Gouverneurs de la rosée

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Gouverneurs de la rosée est un roman de l'écrivain haïtien Jacques Roumain, souvent considéré comme un classique de la littérature de son pays, publié en 1944 après la mort de son auteur.

Une pièce a été adaptée, mise en scène et interprétée par la compagnie du Théâtre Noir (fondée par Benjamin Jules-Rosette, Darling Légitimus et son fils Théo), à Paris, en 1975.

En 1994, Sylviane Telchid adapte la pièce en créole, Sé komandè siren-la. Cette pièce est mise en scène par Harry Kancel[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Ce roman commence par un coumbite (un travail agricole collectif). Dans la commune de Fonds-rouge, les temps sont durs. La sécheresse fait rage, et d'elle découle la pauvreté, les habitants étant dépendants des fruits de la terre pour subsister. Manuel, le personnage principal du roman revient, après 15 ans d’absence, à Haïti, sa terre natale.Son séjour dans les plantations de canne à sucre à Cuba lui a permis d'observer les pratiques de l'agriculture moderne. Il a compris l'irrigation et l'exploration de la source. Ses idées révolutionnaires et communistes le poussent à l'action. La haine, la vengeance entre les habitants. L'eau sera perdue. Vous avez offert des sacrifices aux loa, vous avez offert le sang de poules et des cabris pour faire tomber la pluie, ça n'a servi à rien. Parce que ce qui compte c'est le sacrifice de l'homme. C'est le sang du nègre. Va trouver la réconciliation, la réconciliation pour que la vie recommence, pour que le jour se lève sur la rosée[2].

Ce heros qu'est Manuel, il a donne son sang pour la reconciliation. Son cousin, Gervilain, rival d'Anaïse a poignardé Manuel mortellement dans l'obscurité en sortant dans une rencontre avec les gens du quartier sur la question de l'eau. Manuelle maîtrise sa blessure, se traîne jusqu'à la concession familiale. Délira, sa mère, se présente mais son fils obtient qu'elle se taise pour ne pas ameuter le village. Anaïse est appelée à son tour et reçoit la même consigne. Hilarion, le chef de la police locale, qui épiait la mobilité de Manuel pointe son nez à la fenêtre et notifie à la pauvre mère la convocation de son fils. Mais le héros rend l'âme au grand étonnement de la population. Le projet est maintenu et Anaïse conduit les villageois à la source qui jaillit sous l'action salvatrice de la jeunesse en effervescence.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Théâtre Pawol a neg Soubarou : l'affiche Sé komandè siren-la
  2. Page 164, Editions du Temps des cerises.