Darling Légitimus

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Darling Légitimus, née Mathilda Paruta le 21 novembre 1907 à Le Carbet, et morte le 7 décembre 1999 à Kremlin-Bicêtre, est une comédienne française d'origine martiniquaise. Elle débute sa longue carrière à l'âge de seize ans dans la Revue nègre aux côtés de Joséphine Baker, et est resté longtemps la doyenne des artistes noirs francophones. Elle est la mère de Gésip Légitimus, artiste et producteur d'émission de télévision, et de Théo Légitimus, comédien et père de l'acteur Pascal Légitimus du groupe comique Les Inconnus.

Sommaire

[modifier] Biographie

Née le 21 novembre 1907 au Carbet en Martinique, elle vit son enfance à Caracas au Venezuela. Mathilda Paruta arrive à Paris à l'âge de seize ans, animé du désir de devenir danseuse. Elle y rencontre Étienne Légitimus, fils de Hégésippe Jean Légitimus, dont elle devient la compagne et auquel elle donne cinq enfants.

Longtemps connue sous le nom de Miss Darling, elle choisit plus tard le nom d'artiste Darling Légitimus. Elle danse dans la Revue nègre de Joséphine Baker, et pose pour le peintre Picasso et le sculpteur Paul Belmondo, père du comédien Jean-Paul Belmondo.

Durant les années 1930, Darling est auteure, compositrice et interprète de chansons antillaises, de biguine et de mazurka. Elle se produit souvent entourée de nombreux musiciens réputés de l'époque, tel Pe En Kin Sosso et son orchestre.

Elle interprète également des rôle dans des pièces de Jean Genet (Les Nègres) et d'Aimé Césaire. Au cinéma, elle est dirigée notamment par Raymond Rouleau dans Les Sorcières de Salem (aux côtés de Simone Signoret et d’Yves Montand) et Le Salaire de la peur, de Henri-Georges Clouzot avec Sacha Guitry, Jean-Claude Brialy, Bernardo Bertolucci. À l'âge de 76 ans, en 1983, elle obtient le Lion d'or d'interprétation féminine de la Mostra de Venise, pour son rôle dans Rue Cases-Nègres, réalisé par sa jeune compatriote martiniquaise Euzhan Palcy.

Elle côtoie tout au long de sa vie un grand nombre d’illustres comédiens dont Arletty, Fernandel et Pierre Brasseur, et participe à plusieurs productions de l'ORTF, dont le téléfilm de Jean-Christophe Averty (Les Verts Pâturages).

Elle meurt le 7 décembre 1999 au Kremlin-Bicêtre dans le Val-de-Marne, près de Paris, sans avoir interprété de nouveau rôle après Rue Cases-Nègres, malgré les espoirs que laissaient présager sa nomination et sa récompense.

L'écrivaine Calixthe Beyala[1] et le comédien antillais Luc Saint-Éloy[2], représentants du collectif Liberté, sont montés sur la scène de la cérémonie des Césars de l'an 2000 pour y revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français, et lui ont rendu un hommage public, ce que les organisateurs de la cérémonie n'avaient pas fait lors de l'hommage rendus aux comédiens disparus au cours de l'année précédente.


[modifier] Filmographie

[modifier] Cinéma

[modifier] Télévision

[modifier] Théâtre

[modifier] Références

  1. DELIRIUM Interview Calixte Beyala
  2. Afrocine - Le cinéma dans toute ses couleurs

Article rédigé par M. Achour et P. Belkreir

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