Rennes-le-Château

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Rennes-le-Château
Tour Magdala
Tour Magdala
Blason de Rennes-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Couiza
Maire
Mandat
Alexandre Painco
2014-2020
Code postal 11190
Code commune 11309
Démographie
Population
municipale
60 hab. (2012)
Densité 4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 55′ 41″ N 2° 15′ 48″ E / 42.9280555556, 2.26333333342° 55′ 41″ Nord 2° 15′ 48″ Est / 42.9280555556, 2.263333333  
Altitude 435 m (min. : 272 m) (max. : 568 m)
Superficie 14,95 km2
Localisation

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Rennes-le-Château
Liens
Site web Site officiel

Rennes-le-Château est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Le territoire communal est situé historiquement dans un ancien comté carolingien dénommé le Razès, dont l'oppidum historique s'appelait Rhedae, et qui semble avoir été situé à l'emplacement même du bourg central de Rennes-le-Château. En outre, ce territoire est situé géographiquement dans le Massif des Corbières, plus précisément dans sa partie occidentale, non loin du point culminant de ce massif, le Pic de Bugarach.

La petite commune de Rennes-le-Château a notamment été rendue célèbre par l'un de ses curés ayant vécu dans la paroisse à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, l'abbé Saunière, qui y aurait trouvé un trésor en 1885[1]. En raison de cette histoire enjolivée par de nombreux récits de fictions, des récits d'enquêtes de niveaux divers et même de nombreux articles de presse et de reportages de télévisions, autant d'origine française qu'étrangère, la commune de Rennes-le-château a acquis une renommée internationale, notamment en Europe et dans les pays anglo-saxons.

Conséquence d'une si grande notoriété pour un si petit village, un afflux de touristes de plus en plus conséquent a pu être constaté depuis la fin des années 60 dans une région déjà très riche en sites historiques. À cette occasion, le maire et le conseil municipal a décidé de consacrer un petit musée à cet abbé et à sa servante sur les lieux même de cette histoire, au cœur du petit bourg de Rennes-le-Château[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama sur la région historique du Razès depuis le bourg central de Rennes-Le-Château en direction de l'ouest (panorama pris depuis la tour Magdala, située dans le domaine historique de l'abbé Saunière, transformée en musée par le conseil municipal)

Situation et description[modifier | modifier le code]

Carte de Rennes-le-Château

Rennes-le-Château (Mairie) est situé dans le sud de la France, en région Languedoc-Roussillon à environ 99 km de Toulouse, 150 km de Montpellier, 257 km de Marseille (à vol d'oiseau), et 659 km de Paris[3].

Le territoire communal de Rennes-le-Château est plus précisément situé dans le sud du département de l'Aude, dans l'arrondissement de Limoux, à quelques kilomètres à l'est de Couiza, dans le canton de cette même commune, à 45 kilomètres de la préfecture de l'Aude, Carcassonne.

Le bourg central du village est juché sur un piton rocheux dominant la région naturelle du Razès et la vallée de la Sals, affluent de l'Aude. La mairie, située au centre du bourg et non non loin de l'église, culmine à 500 mètres d'altitude.

Le Razès

Régions naturelles de l'Aude. Le Razès représente la partie en jaune notée en 5

Rennes-le-Château se situe dans la micro région du Razès qui est entièrement située dans le département de l'Aude.

Il s'agit d'une région très rurale, peu peuplée et composée de collines assez modestes à l'est, et de massifs plus accentués à l'ouest. La région se situe à la rencontre du climat méditerranéen et des climats océanique et montagneux qui favorise la cohabitation d'espèces de plantes (flores et arbres) très différentes [4].

A l’est de cette micro-région, les vignes du Razès-Limouxin rencontrent les vignes des Corbières.

La région est bordée par l'Aude et le Sals, un de ses principales affluents. Elle présente deux stations thermales modestes mais eurent, autrefois une plus grande notoriété : ce sont les stations d'Alet et de Rennes-les-bains

Le canton de Couiza (avant 2015) et le canton de Quillan (après 2015)

Les nouveaux cantons de l'Aude en 2015. Le canton de Quillan représente la partie en turquoise notée en 14

Le territoire communal de Rennes-le-Château a fait partie durant plus de deux siècles (1805 - 2015) du territoire du canton de Couiza avec ses communes voisines (Rennes-les-bains, Bugarach, Coustaussa et Espéraza), mais suite à Un nouveau découpage territorial de l'Aude entre en vigueur en mars 2015, défini par le décret du 21 février 2014[5], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[6].

Depuis la mise en place de ces nouveaux cantons représentés par des binômes mixtes, la commune s'inscrit dans le nouveau canton de Quillan qui englobe toute la partie sud du département de l'Aude, dont les anciens cantons de Couiza, d'Axat, et de Quillan et une partie du canton de Chalabre.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l’Aude est un climat à dominante méditerranéenne. L’automne est caractérisé par des orages violents et rapides. L’été est souvent chaud et sec, ce qui reste favorable à la culture de la vigne et celle de l’olivier.

En ce qui concerne le centre et le sud du département, c'est à dire les régions de Limoux et du Razès qui concerne le village de Rennes-le-chateau, le climat est dit intermédiaire avec des expositions importantes aux vents qui souvent présents dans l’Aude. C’est, d'ailleurs, l’un des départements français les plus venteux avec 300 à 350 jours de vent par an[7]. Ces vents réguliers ont permis l'installation d'importants parcs d’éoliennes, dont l'un, situé à Roquetaillade, dominant la vallée de l'Aude, est visible de la terrasse du domaine de l'abbé Saunière et depuis la Tour Magdala.

Article connexe : Parc éolien du Pic de Brau.

La station météorologique la plus proche de Rennes est celle de Carcassonne-Salvaza qui mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques depuis 1948[8]. L'ensoleillement y est assez élevé, puisque supérieur, en moyenne, à 2 190 heures par an sur la période 1961 - 1990.

Saisons
Dans la région de Carcassonne, les précipitations y sont plus fortes en automne (au mois d'octobre) et au printemps (au mois d'avril). Les pluies d'été surviennent sous forme d'orages autant violents que soudains et se transformant parfois en orages de grêle fatals aux vignes. En hiver, la neige est occasionnelle.

Tableau comparatif des durées d'ensoleillement entre Carcassonne (Aude) et les autres villes françaises

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Carcassonne 2 190 h/an 695 mm/an 7 j/an 19 j/an 14 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Tableau des températures minimales et maximales enregistrées en 2013 à Rennes-le-Château

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 2,5 2 6,9 7,1 9,2 13,1 17,7 16,9 14,9 12,9 6 3,1
Température maximale moyenne (°C) 8,6 9,1 14,8 16,1 18,3 22,6 31,1 28,7 24,4 21 11,3 10,9
Source : [1] sur linternaute.com, d'après Météo France.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rennes-le-Château
Espéraza Couiza Couiza
Espéraza/Granès Rennes-le-Château Rennes-les-Bains
Granès Saint-Just-et-le-Bézu Sougraigne/Bugarach

Hameaux et écarts de la commune[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts du territoire de Rennes-le-Château

  • Les Labadous
  • La Maurine
  • Jeandoux
  • Coumé Sourde
  • La Valdieu
  • Les Boudous (ruines)
  • La Carla
  • Soubirous
  • Les Estous
  • Borde d'En salva (ruines)
  • Prats del Judge
  • Les lagastous
  • Le Causse
  • Les Bals
  • Le Linas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le Pech de Bugarach
Le Pech de Bugarach depuis le plateau de Rennes le Château

Le massif des Corbières forme un massif de montagnes apparu il y a 65 millions d'années durant le tertiaire, lors du rapprochement de la plaque ibérique sur le continent européen.

Ce massif dans lequel se trouve l'ensemble du territoire de Rennes-Le-Château est situé dans la zone sous pyrénéennes qui forment une transition entre le Massif central, (la Montagne noire) située au nord des Corbières, et le massif des Pyrénées, situé plus au sud.

Cette région est géologiquement constituée d'un morceau de socle primaire constitué de calcaire et de schistes, notamment du plateau de Mouthoumet et d'un pli pyrénéen, le Pic de Bugarach, situé à quelques kilomètres au sud-est de Rennes-Le-Château.

Article connexe : Massif des Corbières.

Le plateau ou se situe l'ensemble du territoire de Rennes-le-Château est constitué de dépôts calcaires et marneux issus des mers du Crétacé disposés en couches intercalées. Des roches massives constituent quelques "puechs" (hauteur ou petits monts en patois occitan) s'élevant sur le rebord ouest, à la limite avec le territoire de Rennes-les-Bains et de Bugarach. Les cours d'eau environnant y creusent de profonds ravins qui mettent à jour des nappes horizontales de roches calcaires massives qui dessinent des falaises blanches.

Sur ce plateau, le relief reste donc globalement aplani présentant ainsi un paysage de causse avec des pentes arides et des plaines marneuses cultivables avec quelques ravins. Des champs labourés et des vignes occupent ces poches agricoles encadrées de pentes couvertes de garrigues ou de bois de chênes verts et pubescents. Les différentes parties de ce plateau morcelé forment ainsi des des étendues planes couvertes d'une mosaïque de champs labourés qui accentuent le détachement des crêtes rocheuses sur les bords des différents ravins[9]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est sillonné par quelques ruisseaux au debits très irréguliers, dont notamment :

  • le ruisseau de Couleurs, le plus important par son débit (station de pompage) ;
  • le ruisseau des Coumeilles ;
  • le ruisseau de Fagoustre ;
  • le ruisseau la Blanque ;
  • le ruisseau des Gascous ;
  • le ruisseau de la Valdieu.

Tous ces ruisseaux appartiennent au bassin versant de l'Aude, fleuve côtier français se jetant dans la Méditerranée, ou de la Sals, petite rivière et affluent de de ce même fleuve [10].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Panneau en pierre à l'entrée de Rennes-le-Château
Panneau en pierre à l'entrée de Rennes-le-Château

Le réseau routier
Le territoire de la commune de Rennes-le-Château est relié à la commune de Couiza, siège de la Communauté de communes du Pays de Couiza par la route départementale 52.

Une route vicinale relie directement le bourg de Rennes-le-Château avec ses différents hameaux et les villages de Rennes-les-bains et Bugarach. Cette route très étroite rejoint la route départementale 14 non loin du hameau de la Vialasse (commune de Bugarach).

Le transport ferroviaire
La gare ferroviaire la plus proche est la Gare de Couiza - Montazels, située sur la ligne de Carcassonne à Rivesaltes et sur le territoire de la commune de Montazels, à proximité de Couiza, dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Cette gare se situe à 6 km de Rennes-le-Château.

Article détaillé : Ligne de Carcassonne à Rivesaltes.

Le Transport routier
Il n'y a, actuellement (en 2015), aucune ligne d'autocar qui dessert le bourg de Rennes-le-Château et les hameaux avoisinants, le taxi reste donc le seul moyen de transport pour parvenir à Rennes-le-Château depuis Couiza.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom ancien de Rennes-le-Château semble avoir été celui de Rhedae, ville principale et oppidum du Rhédésium ou Pagus Rhédensis, cité dans le cartulaire du Capcir[11]. Le terme de Rhedae, signifie "les chariots" en latin (nominatif pluriel) [12]

Les fondateurs de la cité médiévale semblent en avoir été les envahisseurs Wisigoths qui s'y installèrent autour du VIe siècle[13]. Le château de Rennes qui a permis au village d'avoir ce nom composé est situé non loin de l'église et il date du XIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et L'Antiquité[modifier | modifier le code]

La Préhistoire
Les origines de Rennes ne sont pas précisément connues mais alimentent depuis longtemps bien des fantasmes et des spéculations pour le moins hasardeuses, à commencer par celles formulées par l'érudit couizanais, Louis Fédié, auteur d'une Histoire du Razès à la fin du XIXe siècle, dont les nombreuses élucubrations fantaisistes ont malheureusement été depuis largement diffusées et amplifiées par toutes sortes de charlatans, illuminés ou intéressés, attirés par la forte médiatisation et la fascination exercée par le "Mystère de Rennes-le-Château".

L'absence de véritable programme d'étude archéologique sur le site même empêche de formuler la moindre conclusion. Il ne fait toutefois aucun doute que le plateau occupé par le village a fait l'objet d'une occupation importante à la fin du Néolithique, ainsi que le démontre la découverte de plusieurs stations chasséennes (4 200 - 3 500 av. J.-C).

L'Antiquité

Carte de l'implantation des Volques tectosages
Carte de l'implantation des Volques tectosages

Tout porte à croire que sa fondation de l'Oppidum de Rennes-le-Château remonterait au début de l'âge du Fer (VIIIe-VIIe siècle avant J.-C). Il est possible que ce soit la tribu celte des Volques Tectosages, dont le foyer se situe dans le Toulousain, qui soit à l'origine de sa fondation, qui lui donna le nom de Redae et en fit la capitale politique du territoire qui devait devenir le pagus Redensis ou Pays de Razès. Plusieurs facteurs ont vraisemblablement déterminé l'implantation d'une agglomération protohistorique sur ce site, à commencer par son emplacement géographique remarquable contrôlant l'important carrefour naturel formé par la confluence de l'Aude et de la Sals, sa position de belvédère offrant un panorama découvert sur 360 ° et la présence d'importants gisements métallifères (cuivre et fer) dans les proches environs (Cardou, Blanchefort) et, sans doute aussi, par l'exploitation des sources salées de la Sals. Comme la plupart des oppida, le site a également été choisi en raison de critères topographiques : hauteur sommitale relativement plane pourvue de défenses naturelles.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château de Rennes-le-Château
Le château de Rennes-le-Château, situé dans le bourg

Le Haut Moyen Âge
Le rôle politique de la cité de Redhae à l'époque de Charlemagne est attesté par un poème de l’évêque d’Orléans Théodulfe, issu d'une famille de l'aristocratie gothique. En 798, ce dernier fut envoyé en Septimanie par Charlemagne comme missus dominicus avec Leydrade, futur archevêque de Lyon, cite ce bourg parmi les chefs-lieux des pagi audois[14]. Rennes n'était toutefois qu'une modeste agglomération dont l'importance relevait essentiellement de sa situation stratégique.

Le premier comte particulier du Razès dont le nom nous soit parvenu, Guillaume de Gellone, valeureux compagnon de Charlemagne qui participe à la bataille de Roncevaux, aux côtés de Roland, administre un territoire libre de toute présence sarrasine et indépendant du comté de Narbonne. Ensuite, c'est Berà, que l'on dit fils de Guillaume de Gellone, qui porte le titre.

Au IXe siècle, le comté est divisé au profit de puissances locales.

Cathares et Croisés
En 1062, le comté de Rhedae ou Razès est réuni à celui de Carcassonne. Mais le système féodal, avec ses suzerains et ses vassaux, va générer de nombreux conflits privés armés entre les seigneurs locaux. Rhedae et le comté du Razès vont être convoités et disputés de manière violente et sans ménagement entre achats, ventes, luttes, successions, et trahisons.

En 1170, Rhedae appartient au comté de Carcassonne, mais le roi d'Aragon qui revendique le Razès, lance une offensive et détruit en partie l'ancienne ville et ses fortifications. Durant cette même période, les Cathares commencent à s'installer et à précher dans toute l'Occitanie et notamment dans le Razès.

Occitanie et Aragon en 1213

En 1207, la croisade contre les Albigeois débute et Rhédae, au cœur du pays Cathare, voit la région s'embraser. C'est à cette époque que Simon de Montfort prend et détruit le château de Coustaussa, mais ne semble pas s’intéresser à Rhédae. Les vainqueurs de la croisade se partagent les domaines des seigneurs vaincus et le comté du Razès est attribué en partie à Pierre de Voisins.

En 1293, Pierre II de Voisins va remettre en état les fortifications de Rhédae : la ville compte quelques centaines d'habitants et reste encore de taille importante pour l'époque. Commence alors une période de prospérité. La ville se développe, le commerce et la population augmentent.

La famille de Voisins restera maître de Rhédae jusqu'en 1362.

En 1362, Henri de Trastamare (Henri II de Castille), à la tête d'une bande de pillards surnommés les routiers aragonais, ravage et pille le Razès. Les pillards mettent le siège devant Rhèdae, qu'ils prennent et détruisent ne laissant derrière eux que des ruines. C'est à cette date que la ville disparait. Sur le plateau, seules restent quelques bâtisses épargnées et la structure du château qui a résisté à la destruction. La ville ne retrouvera jamais son importance et, dépourvu de fortifications, le lieu va laisser place à un village.

La Maison d'Hautpoul
Le comté de Razès passe en 1422 à la maison d'Hautpoul, originaire d'Aussillon près de Mazamet, par le mariage de Pierre-Raymond d'Hautpoul avec Blanche de Castille, fille de Jeanne de Voisins, descendante de Pierre II de Voisins à qui le Razès avait été inféodé en 1230[15].

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Les Guerres de religions
Dans la région de Carcassonne, vers 1531, de nouvelles idées religieuses furent prêchées et en 1558 de nombreuses troupes armées de confession protestante existaient dans la plupart des villes situées autour de Rennes-Le-Château.

Des massacres furent perpétrées dans la région entre 1560 et 1562 : A Limoux, non loin de là, les réformés se rendirent maître de la cité et tuèrent de nombreux catholiques. Suite à une contre attaque, les troupes protestantes furent bientôt chassées et soixante d'entre eux furent pendus. [16].

En 1578, une grande partie de l'église de Rennes-le-Château s'effondra sous les coups des Calvinistes qui s'étaient provisoirement rendus maître du village[17].

Le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Des Hautpoul à la Révolution française
François d'Hautpoul (1689-1753) releva le titre de marquis de Blanchefort tombé en désuétude, que lui apporta en dot son épouse Marie de Nègre d'Ables (1714-1781), dame de Niort, de Roquefeuil et de Blanchefort.

Lors de la Révolution française, le marquis Paul-François-Vincent de Fleury, héritier des Hautpoul-Blanchefort suite à son mariage avec Anne-Gabrielle-Elisabeth d'Hautpoul-Blanchefort, dernier seigneur des lieux, émigra en Espagne avec des trois enfants et son chapelain, l'abbé Antoine Bigou. Cependant, un de ses fils, Paul Urbain de Fleury, racheta son domaine (et les établissement thermaux) le 27 floréal an IV, ces propriétés vendues comme biens nationaux. Après de nombreuses vicissitudes, les biens et les propriétés de la famille d'Hautpoul furent vendus aux enchères le 7 juin 1889[18].

A la création des départements et des cantons en France par le décret du 22 décembre 1789, Rennes le Château est intégré dans le canton d'Arques, puis, ensuite, dans le canton de Couiza qui fut créé le sur les débris du canton d'Arques qui fut, alors, supprimé[19].

Le XIXe siècle et le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'abbé Saunière et son trésor

Villa Béthanie, transformé en musée
Monseigneur Billard, évèque de Carcassonne (1881 - 1901), probable protecteur de l'abbé Saunière.

Lorsque l'abbé Saunière arrive au village de Rennes-le-Château en 1885, le village est déjà durement touché par l'exode rural qui frappe la région. En effet, en moins de 60 ans, Rennes a perdu la moitié de sa population . Le curé décide cependant d'entreprendre des travaux de rénovation dans son église en 1891.

Durant ces travaux, il aurait probablement découvert un trésor sans qu'on puisse en connaître l'origine, ni même évaluer sa valeur exacte, ainsi que de mystérieux parchemins[20]. La nature de sa découverte et l'origine de sa probable fortune sont le sujet de nombreuses thèses à l'origine du célèbre trésor de Rennes-le-Château[21].

Les hypothèses les plus fréquemment émises sont [22] :

  • Le trésor des Volques tectosages, datant de l'époque romaine. (Hypothèse fragile : les sources sont très anciennes et n'attestent pas que le dit trésor puisse subsister ni qu'il soit enfoui à Rennes-le-Château).
  • Le trésor des Wisigoths (ou Trésor de Jérusalem), déposé dans la région de Rhedae, suite au Sac de Rome (455) par le roi Alaric Ier. (Hypothèse la plus populaire et certainement la plus mythique car elle mêle légende et Histoire. Cette idée a d'ailleurs été utilisée dans le scénario du téléfilm : L'Or du diable).
  • Le trésor de Blanche de Castille, suite à la Croisade ou Croisade des pastoureaux en 1251. (Hypothèse très aventureuse car rien n'indique que la reine ait pu connaitre jusqu'à l'existence même du village).
  • Le trésor des Templiers, suite au Procès de l'Ordre du Temple effectué contre cette communauté religieuse par Philippe IV Le Bel entre 1307 et 1314. (Hypothèse défendue, notamment, par l'écrivain Gérard de Sède, car l'ordre possédait des templeries dans la région).
  • Le trésor des faux monnayeurs du château du Bézu, affaire datant le XIVe siècle, (Hypothèse historique subtile qui séduit certains érudits, mais qu'il est très difficile de prouver par manque de sources historiques)
  • Le trésor des Cathares. Un récit historique attesterait que lors la prise du château de Montségur par les croisés en 1244, quatre cathares s'en seraient échappés avec un trésor, (Hypothèse douteuse car les cathares, hommes pieux détachés des valeurs du monde terrestre n'avaient pas la mentalité à posséder des biens, le trésor étant certainement d'ordre spirituel, en admettant que ce récit soit exact).
  • Le trésor de l'abbé Bigou, datant de la Révolution française. (Hypothèse la plus vraisemblable car ces faits sont les plus récents et cet ancien curé de Rennes-le-Château en 1789, craignant que les révolutionnaires s'emparent des biens de sa paroisse, a pu les cacher dans un des recoins de son église. Par contre, vu le niveau de vie de la dite paroisse, le trésor devrait se limiter à un petit magot).

Les explications des sceptiques suggèrent plus prosaïquement des faits de pillage de tombes au niveau du cimetière (relaté de façon romancée dans le téléfilm "L'Or du diable", de détournements de fonds et de trafic de messes (pour lesquels l'homme d'église a effectivement été mi en condamnation par l'évêché), d'autant que les éléments factuels sur l'existence même de cette fortune restent controversés.

Article détaillé : Béranger Saunière.

Peu de temps avant la fin du siècle, Félix Arsène Billard, évêque de Carcassonne depuis 1881 rendit visite à Rennes-le-Château, et cela à deux reprises : tout d'abord en visite épiscopale le 1er juillet 1889, puis le 6 juin 1897, lors de l'inauguration de l'église restaurée. Ces faits ne sont pas extraordinaires, mais il est à noter que Monseigneur Billard a souvent été présenté comme le protecteur de Béranger Saunière, sur la base que celui fut nommé autrefois, professeur au séminaire de Narbonne par ce même évêque.

Il est d'ailleurs attesté historiquement que l'abbé ne fut accusé par l'Église de trafic de messes et de simonie, que bien après le décès de Monseigneur Billard. Le successeur de celui-ci, Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour (1839-1930), nouvel évêque de Carcassonne , lui intentera d'ailleurs, en 1910, un procès canonique qui entraînera la déchéance des fonctions sacerdotales de Béranger Saunière dés 1911. Dés cette période, Béranger Saunière connut des difficultés financières qui le pousseront, en 1913 à contracter un prêt auprès du Crédit foncier[23]

Article connexe : Félix Arsène Billard.

À la mort de l'abbé, survenue en 1917, sa servante Marie Dénarnaud hérite de sa fortune (selon d'autres thèses, il semble qu'elle fut dés l'origine, la seule propriétaire du domaine), notamment de sa villa Bethania qu'elle cède à Noël Corbu en échange d'une rente viagière annuelle.

Le village, après Saunière et sa servante

Marie Dénarnaud morte en 1953, Noël Corbu transforme alors la villa Bethania en hôtel-restaurant, L'hôtel de la Tour, et pour attirer un maximum de touristes, embellit la légende de l'enrichissement de Saunière par l'entremise du journaliste André Salomon. Ce dernier publie trois articles dans son quotidien La Dépêche du Midi le 12, 13 et 14 janvier 1956[24]. Titré « La fabuleuse découverte du curé aux milliards. M. Noël Corbu connaît-il la cachette du trésor de l'abbé Saunière qui s'élève à 50 milliards ? », le troisième article contient une interview de Noêl Corbu, très en verve, qui raconte de façon affirmative que l'abbé aurait découvert, par hasard, un trésor enfoui en 1249 sous son église par Blanche de Castille pour mettre à l'abri la cassette royale de l'avidité de vassaux opprimés alors que le roi est parti en croisade[25].

Suite à ces articles parus dans la Presse locale et repris par la presse nationale, la télévision française (la RTF Télévision), en 1961, finit par s'intéresser au mystère, ce qui va provoquer un nouvel afflux de chercheurs de trésors, déjà bien nombreux sur les lieux. En 1962, le journaliste Robert Charroux publie Trésors du monde consacrant une partie sur sa chasse au trésor de Rennes-le-Château, ce qui attire, une fois de plus, encore plus de chercheurs[26]. La municipalité prend un arrêté interdisant les fouilles sur son territoire le 28 juillet 1965, les nombreuses déprédations risquant de transformer le sous-sol en véritable gruyère[27].

En mars 1981, alors candidat à l’élection présidentielle, François Mitterrand, féru d'ésotérisme, visite le village dont la tour et l’église[28].

Histoires, Légendes et Mystifications[modifier | modifier le code]

le diable au bénitier
Le diable au bénitier (2015)

Cette légende locale finit par attirer des mystificateurs de tout poil. Elle attire notamment le dessinateur Pierre Plantard, créateur d'une association créée en 1956 dénommée Prieuré de Sion. Celui-ci effectue quelques fouilles à Rennes-le-Château à la fin des années 1950.

Articles connexes : Pierre Plantard et Prieuré de Sion.

Pierre Plantard finit par rencontrer Noël Corbu, le propriétaire du domaine de l'abbé Saunière et publie en 1965 un document « Les descendants mérovingiens ou l’énigme du Razès Wisigoth » ainsi que les Dossiers secrets d'Henri Lobineau qui suggérerait sans le prouver que la monarchie française descendante en droite ligne des rois Mérovingiens n'aurait pas été éteinte et serait liée aux prétendus mystères du pays de Razès qu'il situe dans la région de Rennes-les-Bains et de Rennes-le-Château. Pierre Plantard contacte l'écrivains Gérard de Sède, leur rencontre aboutissant à la rédaction en 1967 du best-seller L'or de Rennes, ouvrage qui crée notamment la légende des parchemins et popularise les mythes du trésor de Rennes-le-Château, ce livre aux sources très controversées mais au succès national ouvrant la voie à l'ésotérisme[29].

En 1982, après avoir réalisé plusieurs films sur le mystère de Rennes, trois journalistes britanniques Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh publient un essai controversé, L'Énigme sacrée qui relie entre eux le prétendu Prieuré de Sion et l'histoire des Templiers, des Cathares, de la dynastie des mérovingiens, du Saint-Graal et les origines du christianisme, affirmant que Marie Madeleine serait venue en France avec un enfant de Jésus, voire avec Jésus lui-même. Ce livre donne un retentissement international à l'affaire de Rennes-le-Château[30].

Autre vue de la Villa Béthanie

Après la publication en 2003 du best-seller de Dan Brown Da Vinci Code, qui reprend des éléments de la rumeur de Rennes-le-Château en se basant sur L'or de Rennes et L'Énigme sacrée, le village voit augmenter le nombre de curieux tentant de percer le mystère de l'abbé Saunière. Malgré l'arrêté municipal, les fouilles clandestines continuent cependant[31]

Articles détaillés : Da Vinci Code, Protochronisme et Pseudohistoire.

Depuis 1956, plus de 800 ouvrages et divers articles, de valeurs très inégales et dont certains sont mêmes totalement farfelus, ont été publiés sur ce sujet, sans compter les nombreux sites internet dédiés à cette affaire[32], ainsi que des reportages et des films de fiction se basant sur l'histoire de l'abbé, sa "découverte" et son environnement, mais de façon très romancée.

Article détaillé : L'Or du diable.

Cette « Mecque de l'ésotérisme », comme la considère Jacques Ravenne, attire chaque année plus de 30 000 visiteurs, aussi bien des curieux que des chercheurs de trésors, satanistes, occultistes, kabbalistes, rosicruciens, ufologues, gnostiques, adeptes du néo-catharisme, ou encore partisans de la théorie du complot, d'autant plus qu'elle est proche du Pech de Bugarach[21].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le maire de la commune est Monsieur Alexandre Painco.
Le Conseil municipal de la commune est composé d'un maire, de deux adjoint et de quatre conseillers municipaux. Depuis les élections municipales françaises de 2014, l'équipe municipale de Rennes-le-Chateau est composée de [33] :

  • Monsieur Alexandre Painco (maire)
  • Monsieur Jean-Marc Talut (1er Adjoint)
  • Monsieur Marcel Captier (2ème adjoint)
  • Morgan Marrot (conseillère municipale)
  • Jacqueline Gooskens (conseillère municipale)
  • Rachel Cooper (conseillère municipale)
  • Frédéric Gordo (conseiller municipal)

Lors de ces élections, cette équipe fut élue dés le premier tour, car le scrutin ne compta que ces sept candidats. Le taux de participation avait atteint 78.37 %[34]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
 ? 1893 Jean Moulines    
1893 1900 Pierre Sauzede    
1900 1902 Pierre Rouge    
1902 1919 Victor Riviere    
1919 1924 Joseph Dalbies    
1925 1935 François Pechou    
avril 1935 octobre 1968 Étienne Delmas    
octobre 1968 novembre 1987 Henri Lembege    
2 novembre 1987 19 janvier 1997 Roger Pujol    
19 janvier 1997 6 novembre 1998 Jean Balaguero    
6 novembre 1998 17 mars 2008 Jean-François Lhuilier    
17 mars 2008 en cours Alexandre Painco    

Elections[modifier | modifier le code]

Élections départementales de 2015
Pour ces premières élections départementales, organisées en binômes (deux candidats par bulletin), la diminution du nombres de cantons au niveau de tous les départements a entraîné la disparition du canton de Couiza pour laisser la place à un canton plus vaste, le canton de Quillan[35].

  • Premier Tour

Le résultat du Premier Tour indique un fort ancrage de l'électorat de Rennes-le-Château à gauche, sachant que le binôme du Parti socialiste, représentant la majorité gouvernementale est en seconde position au niveau de la commune, derrière le binôme du Front de gauche.

Nombre de voix Pourcentage
Jean-Louis BOUSQUET - Nadine L'HÉNORET (Front de Gauche) 17 34.00 %
Anne-Marie BOHIC-CORTES - Francis SAVY (Parti Socialiste) 14 28.00 %
Elodie BRET-DIBAT - Pierre CASTEL (Union pour un mouvement populaire) 11 22.00 %
Caroline DUFLOT - Rémy DUSSAUD (Front National)Elodie BRET-DIBAT 8 16.00 %

L'abstention au premier tour s'est élevée à 35,06 % (27 électeurs inscrits n'ont pas été voter)


  • Second Tour

Le résultat du second tour de ces élections dans la commune, quoique plus nuancé, en raison du progrès du binôme du Front national (gain de 3 voix) entre les deux tours, démontre que malgré un net recul de la gauche gouvernementale, constaté lors de ce scrutin au niveau national, la majorité des électeurs, qui se sont exprimés dans l'unique urne de Rennes-le-Château, ont porté leurs suffrages vers le binôme du Parti socialiste qui gagne huit voix entre les deux tours. Le binôme de l'Union pour un mouvement populaire ne perd qu'une seule voix, au niveau local, pour les deux tours.

Nombre de voix Pourcentage
Anne-Marie BOHIC-CORTES - Francis SAVY (Parti Socialiste) 22 51,16 %
Caroline DUFLOT - Rémy DUSSAUD (Front National) 11 25,58 %
Elodie BRET-DIBAT - Pierre CASTEL (Union pour un mouvement populaire) 10 23,26 %

L'abstention fut assez forte au second tour avec un taux de 42.86% (6 électeurs de plus qu'au premier tour n'ont pas été voter)

Services Publics[modifier | modifier le code]

Services municipaux[36] :

  • Hôtel de ville - Etat civil : ouvert les lundis et vendredis matins et les jeudis après-midi
  • Salle des fêtes : salle de la Capitelle (domaine de l'abbé Saunière)
  • Collecte des déchets : déchets ménagers les lundis et le tri sélectif les vendredis.

Services intercommunaux :
Rennes-le-Chateau a adhéré à la communauté de communes du Pays de Couiza qui est une établissement public de coopération intercommunale française (officiellement "communauté de communes"). Cette collectivité a été créée le 1er janvier 2001. Son siège est situé 17 rue des Pyrénées à Couiza. Elle répond aux besoins des habitants des communes adhérentes par de nombreuses missions :

  • Constitution de de réserves foncières;
  • Aménagement des nouvelles zones d’activités et de la voirie interne;
  • Étude et réalisation d'atelier relais sur ces zones d’activités;
  • Création de fermes relais dans les espaces ruraux désertifiés;
  • Réalisation d’études et d'actions de communication;
  • Création et gestion d'un Office de Tourisme Intercommunal;
  • Étude et réalisation de programmes concernant les technologies nouvelles et la communication;
  • Soutien administratif et technique aux projets du territoire;
  • Études et réflexion sur la création d'un pôle thermal Alet-les-Bains/Rennes-les-Bains;
  • Étude de nouveaux programmes relatifs aux énergies renouvelable;
  • Études préliminaires à la création d'un futur Parc naturel régional de France;
  • Collecte et traitement des déchets et gestion de la déchèterie;
  • Entretien et la gestion des cours d'eaux et des milieux aquatiques (en partenariat avec les propriétaires privés);
  • Gestion et entretien de structure d'accueil touristiques appartenant à la Communauté de Communes;
  • Action sociale (CIAS) :
    • Aide à domicile en faveur des personnes âgées ou handicapées dépendantes;
    • Gestion de l'EHPAD « Les Estamounets » (par délégation);
    • Soins infirmiers à domicile (SAD);
    • Services de portage de repas à domicile;
    • Actions nouvelles en faveur des enfants et de la jeunesse;
    • Animation d'un conseil communautaire de jeunes;
    • Étude, mise en place et gestion de nouvelles structures d'accueil, (crèches, garderies, centre de loisirs);
    • Adhésion et participation à des dispositifs contractuel d'insertion et de formation.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 60 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1846 1851 1856
302 308 392 421 439 427 401 474 400
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
315 308 351 302 298 269 241 244 217
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
205 192 152 139 113 123 103 89 104
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 -
90 80 63 88 111 90 62 60 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village de Rennes-le-Château, de dimension trop modeste ne possède pas d'école primaire. Les enfants de la commune sont donc scolarisés dans les écoles des communes avoisinantes, notamment à Couiza [39]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

la terrasse face au parking intérieur
la terrasse face au parking intérieur
le chemin menant à l'église et au musée
le chemin menant à l'église et au musée

Expositions
De nombreuses expositions d'artistes ont lieu lors de la belle saison dans les salles situées sous le belvédère située sur le domaine de l'abbé Saunière[40].

Gestion des visiteurs
Afin de réguler la circulation automobile et des piétons, le village de Rennes-le-Château est transformé en domaine piétonnier entre le 1er juillet et le 31 août.

Trois parkings ont été aménagés avant l’entrée du village et un parking est réservé à aux véhicules transportant des personne handicapées vers le belvédère

Vie associative
La petite commune de Rennes le Château reconnait cinq associations sur son site web[41].

  • Rennes Animation, (c'est le Le comité des fêtes local qui assure les festivités annuelles);
  • Terre de Redhae, (association rassemblant quelques chercheurs autour de affaire de Rennes-le-Château);
  • L'Oeil du Sphinx, (association dont le but la promotion des littératures et les arts de l’imaginaire);
  • L'ACCA, (association de chasse locale);
  • L'APARC, (association pour la préservation de Rennes le Château).

Equipement de Loisirs[modifier | modifier le code]

L'association Ribambelle (hameau des Jandoux) créée en 1980, en partenariat avec la Communauté de communes du Pays de Couiza, organise un accueil de loisirs à la journée pour les enfants de 6 à 14 ans durant la période des vacances scolaires avec notamment [42] :

  • des classes de découverte ("nature", "musique et nature", "théâtre et nature", "cirque et nature", "arts plastiques et nature");
  • des classes de patrimoine et d'ethnologie du Pays Cathare, région historique de Rennes-le-Château;
  • des séjours de vacances durant les vacances scolaires pour les enfants de 6 à 14 ans;
  • d'un Centre de loisirs;
  • d'un accueil de séminaires, de stages de formation, des formations artistiques (théâtre, chorale, danse).

Santé et Secours[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni centre de soins, ni centre hospitalier sur le territoire communal. Les deux établissements hospitaliers les plus proches sont :

  • Le centre hospitalier de Quillan;
  • Le centre hospitalier de Limoux.

Ces deux établissements sont regroupés sous une direction et une gestion commune depuis 1999. L'EHPAD de Roquefeuil y est également rattaché[43]

Il n'y a pas, non plus de médecins, ni de pharmaciens officiant sur le territoire de Rennes-le-Château. Les cabinets médicaux et les officines pharmaceutiques les plus proches sont situés sur le territoire de communes voisines, telles que Couiza, Espéraza et Luc-sur-Aude.

La caserne de Pompiers, celle du (SDIS de l'Aude), la plus proche est située à Espéraza.

Économie[modifier | modifier le code]

Le Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est une des principales activités économiques de la commune et, de loin, la plus visible. Au niveau de sa taille modeste, la commune assure un hébergement pour les visiteurs désirant s'imprégner du climat si particulier propre à Rennes-le-Chateau, notamment en proposant sur son site web des adresses de chambres d'hôte et de gîtes ruraux implantés sur le territoire communal[44].

Le Commerce et l' artisanat[modifier | modifier le code]

Très lié à l'activité touristique, le territoire communal propose également quelques commerces de souvenirs, des ateliers d'art dont un souffleurs de verre et deux librairies[45].

En 2015, le village de Rennes abritait trois restaurants généralement ouverts durant la saison touristique.

L'Agriculture[modifier | modifier le code]

Encore très rural, le territoire communal abrite des exploitations agricoles, notamment un Groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC de la Maurine).

Le projet de Parc Naturel Régional (PNR)[modifier | modifier le code]

Les Corbières vu du Puech de Bugarach : au coeur du futur PNR de Corbières-Fenouillèdes

le 12 octobre 2009, dans un cadre interdépartemental, les présidents de 7 communautés de communes et les 81 maires des communes du périmètre concerné (dont celui de Rennes-le-Château) proposent la saisine du Président de la Région sur un projet d’étude de PNR en Corbières-Fenouillèdes. L’étude de faisabilité opportunité du 'PNR des Corbières-Fenouillèdes est portée actuellement par la Communauté de communes Agly Fenouillèdes à l'initiative du projet et gestionnaire (pilote) du groupement de commande[46].

Suite à l’avis favorable de la Région Languedoc-Roussillon intervenu en novembre 2011, l’étude de faisabilité a démarré le 11 octobre 2012 sur le terrain en collaboration avec un cabinet expert en études territoriales. Dés lors, le périmètre d’étude a été étendu à 106 communes.

Ce projet concerne deux départements (Aude et Pyrénées-Orientales), dix intercommunalités ("Communauté de communes des Pyrénées Audoises", "Communauté de communes du Pays de Couiza", "Communauté de communes des Corbières", "Le Grand Narbonne", "Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois", "Communauté de communes des Pyrénées Audoises","Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée", "Communauté de communes Vinça Canigou", "Communauté de communes Agly Fenouillèdes",

Médias[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Rennes-le-Château
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château

Le château de Rennes-le-Château
Situé dans le bourg, très proche de l'église Sainte-Marie-Madeleine, et dernier survivant des bâtiments de la place forte de la cité médiévale, le château de Rennes, dit aussi 'Château des Hautpoul, du nom de leurs propriétaires et seigneurs de Rennes, se remarque depuis les faubourgs de la cité voisine de Couiza et des villages environnants.

Ce château daterait du XIIIe siècle et il subsisterait quelques pierres de cette époque. La plus grande partie de la bâtisse actuelle daterait du XVIe siècle et du XVIIe siècle.

La dernière descendante de la famille d'Hautpoul prénommée Marie-Anne Elisabeth, vécut ici, seule avec deux domestiques. Suite à des difficultés financières, elle finit par vendre ses biens en 1816 et mourut en 1820. Le château passa dés lors dans les mains de propriétaires privés locaux.[47]

Propriété privée... Le château reste donc interdit aux visiteurs.

L'église Sainte-Marie-Madeleine
La petite commune possédait, autrefois, deux églises. Une seule est conservée : l'église Sainte-Marie-Madeleine, édifice de style roman remanié, entre autres par l'abbé Saunière qui l'a dotée à la fin du XIXe siècle d'une décoration sulpicienne.

De nombreux éléments (peintures, aménagements statuaire dont le célèbre "diable au bénitier") sont très impressionnants et ont entraîné des interprétations plus ou moins sérieuses de la part de certains chercheurs de trésor ou certains amateurs d'occultisme.

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques pour son "caractère architectural et l'ensemble de son mobilier saint-sulpicien"[48]. Certaines parties sont méritent d'être étudiées de près de par leur nature et leur qualité artistique, notamment le porche et les vitraux.

  • Le porche de l’église
Armoiries du Pape Léon XIII visibles sur un monument à Toulouse, France. Ce sont ces mêmes armoiries qui apparaissent sur le fronton de l'église de Rennes-le-château

Le porche présente plusieurs inscriptions, placées là volontairement à la demande de l'abbé Saunière et qui intriguent de nombreux visiteurs, tout en excitant, une fois de plus les imaginations. En voici la liste exhaustive :

1 - " IN HOC SIGNO VINCES (par ce signe tu vaincras) : cette devise, celle de Constantin Ier (empereur romain) et son Labarum, est située tout en haut du fronton triangulaire de l'église, au sommet d'une croix, elle même située au-dessus de la statue de Sainte-Marie-Madeleine[49].

2 - "REGNUM MUNDI ET OMNEM ORNATUM SOECULI CONTEMPSI PROPTER AMOREM DOMINI MEI JESUS CHRISTI QUEM VIDI QUEM AMAVI IN QUEM CREDIDI QUEM DILEXI" (J'ai méprisé le règne de ce monde et tous les attraits de ce siècle à cause de l'amour de mon maître Jésus Christ, que j'ai vu, que j'ai aimé, en qui j'ai cru et que j'ai choisi) : citation située en bas du triangle et donc sous la statue. Ce texte, nettement moins connu, fait cependant partie d'un ancien bréviaire, en usage du temps de l'abbé Saunière et qui apparaît dans l'oeuvre du musicien tchèque Jacobus Gallus dit aussi Jacob Handl dénommé "Regnum Mundi" [50]

4 - "TERRIBILIS EST LOCUS ISTE" (Ce lieu est terrible) : citation écrite juste en dessous de la précédente inscription. Elle est tirée de la Bible, elle-même (Livre de la Genèse) et il semble très rare de la découvrir sur le fronton d'une église. C'est cette rareté, entre autres, qui a fait s'exciter de nombreuses imaginations[51]

4 et 5 - "DOMUS MEA DOMUS ORATIONIS VOCABITUR" (Ma maison sera appelée maison de prière) et "HIC DOMUS DEIL EST ET PORTA...COELI" (ici est la maison de Dieu et la porte du ciel, à moitié effacé) : ce sont deux citations situées en demi cercle, juste au dessus du portail d'entrée (côté gauche et côté droit). Ce sont des textes tirés de l'Ancien Testament et ils n'ont pas d'autres significations que la référence à la Bible, proprement dite.

En outre, trois blasons accompagnés de citations latine figurent au-dessus de l'entrée de l'église :

1 - "IN VERBO TUO LAXABO RETE " (Sur ta parole, je vais lâcher les filets) est une citation provenant de l'Évangile selon Luc, avec un blason [52] est la devise de Félix Arsène Billard, évêque de Carcassonne nommé le 17 février 1881. Il nomma professeur au séminaire de Narbonne[53] L'abbé Saunière et aurait été son protecteur[54].

2 - ""IN FIDE ET LENITATE " (Dans la Foi et la mansuétude) est la devise de Monseigneur François de Sales Albert Leuillieux, prédécesseur à l'épiscopat de Carcassonne de Monseigneur Billard du 4 mai 1873 au 13 janvier 1881. Son blason, fortement dégardé y figure également

3 - "LUMEN IN COELO " (Lumière dans le ciel), citation là aussi accompagnée d'un blason, c'est la devise (ey le blason) du Pape Léon XIII, telle qu'elle est présentée dans la Prophétie de saint Malachie, ce qui, là aussi peut faire couler beaucoup d'encre, mais il s'agissait du Pape officiant à Rome du temps de l'abbé Saunière et le texte de la prophétie était connu, même s'il n'est pas utilisé officiellement par l'Église

Articles détaillés : Léon XIII et Malachie d'Armagh.
  • Les vitraux de l'église

Les vitraux ont été réalisés par le maître-verrier français, Henri Feur, avec la collaboration de son fils, alors jeune et qui fut lui aussi maître-verrier Marcel Feur. Ils sont tous les deux, connus pour leurs magnifiques vitraux d'art. Plus tard, Marcel Feur fut également l'auteur des vitraux du transept et du chœur de l'de l'église Saint-Martin à Cognac, ainsi que les huit vitraux de l'église de l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge de La Roche-l'Abeille.

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Le domaine de l'abbé Saunière
Devenue propriété de la commune, le presbytère, et le domaine de l’abbé Saunière qui lui est contigu, a été aménagé en musée local afin de découvrir les informations les plus essentielles sur cet étonnant curé et ses fameuses découvertes qui ont beaucoup fait couler d'encre.

Des panneaux explicatifs, des archives nombreuses, un mobilier d'origine (avec des mannequins de cire représentant l'abbé et sa servante) ainsi que quelques maquettes et des plans permettent de mieux connaitre et comprendre l'origine de l’énigme de Rennes-le-château. La célèbre « dalle des chevaliers » découverte par l’abbé en 1887 est également visible dans ce lieu chargé d'histoire. En extérieur, les visiteurs du musée peuvent également découvrir la villa Béthanie, petite maison de style Renaissance entièrement élaborée et imaginée par l'abbé avec sa chapelle intérieure, ainsi que la tour Magdala, tour néogothique bien connue des amateurs de mystères ainsi que jardin d’hiver et le petit parc de l’abbé d'où l'on peut découvrir la tombe du prêtre[55].

Articles connexes : Villa Bethania et Tour Magdala.

Le cercle du 17 janvier
L’association Le cercle du 17 janvier[56] œuvre pour la restauration bénévole des monuments autour de Rennes-le-Château depuis la fin des années 1990. À ce jour, elle a restauré la tombe de l’abbé Antoine Gélis de Coustaussa face à Rennes-le-Château et la tombe du curé Jean Vié de Rennes-les-Bains. Elle a aussi à son actif la remise en place du calvaire Pierre Delmas à Rennes-les-Bains.

Patrimoine naturel et faunistique[modifier | modifier le code]

Le patrimoine forestier
Le principal massif forestier du territoire communal est le Bois du Lauzet, constitué essentiellement des arbres suivants :

Face au parc du domaine de l'abbé Saunière dans le bourg de Rennes le Château, on peut découvrir :

Le patrimoine faunistique

- Les oiseaux
Selon le site du DREAL Languedoc-Roussillon[57], Rennes-le-Château est situé sur la zone naturelle du territoire de Couiza, dans la haute vallée de l'Aude. C'est un milieu qui abritent de nombreuses falaises où niche, une espèce remarquable et protégée le vautour percnoptère[58] Le territoire communal abrite également différentes espèces d'oiseaux notables comme l'engoulevent d'Europe, le circaète Jean-le-Blanc, le faucon pèlerin, le milan royal, le busard cendré et le grand-duc d'Europe.

- Les insectes
Selon le site du DREAL Languedoc-Roussillon, les insectes notables du plateau de Rennes-le-Chateau sont le Cordulie à corps fin et la magicienne dentelée.

- Les mammifères
Toujours selon le site du DREAL Languedoc-Roussillon, les mammifères notables du plateau de Rennes-le-Chateau sont le campagnol amphibie et un chiroptère, la Pipistrelle de Kuhl.

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Patrimoine culinaire[modifier | modifier le code]

De par sa taille modeste, Rennes-le-Château n'a pas de spécialités culinaires proprement dites, mais le village se situe dans la région touristique, dite du Pays Cathare dont le nom a été déposé comme une marque par le Conseil départemental de l'Aude[59] et qui présente de nombreuses spécialités de nature alimentaire, autant dans la production (vins, fruits, légumes, viandes) que dans l'art culinaire. Voici quelques exemples pour les spécialités les plus proches :
Les vins

Bouteilles de blanquette de Limoux
  • Les vins de Limoux
    • Les vins d'appellation d'origine contrôlée Limoux font partie des vignobles du Languedoc-Roussillon et concernent la production de vins blancs et rouges et des vins blancs mousseux dans la région de Limoux. Le nom de l'appellation peut être complété par la mention méthode ancestrale ou blanquette de Limoux pour les vins effervescents[60]. Dans la même zone de production est élaborée une autre AOC : le crémant de Limoux. Le territoire communal de Rennes-le-Château est en limite de l'aire géographique de l'AOC des vins de Limoux, puisque les communes voisines de Couiza, Espéraza, Montazels et Coustaussa en font partie.

Les fromages

Un plateau de pélardons coulants
Pélardons coulants
  • Le Pélardon
    • Le pélardon (ou Pélardou) est un petit fromage fabriqué à base de lait cru de chèvre, à pâte molle à croûte naturelle, d'un poids moyen de 60 grammes. Le territoire communal de Rennes-le-Château est en limite de l'aire géographique de l'AOC Pélardon dont uen partie correspond aux Hautes Corbières de l'Aude dont fait partie la commune voisine de Bugarach. La période de consommation idéale s'étale de mai à septembre après un affinage de 3 semaines, mais aussi de mars à novembre. Il est caractérisé par une pâte assez compacte et un petit goût de noisette qui lui confère une personnalité reconnue. Il peut se déguster aussi bien sur le plateau qu'en salade.
  • La Tomme des Pyrénées
    • La tomme (ou Tome des Pyrénées) est un fromage est une appellation d'origine protégée par IGP désignant un fromage de lait de vache fabriqué dans les Pyrénées françaises. Une partie de l'aire géographique ce cette appellation se situe dans le canton de Quillan ou se situe la commune de Rennes-le-Chateau, mais dans sa partie méridionales correspondant aux anciens cantons de Belcaire et d'Axat (Pays de Sault).
Articles détaillés : Pélardon et Tomme des Pyrénées.

Les plats

  • Le Fréginat
    • Le fréginat, (en français « fricassée »), est un plat traditionnel du massif des Corbières, réalisé avec du sanglier ou de la viande le porc. Le plat est mijoté notamment avec des morceaux de l'échine et du collier de porc, du coulis de tomate, de la graisse de canard, des oignons et échalotes, le tout parfumé aux herbes de garrigues (laurier noble et thym, et parfois du romarin).
Article détaillé : Fréginat.

Patrimoine et Tradition orales[modifier | modifier le code]

Dialectes et sous-dialectes de l'occitan selon D. Sumien[61]

Le territoire de la commune de Rennes-le-Château ainsi que l'ancien canton de Couiza, se situe dans l'aire linguistique de l'occitan et du languedocien qui est un dialecte de cette langue. Il est parlé principalement dans tout le Languedoc, mais aussi et en Guyenne[62],[63].,[64]

Selon de nombreux spécialistes (Louis Alibert)[65], (Jules Ronjat)[66], le languedocien étant découpé en plusieurs sous-groupes dites de "variations linguistiques", le secteur de Rennes-le-Chateau appartiendrait à celui du patois "carcassonais" ou "central". Le linguiste Domergue Sumien, évoque, quant à lui, le languedocien méridional, thèse reprise par le romaniste français, professeur à l'université de Poitiers, spécialiste de littérature et de linguistique occitane, Pierre Bec (voir carte).

Articles connexes : Languedocien, Occitan moyen et Occitan.

En l'absence de recensement linguistique, il est difficile d'obtenir des chiffres précis sur le nombre de locuteurs pour l'occitan et toutes ses varités dialectales. Les dernières enquêtes globales sur l'occitan donnent un nombre de locuteurs entre 500 000 et 700 000 pour l'ensemble de la langue[67]. L'UNESCO, qui est le seul organisme à traiter indépendamment le languedocien, donne un nombre de locuteurs environ 500 000, et le considère comme gravement menacé[68], cependant Rennes-le-Château et sa région se situant dans une zone rurale, ces secteurs peuvent présenter (notamment chez les personnes les plus âgées originaires du canton) de nombreux locuteurs habituels ou occasionnels.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Gabriel Knight : Énigme en pays cathare, troisième opus de la série Gabriel Knight, est consacré au mystère de Rennes-le-Château et de l'abbé Saunière. Le jeu se déroule à Rennes-le-Château et ses alentours et reconstitue plusieurs lieux réels de la région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie de Nègre d'Able (1714-1781), marquise d'Haupoul

François de Nègre, membre de l'illustre Famille de Nègre de très ancienne noblesse, eut pour fille Marie de Nègre d'Able (1714-1781). Celle-ci épousa en 1732, François d'Hautpoul[69], marquis de Blanchefort, seigneur de Rennes, et devint célèbre grâce à l'étrange pierre tombale qu'elle laissa après sa mort. Aujourd'hui encore cette pierre reste à l'origine de nombreuses légendes et suppositions sur un hypothétique trésor à Rennes-le-Château[70].

  • Antoine Bigou : curé de Rennes-le-Chateau en 1774, mort probablement en Espagne en 1794.
L'Abbé Béranger Saunière

Cet abbé fut le successeur de son oncle et devint curé de Rennes-le-Château en 1774. Selon la tradition, il fut certainement le confesseur de la Marquise d'Hautpoul, citée ci-dessus et dernière suzeraine de Rennes . Il était encore le curé en titre au moment de la chute de la monarchie française. Une nouvelle loi votée en août 1792 et bannissant les prêtres réfractaires l'a contraint, dès le mois de septembre suivant, à s'enfuir de Rennes pour aller se réfugier de l'autre côté des Pyrénées. Quelques mois plus tôt, le 20 février 1791, il avait tout de même prêté serment, mais celui-ci fut invalidé. Lors de son départ précipité, il abandonne les biens qu'il possédait dans sa cure à Rennes-le-Château. Certains y verront, bien plus tard, le départ de l'énigme du fameux trésor caché. Est ce lui qui aurait dissimuler des documents dans un des piliers de l'autel de l'église de Rennes ?[71]

Ce personnage, haut en couleur, à l'origine de la célébrité du village, est un enfant de la région (il est né à Montazels, village situé à quelques kilomètres de Rennes-le-Château). il est décédé dans son domaine et donc sur le territoire de Rennes-le-Château). Sa tombe est visible dans le domaine même depuis que son corps a été déplacé sur décision du conseil municipal de Rennes-le-Château en 2004 [72]

Rennes-le-Château dans la littérature[modifier | modifier le code]

Romans

  • L'or du diable, roman de Jean-Michel Thibaux (Edition Orban)
  • Sépulcre roman de Kate Moss (Edition Livre de Poche)
  • Rennes-le-Château, Tome Sang de Eric Maneval (Edition Terre de Brume)

Bande dessinée

  • L'héritage du Diable -Tome 1 : Rennes le Château, album de Jérôme Félix et Paul Gastine (Edition Grand Angle)
  • Le Secret de l'abbé Saunière d'Antoine Captier et Michel Marrot (Edition Bélisane)
  • Rennes-le-Château, Le Mystère de l'abbé Saunière de Mor (Edition Bélisane)
  • Harry Dickson 13. L'héritage maudit de Rennes-le-Château de Nolane et Olivier Roman (Edition Soleil Productions)

Rennes-le-Château à la télévision et au cinéma[modifier | modifier le code]

Tournage à Rennes-le-Chateau et ses environs

Téléfilms

  • L'Or du diable (1986) est une série télévisée française en 6 épisodes de 52 minutes, en couleur, réalisée par Jean-Louis Fournier avec Jean-François Balmer dans le rôle de l'abbé Saunière. (le film est une évocation très romancée de l'histoire de l'abbé Saunière, mais les scènes extérieures n'ont pas été tournées à Rennes-le-Château)
  • Meurtre à Carcassonne (2014) est un téléfilm français de Julien Despaux avec Bruno Wolkowitch, Rebecca Hampton, Benjamin Baroche. (le film relate une enquête policière dans le milieu ésotérique et quelques scènes ont été tournée à Rennes-le-Château)

Films

Héraldique[modifier | modifier le code]

Rennes-le-Château

Son blasonnement est : D'azur à la bordure d'or.

Galerie Photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Bedu, Rennes-le-Château, autopsie d'un mythe, Éditions Loubatières,‎ , 237 p. (ISBN 978-2862661421)
  • Jean-Jacques Bedu, Les sources secrètes du Da Vinci Code, Éditions du Rocher,‎ , 334 p. (ISBN 978-2268053851)
  • Vincent Berger, Rennes-le-Château par Curiosité, éd. Saint-Férriol, 2012
  • Steve Berry, L'héritage des Templiers, éd. Le Cherche Midi, 2007.
  • Germain Blanc-Delmas, Chronique sur Rennes-le-Château.
  • Jean-Paul Bourre, "L'Élu du Serpent Rouge", Les Belles Lettres, 2004.(Roman)
  • Jean Broutin. Dans la Main de l'Anonyme. Éditions Sud Ouest 2009.
  • Laurent Buchholtzer (Octonovo), Rennes-le-château, une affaire paradoxale, éd. ODS, 2008.
  • collectif, Encyclopédie de Rennes-le-Château, éd. Arqa.
  • Jean-Marc Couchet, Ernest Valero, L’Énigme Résolue, des Bergers d'Arcadie au mystère de Rennes-le-Château, éd. Trajectoires, 2009.
  • Frank Daffos, Rennes-le-Château, le puzzle reconstitué, éd. Pégase, 2007.
  • Christian Doumergue, Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château, éd. Lacour, 2000
  • Christian Doumergue, L'Affaire de Rennes-le-Château, éd. Arqa, 2007.
  • Michel Esnault, Tramontane, 2008.
  • Arnaud de l'Estoile, Le véritable secret des rois de France, éditions Pardès, 2009.
  • Jean-Pierre Garcia, Rennes-le-Château, le secret dans l'art ou L'art du secret, éd. Pégase, 2008
  • Axel Graisely, Un autre regard sur Rennes-le-Château, éd. Daric, 2006.
  • Jean-Pierre Monteils, Nouveaux trésors à Rennes-le-Château, éd. Le treizième arcane, 1974, réédité chez Bélisane en 1998 (épuisé).
  • Jean-Pierre Monteils, Les mystères de Rennes-le-Château, éd. du rayon vert, Nice, 1977.
  • Jean-Pierre Monteils, Le dossier secret de Rennes-le-Château, éd. P. Belfond, 1981.
  • Jean-Pierre Monteils, La rivière au bois dormant : évocation de la vallée de la Sals et de l'ancien comté du Razés, éd. Salicorne, ECLA, Rennes-les-Bains
  • Serge Pagenelle, Rennes-le-Château et son histoire.
  • Catherine Pierdat, L'Île Sacrée, éd. RDM, Villeurbanne, 2011.
  • Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : mon village à l'heure du Da Vinci Code, éd. Sud Ouest, 2006
  • Gérard de Sède, Le Trésor maudit de Rennes-le-Château, Paris, J'ai lu, coll. « L'Aventure mystérieuse » (no A196),‎ , 192 p.
  • Gérard de Sède, L'or de Rennes ou la Vie insolite de Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château, Paris, Cercle du Nouveau livre d'histoire,‎ , 189 p.
  • Jean-Louis Socquet-Juglard et Jean-Pierre Monteils, Ombres et lumières sur Rennes-le-Château, livre de 168 photos sur l'histoire de l'abbé et le pays de Couiza, éd. ARQA, Marseille, 2011, 170p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. depliant distribué par la mairie sur la commune
  2. Site du Musée Bérnager Saunière
  3. La distance entre la commune et différentes villes site cartesfrance.fr.fr.
  4. Site touristique de la Haute vallée de l'Aude, page sur le Razès
  5. Décret no 2014-204 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Aude, sur Légifrance (consulté le 41752)
  6. « Loi no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242,‎ (consulté en 41751)
  7. Les Couleurs de l’Aude de André Authier et Jean-Philippe Vidal, édition les créations du Pélican, page 4 (ISBN 978-2-7191-0630-3)
  8. [PDF] Divers aspects du climat de Carcassonne au cours du XIXe siècle et début du XXe siècle par Henri Castel
  9. site de l'atlas du DREAL du Languedoc-Roussillon
  10. Fiche dsur le site de la SIERM, L'eau dans la communede Rennes-le-Château
  11. Site "cathares.org page sur l'église Sainte-Marie-Madeleine
  12. Site dicolatin, signification de Rhedae
  13. site de JP Portal sur l'antique Redhae
  14. « Paranaesis ad judices », dans Pat. Lat., t. CV (lire en ligne), col. 286 :
    Mox sedes Narbona tuas urbemque decoram ...
    Inde revisentes te Carcassona Redasque
    Moenibus inferimus nos cito Narbo tuis
  15. « Testament du seigneur de Rennes le Chateau », sur www.renneslechateau-fr.com (consulté le 11 décembre 2014)
  16. Site de Baraigne, page sur les guerres de religion
  17. Site de cathares.org sur l'église Sainte-Marie-Madeleine
  18. Site de A.Galaup, page sur l'histoire de Rennes-le-Château
  19. Abbé Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, Imprimerie nationale,‎ , p. LXIV.
  20. Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : le secret de Saunière, Éd. Sud-Ouest,‎ , p. 19
  21. a et b Michel Roux, Le guide du chercheur de trésor de Rennes le Château : ou sur les traces du code da Vinci, C. Lacour,‎ , 122 p.
  22. Site d'Octonovo sur les trésors (thèses historiques)
  23. Site du journal le Point, page sur le magot de l'abbé saunière
  24. (it) Massimo Introvigne, Los Illuminati y el Priorato de Sión, Ediciones Rialp,‎ , p. 213
  25. Vincent Trovato, Marie Madeleine : Des écrits canoniques au Da Vinci Code, Editions L'Harmattan,‎ , p. 94
  26. Jean-Luc Robin, op. cité, p. 241
  27. Rennes-le-Château. L'or du temple, rhedae magazine
  28. http://www.rennes-le-chateau.org/pdf/mitterand.pdf
  29. Alexandre Adler, Sociétés secrètes - De Léonard de Vinci à Rennes-le-Château, Bernard Grasset,‎ , p. 41-44
  30. Claude Voisenat, Imaginaires archéologiques, Les Editions de la MSH,‎ , p. 63
  31. Imaginaires archéologiques, op. cité, p. 68
  32. Le Bréviaire d'Alaric : aux origines du code civil, Presses Paris Sorbonne,‎ , p. 359
  33. Site de l mairie, page sur le conseil municipal
  34. [http://www.20minutes.fr/elections/resultats/aude/rennes-le-chateau-11190.html Site de 20minutes.fr page sur les élections municipales de Rennes-le-Château
  35. Site de Francetvinfo sur le résultat du 2nd des départemantales à Rennes-le-Château
  36. site de la mairie, infos pratiques
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  39. Site du journal des femmes, écoles de Rennes-le-Château
  40. Site de la mairie Page du journal sur les expositions
  41. site de la mairie, page sur la vie associative
  42. Site de l'association Ribambelle
  43. Site du CH Quillan-Limoux
  44. site de la mairie, page consacrés aux hébergements
  45. site de la mairie, page consacrés aux commerces et aux artisans
  46. site de la CC d'Agly-Fenouillèdes sur le PNR de Corbières-Fenouillèdes
  47. Site de R-L-C "enquète de vérité", page sur le château
  48. Site "cathares.org page sur l'église Sainte-Marie-Madeleine
  49. Site de Stépahnie Buttegeg sur le porche de l'église
  50. Site d'Atmaclassique, enregistrement de l'ouvre de Jacob Handl
  51. Site de JFB Roubaud, page sur cette citation
  52. Son blason est d’azur à une nacelle d’argent (alias d’or) sur mer du second, avec un saint Pierre comme pilote tenant une rame de sa main dextre et une croix haute de calvaire comme mât de sa main senestre, le tout d’argent.
  53. François Fouquet. Il ouvrit le premier séminaire du diocèse de Narbonne
  54. Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : le secret de Saunière, Éd. Sud-Ouest, 2005, p. 27
  55. Site du musée de l'abbé saunière
  56. Le cercle du 17 janvier
  57. [http://irlr-app.dreal-languedoc-roussillon.fr/~addsd/ens/11/11-108.pdf Site du DREAL Languedoc Roussillon sur le patrimoine faunistique
  58. Site audeclaire, page de la haute vallée de l'Aude
  59. Les couleurs de l'Aude, André Authier et Jean-Philippe Vidal, édition les créations Pélican, page 19 (ISBN 2-7191-0630-5)
  60. Décret du 14 octobre 2009.
  61. Domergue SUMIEN (2009), "Classificacion dei dialèctes occitans", Linguistica occitana, 7, 2009
  62. Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes. Introduction aux études de linguistique romane, De Boeck, 2e édition, 1999,
  63. La langue se divise en trois grandes aires dialectales : le nord-occitan (limousin, auvergnat, vivaro-alpin), l'occitan moyen, qui est le plus proche de la langue médiévale (languedocien et provençal au sens restreint), et le gascon (à l'ouest de la Garonne). in Encyclopédie Larousse
  64. On distingue plusieurs aires dialectales au sein même de l’occitan. [...] À l’est du gascon et au sud du nord-occitan, une troisième aire, l’occitan moyen, comprend le languedocien, le provençal et le niçard (Nice). in Encarta
  65. Louis Alibert, Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, Montpellier, 2e édition, 1976
  66. Jules Ronjat, Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, t. IV, Appendice. Les dialectes. Index., Montpellier, 1941
  67. MARTEL Philippe, "Qui parle occitan ?", Langues et cité, 10, Paris, DGLFLF, 12/2007.
  68. UNESCO Interactive Atlas of the World's Languages in Danger
  69. généalogie des Marquis de Blanchefort
  70. archives de Rennes-le-Château
  71. Site de Renneslechateau.com sur l'abbé Bigou
  72. site du portail de Rennes-le-Château Page sur le déplacement du corps de l'abbé saunière