Bradley Manning

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Bradley Manning

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Bradley Manning en 2012.

Naissance 17 décembre 1987 (26 ans)
Crescent (Oklahoma)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis-Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession
Soldat (Private E-1)
Ascendants
Susan Fox - Brian Manning
Signature de Bradley Manning

Chelsea Elizabeth Manning (née Bradley Edward Manning le 17 décembre 1987 à Crescent, Oklahoma (États-Unis) est une ancienne analyste militaire de l'armée des États-Unis de nationalité américano-britannique[1]. Après avoir transmis à WikiLeaks différents documents militaires classifiés, elle a été condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison. Manning s'est publiquement présentée comme transgenre au lendemain de sa condamnation et a entamé des démarches pour changer d'identité[2]. Son nouvel état civil a été validé le 23 avril 2014[3], mais elle demeure condamnée en tant qu'homme[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Petite enfance[modifier | modifier le code]

Manning est né à Crescent dans l'Oklahoma, de Susan Fox, originaire du pays de Galles, et son mari, Brian Manning. Brian a rejoint la US Navy en 1974 à 19 ans, et y a travaillé pendant cinq ans en tant qu'analyste des services de renseignements. Il rencontre Susan dans un Woolworth's alors qu'il est stationné à Cawdor Barracks (en) au pays de Galles. Ils ont un premier enfant, Casey, en 1976. Le couple rentre aux États-Unis en 1979, emménageant d'abord en Californie, puis dans une maison à deux étages en dehors de Crescent, avec une piscine et 2 hectares de terrain où ils élèvent des cochons et des poulets[pertinence contestée][5].

Casey — il a 11 ans à la naissance de Bradley — a témoigné à la cour martiale que leurs deux parents étaient alcooliques, et que leur mère avait été soûle sans arrêt alors qu'elle était enceinte du capitaine Manning. David Moulton, un psychiatre de la marine américaine, a témoigné à la cour que les traits du visage de Manning présentaient des signes du syndrome d'alcoolisation fœtale[6]. Casey devient la principale personne qui s'occupera de lui, en se levant la nuit pour lui préparer le biberon. Manning est nourri uniquement au lait et à la nourriture pour bébé jusqu'à ses deux ans ; petit pour son âge, particulièrement pour un garçon, il atteint 1,57 m à l'âge adulte avec un poids de 47,6 kg[7],[8].

Le père de Manning travaille en tant que chef de projet en technologie de l'information pour une agence de location de voitures, et est souvent en déplacement. La maison familiale se trouve à plusieurs miles de la ville et la mère de Manning est incapable de conduire. Elle passe ses journées à boire, alors que Manning était largement laissé à lui-même, jouant aux legos ou à l'ordinateur. Brian s'approvisionnait en nourriture avant ses voyages, et laissait des chèques pré-signés pour les enfants et pour payer les factures. Une voisine a dit que lorsque l'école primaire de Manning faisait une sortie avec les élèves, elle donnait à son fils de la nourriture supplémentaire ou de l'argent pour s'assurer que Manning ait quelque chose à manger[9].

Divorce des parents et déménagement au pays de Galles[modifier | modifier le code]

Très indépendant dans son enfance, il est athée ouvertement opposé aux religions, ce qu'il démontre à plusieurs reprises en restant silencieux durant la partie du Serment d'allégeance au drapeau des États-Unis qui se réfère à Dieu. Son père raconte à PBS qu'il excellait au saxophone, en science, à l'ordinateur, créant son propre site Web à dix ans. Il a appris lui-même à utiliser Power Point, et a gagné trois années de suite le grand prix à un exposcience local, et en sixième année après la maternelle, obtient le premier prix à un quiz bowl.

À 13 ans il commence à s'interroger sur son orientation sexuelle. C'est à cette époque que ses parents divorcent, et Manning et sa mère déménagent dans un appartement à Crescent. L'instabilité de la mère continue et en 1998 elle fait une tentative de suicide ; Casey doit la conduire à l’hôpital, avec Manning assis à l'arrière essayant de s'assurer que leur mère continue à respirer. Brian Manning se remarie avec une femme nommée aussi Susan, qui a un fils d'une relation précédente. Manning réagit apparemment mal quand le fils de celle-ci prend lui aussi le patronyme de Manning ; il déclare à sa mère : « Je ne suis plus personne maintenant. »[pertinence contestée]

En novembre 2001, Manning et sa mère quittent les États-Unis et emménagent à Haverfordwest, au pays de Galles, où sa mère a de la famille. Manning va à l'école secondaire de Tasker Milward. Un camarade de classe au collège Ed Caesar a dit au Sunday Times que la personnalité de Manning était « unique, vraiment unique. Très excentrique, il avait des avis sur tout, très politique, très intelligent, et s'exprimait bien. » Son intérêt pour les ordinateurs ne l'a pas quitté, et en 2003 lui et un ami ont mis en place un site Web, angeldyne.com, un forum qui offrait des jeux et de la musique en téléchargement.

Manning devient la cible d'intimidations à l'école car il est le seul Américain et, en tant que garçon, il est perçu comme efféminé. Manning a confié à deux amis dans l'Oklahoma être homosexuel, mais n'est pas aussi ouvert sur ce sujet à l'école au pays de Galles. Les élèves imiteraient son accent, et l’abandonnent une fois pendant un voyage en camping ; sa tante a raconté au Washington Post que Manning s'était réveillé un matin seul dans le camp, alors que tout le monde avaient rangé sa tente et était parti sans lui.

Retour aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Manning craint que sa mère soit trop malade pour s'en sortir, alors en 2005, à 17 ans, Manning retourne aux États-Unis. Il rejoint son père dans l'Oklahoma, où il vit avec sa seconde femme et son enfant, et obtient un travail en tant que développeur dans une entreprise de génie logiciel, Zoto.

Carrière au sein des forces américaines[modifier | modifier le code]

En 2013, il est analyste militaire de l'armée américaine de grade Private First Class (anciennement Specialist, ou SPC).

Identité de genre[modifier | modifier le code]

Chelsea Manning mural.jpg

Les premiers éléments de sa transidentité remontent à ses confidences à Adrian Lamo, en 2010, où, au cours de discussions sur les documents envoyés à Wikileaks, Manning faisait état de son identité et de son désir de faire une transition[10],[11],[12]. Du fait de son isolement en détention, il n'a pu jusqu'à présent avoir accès à un traitement hormonal, ce qui explique son apparence masculine en août 2013 lors de sa condamnation.

Il n'existe aucune information infirmant ou confirmant un lien entre son identité et l'affaire WikiLeaks. Selon une théorie, cependant, le contexte de la politique Don't ask, don't tell (abrogée à la fin de 2010) aurait pu avoir une influence et donner une raison supplémentaire à Manning de transmettre des informations à Wikileaks[13].

Son avocat, David E. Coombs, a utilisé cet argument dans sa défense de Manning[14]. À l'issue de son procès, Manning annonce son désir d'entamer un traitement hormonal, voire une chirurgie de réattribution sexuelle. Néanmoins, ses conditions de détention en prison militaire pourraient ne pas le permettre[15].

Le 22 août 2013, Manning demande publiquement qu'on l'appelle Chelsea Manning[15],[16] et compte demander un changement d'identité conformément à son genre[2]. Néanmoins, la plupart des médias continuent d'utiliser le prénom Bradley, utilisé depuis le début de l'affaire[17]. Manning dit s'attendre à ce que l'évocation des évènements ayant eu lieu avant son annonce puisse se faire encore avec le nom de Bradley[2].

Contexte de l'accusation[modifier | modifier le code]

En avril 2010, WikiLeaks donne à voir une vidéo du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad titrée Collateral Murder ; le 7 juillet, les autorités américaines désignent Bradley Manning comme l'informateur de WikiLeaks[18].

C'est le magazine Wired qui annonce le premier l'arrestation de Manning : le 6 juin un article cosigné par Kevin Poulsen raconte comment Manning aurait provoqué son arrestation par ses propres révélations qui furent ultérieurement rapportées aux autorités par son interlocuteur, Adrian Lamo[19]. L'article précise que ni le Département d'État, ni le FBI ni l'Armée n'avaient encore confirmé cette arrestation[20]. Le 7 juin, l'Armée publie un très bref communiqué sur cette affaire[21]. Le lendemain, le magazine Wired rapporte que les autorités américaines s'interrogent sur la responsabilité de Manning dans la publication de 260 000 câbles diplomatiques. Le Département d'État n'avait pas alors la certitude que les dépêches aient été déjà transmises à Wikileaks[note 1]. Début juin, Manning n'est pas encore officiellement accusé ; suspect, il fait l'objet d'une enquête[22] tout en étant détenu au Koweït en vue d'un futur jugement[21].

Le 25 juillet 2010 Wikileaks rend public les Afghan War Diaries, dont la source est désignée dès le lendemain comme étant Manning[23].

À partir du 21 mai 2010, Manning aurait eu des conversations en ligne avec Adrian Lamo[24]. Manning aurait expliqué au hacker Adrian Lamo avec qui il avait sympathisé, qu'il aurait publié la vidéo titrée Collateral Murder. Lamo ayant eu par le passé des ennuis avec la justice américaine, prend alors peur, craignant d’être de nouveau suspecté pour complicité. Il le dénonce au FBI et envoie également une copie de ses discussions par mails avec le soldat au magazine Wired, qui en publie des extraits[25]. Ce geste a aussi été interprété comme une manipulation de Lamo de manière à obtenir la confession de Manning[11], le hacker ayant admis s'être présenté comme un pasteur et comme un journaliste, faisant croire à Manning que tout ce qu'il lui disait serait couvert par le secret de la confession et le secret professionnel[10].

Poursuites contre Bradley Manning[modifier | modifier le code]

Arrêté par l'United States Army Criminal Investigation Command en juin 2010[26],[27], Manning a d'abord été détenu plus d'un mois dans une prison militaire de Camp Arifjan, au Koweït, sans aucune charges[18],[28],[29]. Il est détenu sur la base de Quantico, en Virginie depuis le 29 juillet 2010. En avril 2011, un groupe d'experts détermine qu'il est en état d'être jugé[30], et le 16 décembre 2011, une audience préliminaire recommande de le faire comparaître devant une Cour Martiale[31],[32]. Manning est inculpé le 23 février 2012 en cour martiale et choisit de ne pas contester les chefs d'accusation.

Accusations portées contre Manning[modifier | modifier le code]

Début juillet 2010, Bradley Manning a été inculpé de huit chefs d'inculpation criminels et de quatre violations du règlement militaire[33].

Deux accusations, fondées sur le Uniform Code of Military Justice (UCMJ) en ses articles 92 et 134, sont portées contre lui : « transfert de données secrètes sur son ordinateur personnel et ajout de logiciel non autorisé sur un système informatique confidentiel », ainsi que « communication, transmission et envoi d'information traitant de sécurité nationale à une source non autorisée »[18],[34].

Il encourt alors 52 ans de prison pour les actes qui lui sont reprochés[28].

Son avocat militaire commis d'office est le major Thomas F. Hurley. À partir de fin août 2010 son avocat civil est David Coombs[26]. On ne dispose d'aucun témoignage public de Bradley Manning lui-même depuis son incarcération. L'une des rares personnes à l'avoir rencontré depuis à Quantico est David House[1].

Conditions de détention[modifier | modifier le code]

Bradley Manning est soumis à un isolement carcéral maximum (Maximum Custody Detainee) dans des conditions qui prêtent à controverse[35], tandis que certains rappellent que l'isolement dans lequel Manning se trouve est comparable à une situation de torture psychologique[1].

Le procès[modifier | modifier le code]

L'armée américaine ayant refusé de publier les transcriptions du procès de Bradley Manning, la Freedom of the Press Foundation (littéralement « Fondation pour la liberté de la presse ») a levé plus de 100 000 dollars afin de retranscrire et mettre à disposition dans le domaine public l'ensemble des débats[36].

Le 30 juillet 2013, la cour martiale de Fort George G. Meade dans le Maryland a tranché, Bradley Manning, à l’origine des fuites de documents classifiés est reconnu coupable de vingt des vingt-deux chefs d’accusation qui pesaient contre lui, il est déclaré coupable de violation de la loi sur l’espionnage par le tribunal militaire. Il est, par contre, déclaré « non coupable » de collusion avec l’ennemi, un chef d’accusation qui aurait pu lui valoir la réclusion criminelle à perpétuité sans possibilité de remise de peine.

Aux termes du verdict lu par la juge Denise Lin, il encourt 136 ans de prison après être reconnu coupable des charges liées à la violation de la législation américaine sur l’espionnage[37].

Le 21 août 2013, il est condamné à 35 ans de réclusion[38]. Il est incarcéré à la prison militaire de Fort Leavenworth[38].

Le lendemain de sa condamnation, Manning a réagi par l'intermédiaire de son avocat en disant son espoir d'être gracié. Dans le même communiqué, il a également fait part de son intention d'entamer une thérapie hormonale et de prendre le nom de Chelsea Manning[39].

Le 14 avril 2014, le commandant de la cour martiale qui avait condamné Bradley Manning refuse sa clémence et confirme la peine de 35 ans de prison[40].

Conséquences et développements de l'affaire Manning[modifier | modifier le code]

Hilary Clinton accepte « avec regrets » en mars 2011 la démission d'un de ses porte-paroles au département d'État américain, Philip J. Crowley (en), suite aux propos « pleinement revendiqués » par ce dernier et qu'un journaliste de la BBC a rapportés, dans lesquels le traitement que le Pentagone réserve à Bradley Manning est qualifié de « ridicule, improductif, et stupide »[note 2],[41],[42].

Soutiens à Bradley Manning[modifier | modifier le code]

Le soldat Manning a été proposé par son cercle de soutiens comme le prochain prix Nobel de la paix. Selon eux, ce choix est largement justifié car Manning, par ses révélations, aurait fortement participé au retrait des troupes américaines en Irak. Sans lui, de nombreuses polémiques n'aurait pu être révélées par exemple sur la Prison d'Abou Ghraib ou encore sur les programmes d’attaques des drones[43].

Des gens, tenant des drapeaux, des panneaux et une banderole avec notamment écrit dessus « Liberté pour Bradley Manning » en allemand, manifestent dans une rue.
Manifestation à Francfort (Allemagne) en janvier 2012.

Des manifestations de soutien à Bradley Manning ont eu lieu en Allemagne, en Irlande[44], aux Pays-Bas[44], au Canada[44], en Australie[45] et aux États-Unis[44]Washington[46], à San Diego[45], à Cambridge/Boston[45], à Oakland[45]…).

On compte parmi ses soutiens :

En France, le 3 février 2013, le premier prix au concours international de plaidoiries pour les droits de l'Homme organisé par la Ville de Caen et le Mémorial de Caen est remporté par un jeune avocat lillois pour sa plaidoirie « Bradley Manning : un soldat de la vérité »[49].

Comité de soutien à Bradley Manning[modifier | modifier le code]

Le Comité de soutien à Bradley Manning (en anglais, Bradley Manning Support Network) a été monté par Mike Gogulski[50], citoyen américain vivant en Slovaquie, dans le but de lever des fonds pour payer les frais d'avocat (estimés à 130 000 dollars)[32] de Bradley Manning. Un ami de celui-ci, David House, est aussi impliqué dans le montage de ce comité qui a été coordonné par Courage de résister.

Plusieurs personnalités ont rejoint ce comité. Parmi elles, le lanceur d'alerte américain qui a livré pendant la guerre du Viêt Nam les Papiers du Pentagone, Daniel Ellsberg[51], le réalisateur engagé Michael Moore[51] qui a soutenu le comité à hauteur de 5 000 dollars[50], l'ancien agent de la CIA et militant politique Ray McGovern[52] et le colonel à la retraite Mary Ann Wright[52].

Wikileaks a contribué au comité de soutien à hauteur de 15 000 dollars et l'ensemble des fonds levés par le comité dépassaient en janvier 2011 les 100 000 dollars[53].

La levée de fond organisée par cette association a permis de rassembler près de 1 million de dollars[2].

Suite à l'annonce du changement de genre de Manning, le comité a entamé une procédure pour changer son intitulé pour Private Manning Support Network[2].

Soutien de Ron Paul[modifier | modifier le code]

Ron Paul, chef de file du mouvement libertarien au sein du Parti républicain, a apporté son soutien à Bradley Manning le 12 avril 2013, déclarant que Manning avait fait plus pour la paix qu'Obama, renvoyant à l'obtention du Prix Nobel de la paix de celui-ci en 2009[note 3].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Ce n'est qu'à partir du 28 novembre 2010 que Wikileaks diffuse ces dépêches
  2. (en) « ridiculous and counterproductive and stupid »
  3. (en)

    « While President Obama was starting and expanding unconstitutional wars overseas, [Chelsea] Manning, whose actions have caused exactly zero deaths, was shining light on the truth behind these wars," the former Republican presidential contender told U.S. News. "It's clear which individual has done more to promote peace. »

    — « Ron Paul: Bradley Manning deservers the Nobel Peace Prize more than Barack Obama », sur US News,‎ 12 avril 2013

Références

  1. a, b et c (en) La question de la double nationalité de Bradley Manning - née de mère britannique, sur le sol américain - a été soulevée par le journaliste Glenn Greenwald « The inhumane conditions of Bradley Manning's detention », salon.com, le 15 décembre 2010. La législation britannique le confirme
  2. a, b, c, d et e (en) Michelle R. Smith, « Manning lawyer gives more details on gender change », sur The Big Story,‎ 26 août 2013
  3. (en) Copie de la décision de justice validant le changement d'état civil de Manning
  4. Maëlle Le Corre, « Le changement d’état civil de Chelsea Manning officiellement reconnu », sur Yagg,‎ 24 avril 2014
  5. Fishman, July 3, 2011, pp. 2–3.
  6. (en) Julie Tate, « Manning apologizes, says he ‘hurt the United States’ », sur The Washington Post,‎ 14 août 2013
  7. (en) Paul Lewis, « Bradley Manning trial revealed a lonely soldier with a troubled past », sur The Guardian,‎ 21 août 2013
  8. (en) Michael Kirkland, « Under the U.S. Supreme Court: Bradley Manning, WikiLeaks martyr? », sur United Press International,‎ 13 mars 2011
  9. *For her mother not adjusting, Manning fending for herself, and the neighbor, see Thompson, August 8, 2010, p. 1.
  10. a et b (en) Xeni Jardin, « Was alleged Wikileaks leaker Bradley Manning's crisis also one of personal identity? », sur Boing Boing,‎ 20 juin 2010
  11. a et b (en) Adrian Chen, « Was Wikileaker Bradley Manning betrayed by his queer identity? », sur Gawker,‎ 23 juin 2010
  12. (en) « Manning-Lamo logs », sur Wired
  13. « Les fuites de WikiLeaks sont-elles liées à l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de Bradley Manning ? », sur Yagg,‎ 12 août 2010
  14. (en) « Bradley Manning says he is female », sur New York Times,‎ 23 août 2013
  15. a et b « Je m'appelle Chelsea Manning, je suis une femme », sur Yagg,‎ 22 août 2013
  16. (en) Adam Gabbatt, « 'I am Chelsea Manning,' says jailed soldier formerly known as Bradley », sur The Guardian,‎ 22 août 2013
  17. Amanda Marcotte, « Appelez-la Chelsea Manning, dès maintenant », sur Slate.fr,‎ 22 août 2013
  18. a, b et c (en) dépêche AFP, « US soldier charged over Apache Wikileaks video », sur ABC News,‎ 7 juillet 2010
  19. (en) Steve Inskeep, « Soldier Suspected Of Leaking Classified Data Arrested », sur NPR News,‎ 7 juin 2010
  20. (en) Kevin Poulsen, Kim Zetter, « U.S. Intelligence Analyst Arrested in Wikileaks Video Probe », sur Wired,‎ 6 juin 2010
  21. a et b (en) « Army Intel Analyst Arrested In Connection With Leak Of Iraq Video », sur NPR,‎ 7 juin 2010
  22. (en) Kevin Poulsen, Kim Zetter, « State Department Anxious About Possible Leak of Cables to Wikileaks », sur Wired,‎ 8 juin 2010
  23. (en) « Leak of Afghan war logs condemned », sur CBC,‎ 26 juillet 2010
  24. (en) Kevin Poulsen, Kim Zetter, « ‘I Can’t Believe What I’m Confessing to You’: The Wikileaks Chats », sur Wired,‎ 10 juin 2010
  25. « L'auteur de la plus grande “fuite” américaine est un militaire désœuvré », sur Le Monde,‎ 28 novembre 2010
  26. a et b (en) Bradley Manning Support Network accepts responsibility for all expenses to defend accused Wikileaks whistle-blower, bradleymanning.org, le 8 décembre 2010
  27. (en) Xeni Jardin, « US will press criminal charges against Manning, alleged Wikileaks source », Boing Boing, le 6 juillet 2010
  28. a et b (en) Xeni Jardin, « US Army: alleged Wikileaks source Manning faces 52 years », Boing Boing, 6 juillet 2010.
  29. (en) Kevin Poulsen, Kim Zetter, « Three Weeks After Arrest, Still No Charges in Wikileaks Probe », Wired, 16 juin 2010.
  30. Panel Says WikiLeaks Suspect Is Competent to Stand Trial
  31. (en) David Coombs, « Bradley Manning legal update and overview », Courage to resist, le 1er novembre 2010
  32. a et b (en) Robert Booth, Heather Brooke, Steven Morris, « WikiLeaks cables: Bradley Manning faces 52 years in jail », Guardian.co.uk, le 30 novembre 2010
  33. Bradley Manning, la taupe supposée de WikiLeaks, NouvelObs.com, le 30 novembre 2010
  34. (en) David Dishneau, « Alleged Army whistleblower felt angry and alone », Associated Press, 7 juillet 2010
  35. (fr) « WikiLeaks : Bradley Manning, le détenu qui embarrasse les Etats-Unis », lemonde.fr, le 21 avril 2011
  36. a et b Freedom of the Press Foundation - Retranscription du procès de Bradley Manning
  37. « WikiLeaks : Bradley Manning coupable de violation de la loi sur l’espionnage » , Les Échos.fr, 30 juillet2013
  38. a et b Radio-Canada avec Agence France-Presse, Associated Press et Reuters, « Bradley Manning condamné à 35 ans de prison », sur www.radio-canada.ca,‎ 21 août 2013 (consulté le 21 août 2013)
  39. Bradley Manning veut devenir une femme, Le Figaro, 22 août 2013
  40. « WikiLeaks : peine confirmée pour le soldat Manning », in Le Figaro, mardi 15 avril 2014, page 6.
  41. (en) « PJ Crowley: Bradley Manning's treatment by US "stupid" », sur BBC,‎ 12 mars 2011
  42. Démission du porte-parole du département d'Etat américain, L'Express, 13 mars 2011
  43. Le soldat Manning voulait dénoncer le "porno guerrier" des guerres américaines, L'Humanité, 13 mars 2013.
  44. a, b, c et d (en) Montreal protesters rally in support of WikiLeaks, The Montreal Gazette, 18 décembre 2010
  45. a, b, c et d Wikileaks : manifestations pour le soldat accusé, Gilles Klein, Arrêt sur images, le 16 septembre 2010
  46. Le soldat Manning, source de WikiLeaks, « puni » en prison Laure Mandeville, Le Figaro du 27 janvier 2011
  47. (en) « Full transcript of Julian Assange's speech outside Ecuador's London embassy », sur indepedent.co.uk
  48. lors de son apparition publique à l'ambassade de l'Équateur le 19 août 2012[47]
  49. [PDF]Maître Charles Merlen, « Bradley Manning : un soldat de la vérité », Lauréats du concours 2013, sur Mémorial de Caen
  50. a et b (en) Michael Moore Praises Suspected WikiLeaks Source,David Dishneau, Associated Press, 21 août 2010
  51. a et b WikiLeaks : l'enquête sur Bradley Manning patine Le Monde du 25 janvier 2011
  52. a et b (en) Michael Moore campaigns to free Bradley Manning in war logs case, Chris McGreal. The Guardian, 15 septembre 2010
  53. (en) WikiLeaks contributes to Manning defense, support group says, CNN, 15 janvier 2011