Château d'Amboise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château d'Amboise
Image illustrative de l'article Château d'Amboise
Château d'Amboise
Période ou style Renaissance
Type Résidence royale
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Site web www.chateau-amboise.com/
Coordonnées 47° 24′ 47″ N 0° 59′ 09″ E / 47.4131, 0.9858 ()47° 24′ 47″ Nord 0° 59′ 09″ Est / 47.4131, 0.9858 ()  [notes 1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Amboise

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Amboise

Le château d'Amboise surplombe la Loire à Amboise dans le département d'Indre-et-Loire. Il fait partie des châteaux de la Loire.

Avant d'être rattaché à la couronne en 1434, le château appartenait, depuis plus de quatre siècles, à la puissante famille d'Amboise. Pendant la Renaissance, il sert de résidence à plusieurs rois de France.

Il a été en grande partie détruit après la Révolution. Il ne reste environ qu'un cinquième du château de Charles VIII.

Le château d'Amboise fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le site d'Amboise, habité dès l'Antiquité, est une étape stratégique le long de la Loire. Un oppidum y est construit aux Chantelliers, sur un plateau entre la Loire et l'Amasse. En 504 Clovis, roi des Francs, et Alaric II, roi des Wisigoths, se rencontrent sur l’Île d'Or (Saint Jean). Peu après, Clovis bat les Wisigoths à Vouillé en 507. Ces derniers abandonnent la Loire et se replient vers le sud.

Quatre-cents ans plus tard, à l'époque des invasions normandes. En accord avec les rois de France Charles le Chauve et Louis le Bègue, Adalard, Archevêque de Tours, dont la famille contrôle Amboise, confie la garde de la place à deux de ses parents: Ingelger, le mari d'Adelais qui est une nièce d'Adalard, et Sulpice Ier de Buzançais. Ingelger relève les fortifications de la ville. Aux abords de l'An Mil, Amboise est la place la mieux protégée de tout l'ouest de la France. Au début du XIIe siècle les seigneurs d'Amboise prennent le contrôle complet de la ville et de toutes ses forteresses.

Forteresse et résidence royale[modifier | modifier le code]

Louis d'Amboise, l'un des membres de la famille seigneuriale, participa en 1431 à un complot contre Louis de la Trémoille, favori de Charles VII. Démasqué, il est d'abord condamné à mort avant d'être gracié. Son château en revanche, lui sera confisqué en 1434. Dès lors, Amboise entre dans le domaine royal. Rapidement, Amboise devient une demeure royale, et Charles VIII en fait un véritable palais.

Le château d'Amboise se caractérisait par une très bonne sécurité[2]. Le 7 octobre 1461, le roi Louis XI vint saluer la reine Marie d'Anjou, sa mère, après son sacre à Reims. Elle demeurait désormais en Poitou, afin que la reine Charlotte de Savoie et leur fille Anne de France puissent s'y installer[3]. En effet, en 1433, le dauphin Louis qui était au château de Loches pour son éducation aurait pu trouver refuge à Amboise, menacé par les alliés des Bourguignons[4]. Désormais, le château devint en raison de sa sécurité la résidence ainsi que l'école des princes et des princesses, notamment Charles VIII, Louise de Savoie, enfin François Ier de France. Il faut ajouter dans la liste Marguerite d'Autriche qui devint la plus grande politicienne au XVIe siècle. La paix de Cambrai est un des bénéfices de cette éducation à Amboise. De plus, ce château possédait une bibliothèque remarquable avec un libraire[5], grâce non seulement à un grand nombre de livres privés de Charlotte de Savoie[6] mais aussi à Louis XI, véritable fondateur de la Bibliothèque royale, de nos jours il s'agit de la Bibliothèque nationale dont le château d'Amboise était l'incubateur[7].

Le fils de Charles VII, Louis XI, fait élever son propre fils (le futur Charles VIII) à Amboise pour des raisons de sécurité. Étant né en 1470 au château, le dauphin Charles apprécie Amboise et en fait sa demeure de prédilection. Il y est élevé sous la garde d'un seigneur de Touraine, Jean Bourré.

Le château Renaissance[modifier | modifier le code]

Charles VIII y fit les premières constructions marquantes dès le début de son règne, et entreprend de profondes modifications de 1492 à sa mort en 1498:

Panorama de la terrasse
  • La chapelle Saint-Hubert ;
  • L'aile, dite « Charles VIII », également de style gothique flamboyant, comprenant les logis du Roi et de la Reine ;
  • Les deux tours cavalières (Tour des Minimes et Tour Heurtault) ;
  • Un parc est aménagé sur la terrasse ; on comptera plus tard un buste de Léonard de Vinci et un mémorial musulman pour les accompagnants d'Abd El Kader décédés à Amboise durant sa captivité.

Passionné par la culture italienne qu'il a découverte pendant les campagnes d'Italie, Charles VIII invite à Amboise de nombreux artistes italiens en 1495 (Dominique de Cortone et Fra Giocondo notamment) qui vont totalement transformer le château à la mode de la Renaissance. Il fait aussi appel à l'horticulteur Pacello da Mercogliano pour l'aménagement des jardins. D'autres éléments seront créés par des artistes français. La construction fut supervisée par Raymond de Dezest, bailli d'Amboise, avec l'aide de trois architectes: Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart assistés des maîtres Jacques Sourdeau et Pierre Trinqueau. Plus de 250 maçons travaillaient en permanence sur ce chantier.

Charles VIII mourut à Amboise d'une hémorragie cérébrale en 1498 à l'âge de 27 ans, après avoir violemment heurté de la tête un linteau de pierre de la galerie Hacquelebac le 7 avril, alors qu'il se rendait au jeu de paume.

Louis XII, son successeur, y fait construire une seconde aile, perpendiculaire à l'aile Charles VIII, dans le style renaissance. Il cède le domaine à Louise de Savoie, qui y élève ses deux enfants, Marguerite d'Angoulême et François, lequel était pressenti pour succéder à Louis XII. Lorsque Louis XII décède en 1515 et que François Ier monte sur le trône, la cour va peu à peu se désintéresser du château d'Amboise. Bien que la construction continue, avec l'achèvement de la tour Heurtault et le réaménagement de l'aile Louis XII, François Ier va préférer d'autres demeures comme les châteaux de Chambord, de Blois ou de Fontainebleau.

Le château avant son démantèlement, par Jacques Androuet du Cerceau, avant 1579.

Il invita néanmoins Léonard de Vinci à séjourner à Amboise dans le Clos Lucé, situé près du château. On a souvent entendu dire qu'un souterrain, permettant la communication entre les deux sites fut percé : ceci est une légende et les dernières fouilles archéologiques ont bien démontré que ce souterrain n'a jamais existé. Le grand peintre mourut en 1519 à Amboise et fut inhumé premièrement dans la collégiale Saint-Florentin, conformément à ses dernières volontés, édifice qui fut détruit en 1807 puis fouillé en 1863 par l'homme de lettres Arsène Houssaye. Les ossements attribués à Léonard de Vinci[notes 2] furent retrouvés et placés en 1874 dans la chapelle Saint-Hubert. Lors de la Seconde Guerre mondiale, les ossements furent soustraits aux nazis, qui voulaient les restituer à leur allié Benito Mussolini, par le gardien du château, puis de nouveau cachés par le comte de Paris après son retour d'exil[8].

Henri II, son fils, continuera l'agrandissement de l'édifice en ordonnant la construction de nouveaux bâtiments sur la partie est. En 1560, sous le règne éphémère de François II, le château fut le théâtre de la conjuration d'Amboise, prélude aux guerres de Religion.

Déclin puis restauration[modifier | modifier le code]

À partir d'Henri III, les séjours royaux se firent plus rares, pour devenir quasi inexistants. Peu à peu, le château se transforme en prison de luxe pour les grands personnages de l'État. En 1626, César, duc de Vendôme et son frère Alexandre, grand-prieur de France, y sont internés pour avoir conspiré contre Richelieu. Le château passe ensuite entre les mains du frère du roi, Gaston d'Orléans. Celui-ci y effectue quelques démolitions dans les années 1660. Confisqué de nouveau par le roi, Amboise redevient une prison. Louis XIV y enfermera Nicolas Fouquet et le duc de Lauzun.

Propriété du duc de Choiseul au XVIIIe siècle, celui-ci l'abandonne vers 1760 au profit de Chanteloup à quelques kilomètres au sud d'Amboise. Le château passe ensuite entre les mains du duc de Penthièvre, avant d'être confisqué par la nation en 1792, en pleine révolution française.

Une grande partie du château fut démolie lors du premier Empire, lorsque Napoléon offrit le château déjà en mauvais état à l'ex-consul Roger Ducos ; lequel n'ayant pas les moyens de restaurer l'ensemble, préféra détruire les deux tiers du bâtiment (la collégiale Saint-Florentin et le logis des reines notamment) entre 1806 et 1810.

Louis-Philippe Ier hérita du château par le biais de sa mère. Il dégagea les anciens remparts en faisant détruire les maisons attenantes et redécora l'aile Louis XII. Il est de nouveau confisqué lors de la Révolution de 1848.

En 1848, à la suite d'un traité de reddition non respecté par les autorités françaises, l'émir Abd El-Kader et une centaine de compagnons y furent placés en captivité, avant d'être libérés par Napoléon III en 1852.

En 1873, le château repasse à la famille d'Orléans qui le transforme en maison d'accueil pour personnes âgées. Au tout début du XXe siècle, la restauration de l'édifice est entreprise par Victor Ruprich-Robert et son fils. Dans les années 1970, Henri d'Orléans (1908-1999) le donne à la Fondation Saint-Louis qu'il a créé, et qui le gère toujours.

Architecture[modifier | modifier le code]

Logis royal[modifier | modifier le code]

Le logis fait face à la Loire, et se trouve au sommet de la colline castrale. Premier exemple de l'inspiration italienne sur les bords de la Loire, il traduit le passage progressif entre l'architecture gothique et Renaissance.

Chapelle Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Hubert fut édifiée et sculptée entre 1491 et 1496 par des artistes flamands dans le pur goût gothique flamboyant en pierre et craie de Touraine (Tuffeau) sur ordre de Charles VIII, avant que celui-ci ne découvre l'architecture italienne. La chapelle sert ensuite d'oratoire à Anne de Bretagne, avant de devenir la dernière demeure présumée du corps de Léonard de Vinci, mort à Amboise en 1519.

Le linteau de la porte d'entrée représente la chasse de Saint-Hubert. Les vitraux, assez récents, retracent des épisodes de la vie de Saint-Louis, et le tympan datant du XIXe siècle, représente Charles VIII et Anne de Bretagne.

Tour des Minimes et tour Heurtault[modifier | modifier le code]

La tour des Minimes et la tour Heurtault, toutes deux très massives, permettaient aux carrosses et attelages de monter sur la terrasse, car on accède à leur sommet par des rampes en pente douce. Elles se situent respectivement sur la façade nord et ouest du château et sont d'architecture renaissance.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Logis gothique[modifier | modifier le code]

Salle des gardes[modifier | modifier le code]

La salle des gardes aux voûtes en croisée d'ogives permettait de contrôler l'accès à l'étage occupé par le roi. La salle est meublée de coffre, banc et buffets gothiques en chêne massif du style XVe et XVIe siècle.

Promenoir des gardes[modifier | modifier le code]

Cette galerie ouverte permettait de surveiller la Loire et les alentours d'Amboise. Y sont exposés des reproductions de dessins par Jacques Androuet du Cerceau illustrant l'importance du château au XVIe siècle.

Salle des gardes nobles[modifier | modifier le code]

La garde rapprochée du souverain était composée principalement de nobles. La salle des gardes nobles contrôlait l'accès de l'escalier menant à l'étage supérieur. La pièce s'articule autour d'un pilier central ou "palmier gothique" soutenant l'ensemble. On observe des copies réalisées au XIXe siècle d'armures du XVIe siècle. Une armure de combat dite "à côté", et une armure de parade plus légère. On note également un coffre de marine du XVIIe siècle.

Salle des tambourineurs[modifier | modifier le code]

Cette salle correspond à l'emplacement d'une "chambre à parer" du roi. Son nom fait référence aux nombreuses fêtes et bals donnés au château sous le règne des Valois. Le sol est fait de carreaux de terre cuite fleurdelisés d'inspiration XVe siècle. Le mobilier se compose d'une table Renaissance, d'une chaire, ou cathèdre gothique ornée des armes du cardinal Georges d'Amboise, et un coffre datant du règne de Charles VIII. Sur les murs, une tapisserie des Flandres du XVIe siècle représentant l'Hommage de la famille de Darius à Alexandre le Grand...

Salle du conseil[modifier | modifier le code]

Vue de la salle du conseil.

C'est dans cette vaste salle (la plus grande du château) que le roi réunissait son conseil, véritable pôle du pouvoir royal. La salle possède deux cheminées : la première, disposant d'une hotte trapézoïdale, est encore marquée par la tradition gothique tandis que la seconde (à l'autre extrémité de la salle), illustre le style Renaissance. Le blason d'Anne de Bretagne (fleurs de lys et mouchetures d'hermine), décorent de nombreux éléments de la salle: hotte de la première cheminée, piliers centraux, vitraux des fenêtres sur Loire. L'emblème de Charles VIII (épée flamboyante ou palmée) orne également la hotte de la première cheminée. Au plafond sont inscrits des monogrammes de Charles VIII (entrelacs de C) et d'Anne de Bretagne (lettre A).

Sur les côtés, adossés aux murs, on observe de grandes chayères, bancs à dossiers ornés de plis de serviette de style gothique. Sur les murs sont exposés des portraits de rois Bourbon: Henri IV (d'après Franz Pourbus), et Louis XIII (d'après Philippe de Champaigne).

Appartements Renaissance[modifier | modifier le code]

Salle de l'échanson[modifier | modifier le code]

Cette salle montre de nombreux changements apportés par le goût de la Renaissance, notamment dans les arts de la table. La salle est meublée à la fois de style gothique: un dressoir (appelé aussi crédence ou buffet), un coffre, deux chaires; et Renaissance: une chaire, des tables "à l'italienne" disposant d'allonges, un grand coffre en noyer sculpté et anciennement doré. Les murs sont décorés de tapisseries d'Aubusson du XVIIe siècle d'après des cartons de Le Brun.

L'embrasure de la fenêtre décorée de bâtons de pèlerins, de bourses pleines de pièces de monnaie et d'une besace, rappelle qu'Amboise était une étape des pèlerins qui se rendaient à Saint-Martin-de-Tours avant de poursuivre leur chemin jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Chambre de Henri II[modifier | modifier le code]

La chambre de Henri II possède un lit ouvragé de style Henri II aux grandes dimensions (2,18 m x 1,82 m). On note également un coffre bijou pourvu d'un double fond, ainsi que des portières et tapisseries de Bruxelles et de Tournai de la fin du XVIe siècle et du XVIIe siècle.

Antichambre de la cordelière[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'ancienne antichambre des appartements Renaissance (l'entrée a aujourd'hui disparu). Le manteau de la cheminée est orné d'entrelacs de cordes (symbole de l'ordre franciscain), ainsi que du collier de l'ordre de Saint-Michel, autour du blason d'Anne de Bretagne. Le panneau de bois au-dessus de la cheminée est quant à lui décoré de la Salamandre, emblème de François Ier.

Appartements « Louis-Philippe »[modifier | modifier le code]

Cabinet Louis-Philippe[modifier | modifier le code]

Dans cette pièce est reconstitué un cabinet de travail sous Louis-Philippe. On peut y admirer un Portrait de la duchesse d'Orléans, mère de Louis-Philippe, ainsi que, sur une commode, la maquette de la "Belle Poule", navire commandé par le prince de Joinville, fils de Louis-Philippe, lors du retour en France des cendres de Napoléon Ier.

Chambre Louis-Philippe[modifier | modifier le code]

Cette chambre est meublée de style "Premier Empire": un lit en bateau, un secrétaire, un guéridon au piètement de quatre colonnes, une commode en bois plaqué d'acajou; et de style "Louis-Philippe": semainier en acajou, chaise aux croisillons ajourés.

Sur les murs, on observe un Portrait de Madame Adélaïde, peint par Court, ainsi qu'un Portrait du duc et de la duchesse d'Orléans, d'après Franz-Xaver Winterhalter.

Salon de musique[modifier | modifier le code]

Le mobilier de ce vaste salon de musique se compose notamment d'un piano à queue Érard en placage de palissandre de Rio du XIXe siècle, d'un secrétaire et d'une console de style "Restauration", et d'une chaise à dossier barrette en acajou estampillé Jacob. Sur les murs sont exposés un Portrait de Louis-Philippe Ier représenté avec les insignes de la monarchie et la Charte constitutionnelle de 1830, un Portrait de la reine Marie-Amélie, avec deux de ses fils, le duc d'Aumale et le duc de Montpensier, ainsi qu'un Portrait de Louis-Philippe-Joseph, dit "Philippe-Égalité". On note également un Portrait d'Abd El Kader, sur chevalet.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

L'hôtel Château Marmont de Los Angeles a été vaguement inspiré du château d'Amboise.[réf. nécessaire]

Le 17 juin 1963, la poste française a émis un timbre d'une valeur de 0.30F, représentant le château d'Amboise [9]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Centre - Val de Loire, le guide du patrimoine, Paris, Hachette,‎ 1992 (ISBN 2010185382)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. Interprétation d'Arsène Houssaye d'après l'inscription retrouvée sur une pierre " EO DUS VINC.
Références
  1. « Notice no PA00097503 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Jean-Pierre Babelon, Le Château d'Amboise p.45, Actes Sud, Arles 2004
  3. Jean-Pierre Babelon, Le Château d'Amboise p.37, Actes Sud, Arles 2004
  4. Jacques Heers, Louis XI p.24, Perrin, Paris 2003
  5. Jean Favier, Louis XI p.238, Fayard, Paris 2001
  6. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1865_num_26_1_446003 p.357-365
  7. http://www.ambafrance-nl.org/spip.php?article10101
  8. Philippe Delorme, François Billaut, Secrets historiques et grandes énigmes, L'Express,‎ 2010, 270 p. (ISBN 284343727X)
  9. Phil-ouest.com