Jacques Lagrange (peintre)

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Jacques Lagrange
Portrait sculpté de Jacques Lagrange.JPG

Anonyme, Portrait Jacques Lagrange,
œuvre non localisée et non sourcée.
[réf. nécessaire]

Naissance
Décès
(à 77 ans)
Nationalité
Française
Activités
Autres activités
Mouvement

Jacques Lagrange, né à Paris le , mort en , est un peintre, graveur et scénariste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Lagrange entre en 1933 à l'École nationale des arts décoratifs et fréquente l'atelier de gravure de l'École des beaux-arts de Paris. En 1937, il participe auprès de Raoul Dufy à la décoration du pavillon de l'électricité de l'Exposition internationale de Paris. Mobilisé à Angers, il y découvre la Tapisserie de l'Apocalypse.

Libéré et démobilisé en 1944, Lagrange rejoint son atelier d'Arcueil. Invité au premier Salon de Mai en 1945, il y participe ensuite chaque année et expose à la galerie de France de Myriam Prévot et Gildo Caputo en 1946 et 1953. Accomplissant un projet ancien, il part pour Aubusson et y réalise ses premières tapisseries en contact direct avec les artisans. À partir de 1955,ses peintures sont régulièrement présentées par la galerie Villand et Galanis, auprès de celles de Roger Chastel, Maurice Estève et Charles Lapicque.

Jacques Lagrange est coscénariste des Vacances de monsieur Hulot (1953), Mon oncle (1958), Playtime (1967), Trafic (1971) et Parade (1974) de Jacques Tati qu’il rencontre en 1945 et avec qui il ne cessera jusqu'à sa mort en 1982 de collaborer comme conseiller artistique. Il travaille par ailleurs avec Jean Vilar, créant en 1958 les décors et costumes d’Ubu pour le TNP.

Lagrange réalise plusieurs œuvres monumentales intégrées aux réalisations de l'architecte Édouard Albert, un plafond de 600 m2 pour la tour Croulebarbe, dite aussi tour Albert (1957-1959), premier gratte-ciel de Paris, et un pavement en marbre (1967-1972) pour la faculté des sciences de Jussieu dont Jean Lescure fournit l'épigraphie (formule d'Einstein, vers de Baudelaire, phrase de Gaston Bachelard).

Créateur de nombreux cartons de tapisseries, Lagrange est professeur à l'École des beaux-arts de Paris.

De 1967 à 1992, il résida au village de Saint-Martial-le-Mont dans le département de la Creuse.

L'œuvre[modifier | modifier le code]

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La peinture de Lagrange se développe par séries autour de thèmes divers, notamment :

  • Femmes à la vaisselle (1948)
  • Fenêtres ouvertes sur Arcueil, Les Restaurants, Malabry (1953)
  • Constructions périphériques (1954)
  • Les Serres (1955)
  • Les Jardins botaniques (1957)
  • Chartres dans Chartes (1959)
  • Les Batailles (Hommage à Paolo Uccello (1962)
  • Compositions rurales (1964)
  • Les Vanités (1965)
  • Les Déménagements (1968)
  • Le Fil conducteur, Les Acrobates (1970)
  • Les Tiroirs embarrassés (1978)
  • Observations (1985)

Illustration[modifier | modifier le code]

  • Eugène Guillevic, Temple du merle, quinze bois gravés de Lagrange, Éditions Galanis, Paris, 1969.

Réception critique[modifier | modifier le code]

« [Lagrange] s'exprime à travers des thèmes nombreux et constamment renouvelés, développant une écriture expressive à laquelle il donne libre cours jusqu'aux frontières de l'abstrait avec une invention très personnelle, particulièrement attachante par les arguments colorés et l'architecture de la lumière qui marquent toutes ses entreprises artistiques. »Gaston Diehl[réf. nécessaire]

« La peinture de Lagrange se situe dans les prolongements de la peinture traditionnelle française. La composition est liée à l'architecture. La construction colorée est un héritage évident des Fauves. La figuration se mêle à des écritures abstraites ou lyriques. La discipline géométrique s'efface dans des aplats de tons vifs dont la forme crée une frontière dessinée par la lumière. »Jean-Jacques Levêque[réf. nécessaire]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Privat, Lagrange, peintures récentes, galerie Villand et Galanis, Paris, 1957.
  • Bernard Privat, Peintures de Lagrange, Chartres, galerie Villand et Galanis, Paris, 1959.
  • Marcel Lecomte et Jean Cathelin, Lagrange, peintures récentes, galerie Villand et Galanis, Paris, 1963.
  • Jean-Louis Ferrier, Lagrange, peintures récentes, galerie Villand et Galanis, Paris, 1965.
  • Jean Lescure, Les peintures de Lagrange, galerie Villand et Galanis, Paris 1971.
  • Jean Lescure, Lagrange, peintures et tapisseries, château de Sainte-Feyre (Creuse), 1972.
  • Jean Lescure, Lagrange, Grands formats de 1950 à 1977, Paris, galerie Villand et Galanis, 1978.
  • Hélène Parmelin, Les Peintres de Jean Vilar : Calder, Chastel, Gischia, Jacno, Lagrange, Manessier, Pignon, Prassinos et Singier, Fondation Jean Vilar, Avignon, 1984.
  • Paul Jolas, Bernard Dorival, P.-M. Grand, Pierre Masteau et poème de Guillevic, Lagrange, œuvre peint, tapisseries, musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine, Angers, 1987, (48 p.)
  • Lydia Harambourg, L’École de Paris, 1945-1965, Dictionnaire des peintres, Ides et Calendes, Neuchâtel, 1993 (ISBN 2825800481); nouvelle édition, 2010, p. 280–282 (ISBN 978-2-8258-0241-0)

Lien externe[modifier | modifier le code]