Albas (Aude)

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Albas
Vue du village
Vue du village
Blason de Albas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Fabrezan
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Jean-Claude Montlaur
2014-2020
Code postal 11360
Code commune 11006
Démographie
Gentilé Albassiens, Albassiennes
Population
municipale
76 hab. (2014)
Densité 3,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 25″ nord, 2° 44′ 06″ est
Altitude Min. 189 m – Max. 533 m
Superficie 22,69 km2
Localisation

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Albas est une commune française des Corbières, située dans le département de l'Aude, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Albassiens (albasenc en occitan).

Devise d'Albas : « qual va a Albas se'n tòrna pas ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Albas est une commune des Corbières située au pied du mont Tauch, sur le terroir Corbières (AOC).

Situation de la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La série sédimentaire d'Albas fait l'objet de nombreuses études géologiques, les différentes couches s'étendant du secondaire au quaternaire, dans lesquelles on a trouvé des fossiles d'œufs de dinosaures. Le paysage va de la garrigue aux chênes verts.

Le village ancien est construit à une altitude moyenne de 270 mètres, la mairie est située à 250 m d'altitude.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Datant du second âge du fer, on trouve sur le « Roc de Carla » un modeste oppidum. Exploitation de ferrières (extraction du fer) dès le IVe et IIIe siècle avant notre ère. Les romains ont probablement nommé l’endroit ALBARES à cause des peupliers aux feuilles argentées qu’ils ont trouvé aux abords de l’actuel village.

Dans un acte de 963 concernant la donation du village voisin de Fontjoncouse à Aymeric, archevêque de Narbonne, on trouve pour la première fois écrite la mention VILLA ALBARES (ALBAS). En 1196, la vicomtesse Ermengarde de Narbonne fait don dans son testament du castrum (lieu fortifié) d’ALBAS, aux ordres militaires. Mais son neveu, Pierre de Lara, ne donnera qu’une partie d’Albas aux ordres Templiers et Hospitaliers. Une commanderie Saint Jean est mentionnée à Albas en 1243. En 1226, Guillaume de Laroque de Carcassonne cède les biens qu’il possède à Albas à l’abbaye de Lagrasse. Dans le courant du XIIIe siècle, le comte de Foix en est le seigneur, puis en 1271, Aymeric, vicomte de Narbonne redevient le seigneur légitime du Castrum d’Albaribus Ferreriarum (Albas les Ferrières).

L'église est consacrée à saint Paul, qui aurait été évangélisateur de Narbonne.

En 1503, Jean de Cascastel (village voisin) est cité comme seigneur du lieu. En 1523, Jean de Narbonne dit tenir du Roi la seigneurie d’Albas. Au cours de ce siècle, Rogier de Lubès, baille d’Albas, organise une association intercommunale pour défendre les intérêts de la population ruinée par les guerres franco-espagnoles. Le village de pisé est détruit, les habitants s’installent dans le castrum.

Le 22 décembre 1756, le parlement de Toulouse attribue des biens de la famille Bellisens, dont ALBAS, à Pons Thomas Joseph DADVISARD. Au XVIIe siècle, Richelieu décide de reconquérir le Roussillon, Narbonne devient la place forte du dispositif français. Dans une ordonnance du 6 mai 1642, Louis XII place Albas dans la liste des localités dépendant de Narbonne. Au début du XVIIIe siècle, Albas fait partie de la baronnie de Talairan, et se place sous l’autorité spirituelle de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. C’est pourquoi l’actuel blason d’Albas représente une croix de Malte blanche sur fond rouge. À la Révolution, les biens de la famille DADVISARD sont confisqués, Albas les Ferrières devient une commune. En 1830, la culture de la Garouille (chêne nain qui fournissait le colorant vermillon) et la fabrication du charbon constituent l’activité économique principale d’Albas, avec la culture de la luzerne et l’élevage (chèvres pour le lait, ovins pour la viande, mulets pour les déplacements). L’exploitation du fer qui se bornait à recueillir le minerai à fleur de roche (ferrières) au Moyen Âge, laisse place au début du XXe siècle à des mines sur le plateau de Lacamp. Le fer était emporté par chariots et par la petite voie ferrée reliant Durban à Tuchan, jusqu’en 1930. La voie ferrée est délaissée au profit des premiers camions, les mines deviennent trop coûteuses, elles sont abandonnées en 1930. Les puits de mine ont été fermés, seuls quelques initiés savent y pénétrer par des galeries discrètes. On peut apercevoir les restes d’une carrière de marbre rose sur la route de Cascastel, près du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Jean-Claude Montlaur PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 76 habitants, en augmentation de 0 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
197 210 241 296 346 391 387 357 328
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
269 274 240 243 228 269 231 191 184
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
170 164 174 153 136 175 161 125 112
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
88 72 59 72 70 59 75 76 76
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population : viticulteurs, éleveurs, maçons, retraités de divers pays d'Europe, familles en vacances l'été.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Deux troupeaux de moutons ouvrent une alternative à la viticulture qui était l'activité dominante du XXe siècle.

À la fin du XIXe siècle, le village comptait 600 habitants, 1 école et 3 curés habitaient la capélagne (presbytère). Avant la vigne, on y cultivait les céréales et la luzerne d'Albas était renommée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Aude.
Blason Blasonnement :
De gueules, à la croix de Malte d'argent bordée d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]