Couiza

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Couiza
Couiza
Blason de Couiza
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
Jacques Hortala
2020-2026
Code postal 11190
Code commune 11103
Démographie
Gentilé Couizanais
Population
municipale
1 111 hab. (2017 en diminution de 3,81 % par rapport à 2012)
Densité 164 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 29″ nord, 2° 15′ 10″ est
Altitude Min. 218 m
Max. 563 m
Superficie 6,77 km2
Élections
Départementales Canton de la Haute-Vallée de l'Aude
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.paysdecouiza.com/fr/accueil

Couiza Écouter (Coisan en occitan) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont les Couizanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Couiza est située au cœur de la haute vallée de l’Aude sur le Sals à 15 kilomètres de Limoux et à 12 km de Quillan. Elle jouxte le village de Montazels, séparée par l'Aude et la petite ville voisine d’Espéraza.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Couiza se situe en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Aude à Couiza.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Couiza est très ancienne, elle attire très tôt de par sa position et la proximité du "fleuve Atax" (Strabon, Pline l'Ancien, Pomponius Mela) les Romains. Au Ier siècle apr. J.-C. un habitat se développe aux "Oliviers", au "Single" et vers "Gournet". Les "Oliviers" sont occupés du Ier siècle au IVe siècle apr. J.-C. Deux as dont l'un de Nerva (96-98) et l'autre de Dioclétien (284-305) découvert in situ, en témoignent. Les hauteurs environnantes sont préférées aux rives marécageuses de la Salz.

Mais des villae à vocation agricole s'implantent sur les rives de l'Aude et de la Salz, les colons préférant ces meilleures terres. Peut-être que l'origine du mot Couiza, est issu du nom d'un colon romain, Cupitius ou Cusius. Couiza (Couzanum, Coinsanum, Couissan, Couyzan, Couisan, Couvizan, Couyza, Couizan, Couiza) est à la croisée des voies de communication romaines : voie du Razès, des Corbières. Celles-ci seront utilisées jusqu'au Moyen Âge.
À l'époque carolingienne, l'évangélisation verra la construction vers le VIIIe siècle, de nombreuses églises et chapelles autour desquelles se regroupent les habitats. Des abbayes vont fleurir çà et là. Couizanum est cédé à la puissante abbaye de Lagrasse, qui fonde un prieuré dans la zone de l'actuelle église. On trouve sa trace dans l’histoire de l'Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse. Couiza est un carrefour important entre la haute-vallée de l'Aude, la plaine de Carcassonne et les Corbières occidentales, via Arques et Rennes-le-Château. Au fil des siècles, les religieux fortifient sommairement le bourg (XIIe siècle), en témoignent les termes toponymiques : rue de la Force (dérivé du latin forcia) que l'on relève également dans les registres d'enquêtes de l'Inquisition : "dans la force de Couiza" (administration du consolament à Raymond de Roquefeuil et sa mère, la dame de Niort). Le bourg se développe modestement par rapport aux villages et villes fortifiées des alentours et au XIIIe siècle, Couiza ne compte que quelques feux.

Lors de la guerre contre les cathares, les croisés s’en emparent et elle tombe entre les mains de Pierre de Voisins (qui devient également seigneur de Rennes-le-Château, de Coustaussa, d’Arques, d'Antugnac et autres lieux). Une "bataille de la Salz" est décrite par de nombreux auteurs du XIXe siècle, elle se serait déroulée dans les environs de "Gournet". Des vestiges d'armes furent découverts, mais rien ne prouve que ce sont les conséquences d'une bataille liée à cet épisode. Couiza, habitat isolé, a vu défiler de nombreux envahisseurs qui, du IVe au VIIIe siècle, ravagèrent et pillèrent les campagnes. La fin de la dynastie des Voisins coïncide avec la construction du château vers 1513 par l’alliance avec la famille de Joyeuse. Cette famille donnera d’importants personnages parmi les intendants du Languedoc. Guillaume de Joyeuse s'installe en 1562 au château de Couiza. Il est d'abord évêque d'Alet-les-Bains puis lieutenant-général en 1561 et maréchal en 1582. Il est aussi le chef de la ligue catholique et organise la lutte contre les Montmorency et les huguenots durant les guerres de Religions.

Couiza est à la fin du XIXe siècle et jusqu’aux années 1930 un bourg industriel actif centré sur la chapellerie. L'histoire de la chapellerie dans la vallée, débute à Bugarach. Les prisonniers issus de ce village, durant la guerre de Trente ans, ramenèrent de Pologne le savoir-faire. Puis, ils établissent la fabrique dans la vallée, bénéficiant ainsi d'une énergie naturelle apportée par l'Aude [3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 1989 Lucien Faure PS chef d'entreprise, conseiller général (1987-1992)
mars 1989 mars 2001 Guy Aurifeuille RPR Conseiller général (1992-1998), député suppléant de Daniel Arata (1993-1997)
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Brilleaud DVG  
mars 2008 En cours Jacques Hortala PS Conseiller général (1998-2015)
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5]. En 2017, la commune comptait 1 111 habitants[Note 1], en diminution de 3,81 % par rapport à 2012 (Aude : +2,19 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5256276367508439829531 005985
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9309569201 0341 1321 0048869081 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0881 1981 0189121 2631 3561 2471 0911 178
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 1261 2971 3141 2591 2871 1941 1981 1471 125
2017 - - - - - - - -
1 111--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château des ducs de Joyeuse, désormais transformé en hôtel.

Jean de Joyeuse, Chambrier et Connétable de France, premier gouverneur de Narbonne et lieutenant général en Languedoc fait bâtir cet édifice entre 1540 et 1550. Son fils Guillaume III assure la suite des travaux qui va connaître un siège en 1577 au cours des guerres de Religion entre protestants et catholiques. Au cours des siècles, le château a connu diverses utilisations. Longtemps abandonné, puis transformé en usine de teinture, avant de servir de centre de formation agricole, il est néanmoins très bien conservé. L'enceinte extérieure médiévale, flanquée de quatre tours, tranche avec la cour intérieure à l'architecture plus chargée de style Renaissance. Classé Monument historique, il est maintenant transformé en hôtel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Couiza (Aude).svg Blasonnement de la commune : De sinople aux trois billettes d'or posées et rangées en barre. (1696).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Plan séisme
  3. Source principale : André Marcel, Couiza une ville... un canton, Édition "Fondation Ville de Couiza", 1989, 315 pp.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. Robert Debant - Le château de Couiza - p. 160-168, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973