats allemands défilaient au pas de l'oie dans la rue de Saulchery, Léon Lemoine monta au 1er étage de la mairie, planta le drapeau tricolore et chanta la Marseillaise par dessus la tête des soldats. Léon Lemoine, qui s'est opposé électoralement aux communistes du village, a toujours nié, malgré les demandes insistantes du chef de la Kommandantur, leur présence dans le village).[réf. nécessaire]

Sources[modifier | modifier le code]

Archives familiales Lemoine. Le fils de Simone Lemoine est secrétaire de l'Association française Buchenwald Dora et kommandos[6] créée en 1945 par Frédéric-Henri Manhes et Marcel Paul.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.viamichelin.fr/
  2. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  5. Claire Chevrillon, Une résistance ordinaire : septembre 1939-août 1944, Éd. du Félin, 1999
  6. www.buchenwald-dora