Caudiès-de-Fenouillèdes

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Caudiès-de-Fenouillèdes
Notre Dame de Laval près de Caudiés-de-Fenouillèdes.
Notre Dame de Laval près de Caudiés-de-Fenouillèdes.
Blason de Caudiès-de-Fenouillèdes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton La Vallée de l'Agly
Intercommunalité Communauté de communes Agly Fenouillèdes
Maire
Mandat
Jean-Pierre Fourlon
2014-2020
Code postal 66220
Code commune 66046
Démographie
Gentilé Caudiésiens
Population
municipale
642 hab. (2012)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 48′ 46″ N 2° 22′ 35″ E / 42.8127777778, 2.3763888888942° 48′ 46″ Nord 2° 22′ 35″ Est / 42.8127777778, 2.37638888889
Altitude Min. 279 m – Max. 1 000 m
Superficie 36,45 km2
Localisation

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Caudiès-de-Fenouillèdes

Caudiès-de-Fenouillèdes est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés Caudiésiens (Caudierencs en occitan)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située sur la Boulzane, la commune de Caudiès-de-Fenouillèdes est connue pour son karst remarquable, il a livré plusieurs centaines de cavités naturelles dont certaines donnent accès au réseau endokarstique. Comme son nom l'indique, Caudiès fait partie du Fenouillèdes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Caudiès-de-Fenouillèdes[2]
Saint-Louis-et-Parahou
(Aude)
Bugarach
(Aude)
Camps-sur-l'Agly
(Aude)
Puilaurens
(Aude)
Caudiès-de-Fenouillèdes[2] Prugnanes
Fenouillet Saint-Paul-de-Fenouillet,
Fosse

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

  • Gare de Caudiès-de-Fenouillèdes[3]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Formes anciennes

Le lieu est mentionné en 1011 sous le nom de Caldarios. On rencontre au XIVe siècle la forme Cauders, puis du XVe au XVIIe siècles Caudies. Par la suite, les formes modernes en occitan sont Caudiers ou Caudiès (équivalent phonétique)[4].

En français, le nom officiel de la commune devient Caudiès en 1790, mais on utilisait déjà tantôt Caudiès-de-Fenouillèdes ou Caudiès-de-Saint-Paul[5]. Cette dernière forme est encore utilisée à la fin du XIXe siècle[6], alors même que le , Caudiès change officiellement de nom pour devenir Caudiès-de-Fenouillèdes[5].

En occitan, le nom de la commune peut être Caudiers de Fenolledès (forme historique), de Fenolhedés (forme normalisée) ou, par analogie avec les autres communes de la région, de Fenolhet[4].

Étymologie

Le latin caldarius désigne un chaudron, que l'on retrouve d'ailleurs sur le blason de la commune. Toutefois, si ailleurs ce terme a servi à qualifier des territoires bénéficiant de sources chaudes, ce n'est pas le cas ici. On peut penser que le chaudron fait plutôt référence aux gouffres situés dans le lit de la Boulzane, au pied des falaises sombres au-dessus desquelles est installé le village, constituant ainsi une sorte de marmite cendrée naturelle[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Caudiès devient chef-lieu du canton de Caudiès. Elle est rattachée en 1801 au canton de Saint-Paul (devenu plus tard Saint-Paul-de-Fenouillet), qu'elle ne quitte plus par la suite[5].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de la Vallée de l'Agly.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  mars 2008 Louis Balague    
mars 2008   Jean-Pierre Fourlon[7]'[8]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1693 1709 1720 1744 1774 1789 1790
12 f 7 f 188 f 285 f 285 f 700 H 191 f 250 f 1 070 H
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 642 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
928 1 007 1 100 1 211 1 327 1 350 1 406 1 450 1 969
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 331 1 260 1 253 1 202 1 167 1 129 1 096 1 011 997
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 109 1 058 1 070 1 019 1 028 1 008 955 907 849
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
821 792 677 618 580 598 573 634 642
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 8 septembre[11] ;
  • Foires : 13 janvier, 5 février, 20 mars, 17 avril, jeudi avant Pentecôte, 2 juillet, 18 août, 22 septembre, 3 novembre, 13 décembre[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 851 €[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Au sud l'église Notre-Dame de Laval, un ermitage du XVe siècle, est située sur un promontoire en bordure de la route menant à Fenouillet.
  • Castel Fizel, ruines d'un château des comtes de Fenouillet, domine plus au sud encore ermitage et village. Lieu d'observation sur toute la vallée de la Boulzane et porte d'entrée défendant les gorges de Saint-Jaumes. Accès ancestral au bourg et au château de Fenouillet. L'église Saint-Jacques de Castel-Fizel est une église romane en ruines.
  • Au nord la route du col Saint Louis présente un singulier ouvrage d'art, un pont en escargot, astucieux édifice qui permet de gravir progressivement une pente trop forte. Cet ouvrage a été partiellement construit par des blocs pris à un fort wisigothique, dont on peut admirer encore quelques ruines à son pied.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Henri Rollin (1880-1933) : homme politique né à Caudiès-de-Fenouillèdes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Caudiès-de-Fenouillèdes Blason D'or à la chaudière de gueules l'anse levée[13].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal 'L'Indépendant, 2012[réf. insuffisante]
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Source : site TPCF, onglet plan d'accès, liste gares lire.
  4. a, b et c Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ , 796 p.
  5. a, b et c Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  6. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, De Quillan à Caudiès-de-Fenouillèdes à vélo en 1889, 19 juillet 2014
  7. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  8. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  11. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ (ISBN 2-7399-5066-7)
  12. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 février 2013).
  13. Armorial des États de Languedoc par Denis-François Gastelier de La Tour, Paris 1767, 248p.