Rennes-le-Château

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Rennes-le-Château
Tour Magdala à Rennes-le-Château(domaine de l'abbé Bérenger Saunière).
Tour Magdala à Rennes-le-Château
(domaine de l'abbé Bérenger Saunière).
Blason de Rennes-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Couiza
Maire
Mandat
Alexandre Painco
2014-2020
Code postal 11190
Code commune 11309
Démographie
Gentilé rennains[1]
Population
municipale
60 hab. (2012)
Densité 4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 55′ 41″ N 2° 15′ 48″ E / 42.9280555556, 2.26333333342° 55′ 41″ Nord 2° 15′ 48″ Est / 42.9280555556, 2.263333333
Altitude 435 m (min. : 272 m) (max. : 568 m)
Superficie 14,95 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.rennes-le-chateau.fr

Rennes-le-Château est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Le territoire communal est situé, historiquement, dans un ancien comté carolingien dénommé le Razès dont l'oppidum historique s'appelait « Rhedae » et qui semble avoir été constitué à l'emplacement même du bourg central de Rennes-le-Château. En outre, ce territoire est situé géographiquement dans le massif des Corbières, plus précisément dans sa partie occidentale, non loin du point culminant de ce massif, le Pic de Bugarach.

La petite commune de Rennes-le-Château a notamment été rendue célèbre par l'un de ses curés ayant vécu dans la paroisse à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, l'abbé Bérenger Saunière. Malgré l'absence de preuves historiques pour les supporter, de nombreuses théories laissent entendre qu'il y aurait trouvé un trésor en 1885[2] sans que son origine et sa nature exactes en soit connue. En raison de cette histoire enjolivée par de nombreux récits de fiction, des récits d'enquêtes de niveaux divers et même de nombreux articles de presse et de reportages de télévision, autant d'origine française qu'étrangère, la commune de Rennes-le-Château a acquis une renommée internationale, notamment en Europe et dans les pays anglo-saxons. Plus prosaïquement, l'Abbé Saunière subira une supsense à divinis au cours de l'enquête trafic de messes effectué contre lui par la hiérarchie religieuse, accusations graves pour un prêtre à cette époque, et dont il aura toujours du mal à expliquer en refusant de donner de explications sur l'origine de sa fortune à sa hiérarchie[3].

Conséquence d'une si grande notoriété pour un si petit village, un afflux de touristes de plus en plus conséquent a pu être constaté depuis la fin des années 1960 dans une région déjà très riche en sites historiques. À cette occasion, le maire et le conseil municipal ont pris la décision de consacrer un petit musée à cet abbé et à sa servante sur les lieux même de cette histoire, au cœur du petit bourg de Rennes-le-Château[4].

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama sur la région historique du Razès depuis le bourg central de Rennes-Le-Château en direction de l'ouest (panorama pris depuis la tour Magdala, située dans le domaine historique de l'abbé Saunière, transformée en musée par le conseil municipal).

Situation et description[modifier | modifier le code]

Carte de Rennes-le-Château.

Rennes-le-Château est situé dans le sud de la France, en région Languedoc-Roussillon à environ 99 km de Toulouse, 150 km de Montpellier, 257 km de Marseille (à vol d'oiseau), et 659 km de Paris[5].

Le territoire communal de Rennes-le-Château est plus précisément situé dans le sud du département de l'Aude, dans l'arrondissement de Limoux, à quelques kilomètres à l'est de Couiza, dans le canton de cette même commune, à 45 kilomètres de la préfecture de l'Aude, Carcassonne.

Le bourg central du village est juché sur un piton rocheux dominant la région naturelle du Razès, la vallée de l'Aude et la vallée de la Sals, affluent de l'Aude. La mairie, située au centre du bourg et non non loin de l'église, culmine à 500 mètres d'altitude.

Depuis la terrasse du domaine de l'abbé Saunière, le visiteur peut apercevoir, par beau temps, de nombreux sommets enneigés de la chaîne montagneuse des Pyrénées, notamment les monts les plus élevés du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises, tel que le pic de Thoumasset.

Le Razès[modifier | modifier le code]

Régions naturelles de l'Aude. Le Razès représente la partie en jaune notée en 5.

Rennes-le-Château se situe dans la micro région du Razès qui est entièrement située dans le département de l'Aude.

Il s'agit d'une région très rurale, assez peu peuplée et composée de collines plutôt modestes à l'est, et au nord-est, et de massifs plus élevés à l'ouest. La région se situe à la rencontre du climat méditerranéen et des climats océaniques et montagneux qui favorisent la cohabitation d'espèces de plantes très différentes[6].

À l’est de cette micro-région, les vignes du Razès-Limouxin rencontrent les vignes des Corbières.

La région est bordée par l'Aude et le Sals, un de ses principaux affluents. Elle présente deux stations thermales modestes mais qui eurent, autrefois, une plus grande notoriété : ce sont les stations d'Alet-les-Bains et de Rennes-les-bains

Le canton de Couiza (avant 2015) et le canton de Quillan (après 2015)[modifier | modifier le code]

Les nouveaux cantons de l'Aude en 2015. Le canton de Quillan représente la partie en turquoise notée en 14.

La commune de Rennes-le-Château a fait partie durant plus de deux siècles (1805 - 2015) du territoire du canton de Couiza avec ses communes voisines (Rennes-les-Bains, Bugarach, Coustaussa, Sougraigne et Espéraza), mais à la suite d'un nouveau découpage territorial de l'Aude entré en vigueur en mars 2015, défini par le décret du 21 février 2014[7], en application des lois du (loi organique 2013-402 et loi 2013-403)[8] et depuis les élections départementales françaises de 2015 qui lancèrent la mise en place de ces nouveaux cantons, représentés par des élus constitués en binômes mixtes, la commune s'inscrit dans le nouveau canton de Quillan qui englobe toute la partie sud du département de l'Aude, dont les anciens cantons de Couiza, d'Axat, et de Quillan et une partie du canton de Chalabre.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de l’Aude est un climat à dominante méditerranéenne. L’automne est caractérisé par des orages violents et rapides. L’été est souvent chaud et sec, ce qui reste favorable à la culture de la vigne et celle de l’olivier.

Le climat de Rennes-le-Château est celui du centre et du sud du département, c'est-à-dire celui les régions de Limoux et du Razès. Il est dit « intermédiaire » avec des expositions importantes aux vents qui sont souvent présents dans l’Aude. C’est, d'ailleurs, l’un des départements français les plus venteux avec 300 à 350 jours de vent par an[9]. Ces vents réguliers ont permis l'installation d'importants parcs d’éoliennes, dont l'un, situé à Roquetaillade, dominant la vallée de l'Aude, est visible depuis la terrasse du domaine de l'abbé Saunière et la tour Magdala.

Article connexe : Parc éolien du Pic de Brau.

La station météorologique la plus proche de Rennes est celle de Carcassonne-Salvaza qui mesure quotidiennement plusieurs paramètres météorologiques depuis 1948[10]. L'ensoleillement y est assez élevé, puisque supérieur, en moyenne, à 2 190 heures par an sur la période 1961 - 1990.

Saisons[modifier | modifier le code]

Dans la région de Carcassonne, les précipitations y sont plus fortes en automne (au mois d'octobre) et au printemps (au mois d'avril). Les rares pluies d'été surviennent sous forme d'orages autant violents que soudains et se transformant quelquefois en orages de grêle qui peuvent être fatals aux vignes. En hiver, la neige est occasionnelle.
  • Tableau comparatif des durées d'ensoleillement entre Carcassonne (Aude) et les autres villes françaises
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Carcassonne 2 190 h/an 695 mm/an 7 j/an 19 j/an 14 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an
  • Tableau des températures minimales et maximales enregistrées en 2013 à Rennes-le-Château
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 2,5 2 6,9 7,1 9,2 13,1 17,7 16,9 14,9 12,9 6 3,1
Température maximale moyenne (°C) 8,6 9,1 14,8 16,1 18,3 22,6 31,1 28,7 24,4 21 11,3 10,9
Source : [1] sur linternaute.com, d'après Météo France.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rennes-le-Château
Espéraza Couiza Couiza
Espéraza/Granès Rennes-le-Château Rennes-les-Bains
Granès Saint-Just-et-le-Bézu Sougraigne/Bugarach

Hameaux et écarts de la commune[modifier | modifier le code]

Hameaux, lieux-dits et écarts du territoire de Rennes-le-Château

  • Les Labadous
  • La Maurine
  • Jeandoux
  • Coumé Sourde
  • La Valdieu
  • Les Boudous (ruines)
  • La Carla
  • Soubirous
  • Les Estous
  • Borde d'En salva (ruines)
  • Borde du Loup
  • Prats del Judge
  • Les lagastous
  • Le Causse
  • Les Bals
  • Le Linas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le Pech de Bugarach
Le Pech de Bugarach depuis le plateau de Rennes-le-Château.

Le massif des Corbières forme un massif de montagnes apparu il y a 65 millions d'années, durant le tertiaire, lors du rapprochement de la plaque ibérique sur le continent européen.

Ce massif dans lequel se trouve l'ensemble du territoire de Rennes-le-Château est situé dans la zone sous pyrénéennes qui forme une transition entre le Massif central (la Montagne noire) située au nord des Corbières, et le massif des Pyrénées, situé plus au sud.

Cette région est géologiquement caractérisée par un morceau de socle primaire constitué de calcaire et de schistes, notamment du plateau de Mouthoumet et d'un pli pyrénéen, le pic de Bugarach, situé à quelques kilomètres au sud-est de Rennes-Le-Château.

Article connexe : Massif des Corbières.

Le plateau, entourant le territoire communal, est constitué de dépôts calcaires et marneux issus des mers du Crétacé disposés en couches intercalées. Des roches massives constituent quelques « puechs » (hauteurs ou petits monts en patois occitan) s'élevant sur le rebord ouest, à la limite avec le territoire de Rennes-les-Bains et de Bugarach. Les cours d'eau environnants y creusent de profonds ravins qui mettent à jour des nappes horizontales de roches calcaires massives qui dessinent d'impressionnantes falaises blanches.

Sur ce plateau, le relief reste donc globalement aplani, présentant ainsi un paysage de causse avec des pentes arides et des plaines marneuses cultivables avec quelques ravins. Des champs labourés et des vignes occupent ces poches agricoles encadrées de pentes couvertes de garrigues ou de bois de chênes verts et pubescents. Les différentes parties de ce plateau morcelé forment ainsi des étendues planes couvertes d'une mosaïque de champs labourés qui accentuent le détachement des crêtes rocheuses sur les bords des différents ravins[11].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune n'abrite qu'une seule rivière notable, en limite avec le territoire de la commune de Sougraigne, la Blanque : cette rivière de 14,7 km est un affluent gauche de la Sals, donc un sous-affluent de l'Aude.

Article connexe : Blanque.

En outre, le territoire de la commune est sillonné par quelques ruisseaux au débits très irréguliers selon les saisons, dont notamment :

  • le ruisseau de Couleurs, le plus important par son débit (station de pompage) ;
  • le ruisseau des Coumeilles ;
  • le ruisseau de Fagoustre ;
  • le ruisseau la Blanque ;
  • le ruisseau des Gascous (ou des Boudous) ;
  • le ruisseau de la Valdieu.

Tous ces ruisseaux appartiennent au bassin versant de l'Aude, fleuve côtier français qui se jette dans la Méditerranée, près de Narbonne, ou de la Sals, petite rivière et affluent de de ce même fleuve[12].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Stèle à l'entrée de Rennes-le-Château
Stèle à l'entrée de Rennes-le-Château.

Le réseau routier
Le territoire de la commune de Rennes-le-Château est relié à la commune de Couiza, siège de la Communauté de communes du Pays de Couiza par la route départementale 52.

Une route vicinale relie directement le bourg de Rennes-le-Château avec ses différents hameaux et les villages de Rennes-les-bains, Sougraigne et Bugarach. Cette route, très étroite, rejoint la route départementale 14 non loin du hameau de la Vialasse (commune de Bugarach).

Le transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Couiza - Montazels, située sur la ligne de Carcassonne à Rivesaltes et sur le territoire de la commune de Montazels, à proximité de Couiza, dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Cette gare se situe à 6 km de Rennes-le-Château.

Article détaillé : Ligne de Carcassonne à Rivesaltes.

Le transport routier[modifier | modifier le code]

Il n'y a, actuellement (en 2015), aucune ligne d'autocar qui dessert le bourg de Rennes-le-Château et les hameaux avoisinants, le taxi reste donc le seul moyen de transport pour parvenir à Rennes-le-Château depuis Couiza.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom ancien de Rennes-le-Château semble avoir été celui de « Rhedae », ville principale et oppidum du Rhedesium ou « Pagus Rhedensis », cité dans le cartulaire du Capcir[13]. Le terme de Rhedae, signifie « les chariots » en latin (nominatif pluriel)[14].

Les fondateurs de la cité médiévale semblent en avoir été les envahisseurs Wisigoths qui s'y installèrent autour du VIe siècle[15]. Le château de Rennes qui a permis au village d'avoir ce nom composé se situe non loin de l'église et date du XIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et L'Antiquité[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les origines de Rennes-le-Château ne sont pas précisément connues mais alimentent depuis longtemps bien des fantasmes et des spéculations pour le moins hasardeuses, à commencer par celles formulées par l'érudit couizanais, Louis Fédié, auteur d'une Histoire du Razès à la fin du XIXe siècle, dont les nombreuses élucubrations fantaisistes ont malheureusement été, depuis, largement diffusées et amplifiées par toutes sortes de charlatans, illuminés ou intéressés, attirés par la forte médiatisation et la fascination exercée par le « Mystère de Rennes-le-Château »[16].

L'absence de véritable programme d'étude archéologique sur le site même empêche de formuler la moindre conclusion. Il ne fait toutefois aucun doute que le plateau occupé par le village a fait l'objet d'une occupation importante à la fin du Néolithique, ainsi que le démontre la découverte de plusieurs stations chasséennes (4 200 - 3 500 av. J.-C).

L'Antiquité[modifier | modifier le code]

Carte de l'implantation des Volques Tectosages
Carte de l'implantation des Volques Tectosages.

Tout porte à croire que sa fondation de l'oppidum de Rennes-le-Château remonterait au début de l'âge du fer (VIIIe-VIIe siècle avant J.-C). Il est possible que la tribu celte des Volques Tectosages, dont le foyer se situe dans le Toulousain soit à l'origine de sa fondation, lui donnant alors le nom de « Rhedae » en y créant la nouvelle capitale politique de leur territoire qui devait devenir le « pagus Redensis » ou Pays de Razès. Plusieurs facteurs ont vraisemblablement déterminé l'implantation d'une agglomération protohistorique sur ce site, à commencer par son emplacement géographique remarquable contrôlant l'important carrefour naturel formé par la confluence de l'Aude et de la Sals, sa position de belvédère offrant un panorama découvert sur 360° et la présence d'importants gisements métallifères (cuivre et fer) dans les proches environs (Cardou, Blanchefort) et, sans doute aussi, par l'exploitation des sources salées de la Sals. Comme la plupart des oppida, le site a également été choisi en raison de critères topographiques : hauteur sommitale relativement plane pourvue de défenses naturelles.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château de Rennes-le-Château
Le château de Rennes-le-Château, situé dans le bourg.

Le haut Moyen Âge
Le rôle politique de la cité de Rhedae à l'époque de Charlemagne est attesté par un poème de l’évêque d’Orléans Théodulf[17], issu d'une famille de l'aristocratie gothique. En 798, ce dernier fut envoyé en Septimanie par Charlemagne comme missus dominicus avec Leidrade, futur archevêque de Lyon, cite ce bourg parmi les chefs-lieux des pagi audois[18]. Rennes n'était toutefois qu'une modeste agglomération dont l'importance relevait essentiellement de sa situation stratégique.

Le premier comte particulier du Razès dont le nom nous soit parvenu, Guillaume de Gellone, valeureux compagnon de Charlemagne qui participe à la bataille de Roncevaux (778), aux côtés de Roland, administre un territoire libre de toute présence sarrasine et indépendant du comté de Narbonne. Ensuite, c'est Berà, que l'on dit fils de Guillaume de Gellone, qui porte le titre.

Au IXe siècle, le comté du Razès est divisé au profit de puissances locales.

Cathares et Croisés[modifier | modifier le code]

La croix occitane, symbole de l'Occitanie.

En 1062, le comté du Razès est réuni à celui de Carcassonne. Mais le système féodal, avec ses suzerains et ses vassaux, va générer de nombreux conflits privés armés entre les seigneurs locaux. Rhedae, l'antique Rennes-le-Château et le comté du Razès vont alors être convoités et disputés de manière violente et sans ménagement entre achats, ventes, luttes, successions, et trahisons.

En 1170, Rhedae appartient au comté de Carcassonne, mais le roi d'Aragon qui revendique le Razès, lance une offensive et détruit en partie l'ancienne ville et ses fortifications. Durant cette même période, les Cathares commencent à s'installer et à prêcher dans toute l'Occitanie et notamment dans le Razès.

Occitanie et Aragon en 1213.

En 1207, la croisade contre les Albigeois débute et Rhedae, au cœur du Pays cathare, voit la région s'embraser. C'est à cette époque que Simon IV de Montfort prend et détruit le château de Coustaussa, mais ne semble pas s’intéresser à Rhedae. Les vainqueurs de la croisade se partagent les domaines des seigneurs vaincus et le comté du Razès est attribué en partie à Pierre de Voisins.

En 1293, Pierre II de Voisins va remettre en état les fortifications de Redhae : la ville compte quelques centaines d'habitants et reste encore de taille importante pour l'époque. Commence alors une période de prospérité. La ville se développe, le commerce et la population augmentent.

La famille de Voisins restera maître de ce qui deviendra Rennes-le-Château, au fil du temps, jusqu'en 1362.

En 1362, Henri de Trastamare (Henri II de Castille), à la tête d'une bande de pillards surnommés les « routiers aragonais », ravage et pille le Razès. Les pillards mettent le siège devant Rhedae, qu'ils prennent et détruisent ne laissant derrière eux que des ruines. C'est à cette date que l'antique ville disparaît. Sur le plateau, seules restent quelques bâtisses épargnées et la structure du château qui a résisté à la destruction. La ville ne retrouvera jamais son importance et, dépourvu de fortifications, le lieu va laisser place à un village nettement plus modeste que l'antique cité, celui de Rennes-le-Château.

La Maison d'Hautpoul[modifier | modifier le code]

Le comté de Razès passe en 1422 à la maison d'Hautpoul, originaire d'Aussillon près de Mazamet, par le mariage de Pierre-Raymond d'Hautpoul avec Blanche de Castille, fille de Jeanne de Voisins, descendante de Pierre II de Voisins à qui le Razès avait été inféodé en 1230[19].

L'époque Moderne[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion[modifier | modifier le code]

Dans la région de Carcassonne, vers 1531, de nouvelles idées religieuses furent prêchées et en 1558 de nombreuses troupes armées de confession protestante existaient dans la plupart des villes situées autour de Rennes-Le-Château.

Des massacres furent alors perpétrés dans la région entre 1560 et 1562 et à Limoux, non loin de là, les réformés se rendirent maîtres de la cité et tuèrent de nombreux catholiques. À la suite d'une contre attaque, les troupes protestantes furent bientôt chassées et soixante d'entre eux furent pendus[20].

En 1578, une grande partie de l'église de Rennes-le-Château s'effondra sous les coups des Calvinistes qui s'étaient provisoirement rendus maîtres du village[21].

Le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Des Hautpoul à la Révolution française[modifier | modifier le code]

François d'Hautpoul (1689-1753) releva le titre de marquis de Blanchefort tombé en désuétude, que lui apporta en dot son épouse Marie de Nègre d'Ables (1714-1781), dame de Niort, de Roquefeuil et de Blanchefort[22].

Lors de la Révolution française, le marquis Paul-François-Vincent de Fleury, héritier des Hautpoul-Blanchefort, après son mariage avec Anne-Gabrielle-Elisabeth d'Hautpoul-Blanchefort, dernier seigneur des lieux, émigra en Espagne avec ses trois enfants et son chapelain, l'abbé Antoine Bigou. Cependant, un de ses fils, Paul Urbain de Fleury, racheta son domaine (et les établissement thermaux) le 27 floréal an IV, lorsque ces propriétés furent vendues comme biens nationaux. Après de nombreuses vicissitudes, les biens et les propriétés de la famille d'Hautpoul furent vendus aux enchères le 7 juin 1889[23].

À la création des départements et des cantons en France par le décret du 22 décembre 1789, Rennes-le-Château est intégré dans le canton d'Arques, puis, ensuite, dans le canton de Couiza qui fut créé le sur les débris du canton d'Arques qui fut, alors, supprimé[24].

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle et le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Toute l'histoire contemporaine de Rennes-le-Château, depuis la la dernière décennie du XIXe siècle est liée à l'arrivée de l'abbé Bérenger Saunière, non seulement en raison d'une hypothétique et mythique affaire de trésor, mais surtout parce que cet abbé, par ses constructions et ses aménagements, notamment à l'église paroissiale et ses environs, a profondément modifié la physionomie architecturale et la vie des habitants de ce petit village, totalement inconnu, hors de son canton, avant son arrivée.

L'abbé Saunière et son « trésor »[modifier | modifier le code]
Villa Béthanie, transformé en musée.
Mgr Billard, évèque de Carcassonne (1881 - 1901), probable protecteur de l'abbé Saunière, a visité l'église de Rennes-le-Château par deux fois.
Mgr Beauvain de Beauséjour, évèque de Carcassonne, successeur de Mgr Billard, a accusé ouvertement l'abbé Saunière de trafic de messe.
L'abbé Saunière pose devant le porche de l'église de Rennes-le-Château.

Officiellement nommé le 22 mai 1885[25], l'abbé Saunière arrive dans le petit village de Rennes-le-Château en juin 1885 pour y officier alors que celui-ci est déjà durement touché par l'exode rural qui frappe toute la région des Hautes Corbières. En effet, en moins de 60 ans, Rennes-le-Château a déjà perdu la moitié de sa population .

Après avoir été quelques mois suspendu de sa cure par René Goblet, ministre des Cultes du Gouvernement Charles de Freycinet, pour ses opinions politiques antirépublicaines déclarées en chaire[26], l'abbé Saunière décidera, à son retour, d'entreprendre des travaux de rénovation dans son église en 1891.

Durant ces travaux, certaines rumeurs, pour la plupart émises bien plus tard[27], avancent l'hypothèse qu'il aurait découvert un trésor. En fait, il n'y a, à ce jour, aucune preuve matérielle de cette découverte. Le seul fait historique avéré est un trafic de messes. La légende indique aussi qu'il aurait trouvé de mystérieux parchemins[28]. La nature de ses hypothétiques découvertes et l'origine de sa probable fortune sont le sujet de nombreuses thèses à l'origine du célèbre trésor de Rennes-le-Château[29].

Les hypothèses les plus fréquemment émises, pour tenter de justifier cette découverte mythique, sont[30] :

  • Le trésor des Volques tectosages, datant de l'époque romaine repose sur le fait qu'il proviendrait de l’hypothétique du pillage du sanctuaire d'Apollon de Delphes, lors de la Grande expédition celtique (279 av. J.-C.) en Grèce (cette hypothèse est très fragile : les sources sont très anciennes et n'attestent pas que le dit trésor puisse subsister ni, même qu'il eut été enfoui à Rennes-le-Château).
Articles connexes : Volques Tectosages et Or de Toulouse.
  • Le trésor des Wisigoths (ou Trésor de Jérusalem), déposé dans la région de Rhedae, après le Sac de Rome (455) par le roi Alaric Ier (hypothèse la plus populaire et certainement la plus mythique, car elle mêle légende et Histoire, certains spécialistes ne pouvant s'empêcher de faire le lien avec d'autres trésors d'origine wisgothique, découvert plus récemment en Espagne...). Cette idée a d'ailleurs été utilisée pour établir l'intrigue du scénario du téléfilm : L'Or du diable),
Article connexe : Blanche de Castille.
  • Le trésor des faux monnayeurs du château du Bézu, affaire datant du XIVe siècle (hypothèse historique subtile, mais qu'il est très difficile de démontrer par manque de sources historiques)[31].
  • Le trésor des Cathares. Un récit historique attesterait que lors la prise du château de Montségur par les croisés en 1244, quatre Cathares s'en seraient échappés avec un trésor (hypothèse douteuse car les Cathares, hommes pieux détachés des valeurs du monde terrestre n'avaient pas la mentalité à posséder des biens, le trésor étant certainement d'ordre spirituel, en admettant que ce récit soit exact).
Article connexe : Trésor des cathares.
  • Le trésor de l'abbé Bigou, datant de la Révolution française (hypothèse souvent reprise par des articles de presse actuels[32] qui s'appuient sur les recherches de l'historien régional René Descailledas[33], car cet cet ancien curé de Rennes-le-Château en 1789, craignant que les révolutionnaires s'emparent des biens de sa paroisse, a pu cacher dans un des recoins de son église quelques pièces en or. Par contre, compte-tenu du niveau de vie de la dite paroisse, l'éventuel « trésor » ne pouvait se limiter qu'à un petit magot).

Les seuls faits avérés suggèrent plus prosaïquement des faits de pillage de tombes du cimetière (relatés de façon romancée dans le téléfilm L'Or du diable), de détournements de fonds et de trafic de messes (pour lesquels l'homme d'église a effectivement été mis en condamnation par l'évêché[34]), d'autant que les éléments factuels sur l'existence même de cette fortune restent, jusqu'à présent, très controversés. En mars 1895, les habitants du village avaient envoyé deux lettres de protestation au préfet de Département de l'Aude, après les dégradations nocturnes opérées par leur curé dans le cimetière de la commune[35].

Il a également été attesté que l'abbé Saunière ait découvert un crâne percé, lors de fouilles personnelles effectuées en 1895 sous la dalle des chevaliers de son église, et ce même crâne, resté sur place a été redécouvert par une équipe de chercheurs carcassonnais en 1956. Selon deux expertises effectuées en 2009 et en 2014 à la demande de la marie de la commune avec l'autorisation du ministère de la Culture, il s'agit du crane d'un crâne d'une homme de 50 ans, décédé entre 1281 et 1396 sans qu'on sache de qui il s'agit, ni qu'il y ait un quelconque rapport avec la supposée affaire de trésor[36].

On peut également découvrir sur un site anglophone consacré à l'histoire de Rennes-le-Château, de nombreux exemplaires de lettres de demandes de messes envoyées par des croyants depuis toutes les régions de France entre 1895 et 1905[37],[38].

Article détaillé : Bérenger Saunière.

Peu de temps avant la fin du siècle, Félix Arsène Billard, évêque de Carcassonne depuis 1881, rendit visite à Rennes-le-Château, et cela à deux reprises : tout d'abord en visite épiscopale le 1er juillet 1889, puis le 6 juin 1897, lors de l'inauguration de l'église restaurée. Ces faits ne sont pas extraordinaires en eux-mêmes, mais il est à noter que Mgr Billard a souvent été présenté comme le protecteur de Bérenger Saunière, sur la base que celui-ci fut nommé autrefois, professeur au séminaire de Narbonne par ce même évêque.

Il est d'ailleurs attesté historiquement que l'abbé ne fut accusé par l'Église de trafic de messes et de simonie, que bien après le décès de Mgr Billard. Le successeur de celui-ci, Mgr Paul-Félix Beuvain de Beauséjour (1839-1930), nouvel évêque de Carcassonne, lui intentera d'ailleurs, en 1910, un procès canonique qui entraînera la déchéance des fonctions sacerdotales de Bérenger Saunière dès 1911. Dès cette période, Bérenger Saunière connut des difficultés financières qui le pousseront, en 1913 à contracter un prêt auprès du Crédit foncier[39].

Article détaillé : Félix Arsène Billard.

L’abbé Saunière se lance, dès le début de l’année 1901, dans la construction de plusieurs bâtiments, sur des parcelles achetées au nom de sa servante Marie Dénarnaud. Ces bâtiments sont une petite maison de style renaissance, dénommée villa Béthanie (transformée aujourd'hui en musée), puis d’une tour néo-gothique, dénommée tour Magdala, avec un belvédère (ou terrasse) qui la relie à une construction en verre, avec un parc et un jardin[40].

À la mort de l'abbé, survenue le , sa servante Marie Dénarnaud hérite de ses biens (en majorité du mobilier et des objets personnels, car la servante fut dès l'origine, la seule propriétaire des terrains et des bâtiments du domaine), notamment de sa Villa Bethania qu'elle finira par céder à l'homme d'affaires Perpignanais, Noël Corbu, en échange de ce qui s'apparente à une rente viagère annuelle.

Le village, après Saunière et sa servante[modifier | modifier le code]

Marie Dénarnaud décède en 1953. Noël Corbu transforme alors la villa Bethania en hôtel-restaurant dénommé L'hôtel de la Tour, et pour attirer un maximum de touristes, embellit la légende de l'enrichissement de Saunière par l'entremise du journaliste André Salomon. Ce dernier publie trois articles dans son quotidien La Dépêche du Midi le 12, 13 et 14 janvier 1956[41], titrés « La fabuleuse découverte du curé aux milliards. M. Noël Corbu connaît-il la cachette du trésor de l'abbé Saunière qui s'élève à 50 milliards ? », le troisième article contient une interview de Noêl Corbu, très en verve, qui raconte de façon affirmative que l'abbé aurait découvert, par hasard, un trésor enfoui en 1249 sous son église par Blanche de Castille pour mettre à l'abri la cassette royale de l'avidité de vassaux opprimés alors que le roi est parti en croisade[42].

Après ces articles parus dans la Presse locale et repris par la presse nationale, la télévision française (la RTF Télévision), en 1961, finit par s'intéresser au mystère en diffusant un reportage tourné sous une forme ludique dénommé La roue tourne et produit par la journaliste Marina Grey, épouse de l'historien royaliste et animateur de télévision Jean-François Chiappe, ce qui va provoquer un nouvel afflux de chercheurs de trésors, déjà bien nombreux sur les lieux[43].

En 1962, le journaliste Robert Charroux publie Trésors du monde consacrant une partie sur sa chasse au trésor de Rennes-le-Château, ce qui attire, une fois de plus, encore plus de chercheurs[44]. La municipalité prend un arrêté interdisant les fouilles sur son territoire le 28 juillet 1965, les nombreuses déprédations risquant de transformer le sous-sol en véritable gruyère[45].

En mars 1981, alors candidat à l’élection présidentielle, François Mitterrand, féru d'ésotérisme, visite le village dont la tour et l’église[46].

Histoires, Légendes et Mystifications[modifier | modifier le code]

le diable au bénitier
Le diable au bénitier (2015).

À la suite de toute cette publicité médiatique, préparée et gérée (à l'origine pour des raisons strictement commerciales), par le propriétaire de l'ancien domaine de l'abbé Saunière, le restaurateur et hôtelier Noël Corbu, la légende locale, pourtant déjà connue avant la Seconde Guerre mondiale[47], finit par attirer l'attention de mystificateurs de tout poil, en mal de sensationnalisme et de notoriété.

Elle attire notamment l'intriguant dessinateur Pierre Plantard, initiateur d'une association créée en 1956 à Saint-Julien-en-Genevois, en Haute-Savoie et dénommée « Prieuré de Sion », car dès que cette histoire de trésor commence à s'ébruiter et prendre une tournure plus nationale, notamment grâce à la télévision, celui-ci vient effectuer quelques fouilles à Rennes-le-Château au début des années 1960[48].

Articles connexes : Pierre Plantard et Prieuré de Sion.

Pierre Plantard finit par rencontrer Noël Corbu, le propriétaire du domaine de l'abbé Saunière et publie en 1965 un document Les descendants mérovingiens ou l’énigme du Razès Wisigoth ainsi que les Dossiers secrets d'Henri Lobineau qui suggérerait sans le prouver que la monarchie française descendante en droite ligne des rois Mérovingiens n'aurait pas été éteinte et serait liée aux prétendus mystères du Pays de Razès qu'il situe dans la région de Rennes-les-Bains et de Rennes-le-Château[49].

Le dessinateur Pierre Plantard, associé à un comparse, l'humoriste et comédien Philippe de Chérisey, finit par rentrer en contact avec l'écrivain Gérard de Sède, noble authentique et intéressé pat l'ésotérisme et la pseudohistoire, leur rencontre aboutissant à la rédaction en 1967 du best-seller L'Or de Rennes, ouvrage uniquement signé par Gérard de Sède qui crée notamment la légende du contenu supposé des fameux parchemins et popularise les mythes du trésor de Rennes-le-Château. Ce livre aux sources très controversées, mais au succès national, ouvre la voie à une nouvelle forme d'ésotérisme très particulière car novatrice et populaire mais assez déroutante et qui sera reprise ensuite par d'autres auteurs, encore plus imaginatifs[50]. Dans ses dernières années, Gérard de Sède devint plus critique sur la question de Rennes-le-Château.

Articles connexes : Philippe de Chérisey et Gérard de Sède.

En 1982, après avoir réalisé plusieurs films sur le mystère de Rennes, trois journalistes britanniques Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh publient un essai controversé, L'Énigme sacrée qui relie entre eux le prétendu Prieuré de Sion et l'histoire des Templiers, des Cathares, de la dynastie des mérovingiens, du Saint-Graal et les origines du christianisme, affirmant que Marie-Madeleine serait venue en France avec un enfant de Jésus, voire avec Jésus lui-même. Ce livre donne un retentissement international à l'affaire de Rennes-le-Château[51].

Autre vue de la Villa Béthanie.

Après la publication en 2003 du best-seller de Dan Brown Da Vinci Code, qui reprend des éléments de la rumeur de Rennes-le-Château en se basant sur L'Or de Rennes et L'Énigme sacrée, le village voit augmenter le nombre de curieux tentant de percer le mystère de l'abbé Saunière. Malgré l'arrêté municipal, les fouilles clandestines continuent cependant[52].

Articles détaillés : Da Vinci Code, Protochronisme et Pseudohistoire.

Depuis 1956, plus de 800 ouvrages et divers articles, de valeurs très inégales et dont certains sont mêmes totalement farfelus, ont été publiés sur ce sujet, sans compter les nombreux sites internet dédiés à cette affaire[53], mais aussi des reportages, des téléfilms et des films de fiction (dont le célèbre Da Vinci Code, tiré du best-seller de Dan Brown) qui se baseront tous sur l'histoire devenue mythique de l'abbé Saunière et sa « découverte », mais de façon très romancée.

Articles détaillés : L'Or du diable et Da Vinci Code (film).

Cette « Mecque de l'ésotérisme », comme la considère Jacques Ravenne, attire chaque année plus de 30 000 visiteurs, aussi bien des curieux que des chercheurs de trésors, satanistes, occultistes, kabbalistes, rosicruciens, ufologues, gnostiques, adeptes du néo-catharisme, ou encore partisans de la théorie du complot, d'autant plus qu'elle est proche du Pech de Bugarach[29].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le maire de la commune est Alexandre Painco.

Petite commune de moins de 100 habitants, le conseil municipal n'est composé que d'un maire, de deux adjoints au maire et de quatre conseillers municipaux. La mairie gère un site internet local qui présente les membres du conseil municipal et leurs attributions[54].

Lors de ces élections, cette équipe fut élue dès le premier tour, car le scrutin ne compta que ces sept candidats. Le taux de participation avait atteint 78,37 %[55].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2020 Alexandre Painco    
novembre 1998 mars 2008 Jean François Lhuillier   Officier militaire à la retraite
janvier 1997 novembre 1998 Jean Balaguero    
novembre 1987 janvier 1997 Roger Pujol    
octobre 1968 novembre 1987 Henri Lembège    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections départementales de 2015[modifier | modifier le code]

Pour ces premières élections départementales, organisées en binômes (deux candidats par bulletin), la diminution du nombres de cantons au niveau de tous les départements a entraîné la disparition du canton de Couiza pour laisser la place à un canton plus vaste, le canton de Quillan[56].

  • Premier tour

Le résultat du premier tour indique un fort ancrage de l'électorat de Rennes-le-Château à gauche, sachant que le binôme du Parti socialiste, représentant la majorité gouvernementale est en seconde position au niveau de la commune, derrière le binôme du Front de gauche.

Nombre de voix Pourcentage
Jean-Louis BOUSQUET - Nadine L'HÉNORET (Front de Gauche) 17 34.00 %
Anne-Marie BOHIC-CORTES - Francis SAVY (Parti Socialiste) 14 28.00 %
Elodie BRET-DIBAT - Pierre CASTEL (Union pour un mouvement populaire) 11 22.00 %
Caroline DUFLOT - Rémy DUSSAUD (Front National)Elodie BRET-DIBAT 8 16.00 %

L'abstention au premier tour s'est élevée à 35,06 % (27 électeurs inscrits n'ont pas été voter)

  • Second tour

Le résultat du second tour de ces élections dans la commune, quoique plus nuancé, en raison du progrès du binôme du Front national (gain de 3 voix) entre les deux tours, démontre que malgré un net recul de la gauche gouvernementale, constaté lors de ce scrutin au niveau national, la majorité des électeurs, qui se sont exprimés dans l'unique urne de Rennes-le-Château, ont porté leurs suffrages vers le binôme du Parti socialiste qui gagne huit voix entre les deux tours. Le binôme de l'Union pour un mouvement populaire ne perd qu'une seule voix, au niveau local, pour les deux tours.

Nombre de voix Pourcentage
Anne-Marie BOHIC-CORTES - Francis SAVY (Parti Socialiste) 22 51,16 %
Caroline DUFLOT - Rémy DUSSAUD (Front National) 11 25,58 %
Elodie BRET-DIBAT - Pierre CASTEL (Union pour un mouvement populaire) 10 23,26 %

L'abstention fut assez forte au second tour avec un taux de 42.86 % (6 électeurs de plus qu'au premier tour n'ont pas été voter).

Élections présidentielles de 2012[modifier | modifier le code]

Cette élection nationale s'est déroulée en mai 2012 et a vu la victoire du candidat du Parti socialiste

  • Second tour

À Rennes-le-Château, lors de la dernière élection présidentielle de 2012, François Hollande, candidat socialiste, a obtenu près de 18 voix d'avance sur son adversaire de droite, Nicolas Sarkozy. Le candidat de gauche obtient donc deux fois plus bulletin de vote, confirmant ainsi le fort ancrage de l'électorat de Rennes-le-Château à gauche, déjà constaté lors de Élection présidentielle française de 2007[57].

Nombre de voix Pourcentage
François Hollande (Parti socialiste) 36 66.67 %
Nicolas Sarkozy (Union pour un Mouvement Populaire) 18 33.33 %

L'abstention resta assez limitée, avec un taux de 18 %.

Services publics[modifier | modifier le code]

Services municipaux[modifier | modifier le code]

La taille modeste de la commune de Rennes-le-Château ne permet que les services essentiels[58] dont :

  • L'Hôtel de ville — État civil, le bureau est ouvert les lundis et vendredis matins et les jeudis après-midi
  • La Salle des fêtes — La salle de la Capitelle qui est située dans domaine de l'abbé Saunière)
  • La Collecte des déchets — Les déchets ménagers sont collectés les lundis et le tri sélectif est organisé les vendredis.

Services intercommunaux[modifier | modifier le code]

Rennes-le-Château a adhéré à la communauté de communes du Pays de Couiza qui est une établissement public de coopération intercommunale française (officiellement « communauté de communes »).

Cette collectivité a été créée le 1er janvier 2001. Son siège est situé au 17, rue des Pyrénées à Couiza, ville siège de l'intercommunalité. Celle-ci répond aux besoins des habitants des communes adhérentes par de nombreuses missions dont notamment la constitution de réserves foncières et l'aménagement des nouvelles zones d’activités et de la voirie interne, ainsi que de nombreux projets et études, tels que l'étude et réalisation d'ateliers relais sur ces zones d’activité, la création de fermes relais dans les espaces ruraux désertifiés, la réalisation d’études et d'actions de communication, la création et gestion d'un Office de Tourisme Intercommunal, l'étude et réalisation de programmes concernant les technologies nouvelles et la communication, le soutien administratif et technique aux projets du territoire, les études et réflexions sur la création d'un pôle thermal Alet-les-Bains/Rennes-les-Bains, l'étude de nouveaux programmes relatifs aux énergies renouvelables et les études préliminaires à la création d'un futur Parc naturel régional de France.

L'intercommunalité gère également la collecte et le traitement des déchets et la gestion de la déchèterie, la gestion et l'entretien des cours d'eaux et des milieux aquatiques (en partenariat avec les propriétaires privés), ainsi que l'organisation des structures d'accueil touristique appartenant à la Communauté de Communes.

La collectivité organise également l'action sociale (CIAS) en gérant et administrant l'aide à domicile en faveur des personnes âgées ou handicapées dépendantes, la gestion de l'EHPAD « Les Estamounets » (par délégation), le service des soins infirmiers à domicile (SAD), les services de portage de repas à domicile, les actions nouvelles en faveur des enfants et de la jeunesse, l'animation d'un conseil communautaire de jeunes, sans oublier l'étude, mise en place et gestion de nouvelles structures d'accueil consacrées à l'enfance (telles que les crèches, les haltes garderies et les centres de loisirs) et enfin l'adhésion et la participation à des dispositifs contractuels d'insertion et de formation pour les citoyens de l'intercommunalité.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune de Rennes-le-Château n'est jumelée avec aucune commune ou collectivité, que ce soit en France ou dans un pays étranger.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Evolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 60 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1846 1851 1856
302 308 392 421 439 427 401 474 400
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
315 308 351 302 298 269 241 244 217
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
205 192 152 139 113 123 103 89 104
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 -
90 80 63 88 111 90 62 60 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2004[60].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village de Rennes-le-Château, de dimensions trop modestes ne possède pas d'école primaire. Les enfants de la commune sont donc scolarisés dans les écoles des communes avoisinantes, notamment à Couiza[61].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La terrasse face au parking intérieur.
La terrasse face au parking intérieur.
Le chemin menant à l'église et au musée.
Le chemin menant à l'église et au musée.

Les expositions[modifier | modifier le code]

De nombreuses expositions d'artistes ont lieu lors de la belle saison et notamment dans les salles situées sous le belvédère située sur le domaine de l'abbé Saunière[62].

La gestion des visiteurs[modifier | modifier le code]

Afin de réguler la circulation automobile et des piétons, le village de Rennes-le-Château est transformé en domaine piétonnier entre le 15 juin et le 15 Septembre.

Trois vastes aires de parking ont été aménagées juste avant l’entrée du village, dont l'une est réservée aux autocars de tourisme. Quelques places de parking sont notamment réservées aux véhicules transportant des personnes à mobilité réduite près de l'entrée du bourg et vers le belvédère

La Vie associative[modifier | modifier le code]

La petite commune de Rennes-le-Château reconnait cinq associations sur son site web[63].

  • Rennes Animation (il s'agit du comité des fêtes local qui assure les festivités annuelles) ;
  • Terre de Redhae (une association qui rassemble quelques chercheurs autour de affaire de Rennes-le-Château)[64] ;
  • L'Œil du Sphinx (une association dont le but est la promotion des littératures et les arts de l’imaginaire) ;
  • L'ACCA (l'association de chasse locale) ;
  • L'APARC (une association qui défend la préservation de Rennes-le-Château).

Equipements de loisirs[modifier | modifier le code]

L'association Ribambelle (située au hameau des Jandoux), créée en 1980 en partenariat avec la Communauté de communes du Pays de Couiza, organise un accueil de loisirs à la journée pour les enfants de 6 à 14 ans durant la période des vacances scolaires avec, notamment[65] des classes de découverte (« nature », « musique et nature », « théâtre et nature », « cirque et nature », « arts plastiques et nature »), des classes de patrimoine et d'éthnologie du Pays cathare, région historique et touristique de Rennes-le-Château, des séjours de vacances durant les vacances scolaires pour les enfants de 6 à 14 ans, d'un centre de loisirs et enfin d'un accueil de séminaires, de stages de formation, des formations artistiques (théâtre, chorale, danse).

Santé et secours[modifier | modifier le code]

Il n'y a ni centre de soins, ni centre hospitalier sur le territoire communal. Les deux établissements hospitaliers les plus proches sont :

Le centre hospitalier de Quillan ;
Le centre hospitalier de Limoux.

Ces deux établissements sont regroupés sous une direction et une gestion commune depuis 1999. L'EHPAD de Roquefeuil y est également rattaché[66].

Il n'y a pas, non plus de médecins, ni de pharmaciens officiant sur le territoire de Rennes-le-Château. Les cabinets médicaux et les officines pharmaceutiques les plus proches sont situés sur le territoire de communes voisines, telles que Couiza, Espéraza et Luc-sur-Aude.

La caserne de Pompiers, celle du (SDIS de l'Aude), la plus proche est située à Espéraza.

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est une des principales activités économiques de la commune et, de loin, la plus visible.

À l'échelle de sa taille modeste, la commune assure un hébergement pour les visiteurs désirant s'imprégner du climat si particulier propre à Rennes-le-Château, notamment en proposant sur son site web des adresses de chambres d'hôtes et de gîtes ruraux implantés sur le territoire communal[67]. L'hôtel le plus important du secteur se situe à Couiza, dans l'ancien Château des ducs de Joyeuse.

Article connexe : Château des ducs de Joyeuse.

Le commerce et l'artisanat[modifier | modifier le code]

Très lié à l'activité touristique, le territoire communal propose également quelques commerces de souvenirs, des ateliers d'art dont un souffleur de verre et deux librairies[68].

En 2015, le village de Rennes abritait trois restaurants généralement ouverts durant la saison touristique.

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Encore très rural, le territoire communal abrite des exploitations agricoles, notamment un Groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC de la Maurine).

Écologie[modifier | modifier le code]

Le site de Rennes-le-Château vu du château de Coustaussa
Le site de Rennes-le-Château vu du château de Coustaussa.

Le site Natura 2000 des Hautes Corbières[modifier | modifier le code]

Depuis le , la commune de Rennes-le-Château est affiliée à l'ensemble des réseaux Natura 2000 du massif des Corbières dans l'Aude et plus particulièrement au réseau de la zone de protection spéciale des Hautes Corbières. En effet, à cette date, les ACCA de Félines-Termenès, de Maisons, de Montgaillard, de Rennes-le-Château et de Saint-Hilaire ont signé la charte du site des Hautes-Corbières dans les locaux de l'antenne de Mouthoumet de la Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois[69].

Article connexe : Réseau Natura 2000.

Le site Natura 2000 des Hautes Corbières présente une superficie de 28 398 hectares et compte 8 160 habitants et 23 espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire comptabilisées sur la zone.

La charte constitue un ensemble de recommandations et d’engagements qui consiste à encourager la poursuite, le développement et la valorisation de pratiques favorables à la conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire. La durée d'adhésion à la charte Natura 2000 est de 5 ans[70].

Le projet de Parc Naturel Régional (PNR)[modifier | modifier le code]

Le , dans un cadre interdépartemental, les présidents de 7 communautés de communes et les 81 maires des communes du périmètre concerné (dont celui de Rennes-le-Château) proposent la saisine du Président de la Région sur un projet d’étude de PNR en Corbières-Fenouillèdes. L’étude de faisabilité opportunité du PNR des Corbières-Fenouillèdes est portée actuellement par la Communauté de communes Agly Fenouillèdes à l'initiative du projet et gestionnaire (pilote) du groupement de commande[71].

À la suite de l’avis favorable de la Région Languedoc-Roussillon intervenu en novembre 2011, l’étude de faisabilité a démarré le 11 octobre 2012 sur le terrain en collaboration avec un cabinet expert en études territoriales. Dès lors, le périmètre d’étude a été étendu à 106 communes.

Ce projet concerne deux départements (Aude et Pyrénées-Orientales), dix intercommunalités (« Communauté de communes des Pyrénées Audoises », « Communauté de communes du Pays de Couiza », « Communauté de communes des Corbières », « Le Grand Narbonne », « Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois », « Communauté de communes des Pyrénées Audoises », « Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée », « Communauté de communes Vinça Canigou », « Communauté de communes Agly Fenouillèdes »,

Médias[modifier | modifier le code]

Presse locale[modifier | modifier le code]

Journaux locaux (quotidiens)[modifier | modifier le code]

Rennes-le-Château se situe sur la zone de diffusion de trois grands quotidiens régionaux français, à savoir :

Ces trois journaux présentent des informations locales du Razès et de la vallée de l'Aude. La Dépêche du Midi est plutôt distribuée dans la région Midi-Pyrénées (l'Aude, étant la seule exception avec le Lot-et-Garonne) et l'Indépendant est plutôt distribué dans le département des Pyrénées-Orientales. Le journal Midi libre est, quant à lui, un quotidien du Languedoc-Roussillon. On peut donc constater que le territoire de Rennes-le-Château, à l'instar des autres communes composant l'arrondissement de Limoux, se situe à la limite des trois zones d'influence de ces trois grands quotidiens régionaux.

Journaux locaux (hebdomadaires)[modifier | modifier le code]

Un journal hebdomadaire à diffusion régionale est distribué dans le canton de Quillan, à savoir :

Stations de radios[modifier | modifier le code]

Radios FM nationales et locales[modifier | modifier le code]

De grands groupes de radio installés en France possèdent des stations émettant sur le territoire de Rennes-le-Château, dont notamment le groupe Radio France avec France Inter, France Info, France Bleu Roussillon), RTL Group avec RTL et Fun Radio, NRJ Group avec NRJ et Rire et chansons. les Radios chrétiennes francophones, réseau de radios chrétiennes de langue française dont le siège national est à Lyon possèdent également une station émettant sur le secteur de Rennes-le-Château, RCF Pays de l'Aude.

Une radio locale, dénommée à l'origine Radio Montaillou Pyrénées et qui se dénomme depuis Pyrénées FM, émet également sur le territoire de Rennes-le-Château.

Article connexe : Pyrénées FM.

Chaînes de télévision[modifier | modifier le code]

Grâce à l'implantation de quatre antennes relais, les résidents du village de Rennes-le-Château peuvent recevoir la Télévision Numérique Terrestre (TNT)[73].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Rennes-le-Château.
L'église Sainte-Marie-Madeleine de Rennes-le-Château.

Le château de Rennes-le-Château[modifier | modifier le code]

Situé dans le bourg et très proche de l'église Sainte-Marie-Madeleine, il reste le dernier survivant des bâtiments de la place forte de l'ancienne cité médiévale, le château de Rennes, dit aussi « Château des Hautpoul », du nom de leurs propriétaires et seigneurs de Rennes, se remarque depuis les faubourgs de la cité voisine de Couiza et des villages environnants.

Ce château daterait du XIIIe siècle et il ne subsisterait que quelques pierres de cette époque. La plus grande partie de la bâtisse actuelle daterait du XVIe siècle et du XVIIe siècle.

La dernière descendante de la famille d'Hautpoul prénommée Marie-Anne Elisabeth, vécut ici, seule avec deux domestiques. Après des difficultés financières, elle finit par vendre ses biens en 1816 et mourut en 1820. Le château passa dés lors dans les mains de propriétaires privés locaux[74].

C'est actuellement une propriété privée et le château reste donc interdit aux visiteurs.

L'église Sainte-Marie-Madeleine[modifier | modifier le code]

La petite commune possédait, autrefois, deux églises[75]. Une seule est conservée : l'église Sainte-Marie-Madeleine, édifice de style roman remanié, entre autres par l'abbé Saunière qui l'a dotée à la fin du XIXe siècle d'une décoration sulpicienne.

De nombreux éléments (peintures, aménagements statuaire dont le célèbre « diable au bénitier ») sont très impressionnants et ont entraîné des interprétations plus ou moins sérieuses de la part de certains chercheurs de trésor ou certains amateurs d'occultisme.

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques pour son « caractère architectural et l'ensemble de son mobilier saint-sulpicien »[13]. Certaines parties méritent d'être étudiées de près de par leur nature et leur qualité artistique, notamment le porche et les vitraux.

Le porche de l’église[modifier | modifier le code]

Armoiries du Pape Léon XIII visibles sur un monument à Toulouse, France. Ce sont ces mêmes armoiries qui apparaissent sur le fronton de l'église de Rennes-le-Château.

Le porche présente plusieurs inscriptions, placées là volontairement à la demande de l'abbé Saunière et qui intriguent de nombreux visiteurs, tout en excitant, une fois de plus les imaginations. En voici la liste exhaustive :

1 - « IN HOC SIGNO VINCES » (« par ce signe tu vaincras ») : cette devise, celle de Constantin Ier (empereur romain) et son Labarum, est située tout en haut du fronton triangulaire de l'église, au sommet d'une croix, elle-même située au-dessus de la statue de Sainte-Marie-Madeleine[76]. Ce signe se retrouve également à l'intérieur de l'église au-dessus du fameux « diable au bénitier ».
2 - « REGNUM MUNDI ET OMNEM ORNATUM SOECULI CONTEMPSI PROPTER AMOREM DOMINI MEI JESUS CHRISTI QUEM VIDI QUEM AMAVI IN QUEM CREDIDI QUEM DILEXI » (« J'ai méprisé le règne de ce monde et tous les attraits de ce siècle à cause de l'amour de mon maître Jésus Christ, que j'ai vu, que j'ai aimé, en qui j'ai cru et que j'ai choisi ») : citation située en bas du triangle et donc sous la statue. Ce texte, nettement moins connu, fait cependant partie d'un ancien bréviaire, en usage du temps de l'abbé Saunière et qui apparaît dans l'œuvre du musicien tchèque Jacobus Gallus dit aussi Jacob Handl dénommé « Regnum Mundi »[77].
3 - « TERRIBILIS EST LOCUS ISTE » (« Ce lieu est terrible ») : citation écrite juste en dessous de la précédente inscription. Elle est tirée de la Bible, elle-même (Livre de la Genèse) et il semble très rare de la découvrir sur le fronton d'une église. C'est cette rareté, entre autres, qui a fait s'exciter de nombreuses imaginations[78].
4 et 5 - « DOMUS MEA DOMUS ORATIONIS VOCABITUR » (« Ma maison sera appelée maison de prière ») et « HIC DOMUS DEIL EST ET PORTA...COELI » (« Ici est la maison de Dieu et la porte du ciel », à moitié effacé) : ce sont deux citations situées en demi cercle, juste au-dessus du portail d'entrée (côté gauche et côté droit). Ce sont des textes tirés de l'Ancien Testament et ils n'ont pas d'autres significations qu'une simple référence à la Bible proprement dite.

En outre, trois blasons accompagnés de citations latine figurent au-dessus de l'entrée de l'église :

1 - « IN VERBO TUO LAXABO RETE » (« Sur ta parole, je vais lâcher les filets ») est une citation provenant de l'Évangile selon Luc, avec un blason[79] est la devise de Félix Arsène Billard, évêque de Carcassonne nommé le 17 février 1881. Celui-ci avait nommé l'abbé Saunière professeur au séminaire du diocèse de Narbonne et aurait été son protecteur[80].
2 - « IN FIDE ET LENITATE » (« Dans la Foi et la mansuétude ») est la devise de Mgr François de Sales Albert Leuillieux, prédécesseur à l'épiscopat de Carcassonne de Mgr Billard du 4 mai 1873 au 13 janvier 1881. Son blason, fortement dégradé y figure également.
3 - « LUMEN IN COELO » (« Lumière dans le ciel »), citation là aussi accompagnée d'un blason, c'est la devise (et le blason) du Pape Léon XIII, telle qu'elle est présentée dans la Prophétie de saint Malachie, ce qui, là aussi peut faire couler beaucoup d'encre, mais il s'agissait du Pape officiant à Rome du temps de l'abbé Saunière et le texte de la prophétie était connu, même s'il n'est pas utilisé officiellement par l'Église
Articles détaillés : Léon XIII et Malachie d'Armagh.

Les vitraux de l'église[modifier | modifier le code]

Les vitraux ont été réalisés par le maître-verrier français, Henri Feur, avec la collaboration de son fils, Marcel Feur alors jeune et qui fut lui aussi maître-verrier. Ils sont tous les deux, connus pour leurs magnifiques vitraux d'art. Plus tard, Marcel Feur fut également l'auteur des vitraux du transept et du chœur de l'église Saint-Martin à Cognac, ainsi que les huit vitraux de l'église de l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge de La Roche-l'Abeille.
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Le diable au bénitier[modifier | modifier le code]

Visage remodelé du diable au bénitier après l'acte de vandalisme de 1995.

Le premier objet d'art qui attire l’œil du visiteur, quand celui-ci pénètre dans l'église de Rennes-le-Château (surtout s'il est croyant et qu'il veut porter la main au bénitier), c'est de découvrir, sur la gauche, la statue dite du « diable au bénitier » (et dénommée « Asmodée[81] »). Même si, à première vue cette « apparition » peut sembler déroutante (pourtant une autre statue de ce type existe dans le secteur, à la collégiale Saint-Vincent de Montréal dans l'Aude), le visiteur peut se rassurer en constatant que ce diable est visiblement « écrasé », courbant l'échine sous le bénitier, lui-même surmonté par un ensemble statuaire composé de quatre anges qui le domine. la phrase : « PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS », invitant le geste du signe de croix effectué par le visiteur est tout à fait conforme à la tradition, car ce diable est bien en situation de soumission[82]. Une inscription de deux lettres noires (B.S) écrites un fond rouge semble indiquer la marque de l'auteur (« Bérenger Saunière » ou « Boudet et Saunière » ?), voire une indication ésotérique (« Basalic et Salamandre » ?) ou tout simplement une indication géographique (« Blanque et Sals » ou « Bugarach et Sougraigne » ? ), personne n'a résolu ce petit mystère de façon certaine.

Cette statue, très certainement créée directement par l'abbé Saunière lui-même, (mais réalisée par la manufacture Giscard de Toulouse[83]) fut vandalisée à de nombreuses reprises. Celle de 1995 fut assez importante, car son bras droit et tête furent arrachés et détruits. La statue que l'on peut découvrir actuellement est donc une reconstitution qui est, a priori, jugée par les connaisseurs d’une qualité inférieure à l’original[84].

Le domaine de l'abbé Saunière[modifier | modifier le code]

Devenue propriété de la commune en l'an 2000, le presbytère, et le domaine de l’abbé Saunière qui lui est contigu, a été aménagé en musée local afin de découvrir les informations les plus essentielles sur cet étonnant curé et ses fameuses découvertes qui ont beaucoup fait couler d'encre.

Des panneaux explicatifs, des archives nombreuses, un mobilier d'origine (avec des mannequins de cire représentant l'abbé et sa servante) ainsi que quelques maquettes et des plans permettent de mieux connaitre et comprendre l'origine de l’énigme de Rennes-le-Château. La célèbre « dalle des chevaliers » découverte par l’abbé en 1887 est également visible dans ce lieu chargé d'Histoire. En extérieur, les visiteurs du musée peuvent également découvrir la villa Béthanie, une petite maison de style Renaissance entièrement élaborée et imaginée par l'abbé avec sa chapelle intérieure, ainsi que la tour Magdala, tour néogothique bien connue des amateurs de mystères ainsi que jardin d’hiver et le petit parc de l’abbé d'où l'on peut découvrir la tombe du prêtre[85].

L'entrée de ce musée (situé dans l'entresol de la villa Béthanie) est payant (ticket remis à l'entrée), et il propose des visites guidées moyennant un supplément. La plus grande partie du site (notamment le presbytère et la terrasse) en raison de son ancienneté n'est pas accessible aux personnes handicapées se déplaçant en fauteuil roulant. Une petite boutique intégrée au musée propose un guide du visiteur, quelques ouvrages parmi les plus connus, des cartes postales, des DVD, et quelques produits locaux.

Articles connexes : Villa Bethania et Tour Magdala.

Le cercle du 17 janvier[modifier | modifier le code]

L’association Le cercle du 17 janvier[86] œuvre pour la restauration bénévole des monuments autour de Rennes-le-Château depuis la fin des années 1990. À ce jour, elle a restauré la tombe de l’abbé Antoine Gélis de Coustaussa face à Rennes-le-Château et la tombe du curé Jean Vié de Rennes-les-Bains. Cette association a aussi à son actif la remise en place du calvaire Pierre Delmas à Rennes-les-Bains.

Patrimoine naturel et faune[modifier | modifier le code]

Le patrimoine forestier[modifier | modifier le code]

Le principal massif forestier du territoire communal est le Bois du Lauzet. Cet espace forestier est principalement constitué des essences forestières suivantes : le chêne vert, le chêne pubescent et le châtaigner Face au parc du domaine de l'abbé Saunière dans le bourg de Rennes-le-Château, on peut découvrir deux amandiers

La faune[modifier | modifier le code]

Les oiseaux[modifier | modifier le code]

Selon le site du DREAL Languedoc-Roussillon[87], Rennes-le-Château est situé sur la zone naturelle du territoire de Couiza, dans la haute vallée de l'Aude. C'est un milieu qui abritent de nombreuses falaises où niche, une espèce remarquable et protégée le vautour percnoptère[88].

Le territoire communal abrite également différentes espèces d'oiseaux notables comme l'engoulevent d'Europe, le circaète Jean-le-Blanc, le faucon pèlerin, le milan royal, le busard cendré et le grand-duc d'Europe.

Les insectes[modifier | modifier le code]

Selon le site du DREAL Languedoc-Roussillon, les insectes notables du plateau de Rennes-le-Château sont le cordulie à corps fin et la magicienne dentelée.

Les mammifères[modifier | modifier le code]

Toujours selon le site du DREAL Languedoc-Roussillon, les mammifères notables du plateau de Rennes-le-Château sont le campagnol amphibie et un chiroptère, la pipistrelle de Kuhl.

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Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Dialectes et sous-dialectes de l'occitan selon D. Sumien[89].

Le territoire de la commune de Rennes-le-Château ainsi que l'ancien canton de Couiza, se situe dans l'aire linguistique de l'occitan et du languedocien qui est un dialecte de cette langue. Il est parlé principalement dans tout le Languedoc, mais aussi et en Guyenne[90],[91],[92].

Selon de nombreux spécialistes (Louis Alibert[93], Jules Ronjat[94]), le languedocien étant découpé en plusieurs sous-groupes dites de « variations linguistiques », le secteur de Rennes-le-Château appartiendrait à celui du patois « carcassonais » ou « central ». Le linguiste Domergue Sumien, évoque, quant à lui, le languedocien méridional, thèse reprise par le romaniste français, professeur à l'université de Poitiers, spécialiste de littérature et de linguistique occitane, Pierre Bec (voir carte).

Articles connexes : Languedocien, Occitan moyen et Occitan.

En l'absence de recensement linguistique, il est difficile d'obtenir des chiffres précis sur le nombre de locuteurs pour l'occitan et toutes ses variétés dialectales. Les dernières enquêtes globales sur l'occitan donnent un nombre de locuteurs entre 500 000 et 700 000 pour l'ensemble de la langue[95]. L'UNESCO, qui est le seul organisme à traiter indépendamment le languedocien, donne un nombre de locuteurs environ 500 000, et le considère comme gravement menacé[96], cependant Rennes-le-Château et sa région se situant dans une zone rurale, ces secteurs peuvent présenter (notamment chez les personnes les plus âgées originaires du canton) de nombreux locuteurs habituels ou occasionnels.

Gastronomie locale[modifier | modifier le code]

De par sa taille modeste, Rennes-le-Château n'a pas de spécialités culinaires proprement dites, mais le village se situe dans la région touristique, dite du Pays cathare dont le nom a été déposé comme une marque par le Conseil départemental de l'Aude[97] et qui présente de nombreuses spécialités de nature alimentaire, autant dans la production (vins, fruits, légumes, viandes) que dans l'art culinaire. On peut découvrir dans les restaurants locaux, quelques spécialités régionales, telles que des boissons comme la blanquette ou le crémant de Limoux qui peuvent accompagner la consommation de fromages comme le pélardon (ou Pélardou) qui est un petit fromage fabriqué à base de lait cru de chèvre, à pâte molle à croûte naturelle, d'un poids moyen de 60 grammes.

Le plat le plus répandu dans la région est le fréginat (en français « fricassée »), qui est un plat traditionnel du massif des Corbières, réalisé avec du sanglier ou de la viande de porc. Au niveau local, ce plat est généralement mijoté avec des morceaux de l'échine et du collier de porc, du coulis de tomate, de la graisse de canard, des oignons et échalotes, le tout parfumé aux herbes de garrigue (laurier noble et thym, et parfois du romarin) qui rappellent la végétation de cette petite région montagneuse.

Articles détaillés : Limoux (AOC), Pélardon et Fréginat.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marie de Nègre d'Able (1714-1781), marquise d'Haupoul
François de Nègre, membre de l'illustre Famille de Nègre de très ancienne noblesse, eut pour fille Marie de Nègre d'Able (1714-1781). Celle-ci épousa en 1732, François d'Hautpoul[98], marquis de Blanchefort, seigneur de Rennes, et devint célèbre grâce à l'étrange pierre tombale qu'elle laissa après sa mort. Aujourd'hui encore cette pierre reste à l'origine de nombreuses légendes et suppositions sur un hypothétique trésor à Rennes-le-Château[99].
  • Antoine Bigou : curé de Rennes-le-Château en 1774, mort probablement en Espagne en 1794.
Cet abbé fut le successeur de son oncle et devint curé de Rennes-le-Château en 1774. Selon la tradition, il fut certainement le confesseur de la Marquise d'Hautpoul, citée ci-dessus et dernière suzeraine de Rennes. Il était encore le curé en titre au moment de la chute de la monarchie française. Une nouvelle loi votée en août 1792 et bannissant les prêtres réfractaires l'a contraint, dès le mois de septembre suivant, à s'enfuir de Rennes pour aller se réfugier de l'autre côté des Pyrénées. Quelques mois plus tôt, le 20 février 1791, il avait tout de même prêté serment, mais celui-ci fut invalidé. Lors de son départ précipité, il abandonne les biens qu'il possédait dans sa cure à Rennes-le-Château. Certains y verront, bien plus tard, le départ de l'énigme du fameux trésor caché. C'est aussi cet ecclésiastique qui aurait dissimulé des documents dans un des piliers de l'autel de l'église de Rennes[100].
L'Abbé Bérenger Saunière.
Ce personnage, haut en couleur, à l'origine de la célébrité du village, est un enfant de la région (il est né à Montazels, village situé à quelques kilomètres de Rennes-le-Château). il est décédé dans son domaine et donc sur le territoire de Rennes-le-Château).
Sa tombe est visible à l'intérieur de son ancien domaine, non loin du cimetière et du presbytère, depuis que son corps a été déplacé sur décision du conseil municipal de Rennes-le-Château en 2004, avec l'accord de la famille, pour éviter d'éventuelles profanations[101].

Rennes le Château dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Une chasse au trésor, sous une forme ludique (primé de 3000 euros), a été organisée par un magazine spécialisé dans les chasses aux trésors : Thesaumag, sur le territoire de Rennes-le-Château (avec la participation de la Mairie) en 2004[102].

Rennes-le-Château dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Gabriel Knight : Énigme en Pays cathare, troisième opus de la série Gabriel Knight, est consacré au mystère de Rennes-le-Château et de l'abbé Saunière. Le jeu se déroule à Rennes-le-Château et ses alentours et reconstitue plusieurs lieux réels de la région.

Rennes-le-Château dans la littérature[modifier | modifier le code]

Les romans

  • L'or du diable, roman de Jean-Michel Thibaux (Édition Orban)
  • Sépulcre roman de Kate Moss (Édition Livre de Poche)
  • Rennes-le-Château, Tome Sang de Eric Maneval (Édition Terre de Brume)

Rennes-le-Château dans la bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • L'héritage du Diable -Tome 1 : Rennes-le-Château, album de Jérôme Félix et Paul Gastine (Édition Grand Angle)
  • Le Secret de l'abbé Saunière d'Antoine Captier et Michel Marrot (Oeil du Sphinx)
  • Harry Dickson 13. L'héritage maudit de Rennes-le-Château de Nolane et Olivier Roman (Édition Soleil Productions)

Rennes-le-Château à la télévision et au cinéma[modifier | modifier le code]

Les téléfilms

  • L'Or du diable (1988) est une série télévisée française en 6 épisodes de 52 minutes, en couleur, réalisée par Jean-Louis Fournier et adaptée du roman cité précédemment, avec Jean-François Balmer dans le rôle de l'abbé Saunière. Ce télefilm, diffusé pour la première fois sur FR3 en février 1989 est une évocation très romancée de l'histoire de l'abbé Saunière, cependant les scènes extérieures n'ont pas été tournées à Rennes-le-Château, mais dans le petit village de Pégairolles-de-Buèges, petit village de département de l'Hérault, choisi pour son analogie avec Rennes-le-Château et dans la grotte de la Clamouse pour les scènes souterraines.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Rennes-le-Château

Son blasonnement est : D'azur à la bordure d'or.

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Jacques Bedu, Rennes-le-Château, autopsie d'un mythe, Éditions Loubatières,‎ , 237 p. (ISBN 978-2862661421)
  • Jean-Jacques Bedu, Les sources secrètes du Da Vinci Code, Éditions du Rocher,‎ , 334 p. (ISBN 978-2268053851)
  • Vincent Berger, Rennes-le-Château par Curiosité, éd. Saint-Férriol, 2012
  • Steve Berry, L'héritage des Templiers, éd. Le Cherche Midi, 2007.
  • Germain Blanc-Delmas, Chronique sur Rennes-le-Château.
  • Jean-Paul Bourre, L'Élu du Serpent Rouge, Les Belles Lettres, 2004.(Roman)
  • Jean Broutin. Dans la Main de l'Anonyme. Éditions Sud Ouest 2009.
  • Laurent Buchholtzer (Octonovo), Rennes-le-Château, une affaire paradoxale, éd. ODS, 2008.
  • collectif, Encyclopédie de Rennes-le-Château, éd. Arqa.
  • Jean-Marc Couchet, Ernest Valero, L’Énigme Résolue, des Bergers d'Arcadie au mystère de Rennes-le-Château, éd. Trajectoires, 2009.
  • Frank Daffos, Rennes-le-Château, le puzzle reconstitué, éd. Pégase, 2007.
  • Edmond Desart, Bérenger Saunière, un homme et son secret : récit historique, ed. Les 2 encres, 2007
  • Christian Doumergue, Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château, éd. Lacour, 2000
  • Christian Doumergue, L'Affaire de Rennes-le-Château, éd. Arqa, 2007.
  • Michel Esnault, Tramontane, 2008.
  • Arnaud de l'Estoile, Le véritable secret des rois de France, éditions Pardès, 2009.
  • Jean-Pierre Garcia, Rennes-le-Château, le secret dans l'art ou L'art du secret, éd. Pégase, 2008
  • Axel Graisely, Un autre regard sur Rennes-le-Château, éd. Daric, 2006.
  • Axel Graisely, Rennes-le-Château guide touristique sur les chemins des légendes, éd GT, 2014
  • Richard Khaitzine, Les faiseurs d'or de Rennes-le-Château : Enigme sacrée ou sacrée énigme ?, ed. La table d'émeraude, 2006
  • Michel Lamy, Jules Verne, initié et initiateur : La clé du secret de Rennes-le-Château et le trésor des rois de France, ed Payot, 1994
  • Jean Markale, L'énigme du saint-Graal : De Rennes-le-Château à Marie Madeleine, ed J'ai lu, 2009
  • Jean-Pierre Monteils, Nouveaux trésors à Rennes-le-Château, éd. Le treizième arcane, 1974, réédité chez Bélisane en 1998 (épuisé).
  • Jean-Pierre Monteils, Les mystères de Rennes-le-Château, éd. du rayon vert, Nice, 1977.
  • Jean-Pierre Monteils, Le dossier secret de Rennes-le-Château, éd. P. Belfond, 1981.
  • Jean-Pierre Monteils, La rivière au bois dormant : évocation de la vallée de la Sals et de l'ancien comté du Razés, éd. Salicorne, ECLA, Rennes-les-Bains
  • Serge Pagenelle, Rennes-le-Château et son histoire.
  • Catherine Pierdat, L'Île Sacrée, éd. RDM, Villeurbanne, 2011.
  • Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : mon village à l'heure du Da Vinci Code, éd. Sud Ouest, 2006
  • Gérard de Sède, Le Trésor maudit de Rennes-le-Château, Paris, J'ai lu, coll. « L'Aventure mystérieuse » (no A196),‎ , 192 p.
  • Gérard de Sède, L'Or de Rennes ou la Vie insolite de Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château, Paris, Cercle du Nouveau livre d'histoire,‎ , 189 p.
  • Jean-Louis Socquet-Juglard et Jean-Pierre Monteils, Ombres et lumières sur Rennes-le-Château, livre de 168 photos sur l'histoire de l'abbé et le pays de Couiza, éd. ARQA, Marseille, 2011, 170p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. gentilé des habitants
  2. Dépliant distribué par la mairie sur la commune
  3. Site "regards du Pilat sur l'hypothèse du trafic de messes
  4. Site du Musée Bérnager Saunière
  5. La distance entre la commune et différentes villes site cartesfrance.fr.fr.
  6. Site touristique de la Haute vallée de l'Aude, page sur le Razès
  7. Décret no 2014-204 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Aude, sur Légifrance (consulté le 41752)
  8. « Loi no  2013-403 du 17 mai 2013 relative à l'élection des conseillers départementaux, des conseillers municipaux et des conseillers communautaires, et modifiant le calendrier électoral », JORF no 0114 du 18 mai 2013 p. 8242,‎ (consulté en 41751)
  9. Les Couleurs de l’Aude de André Authier et Jean-Philippe Vidal, édition les créations du Pélican, page 4 (ISBN 978-2-7191-0630-3)
  10. [PDF] Divers aspects du climat de Carcassonne au cours du XIXe siècle et début du XXe siècle par Henri Castel
  11. site de l'atlas du DREAL du Languedoc-Roussillon
  12. Fiche dsur le site de la SIERM, L'eau dans la communede Rennes-le-Château
  13. a et b Site "cathares.org page sur l'église Sainte-Marie-Madeleine
  14. Site dicolatin, signification de Rhedae
  15. site de JP Portal sur l'antique Redhae
  16. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 2
  17. Page sur Théodulf, site de http://lieuxsacres.canalblog.com
  18. « Paranaesis ad judices », dans Pat. Lat., t. CV (lire en ligne), col. 286 :
    Mox sedes Narbona tuas urbemque decoram...
    Inde revisentes te Carcassona Redasque
    Moenibus inferimus nos cito Narbo tuis
  19. « Testament du seigneur de Rennes-le-Château », sur www.renneslechateau-fr.com (consulté le 11 décembre 2014)
  20. Site de Baraigne, page sur les guerres de religion
  21. Site de cathares.org sur l'église Sainte-Marie-Madeleine
  22. Site du Musée de l'abbé saunière, page 9
  23. Site de A.Galaup, page sur l'histoire de Rennes-le-Château
  24. Abbé Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, Imprimerie nationale,‎ , p. LXIV.
  25. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 2, section II
  26. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 3, section II
  27. Site de Jean-Michel Cosson sur le mythe de Rennes-le-Château
  28. Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : le secret de Saunière, Éd. Sud-Ouest,‎ 2005, p. 19
  29. a et b Michel Roux, Le guide du chercheur de trésor de Rennes-le-Château : ou sur les traces du code da Vinci, C. Lacour,‎ 2005, 122 p.
  30. Site d'Octonovo sur les trésors (thèses historiques)
  31. site de fenouillèdes.free.fr lire la ligne "année 1344"
  32. [Site de Le Point.fr, Page sur le mystère du magot de l'abbé Bérenger Saunière]
  33. [Livre "Imaginaires archéologiques" de Claude Voisenat, pages 61 et 62]
  34. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 8, section II
  35. Site d'Octonovo, page sur le cimetière
  36. Site de la Dépèche sur "l'affaire du crâne percé"
  37. Site rennes-le-chateau-rhedae.com, ligne "année 1896".
  38. exemple de lettre de demande de messes
  39. Site du journal le Point, page sur le magot de l'abbé saunière
  40. Site du Musée de l'abbé saunière, page 6, section II)
  41. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 2, section III
  42. Vincent Trovato, Marie Madeleine : Des écrits canoniques au Da Vinci Code, Editions L'Harmattan,‎ 2010, p. 94
  43. Site anglophone rennes-le-chateau-rhedae.com sur le programme de télévision en 1961
  44. Jean-Luc Robin, op. cité, p. 241
  45. Rennes-le-Château. L'or du temple, rhedae magazine
  46. http://www.rennes-le-chateau.org/pdf/mitterand.pdf
  47. Page d'un guide écrit par jean Girou et publié en 1936
  48. Site "regards du pilat", page sur Pierre Plantard et le "trésor"
  49. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 6, section III
  50. Alexandre Adler, Sociétés secrètes - De Léonard de Vinci à Rennes-le-Château, Bernard Grasset,‎ 2007, p. 41-44
  51. Claude Voisenat, Imaginaires archéologiques, Les Editions de la MSH,‎ 2008, p. 63
  52. Imaginaires archéologiques, op. cité, p. 68
  53. Le Bréviaire d'Alaric : aux origines du code civil, Presses Paris Sorbonne,‎ 2008, p. 359
  54. Site de Rennes-le-Château, page sur l'équipe municipale
  55. Site de 20minutes.fr page sur les élections municipales de Rennes-le-Château
  56. Site de Francetvinfo sur le résultat du second tour des départemantales à Rennes-le-Château
  57. Résultat du 2nd tour de le présidentielle 2012 à Rennes-le-Château
  58. site de la mairie, infos pratiques
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  61. Site du journal des femmes, écoles de Rennes-le-Château
  62. Site de la mairie Page du journal sur les expositions
  63. site de la mairie, page sur la vie associative
  64. Site de l'association Terre de rhedae, page d'accueil
  65. Site de l'association Ribambelle
  66. Site du CH Quillan-Limoux
  67. site de la mairie, page consacrés aux hébergements
  68. site de la mairie, page consacrés aux commerces et aux artisans
  69. Site de Corbières Natura 2000, page sur la signature de la charte par la municipalité
  70. Site de Corbières Natura 2000, page sur la charte Natura 2000
  71. site de la CC d'Agly-Fenouillèdes sur le PNR de Corbières-Fenouillèdes
  72. Site de l'écho du Languedoc
  73. Site receptiontnt.fr sur l'implantion des antennes relais dans l'Aude
  74. Site de R-L-C "enquète de vérité", page sur le château
  75. Site de JC Debrou, Page sur les églises de Rennes-le-Château
  76. Site de Stépahnie Buttegeg sur le porche de l'église
  77. Site d'Atmaclassique, enregistrement de l'ouvre de Jacob Handl
  78. Site de JFB Roubaud, page sur cette citation
  79. Son blason est d’azur à une nacelle d’argent (alias d’or) sur mer du second, avec un saint Pierre comme pilote tenant une rame de sa main dextre et une croix haute de calvaire comme mât de sa main senestre, le tout d’argent.
  80. [Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : le secret de Saunière, Éd. Sud-Ouest, 2005, p. 27]
  81. Site du Portail de Rennes-le-Château, page sur Asmodée
  82. Site de stéphanie Buttegeg sur le bénitier
  83. Portail de Rennes-le-Château, page sur les ateliers Giscard
  84. Site d'ariègenews, page sur l'église de Rennes-le-Château
  85. Site du musée de l'abbé saunière
  86. Le cercle du 17 janvier
  87. Site du DREAL Languedoc Roussillon sur le patrimoine faunistique
  88. Site audeclaire, page de la haute vallée de l'Aude
  89. Domergue SUMIEN (2009), "Classificacion dei dialèctes occitans", Linguistica occitana, 7, 2009
  90. Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes. Introduction aux études de linguistique romane, De Boeck, 2e édition, 1999,
  91. La langue se divise en trois grandes aires dialectales : le nord-occitan (limousin, auvergnat, vivaro-alpin), l'occitan moyen, qui est le plus proche de la langue médiévale (languedocien et provençal au sens restreint), et le gascon (à l'ouest de la Garonne). in Encyclopédie Larousse
  92. On distingue plusieurs aires dialectales au sein même de l’occitan. [...] À l’est du gascon et au sud du nord-occitan, une troisième aire, l’occitan moyen, comprend le languedocien, le provençal et le niçard (Nice). in Encarta
  93. Louis Alibert, Gramatica occitana segon los parlars lengadocians, Montpellier, 2e édition, 1976
  94. Jules Ronjat, Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, t. IV, Appendice. Les dialectes. Index., Montpellier, 1941
  95. MARTEL Philippe, "Qui parle occitan ?", Langues et cité, 10, Paris, DGLFLF, 12/2007.
  96. UNESCO Interactive Atlas of the World's Languages in Danger
  97. [Les couleurs de l'Aude, André Authier et Jean-Philippe Vidal, édition les créations Pélican, page 19 (ISBN 2-7191-0630-5)]
  98. généalogie des Marquis de Blanchefort
  99. archives de Rennes-le-Château
  100. Site de Renneslechateau.com sur l'abbé Bigou
  101. site du portail de Rennes-le-Château Page sur le déplacement du corps de l'abbé saunière
  102. site du journal la dépêche , page sur le trésor
  103. Site de l'indépendant, page sur le tournage du téléfilm Meurtres à Carcassone