Palairac

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Palairac
Village de Palairac depuis le castrum médiéval
Village de Palairac depuis le castrum médiéval
Blason de Palairac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Fabrezan
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Michel Rzepecki
2014-2020
Code postal 11330
Code commune 11271
Démographie
Gentilé Palairacois, Palairacoises
Population
municipale
32 hab. (2014)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 57′ 30″ nord, 2° 39′ 44″ est
Altitude 266 m (min. : 252 m) (max. : 633 m)
Superficie 17,93 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte administrative de l'Aude
City locator 14.svg
Palairac

Géolocalisation sur la carte : Aude

Voir sur la carte topographique de l'Aude
City locator 14.svg
Palairac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Palairac

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Palairac

Palairac est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Occitanie.

Généralités[modifier | modifier le code]

Palairac est la seule commune de ce nom en France, et ne partage donc pas d'homonymie avec d'autres. Le nom de Palairac viendrait de Palarius ou Palearius, nom gallo-romain issu de palearium, grenier à paille, suivi du suffixe acum désignant la villa ou le domaine de Palarius.

Avec ses 25 habitants au recensement de 2004, Palairac est la commune la moins peuplée du canton de Mouthoumet après Salza, mais n'est pas la moindre en superficie, avec 18 km², elle se situe en neuvième place des 18 communes du canton.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Corbières située au pied du Mont Tauch sur le terroir Corbières (AOC).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Palairac
Felines,
Villerouge
Talairan Albas, Jonquières
Davejean,
Laroque-de-Fa
Palairac Quintillan,
Villeneuve
Maisons, Montgaillard Padern Tuchan

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Palairac

Son blasonnement est : De sable au pal fuselé d'argent et de sable.
d'après l'armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696, par Charles René d'Hozier (1640-1732) - Volume 14, page 236[1].

Sources historiques[modifier | modifier le code]

  • En 876, Charles II le Chauve fit don au monastère de Lagrasse, des mines de Palayrac, de Couize, de Maisons et de Montgaillard[2].
  • En 1283, le roi de France Philippe III le Hardi rencontre à Palairac Jacques II, roi de Majorque, comte de Roussillon et de Cerdagne, et seigneur de Montpellier, pour discuter du ressort de Montpellier ainsi que les autres châteaux et villages de la baronnie. Jacques reconnut par un acte daté du 18 août 1283, l'appartenance de ces lieux au royaume de France[3].
  • En 1839, les travaux d'exploitation de la mine d'antimoine de la Boussole, commune de Palairac, concédée à la compagnie Paliopy, et dirigés par un ingénieur des mines distingué, ont été mis sur un pied convenable ; ils ont le double but de rendre plus facile et moins coûteux, à l'avenir, les travaux d'exploitation, et bien reconnaître le filon de minerai. Les produits de cette mine, en 1838, ont été 60 000 kilogrammes de minerai brut, qui se sont réduits à 30 000 kilogrammes de sulfure d'antimoine fondu, représentant une valeur de 18 000 francs ; elle a occupé 16 ouvriers[4].
  • Au début du XXe siècle, il a été découvert le squelette fossilisé d'un pachyderme (rhinocéros) en décapant un gîte de minerai de fer dans la commune de Palairac. Le squelette, dont les ossements ont été inconsciemment brisés et jetés en remblai par des ouvriers ignorants, une grande partie de la tête a été envoyé au Muséum de Paris[5].
  • 1877 Palairac - Réseau subventionné [6]:
    • Chemin no 1, de Palairac à Lagrasse. - Entre le village de Palairac et le ruisseau de la Combe, amené 245 mètres de l'état de construction à celui d'entretien,
    • Construit sur le ruisseau de la Combe, au profit no 22, un aqueduc de 1 mètre d'ouverture et de 1,70 m de hauteur,
    • Entre les profils nos 1 et 6, construit un mur de soutènement de 56,50 m de longueur, sur 1,40 m de hauteur moyenne,
    • Au profil no 18, construit également un mur de soutènement de 3,30 m de longueur sur 1,30 m de hauteur moyenne,
    • À la suite de l'entreprise Bergé, fait passer 30 mètres de l'état de construction à l'état de viabilité,
    • Construit, dans cette même partie, un aqueduc de 0,80 m d'ouverture sur 1,30 m de hauteur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Élus[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7],[8],[9]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Michel Rzepecki    
1989 2001 Jean-Marie Moreno    
1941 1989 Ulysse Tyssere    

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Bien que faisant partie du canton de Mouthoumet, la commune a adhéré dès 1995 à la Communauté de communes des Hautes Corbières située à Tuchan. La Communauté de communes du Massif de Mouthoumet du canton de Mouthoumet n'ayant été créé qu'en 2001.

Village de Palairac

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 32 habitants, en augmentation de 3,23 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
128 148 177 180 179 230 225 216 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216 215 209 189 168 144 157 166 156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160 175 157 133 129 115 89 81 67
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
49 30 20 19 26 18 25 31 32
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin, construite au XIIe siècle, inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1998

Elle se compose de :

- un porche d'entrée du XVIIIe siècle
- une nef du XIe siècle
- un transept formé par deux chapelles gothiques des XIIIe ou XIVe siècles.
- une abside semi-circulaire du XIIe siècle qui prolonge le chœur
- une sacristie refaite au XIXe siècle
- un clocheton refait au XVIIIe siècle

Par ailleurs dans le cimetière, très en pente, une croix de Malte et une croix de mission de 1859 sont dignes d'intérêt.

Les mines de Palairac[modifier | modifier le code]

Palairac se trouve au centre de la plus importante région minière des Corbières. Le plateau de Lacamp et le Monthaut étaient les sites majeurs de cette zone. Les ingénieurs du XIXe siècle ont recensé près de 300 lieux d'extraction uniquement sur Palairac. Les mines de Palairac et des environs furent l'objet de conflits entre les seigneurs de Termes et l'Abbaye de Lagrasse au Moyen Âge[19]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Village fleuri et sentier botanique[modifier | modifier le code]

Malgré sa modeste existence, Palairac est titulaire depuis 2003 d'une fleur au Concours des villes et villages fleuris

Depuis 2003, Palairac est titulaire d'une fleur (classé village fleuri)

Par ailleurs, Palairac dispose d'un sentier botanique de 40 espèces végétales (méditerranéennes pour la plupart persistantes) qui poussent à l'état naturel, indiquées par 40 balises tout au long d'un sentier de 1 300 mètres, en grande partie ombragé.

Parcours "Découverte des pierres du village"[modifier | modifier le code]

Neuf pierres sont à découvrir en vous promenant dans les rues du village (vous pouvez demander le prospectus à la Mairie ou le consulter sur le site de palairac.org). Ces pierres sont parfois anciennes, parfois récentes et fruit de l’imagination ou du désir du propriétaire. On peut trouver parmi ces neuf pierres, le sceau de Rodolfe Pie de Savoie, maître abbé de Lagrasse au XVIe siècle.

Maison Abbaye de Lagrasse avec sceau de Rodolfe Pie de Savoie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BNF/Gallica
  2. Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude (1921, A30, T27), page 78
  3. Histoire générale de Languedoc, tome sixième, page 213
  4. Rapports et délibérations du Conseil général de l'Aude (1839) pages 10 et 11
  5. Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude (1921, A30, T27), page XCIV
  6. Rapports et délibérations du Conseil général de l'Aude (1877) page 120
  7. Base FranceGenWeb
  8. Liste des maire de Palairac établie par Gauthier Langlois
  9. Compléments d'informations communiqué par la Mairie de Palairac
  10. À la suite de la démission de la moitié du conseil municipal, à deux convocations aux urnes où les électeurs se sont abstenus, le conseil municipal a été dissous le 15 janvier 1903 et une délégation spéciale de la commune a été nommée, composée d'un président et de deux membres.
  11. Mandat écourté par dissolution du Conseil municipal
  12. Mort en cours de mandat.
  13. Maire démissionnaire
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. Base Mérimée du ministère de la culture
  19. http://www.palairac.org/mines.htm

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gauthier Langlois, Olivier de Termes, le cathare et le croisé (vers 1200-1274), Toulouse, Éditions Privat, coll. « Domaine cathare », , 288 p. (ISBN 2-7089-7520-X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :