Couiza

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Couiza
Château des ducs de Joyeuse
Château des ducs de Joyeuse
Blason de Couiza
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
Jacques Hortala
2014-2020
Code postal 11190
Code commune 11103
Démographie
Gentilé Couizanais
Population
municipale
1 135 hab. (2014)
Densité 168 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 29″ nord, 2° 15′ 10″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 563 m
Superficie 6,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte administrative de l'Aude
City locator 14.svg
Couiza

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Couiza

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Couiza

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Couiza
Liens
Site web http://www.paysdecouiza.com/fr/accueil

Couiza (Coisan en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont les Couizanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Couiza est située au cœur de la Haute-Vallée de l’Aude sur le Sals à 15 kilomètres de Limoux et à 12 km de Quillan. Elle jouxte le village de Montazels, séparée par l'Aude et la petite ville voisine d’Espéraza.

Accès SNCF gare de Couiza-Montazels ou gare d'Espéraza sur la ligne de Carcassonne à Rivesaltes

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Couiza (Aude).svg Blasonnement de la commune : De sinople aux trois billettes d'or posées et rangées en barre. (1696).

Histoire de Couiza[modifier | modifier le code]

Couiza est très ancienne, elle attire très tôt de par sa position et la proximité du "fleuve Atax" (Strabon, Pline l'Ancien, Pomponius Mela) les Romains. Au Ier siècle apr. J.-C. un habitat se développe aux "Oliviers", au "Single" et vers "Gournet". Les "Oliviers" sont occupés du Ier siècle au IVe siècle apr. J.-C. Deux as dont l'un de Nerva (96-98) et l'autre de Dioclétien (284-305) découvert in situ, en témoignent. Les hauteurs environnantes sont préférées aux rives marécageuses de la Salz.

Mais des villae à vocation agricole s'implantent sur les rives de l'Aude et de la Salz, les colons préférant ces meilleures terres. Peut-être que l'origine du mot Couiza, est issu du nom d'un colon romain, Cupitius ou Cusius. Couiza (Couzanum, Coinsanum, Couissan, Couyzan, Couisan, Couvizan, Couyza, Couizan, Couiza) est à la croisée des voies de communication romaines : voie du Razès, des Corbières. Celles-ci seront utilisées jusqu'au Moyen Âge.
À l'époque carolingienne, l'évangélisation verra la construction vers le VIIIe siècle, de nombreuses églises et chapelles autour desquelles se regroupent les habitats. Des abbayes vont fleurir çà et là. Couizanum est cédé à la puissante abbaye de Lagrasse, qui fonde un prieuré dans la zone de l'actuelle église. On trouve sa trace dans l’histoire de l'Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse. Couiza est un carrefour important entre la haute-vallée de l'Aude, la plaine de Carcassonne et les Corbières occidentales, via Arques et Rennes-le-Château. Au fil des siècles, les religieux fortifient sommairement le bourg (XIIe siècle), en témoignent les termes toponymiques : rue de la Force (dérivé du latin forcia) que l'on relève également dans les registres d'enquêtes de l'Inquisition : "dans la force de Couiza" (administration du consolament à Raymond de Roquefeuil et sa mère, la dame de Niort). Le bourg se développe modestement par rapport aux villages et villes fortifiées des alentours et au XIIIe siècle, Couiza ne compte que quelques feux.

Lors de la guerre contre les cathares, les croisés s’en emparent et elle tombe entre les mains de Pierre de Voisins (qui devient également seigneur de Rennes-le-Château, de Coustaussa, d’Arques, d'Antugnac et autres lieux). Une "bataille de la Salz" est décrite par de nombreux auteurs du XIXe siècle, elle se serait déroulée dans les environs de "Gournet". Des vestiges d'armes furent découverts, mais rien ne prouve que ce sont les conséquences d'une bataille liée à cet épisode. Couiza, habitat isolé, a vu défiler de nombreux envahisseurs qui, du IVe au VIIIe siècle, ravagèrent et pillèrent les campagnes. La fin de la dynastie des Voisins coïncide avec la construction du château vers 1513 par l’alliance avec la famille de Joyeuse. Cette famille donnera d’importants personnages parmi les intendants du Languedoc. Guillaume de Joyeuse s'installe en 1562 au château de Couiza. Il est d'abord évêque d'Alet-les-Bains puis lieutenant-général en 1561 et maréchal en 1582. Il est aussi le chef de la ligue catholique et organise la lutte contre les Montmorency et leshuguenots durant les guerres de religions.

Couiza est à la fin du XIXe siècle et jusqu’aux années 1930 un bourg industriel actif centré sur la chapellerie. L'histoire de la chapellerie dans la vallée, débute à Bugarach. Les prisonniers issus de ce village, durant la guerre de Trente ans, ramenèrent de Pologne le savoir-faire. Puis, ils établissent la fabrique dans la vallée, bénéficiant ainsi d'une énergie naturelle apportée par l'Aude [1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jacques Hortala PS Conseiller général (1998-2015)
mars 2001 2008 Jean-Pierre Brilleaud DVG  
1989 mars 2001 Guy Aurifeuille RPR Conseiller général (1992-1998)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 135 habitants, en diminution de -3,65 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
525 627 636 750 843 982 953 1 005 985
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
930 956 920 1 034 1 132 1 004 886 908 1 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 088 1 198 1 018 912 1 263 1 356 1 247 1 091 1 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 126 1 297 1 314 1 259 1 287 1 194 1 198 1 147 1 135
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des ducs de Joyeuse, désormais transformé en hôtel.

Au cœur du pays cathare, non loin de la célèbre Rennes-le-Château, théâtre de récits ésotériques et de légendes, se dresse le château des ducs de Joyeuse. Jean de Joyeuse, Chambrier et Connétable de France, premier gouverneur de Narbonne et lieutenant général en Languedoc fait bâtir le magnifique édifice entre 1540 et 1550. Son fils Guillaume III assure la suite des travaux de ce magnifique monument qui va connaître un siège en 1577 au cours des guerres de religion entre protestants et catholiques. Au cours des siècles, le château a connu diverses utilisations. Longtemps abandonné, puis transformé en usine de teinture, avant de servir de centre de formation agricole, il est néanmoins très bien conservé. L'enceinte extérieure médiévale, flanquée de quatre tours, tranche avec la cour intérieure à l'architecture plus chargée de style Renaissance. Un contraste qui fait tout le charme de ce château classé Monument historique et situé sur les rives de l'Aude. Le château est maintenant transformé en hôtel.

  • Église de Couiza

Vie locale[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source principale : André Marcel, Couiza une ville... un canton, Édition "Fondation Ville de Couiza", 1989, 315 pp.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Robert Debant - Le château de Couiza - p. 160-168, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973