Hôtel de Bourvallais

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Hôtel de Bourvallais
L'hôtel de Bourvallais de nuit.
L'hôtel de Bourvallais de nuit.
Présentation
Type Hôtel particulier
Date de construction 1702
Destination actuelle Ministère de la Justice
Protection Logo monument historique Classé MH (1982)
 Inscrit MH (1991)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Localité Paris (1er arrondissement)
Localisation
Coordonnées 48° 52′ 05″ N 2° 19′ 40″ E / 48.8681, 2.3278 ()48° 52′ 05″ Nord 2° 19′ 40″ Est / 48.8681, 2.3278 ()  

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Hôtel de Bourvallais

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Hôtel de Bourvallais

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(Voir situation sur carte : 1er arrondissement de Paris)
Hôtel de Bourvallais

L'hôtel de Bourvallais est le siège du ministère français de la Justice, sur la place Vendôme dans le 1er arrondissement de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'hôtel est construit entre 1699 et 1702 sur un terrain vendu par la ville de Paris à Joseph-Guillaume de La Vieuville. Il est acquis en 1706 par le président de l'élection de Paris, Guyon de Bruslon, dont la fille épousa le fermier général Paul Poisson de Bourvallais.

Sous la régence de Philippe d'Orléans, les conseils de gouvernement font siéger une chambre de justice extraordinaire afin d'examiner les comptes des « traitants », financiers ayant passé des marchés avec le Trésor royal ou acceptant des charges vénales au service du roi.

Après étude du Conseil des finances, d'importantes malversations sont découvertes et de nombreuses condamnations à des amendes et à des restitutions sont prononcées.

Paul Poisson de Bourvallais est accusé de malversation et condamné à la restitution de fortes sommes. À la suite d'une transaction judiciaire, l'hôtel de Bourvallais est acquis au Trésor public et le 5 septembre 1718, un arrêt du Conseil du roi l'attribue à la chancellerie de France.

La Chancellerie occupe l'hôtel depuis 1719 et Cambacérès, pendant son court séjour au ministère de la Justice, y réside entre juillet et décembre 1799. Il abandonne cette résidence au moment où Napoléon Bonaparte quitte le palais du Luxembourg pour le palais des Tuileries. Un incendie le détruit partiellement en 1793[1].

Ce bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 février 1982 et d'une inscription le 7 novembre 1991[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le bureau du ministre, à l'origine bibliothèque royale, est l'une des rares pièces à échapper à l'incendie de 1793. Il donne sur un jardin en longueur, bordé par deux allées de rosiers et finissant par un bassin. Le titulaire du poste travaille sur le bureau de Cambacérès et la presse à sceller (qui sert à apposer le sceau de la Constitution) est présent dans la pièce[1].

Propriétaires et habitants célèbres[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Siège du ministère de la Justice[modifier | modifier le code]

C'est aujourd'hui le siège du ministère de la Justice et la résidence du ministre.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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48° 52′ 05″ N 2° 19′ 40″ E / 48.86806, 2.3278 ()