Hystérectomie
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L'hystérectomie est un acte chirurgical qui consiste à enlever tout ou partie de l’utérus.
On parle « d'hystérectomie totale » (« non conservatrice » ou « avec annexectomie ») si l'ablation comprend le corps et le col utérins.
Elle est dite « subtotale » si on laisse en place le col utérin.
On dit enfin hystérectomie « conservatrice » ou « interannexielle » si les ovaires et les trompes de Fallope sont laissés en place.
Plusieurs techniques chirurgicales sont proposées :
- par voie abdominale, avec incision abdominale médiane basse sus-pubienne, dite incision de Pfannenstiel (en) ;
- par voie laparoscopique (LAVH[1]) ;
- par voie vaginale, l’utérus étant extrait par les voies naturelles[2].
Dès 1862, Eugène Koeberlé est l'un des tout premiers à procéder avec succès à des hystérectomies sur des bases scientifiques. Avant la fin du siècle, des progrès essentiels sont obtenus par Jules-Émile Péan et Paul Segond dans l'hystérectomie vaginale appliquée au traitement des suppurations pelviennes (opération de Péan-Segond)[3].
[modifier] Voir aussi
[modifier] Références
- Laparoscopie, Hôpitaux universitaires de Genève (consulté le 12 avril 2011).
- J. Peter, P. Boisselier et E. Guttila, « Hysterectomie vaginale sur utérus non prolabe », dans Journal de gynécologie, obstétrique et biologie de la reproduction, vol. 16, 1987, p. 925-934 [texte intégral (page consultée le 12 avril 2011)].
- Collectif, Précis de pathologie chirurgicale, vol. V, Masson & Cie, 1928, p. 879 ;
Paul Segond, Traitement des grossesses extra-utérines, L. Maretheux, Paris, 1898 ; réédition Nabu Press, février 2010, ISBN 978-1-145-00897-7.