Sournia

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Sournia
Sournia
Vue générale de Sournia.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Intercommunalité Communauté de communes Agly Fenouillèdes
Maire
Mandat
Yvon Crambes
2020-2026
Code postal 66730
Code commune 66198
Démographie
Gentilé Sourniannais(es)
Population
municipale
497 hab. (2018 en diminution de 0,8 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 43″ nord, 2° 26′ 34″ est
Altitude Min. 380 m
Max. 1 234 m
Superficie 29,99 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée de l'Agly
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Sournia

Sournia [suʁnja] Écouter est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Sourniannais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sournia est une commune des Fenouillèdes, la partie languedocienne des Pyrénées-Orientales, bordée par la Désix.

Sournia est à 22 km d'Ille-sur-Têt et de Vinça, à 24 km de Prades et de Saint-Paul-de-Fenouillet, à 30 km de Latour-de-France et à 34 km d'Axat.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sournia est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (63 %), forêts (20,3 %), zones agricoles hétérogènes (11,3 %), prairies (3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,3 %), zones urbanisées (1,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, le nom de la commune est Sornian, en catalan, Sornià. Sournia se situe dans la zone linguistique occitane, où la voyelle "u" est prononcée [y] et non [u], ce qui est un fait reconnu par les chercheurs, occitanistes[9] comme catalanistes[10].

Du latin Sauriniano (Xe siècle). En occitan Sorhna (1371), Sournhan (1639).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Sournia est établi sur l’emplacement d’un ancien oppidum gallo-celtique, comme Campoussy, comme le village de Perles, aujourd'hui simple métairie. Sa situation dans une vallée plantée de vignes et d'oliviers lui fait une place à part dans une contrée aussi âpre.

Le lieu de Tavernoles près de Sournia et Sournia sont cités dans des documents du Xe siècle. Ces lieux font partie de la vicomté de Fenouillèdes jusqu'en 1262, date à laquelle la vicomté est rattachée au royaume de France. En 1371 Guilhem de Sournia tient le Castel Vièlh de Sournia pour le baron Guilhem de Peyrepertuse, seigneur de Rabouillet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1973 Louis Vidal DVG  
juin 1995 mars 2001 René Delonca    
mars 2001 En cours Paul Blanc[11] UMP puis LR sénateur (2001-2011)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1693 1709 1720 1774 1788 1789
192 f113 f113 f186 f726 H160 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2018, la commune comptait 497 habitants[Note 2], en diminution de 0,8 % par rapport à 2013 (Pyrénées-Orientales : +2,95 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7618148128829299579339451 073
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 006950921885850765725686634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
604604583463410424389382347
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
351339296339376367414491497
2018 - - - - - - - -
497--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Note : À la fin du XIXe siècle, la longévité des habitants de Sournia semble être réputée comme étant l'une des plus longues de France, sans que cela soit réellement vérifiable pour autant[16].

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 107 103 118 110 115 114 110 109
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le secteur du collège est Ille-sur-Têt[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : [22] ;
  • Fêtes communales : et [22] ;
  • Foire : [22].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements sportifs sont présents sur la commune, parmi lesquels un stade de football et un city-stade.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 330 €[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'AOC Côtes-du-Roussillon.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Saint-Michel de Sournia du Xe siècle. Elle est en ruines.
  • L'ancienne église Sainte-Félicité des Xe et XIe siècles.
  • L'église Saint-Just de Courbous, autre église romane située sur la commune.
  • l'église Saint-Laurent d'Arsa, de style roman également, du XIIe siècle.
  • L'église de Sournia : construite en 1660 dans la partie la plus élevée du fort du Roi.
  • Le château de Sournia - en ruines.
  • Le Hameau du Pug (graphié 'puch' en orthographe non normalisée), ancien fief des Templiers.
  • La Grotte du Menièr (Ménié en orthographe non normalisée) est une caverne que M. Mir, curé de Sournia, fit transformer en chapelle en 1874. Elle se trouve en bordure de la route nationale 619 à 2 km environ de Sournia.
  • Le Pont de Ròcaverd (Roquevert en orthographe non normalisée), situé en contrebas de Sournia (en venant d'Ille-sur-Têt), il existe en fait 3 ponts sur la Désix.
  • La Fontaine du Pòu (Pou en orthographe non normalisée) qui alimente le village en eau potable, et qui se déverse dans un vaste réseau de canaux d'irrigation pour les jardins.
  • Le Chemin du Pou du milieu qui longe les jardins irrigués par le réseau de canaux alimenté par l'eau de la fontaine.
  • Sournia est traversée par le sentier de grande randonnée 36.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sournia Blason
D'azur à trois fleurs de lys d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Sournia
De sable à trois fasces componées d'or et de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme » (consulté le 10 mai 2017).
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  9. Alibert, Louis (1884-1959)., Gramatica occitana : segon los parlars lengadocians, Institut d'estudis occitans, dl2000 (ISBN 84-7283-554-5, 978-84-7283-554-2 et 2-85910-274-4, OCLC 490650821, lire en ligne).
  10. Henri Guiter, Atlas linguistique des Pyrénées Orientales, Paris, Centre National de la Recherche Scientifique, .
  11. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Record de longévité à Sournia en 1897, 3 janvier 2015
  17. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  21. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 1er août 2013).
  22. a b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7).
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).