Jacques Roumain

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Jacques Roumain

Nom de naissance Jacques Roumain
Activités Journaliste, ethnologue, écrivain et homme politique
Naissance 4 juin 1907
Drapeau : Haïti Port-au-Prince (Haïti)
Décès 18 août 1944 (à 37 ans)
Drapeau : Haïti (Haïti)
Langue d'écriture Français
Genres Poésie, roman

Œuvres principales

Jacques Roumain,né le 4 juin 1907 à Port-au-Prince et mort le 18 août 1944, à 37 ans, est un écrivain et homme politique communiste haïtien. Il est le fondateur du Parti communiste haïtien. Bien que sa vie fut courte, Jacques Roumain, le poète, a une influence considérable sur la culture haïtienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Roumain est né le 4 juin 1907, à Port-au-Prince, dans une famille aisée. Son grand-père, Tancrède Auguste, fut président d'Haïti de 1912 à 1913. Il fréquenta des écoles catholiques à Port-au-Prince et, plus tard, étudia en Belgique, en Suisse, en France et en Allemagne. À vingt ans, il revint en Haïti et fut cocréateur de "La Revue Indigène" avec Émile Roumer, Philippe Thoby-Marcelin, Carl Brouard et Antonio Vieux, dans laquelle ils publièrent des poèmes et des nouvelles.

Il fut très actif dans la lutte contre l'occupation américaine d'Haïti (1915-1934). il est le fondateur du mouvement ouvrier et communiste haïtien.

En 1934, il fonda le Parti communiste haïtien. En raison de ses activités politiques, de sa participation au mouvement de résistance contre la présence américaine, et, surtout, de la création de sa part du Parti communiste haitien, il fut souvent arrêté et finalement contraint à l'exil par le président de l'époque Sténio Vincent.

Pendant ses années d'exil, Roumain travailla et se lia d'amitié avec de nombreux écrivains et poètes de son époque, comme Langston Hughes. Il fréquenta également l'université Columbia à New York. Après le changement de gouvernement en Haitï, il fut autorisé à revenir dans son pays natal. Une fois revenu il fonda le Bureau National d'Ethnologie.

En 1942, le Président Elie Lescot l'investit d'une charge de diplomate à Mexico. Il compléta à la même époque deux de ses livres les plus influents : le recueil de poésie Bois D'Ebène et le roman Gouverneurs de la Rosée, qui se vendit pourtant à moins d'un millier de copies la première année suivant sa publication.

La majorité du travail de Roumain exprime la frustration et la rage d'un peuple qui a été piétiné durant des siècles. Il incluait tous les Haitiens dans ses écrits, et appelait les pauvres à s'unir contre la misère.

Mort et Héritage[modifier | modifier le code]

Le 18 août 1944, soit trois jours après son retour d'une rencontre avec des camarades cubains et haïtiens à Cuba, Jacques Roumain, l'un des écrivains les plus respectés d'Haïti, meurt d'une crise inconnue, (empoisonnement ou maladie)[1], à l'âge de 37 ans sur sa terre natale.

Son œuvre continue d'influencer la culture haïtienne et panafricaine en général.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

Poèmes (Répertoriés par Léon-François Hoffmann)

  • 1927 – juillet. «Midi», La Trouée, p.22 (Anth. p.32.)
  • 1927 – juillet. «Pluie», La Trouée, p.22 (Anth. p.31.)
  • 1927 – juillet. «Cent mètres», La Revue indigène (Anth. p.33-34.)
  • 1927 – août. «La Danse du poète-clown», La Revue indigène, p.62.
  • 1927 – août. «Noir», La Revue indigène, p.62. (ms.: Wiener Walzer).
  • 1927 – août. «Nungesser et Coli», La Trouée, p.49.
  • 1927 – septembre. «Le Buvard: Insomnie», La Revue indigène, p.111.
  • 1927 – septembre. «Le Buvard: Le Chant de l'homme», La Revue indigène, p.113.
  • 1927 – septembre. «Le Buvard: Calme», La Revue indigène, p.114.
  • 1927 – septembre. «Le Buvard: Orage», La Revue indigène, p.112. (Anth. p.35.)
  • 1927 – septembre. «Corrida» (signé Madrid, mai 1926), La Revue indigène, p.115-116.
  • 1927 – septembre. «Après-midi», La Trouée.
  • 1927 – octobre. «Miragôane», La Trouée.
  • 1928 – janvier «À jouer aux billes», La Revue indigène, p.208.
  • 1928 – mars «Échappée», La Trouée.
  • 1928 – «Surgi d'une natte de paille peinte» (Anth. p.40.) (ms. Paysage irréel)
  • 1928 – «Absence» (Anth. p.38.)
  • 1928 – «Angoisse» (Anth. p.36.)
  • 1928 – «Attente» (Anth. p.37.) (ms. Soir)
  • 1928 – «Mirage» (Anth. p.39.)
  • 1928 – «Appel»; poème par...; suivi de «La Chanson des Lambis», par Émile Roumer, Port-au-Prince, Impr. V. Pierre-Noël.
  • 1929 – 7 septembre. «Horizon ... soleil», La Presse.
  • 1929 – 14 septembre. «Je rêve que je rêve», La Presse.
  • 1929 – 14 septembre. «L'Aube», La Presse.
  • 1931 – 4 juillet. «Quand bat le Tam-Tam», Haïti-Journal.
  • 1931 – 11 juillet. «Une composition inédite de Ludovic Lamothe – poème de Jacques Roumain», Haïti-Journal
  • 1931 – 20 octobre. «Langston Hugues», Haïti-Journal.
  • 1931 – 30 décembre. «Guinée», Haïti-Journal.
  • 1937 – avril. «Madrid», Commune (Paris), n° 44, 4e année, p.926-927.
  • 1945 – Bois d'ébène, Port-au-Prince: Impr. Henri Deschamps. Rééditions Éditions Mémoire d'encrier, Collection : Poésie, Montréal : 2003
    • Comprend quatre poèmes:
      • «Bois d'ébène»
      • «Nouveau Sermon nègre»
      • «Sales nègres»
      • «L'amour la mort»
  • 1978 – 24 septembre. «Un poème inédit de Jacques Roumain: ‘Chanson pour un enfant qui n'avait jamais eu de jouets», Le Nouveau Monde. (signé Bruxelles, 6 décembre 1936).
  • 1980 – "Violettes fanées", in Carolyn Fowler, "A Knot in the Thread", Washington, D.C., Howard University Press, p.4. [Composé probablement en 1926].
  • Poèmes inédits:
    • Poèmes de l'époque indigéniste
      • «Finale»
      • «Pieuse petite Chanson»
      • «S'échapper»
    • Poèmes de prison:
      • «L'Arbre et l'oiseau»
      • «Chanson du prisonnier pour son petit garçon»
      • «La Goélette»
      • «In black and white»
      • «M'allé la riviè»

Essais[modifier | modifier le code]

  • À propos de la campagne antisuperstitieuse, Port-au-Prince : Imprimerie de l'État, 1942

Œuvres complètes[modifier | modifier le code]

En 2003 est parue une édition complète des œuvres de Jacques Roumain sous la direction de Léon-François Hoffmann :

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • « Jacques Roumain, la passion d'un pays » d'Arnold Antonin[3], Haïti, 2008, 118 min.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hypothèses sur la mort de Jacques Roumain
  2. epub en ligne
  3. Article sur le documentaire, journal Le Nouvelliste du 07/08/2008 ; consulté le 24/04/2014.