Montazels

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Montazels
Montazels
Château de Montazels.
Blason de Montazels
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Intercommunalité Communauté de communes du Limouxin
Maire
Mandat
Christophe Cuxac
2020-2026
Code postal 11190
Code commune 11240
Démographie
Gentilé Montazelois
Population
municipale
557 hab. (2018 en diminution de 3,47 % par rapport à 2013)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 56′ 46″ nord, 2° 14′ 48″ est
Altitude Min. 211 m
Max. 527 m
Superficie 4,39 km2
Élections
Départementales Canton de la Haute-Vallée de l'Aude
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montazels
c. Jean-Pierre Pétermann

Montazels Écouter est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montazelois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Longée par la rivière Aude, ancienne Atax, la commune de Montazels est située sur la pente d'une colline orientée à l'est, dominée par le Mont Sec et s'étendant sur un large plateau du côté du couchant. Montazels s'élève au-dessus du village de Couiza avec vue directe sur les villages voisins de Rennes-le-Château et Coustaussa.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montazels[1]
Alet-les-Bains Luc-sur-Aude
Antugnac Montazels
Espéraza Couiza

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voie ferrée : gare de Couiza-Montazels (ligne Carcassonne - Rivesaltes).

Route : route départementale 118, Carcassonne-Quillan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Montazels est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Espéraza, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[5] et 4 684 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (51,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (47,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (50,3 %), zones agricoles hétérogènes (29,2 %), zones urbanisées (12,3 %), cultures permanentes (6,8 %), forêts (1,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fréquenté dès la préhistoire, l'origine de Montazels semble être affirmée depuis l'époque romaine. La contraction de sa toponymie serait issue du nom d'une villa gallo-romaine située sur son territoire actuel. J. Astor[11] fait dériver le toponyme Montazels du latin monticellus signifiant le petit mont le montceau, il cite les formes anciennes Montcol en 1004 et Montazellis en 1319. L'église paroissiale dédiée à sainte Cécile (Sainte Cécile de Montcol ou de Soroque) est mentionnée dans les sources dès 1004[12]. (L'église actuelle a été construite à la fin du XVIIe siècle, le registre des baptêmes mariages et sépultures de cette période, conservé aux archives départementales, signale que les enfants nés à Montazels, à ce moment-là, sont baptisés à Couiza, l'église du village étant en construction). En 1319, la notion de "castrum de Montazel" [13] est mentionné pour la première fois dans les sources.

Cros Mayrevieille relève dans son "histoire du comté de Carcassonne"[14], le manuscrit 9551, folio 278, daté de 1235 à 1589, qui mentionne "la ville de Montazels en Rodès". Montazels apparaît également dans "l'assiette diocésaine" de 1594 et dans "la recherche diocésaine d'Alet", conservées aux archives départementales de l'Aude (Carcassonne), série C. En 1781, Montazels est également mentionné dans les archives diocésaines de la commune d'Alet. Vulgairement, nous pouvons trouver la dénomination de : Montazèls[15].

Louis Fédié dans son ouvrage : "Le comté de Razès et le diocèse d'Alet" [16] nous dit : "Montazels est un ancien monastère bâti sur un pli de terrain qui domine les bords de l'Aude" et " fut probablement fondé par les religieux du couvent de Saint-Polycarpe" (canton de Saint-Hilaire, Aude). (Fédié a pu se tromper, l'abbaye de Saint Polycarpe possédait effectivement un prieuré sur les bords de l'Aude au lieu-dit Sainte Croix, près du ruisseau de Cascabel, sur l'actuel territoire communal. On y trouve encore les ruines d'une ancienne église). Placé sous l'autorité de Bernard Aton vicomte de Carcassonne et de Razès, l'ancien couvent fut fortifié par l'un des seigneurs qui se vit attribuer les terres de Montazels, à titre de fief, par Bernard Aton. (On peut douter de l'existence de ce couvent fortifié. De nos jours une rue du vieux village porte le nom de "rue de la trigasallo" les vieux habitants prétendent que ce nom dériverait de l'occitan trigar signifiant trier car autrefois les paysans venaient, disent-ils, y récupérer les brebis qu'ils avaient confié au berger communal. En fait le compoix de Montazels de 1700 (consultable aux Archives Départementales) donne de ce toponyme une forme plus intelligible : "tras la sallo" qui signifie "derrière la Salle". La Salle était vers le Xe siècle un petit bâtiment suffisamment solide pour protéger les habitants du lieu en cas de danger. C'est sur l'emplacement de cette Salle ou à proximité que fut construit l'actuel château, construction qui pourrait être contemporaine de celle de l'église. Fin XVIIe siècle les seigneurs se retirent sur leurs terres et font des travaux d'embellissement) Bernard Aton désirait réunir les principaux seigneurs de sa vicomté à son entourage et pour cela, créa des châtellenies à titre de fiefs. "Quarante deux fiefs nobiliaires" sont institués autour de Rhedae. Avec le peu d'importance que représentait le fief de Montazels, tout laisse à penser qu'il dépendait du noble, "propriétaire" de Rhedae. Louis Fédié nous révèle le nom d'Altopol, sans aucune précision sur les sources sur lesquelles il s'appuie et qui peut correspondre à Guillaume Pierre d'Hautpoul.

De nos jours une rue du vieux village porte le nom de "rue de la trigasallo" les vieux habitants prétendent que ce nom dériverait de l'occitan trigar signifiant trier car autrefois les paysans venaient, disent-ils, y récupérer les brebis qu'ils avaient confié au berger communal. En fait le compoix de Montazels de 1700 (consultable aux Archives Départementales) donne de ce toponyme une forme plus intelligible : « tras la sallo » qui signifie « derrière la Salle ». Au Moyen Âge, la sala désignait la grande salle d'apparat d'un château. De fait, le château actuel édifié au XVIIe siècle est implanté à l'emplacement d'une fortification des XIIe et XIIIe siècles dont il subsiste encore d'importantes élévations.

Fin XVIIe siècle les seigneurs se retirent sur leurs terres et font des travaux d'embellissement)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montazels

Son blasonnement est : Parti émanché d'argent et de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 André Fromilhague PS  
mars 2014 En cours Christophe Cuxac    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 557 habitants[Note 3], en diminution de 3,47 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
238230236262289297313294312
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
313297307325325367325332342
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
385453418372389389401400418
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
382399459462506469486489577
2017 2018 - - - - - - -
560557-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1377, la population du castrum de Mortazellis était réduite à 5 feux, c'est-à-dire 25 habitants[21].

Économie[modifier | modifier le code]

À la fin du XIXe siècle, la culture principale était la vigne qui occupait 323 hectares (soit 2000 hectolitres de vin), mais également des cultures de pêchers, abricotiers, figuiers, cerisiers (guignes), pommiers, poiriers, grenadiers. L'olivier était également présent sur les coteaux avec une récolte d'environ dix quintaux d'huile par an[22].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François de Calmès (Joseph-François) seigneur de Montazels au XVIIIe siècle. Né en 1740, co-seigneur de Barbaira, seigneur de Montazels, chevalier de l'ordre de Saint-Louis et baron de Serviès (en Val). Lieutenant du Génie dans l'armée de Condé puis capitaine d'infanterie, il épouse en 1772 mademoiselle Marie de Fournas Labrosse, originaire de Frabrezan. Cette dernière décède en 1773, sans avoir amené d'héritier à la seigneurie de Montazels. En secondes noces, Joseph-François épouse Madelaine (Magdelaine) de Bellissens, originaire de Cailhavel. En 1784, il échange les terres et la seigneurie de Montazels contre celles de Serviès à Henriette Eustachie de Castellan de Caumont, épouse de Guillaume de Vic et neveu de Joseph-François. Cette dernière épouse en 1785 Jean Hector de Casemajou, amenant ainsi la seigneurie de Montazels dans cette famille.
  • Jean Bernard Carles (1721 à Quillan - 1806 à Montazels). Il est nommé curé de la paroisse de Montazels, le . Après les évènements de 1789, il refusa de prêter serment à la république courant de l'année 1790 et se réfugia en Espagne. Ses biens furent saisis et vendus au titre de "migrants". Puis en 1792, il finit par jurer sa loyauté à la république, mais ne retrouvera sa paroisse qu'en 1801. Durant son activité, il fut l’instigateur de la construction du bassin (Griffoul), ornant la place de la mairie actuelle. Pour cela, il obtint des fonds sous forme de dons, auprès de ses administrés. Pour l'alimenter en eau, il utilisa une fontaine située à environ deux à trois kilomètres du village. Ce monument est classé auprès des monuments historiques, depuis le [23].
  • Joseph Saunière dit "Cubié" (1823 - 1900) ancien régisseur des terres du château de Montazels et métayer du marquis de Cazamajou (ancien propriétaire du château). Il fut maire du village et gérant de la minoterie du château (lieu-dit le moulin). Père du fameux curé, il était marié à Marguerite Hugues (1833 - 1909) qui lui donna onze enfants (cinq filles et six garçons)[24].
  • Abbé François Bérenger Saunière (1852 - 1917). Aîné de la famille Saunière (né à Montazels) et curé de Rennes-le-Château à la fin de sa vie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 d'Espéraza », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 24 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  11. J. Astor "Dictionnaire des noms de familles et noms de lieux du midi de la France" Éditions du Beffroi Millau 2002
  12. (archives communales de Narbonne, inventaire Rocq., III, 366)
  13. (archives de l'Aude, série E, non inventoriée), de Montazellis (ordonnance, VII, 645), de Mortazellis (archives communales de Narbonne, série AA99, folio 25)
  14. tome I, doc. page 78: "Villa Sanciranichis (ou Sauciranichis) quae audio nomine avocature Trianos eum ecclesia Sanctae Ceciliae" 1521
  15. "Dictionnaire topographique du département de l'Aude" rédigé par l'abbé Sabarthès, curé de Leucate et membre non résidant du comité des travaux historiques et scientifiques, officier de l'instruction publique. Édition de l'imprimerie nationale en 1912.
  16. "Le comté de Razès et le diocèse d'Alet". Louis Fédié. Libraires éditeurs Lajoux frères, no 18 rue des Carmes, Carcassonne. 1880. 236pp
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. "Œuvres de Froissart", Chroniques tome 25. M. le baron Kervyn de Lettenhove. Biblio Verlag, Osnabrück, 1967. page 90.
  22. D'après: 1-Lamothe "note historique sur Limoux et son arrondissement". Manuscrit, 1855-1865. A.D.A. de l'Aude, Carcassonne. 2-Abbé E. Baichère Annales des communes de l'Aude. A.D.A. de l'Aude, Carcassonne.
  23. D'après: "Histoire du clergé de l'Aude de 1789 à 1803" A. Sabarthès. Éditions Roudière, 1939. 444 pages.
  24. La famille Saunière

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]