Bélesta (Pyrénées-Orientales)

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Bélesta
Vue générale de Bélesta.
Vue générale de Bélesta.
Blason de Bélesta
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades[1]
Canton La Vallée de l'Agly
Intercommunalité Communauté de communes de Roussillon Conflent
Maire
Mandat
Frédéric Bourniole
2014-2020
Code postal 66720
Code commune 66019
Démographie
Gentilé Ballestrucs
Population
municipale
232 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 06″ nord, 2° 36′ 28″ est
Altitude Min. 122 m – Max. 561 m
Superficie 20,52 km2
Localisation

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Bélesta

Bélesta est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Ballestrucs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bélesta se situe dans le canton de la Vallée de l'Agly et dans l'arrondissement de Prades, dans la région naturelle du Fenouillèdes, au nord d'Ille-sur-Têt et au sud de Cassagnes[2].

Situation de Bélesta.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bélesta[2]
Cassagnes Montner
Caramany Bélesta[2] Millas
Montalba-le-Château Ille-sur-Têt Néfiach

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 2 052 hectares. L'altitude varie entre 122 et 561 mètres[3].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, le nom de la commune est Belhestar et en catalan, Bellestar de la Frontera. La dénomination catalane vient du fait que, entre le XIIIe et le XVIIe siècle, le territoire du village jouxtait au nord l'ancienne frontière séparant le royaume de France du royaume d'Aragon, frontière établie en 1258 par le traité de Corbeil et supprimée en 1659 par le traité des Pyrénées.

Le peuplement d'origine se nommait Riberach. Il se déplace vers le milieu du XIIe siècle, sans doute pour des raisons défensives, et la nouvelle implantation prend alors le nom de Bel Estar. La première mention du nouveau nom date de 1173 (alode de Riberacho seu de Pulcro novo Estar). En 1312, à propos du château, on parle de castrum de Pulchro Stare[5]. Pulcro ou pulchro vient du latin pulcher, ayant pour sens « beau » ou « joli »[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Borne frontière, marquant l'ancienne limite du royaume de France, au sud du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Bélesta est incluse dans le canton de Latour-de-France, qu'elle ne quitte plus par la suite[7],[8].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton de la Vallée de l'Agly.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signatures des maires (ancien et nouveau) en 1815.
Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1792 Nicolas Malet    
1792 1793 Jean-Paul Laurent    
1793 1801 Jacques Biles    
1801 1808 François Olive    
1808 juin 1815 Jacques Biles[10]    
juin 1815 1816 Baptiste Pugnaud[10]    
1816 1820 Jacques Biles    
1820 1830 Baptiste Pugnaud    
1830 1831 Dominique Bergès    
1831 1831 Jacques Chaluleu    
1831 1834 Étienne Chaluleu    
1834 1835 Jacques Biles    
1835 1840 Étienne Mérou    
1840 1846 Ballagar Delonca    
1846 1855 Étienne Mérou    
1855 1864 Pierre Marquet    
1864 1865 Prosper Biles    
1865 1871 Pierre Mérou    
1871 1896 Jean Vidal    
1896 1900 Jean Olive    
1900 1904 Jean Roque    
1904 1908 Auguste Delebart    
1908 1912 Sixte Chaluleu    
1912 1914 Léon Vidal    
1914 1917 Justin Saly    
1917 1919 Jean Olive    
1919 1935 Léon Vidal    
1935 1936 Paul Biles    
1936 1945 Pierre Pasquier    
1945 1963 Joseph Lacour    
1953 1962 Pierre Pasquier    
1962 1977 Norbert Saly    
1977 2001 Louis Baills    
2001  ? Gilbert Bourniole DVD  
réélu en 2008[11] mars 2014 Roger Morin    
mars 2014 en cours Frédéric Bourniole[12]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1693 1709 1720 1774 1788 1789
22 f 47 f 47 f 52 f 237 H 48 f
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 232 habitants, en augmentation de 5,94 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
177 279 311 362 411 394 415 439 425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428 405 433 440 436 451 437 452 425
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
475 461 448 425 429 409 463 364 388
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
318 312 262 247 223 215 213 227 232
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 122 112 126 130 141 140 142 138
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le secteur du collège est Ille-sur-Têt[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale et communale : 24 et 25 août[22] ;
  • Journées de la céramique de Bélesta  : fin avril-début mai.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 116 €[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux historiques[modifier | modifier le code]

Puits à glace.
Le dolmen de Bélesta.
  • Maison forte de Bélesta, fortifiée par Louis IX, qui passa dans de nombreuses familles, avant de devenir la demeure d'une branche de la maison de Niort. Les dernières occupantes du lieu, cinq sœurs, en furent chassées par la révolution de 1789. Presque en ruine depuis, elle fut réhabilitée dans les années 1980 et abrite depuis un musée de préhistoire, en rapport avec les découvertes faites, en 1983 et les années suivantes, à la caune (grotte) et à proximité[24] (dolmen, etc.).
  • Bornes frontières.
  • Grotte de Bélesta, où furent trouvés des vestiges préhistoriques dont certains sont exposés au musée.
  • Puits à glace.
  • Dolmen de Bélesta.
  • L'église Saint-Barthélemy de Bélesta, église romane.
  • L'église Saint-Barthélemy de Jonqueroles, autre église romane, en ruines.
  • Llébrès, hameau d'origine médiévale en ruine.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bélesta

Les armes peuvent se blasonner ainsi : De sable au chevron renversé d'argent accompagné de trois macles mal ordonnées du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Modification des limites territoriales des arrondissements », Préfet des Pyrénées-Orientales
  2. a et b Carte IGN sous Géoportail
  3. Notice Cassini de Bélesta
  4. « Plan séisme »
  5. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. Wiktionary
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. Notice Cassini
  9. Liste des maires de Bélesta sur le site MairesGenWeb
  10. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Bélesta, le 21 juin 1815, 31 janvier 2014
  11. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  12. « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 1er août 2013)
  22. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  24. Fouilles et recherches de Françoise Claustre et Valérie Porra.