Château du Plessis-Bourré

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Château de Plessis-Bourré
Image illustrative de l'article Château du Plessis-Bourré
Vue depuis l'entrée nord du château
Période ou style Renaissance
Type Forteresse
Début construction 1468
Fin construction 1473
Propriétaire initial Jean Bourré
Propriétaire actuel privé
Protection Logo monument historique Classé MH (1931)
Coordonnées 47° 36′ 03″ N 0° 32′ 40″ O / 47.600833, -0.544444 ()47° 36′ 03″ Nord 0° 32′ 40″ Ouest / 47.600833, -0.544444 ()  
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Commune Écuillé

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Plessis-Bourré

Le château du Plessis-Bourré est situé sur le territoire de la commune d'Écuillé dans le Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au nord d'Angers, à mi-chemin des vallées de la Mayenne et de la Sarthe. Il figure parmi les châteaux de la Loire n'ayant que peu subi de modifications quant à son architecture extérieure depuis sa construction, il y a plus de cinq siècles, ce qui en fait un lieu très sollicité pour des tournages.

Historique[modifier | modifier le code]

Jean Bourré, grand argentier et principal confident du roi de France Louis XI, fait l'acquisition du domaine du Plessis-le Vent, propriété de la famille de Sainte-Maure le 26 novembre 1462. Sur cet ancien manoir, il fait construire de 1468 à 1473 le château actuel.

Plus tard Charles Bourré fut chambellan du roi, seigneur de Vaux et de Beaumont.

Le château reçut la visite de deux rois de France au XVe siècle :

En 1751 le château est acheté par la famille de Ruillé et dont un membre, Jean-Guillaume de Ruillé, est exécuté en 1794 par des révolutionnaires d'Angers.

En 1850, le château est à vendre. Personne ne veut l'acheter et le château risque d'être transformé en carrière de tuffeau quand Maître Avenant, notaire à Angers, soucieux de préserver le site, décide de l'acheter en 1851.

En 1911 il est acheté par Henri Vaïsse, neveu de Claude-Marius Vaïsse, préfet et sénateur de Lyon sous le Second Empire, surnommé le "Haussmann Lyonnais". Au décès de Henri Vaïsse, celui-ci lègue le Château à son neveu François Reille-Soult, Duc de Dalmatie, député de Tarn,descendant des maréchaux d'empire Soult, Reille, et Masséna, qui l'ouvre au public et crée le circuit de visite.

En 1978, Antoinette de Croix, petite fille du Duc de Dalmatie, et son mari Bruno de Ferrieres de Sauvebeuf, investissent le château et le régissent jusqu’en 2009. Avec leurs 3 enfants, Victor (1976), Matthias (1978) et Jean-Baptiste (1980), la famille de Ferrieres de Sauvebeuf détient toujours, à ce jour, le record du plus long séjour au sein du château.

Le château est classé (avec la pièce d'eau, les douves et les avenues) au titre des monuments historiques par arrêté du 1er juin 1931[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'espace aménagé autour du château recrée l'illusion que le château sort des eaux qui l'entourent.

En raison de ses larges douves que franchit un pont de quarante-quatre mètres de long et d'une architecture clairement défensive, double pont-levis, donjon et chemin de ronde, c'est une forteresse mais c'est aussi une résidence d'agrément.

C'est cette particularité qui lui confère les qualités d'un château dit de transition car il témoigne de l'arrivée de la Renaissance (hautes fenêtres à meneaux, grands salons…), tout en conservant les caractéristiques de la place forte (quatre tours massives, douves, ponts-levis et chemin de ronde).

Particularité architecturale, les douves ne baignent pas directement les murs de la forteresse, une petite terrasse, large de trois mètres, permet aux artilleurs de prendre position tout autour du château.

Objets classés[modifier | modifier le code]

Il abrite aussi des chefs-d'œuvre, tapisseries, tableaux, boiseries et meubles :

  • Le plafond à caissons de la salle des gardes forme vingt-quatre tableaux. L'auteur des peintures du plafond à caissons est anonyme. Six grands caissons comprennent chacun quatre hexagones ; seize de ces tableaux affichent une symbolique des alchimistes à l'époque, notamment inspiré des trois grands principes actifs : le mercure, le soufre et le sel ; les huit autres figurent des scènes proverbiales[2] et sont d'« esprit malin et hardi ». Cette hardiesse est telle que les tableaux furent dissimulés au XVIIIe siècle au regard des hôtes.
  • une Vierge aux douleurs, en bois polychrome.
  • deux tapisseries des Flandres, inspirées des Actes des apôtres. Une tapisserie du martyr de saint Étienne.
  • un portrait de Jean Bourré en 1461 et un de Marguerite de Feschal, son épouse, un portrait de Charles Bourré peints au XVIIe siècle.
  • deux natures mortes signés Quentin de la Tour.
  • de nombreux meubles sont aussi des objets classés[3].

Un logis alchimique ?[modifier | modifier le code]

En 1945, l'hermétiste Eugène Canseliet publie Deux logis alchimiques, en marge de la science et de l'histoire qui prolongent Les demeures philosophales de Fulcanelli, et dans lequel il affirme que le château du Plessis-Bourré est orné de symboles alchimiques et ésotériques. Il n'y a cependant aucun élément historique qui permette cette interprétation, et, « l'idée que des monuments ou des œuvres d'art contiennent un symbolisme alchimique ne remonte qu'au XVIIe siècle »[4],[5].

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

Le château a servi de décors à de nombreux films films parmi lesquels :

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00109098 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Inspirées des Dictz moraulx d'Henri Baude.
  3. Base Palissy.
  4. Robert Halleux, Les textes alchimiques, Turnhout (Belgique), Brepols, 1979, p. 148-153.
  5. Quand la chimie s'appelait alchimie Visite commentée de la salle des gardes du curieux château angevin du Plessis-Bourré, avec l'historien Bernard Joly Sciences et Avenir août 2007

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]