Salles-d'Angles

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Salles-d’Angles
Salles-d'Angles
La mairie de Salles-d'Angles.
Blason de Salles-d’Angles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Cognac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Grand Cognac
Maire
Mandat
Marcel Géron
2020-2026
Code postal 16130
Code commune 16359
Démographie
Gentilé Salléens
Population
municipale
1 011 hab. (2019 en diminution de 3,25 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 37′ 09″ nord, 0° 19′ 55″ ouest
Altitude Min. 11 m
Max. 87 m
Superficie 21,8 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Cognac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charente-Champagne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Salles-d’Angles

Salles-d'Angles est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans l'ouest du département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Elle est drainée par le , le ruisseau de la Motte et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (la « vallée du Né et ses principaux affluents »), qui est également une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Salles-d'Angles est une commune rurale qui compte 1 011 habitants en 2019. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Cognac.

Ses habitants sont les Salléens et les Salléennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Salles-d'Angles est une commune située à l'ouest du département de la Charente limitrophe de la Charente-Maritime, à 9 km au sud de Cognac et 38 km à l'ouest d'Angoulême.

La commune est située en Grande Champagne, premier cru du cognac. Elle est formée de la fusion des communes de Salles et d'Angles en 1856.

Le bourg de Salles-d'Angles est aussi à 9 km à l'ouest de Segonzac, le chef-lieu de son canton, 11 km au nord d'Archiac, 14 km au sud-ouest de Jarnac, 17 km à l'est de Pons et 21 km au nord-ouest de Barbezieux[2].

Salles-d'Angles est située sur la D 731, route de Cognac à Bordeaux par Barbezieux, entre Cognac et Archiac, qui traverse la commune du nord au sud et passe au bourg[3].

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER à destination d'Angoulême, Saintes, Royan et La Rochelle avec correspondance à Angoulême pour Paris, Bordeaux, Poitiers et Limoges, et à Saintes pour Niort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute cette partie rive gauche de la Charente entre Angoulême et Cognac, c'est une zone crétacée avec cuestas, des calcaires du Santonien jusqu'à Segonzac puis vers le sud une zone de Campanien.

Le Santonien occupe l'extrémité septentrionale de la commune. Il correspond à la plaine de Châteaubernard. La grande partie méridionale est occupée par le Campanien, calcaire plus crayeux, qui donne les paysages de Champagne dans cette partie des Charentes.

À l'intérieur du Campanien, une cuesta faisant face au nord traverse la commune d'est en ouest, entre Treillis et Genté. Cet escarpement caractéristique traverse tout le département et va vers le sud-est en direction de Segonzac, Bouteville, Jurignac, Plassac-Rouffiac, et Gurat. Dans la commune, il sépare au nord la plaine de Cognac de la Champagne au sud, et marque le bord de la vallée du Né à l'ouest. Celle-ci est occupée par des alluvions du Quaternaire[4],[5],[6].

Hormis une petite partie nord occupée par la plaine, le relief de la commune est donc assez vallonné. La vallée du Né occupe la bordure occidentale. Le point culminant de la commune est à une altitude de 87 m, situé à l'est du bourg à un ancien moulin à vent ruiné. Le point le plus bas est à 11 m, situé le long du Né en aval de Mauriac. Le bourg est à environ 45 m d'altitude[3].

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Salles-d'Angles.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par le Né et divers de ses bras, le ruisseau de la Motte, ainsi que par deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 9 km de longueur totale[8],[Carte 1].

Le , d'une longueur totale de 66,1 km, prend sa source dans la commune de Bécheresse et se jette dans la Charente à Merpins, après avoir traversé 25 communes[9]. Son cours est très sinueux. Sur le territoire communal, qu'il longe sur son flanc sud-ouest, il comprend de nombreuses subdivisions qui ont conduit à la formation plusieurs îles (l'île Basse, l'Ile de Dessus, l'Ile d'Angle,…) et la formation d'un paysage humide caractéristique[10].

Zones humides[modifier | modifier le code]

Une pré-localisation des zones humides du département de la Charente a été réalisée en 2011 par la DREAL Poitou-Charentes. Sur la commune, outre la vallée du Né, des zones humides ont été pré-identifiées sur trois dépressions topographiques bien marquées de la commune[11] :

  • le vallon dans lequel s’étire le bourg de Salles-d'Angles, et qui se prolonge jusqu’en limite sud de la commune ;
  • la petite dépression au niveau du hameau de « Pruneau » ;
  • la dépression au niveau des « Egaux », qui se prolonge jusqu’à la vallée du Né.

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le SAGE « Charente », déclinaison du SDAGE Adour-Garonne sur le bassin de la Charente. Le SAGE « Charente » a été approuvé le . Il a été élaboré et est animé par l'établissement public territorial de bassin Charente[12]. Il définit les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [13].

Climat[modifier | modifier le code]

Le département de la Charente a un climat océanique de type aquitain[14] plus perceptible dans ses deux tiers ouest, de Cognac jusqu'à Angoulême. Il se modifie en « climat océanique dégradé » en allant vers l'est en Charente limousine.

De façon plus généralisée, le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[17]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[15]

  • Moyenne annuelle de température : 12,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 5,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 893 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[19] complétée par des études régionales[20] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cognac », sur la commune de Châteaubernard, mise en service en 1945[21]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[22],[Note 3], où la température moyenne annuelle évolue de 12,9 °C pour la période 1971-2000[23], à 13,3 °C pour 1981-2010[24], puis à 13,8 °C pour 1991-2020[25].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « vallée du Né et ses principaux affluents »[27], d'une superficie de 4 630 ha, un site caractérisé par la présence traditionnelle du Vison d'Europe depuis plus de 50 ans[28].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 5] est recensée sur la commune[29] : « Vallée du Né et ses affluents » (4 610 ha), couvrant 57 communes dont 52 en Charente et 5 en Charente-Maritime[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Salles-d'Angles est une commune rurale[Note 6],[31]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[32].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cognac, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (92,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (51,1 %), terres arables (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (15 %), zones urbanisées (5,1 %), forêts (2,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,1 %), prairies (0,1 %)[33].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le village d'Angles est situé au sud de la commune. La route longeant le Né comporte aussi d'autres hameaux : les Lambert, le Maine Neuf, Mauriac, etc. Les autres hameaux de la commune sont Pruneau à l'ouest, les Egaux, Treillis au nord, etc. Le bourg est aggloméré d'autres hameaux : les Gaboriauds, Chez Boureau, les Morfilles, les Vallades[3].

Habitat[modifier | modifier le code]

La maison dite individuelle, sous la forme de grandes bâtisses anciennes ou de pavillons, est le type d'habitat quasi-exclusif sur la commune, puisque ce type d'habitat représente 99 % du parc de résidences principales[34].

Un projet de lotissement est lancé par l'équipe municipale en 2021, ainsi que la construction d'une maison de santé, annexe de celle de la commune d'Ars[35].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Salles-d'Angles est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[36]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[37].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Salles-d'Angles.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 88,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 521 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 516 sont en en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[38],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[39].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1986, 1992, 1993 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et par des mouvements de terrain en 1999[36].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[40].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté par la forme ancienne latinisée de Salis in Campania (« Salles en Champagne », non datée, antérieure au XVe siècle)[41].

Le mot Salles qui a donné son nom à de nombreuses communes du sud de la France (La Salle, Les Salles, Lasalle, Lassalles, Salles, etc.) dériverait du germanique seli, en allemand saal, désignant « chambre, château »[42],[Note 8].

Le nom du village d’Angles existait au XIIe siècle, et n'est donc pas imputable aux Anglais[43].

La commune est créée Salles en 1793 à partir du nom de la paroisse. En 1856, Salles absorbe la petite commune d'Angles[44]. La carte d'état-major (XIXe siècle) affiche encore séparément Salles et Angles[45].

Histoire[modifier | modifier le code]

De la Préhistoire à l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Les fossés circulaires protohistoriques de Champ Commun et du Grand Peu de Sang, les divers vestiges de constructions gallo-romaines sur le plateau des Tubias et aux lieux-dits le Pont Neuf et la Guignère signent l'ancienneté de l'occupation[46]. Le chemin Boisné, ancienne voie romaine de Saintes à Périgueux, limite la commune au nord sur 700 mètres.

Trois camps romains ou médiévaux étaient encore visibles au début du XXe siècle : le Cot de Reigner, le Chiron de Miot et le Terrier de Cot[47].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Templiers et Hospitaliers[modifier | modifier le code]

La commanderie d'Angles, d'abord aux Templiers avant d'être dévolue aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, date du XIIe siècle.

Seigneurie[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Salles était ancienne. Ce fut d'abord une descendance des châtellenies de Cognac et de Merpins, fiefs des comtes d'Angoulême. Elle en fut détachée après la mort de Guy de Lusignan en 1309, le comté d'Angoumois revenant au royaume de France. Jeanne de Lusignan, gérant cette succession avec le roi de France et héritière de son frère Guy des terres de Salles et Genté, légua par testament la baronnie de Salles à son petit-fils Geoffroy de Mortemer (orthographié Mortimer en Angleterre).

Après le traité de Brétigny où l'Angoumois et la Saintonge au nord de la Charente ont été rétrocédés aux Anglais (qui possédaient déjà la Saintonge au sud du fleuve), Geoffroy de Mortimer dut rendre hommage en 1363 à Saintes au représentant du roi d'Angleterre pour ses terres de Salles et de Genté[47],[48].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le château de Salles a été détruit pendant la guerre de Cent Ans. En 1534, la dernière descendante des Mortimer épouse Louis de La Rochefoucauld, baron de Montendre, et c'est son fils, Gaston de La Rochefoucauld, qui aurait reconstruit le château entre 1586 et 1587[49].

Au XVIIe siècle, les terres de Salles et Genté passèrent ensuite par mariage au capitaine Alexandre de Galard de Béarn, comte de Brassac, lieutenant-colonel du régiment de Navarre[50]. Pendant les troubles de la Fronde, le comte de Brassac seconda brillamment le comte d'Harcourt dans sa campagne contre le prince de Condé.

À la fin du XVIIe siècle, la terre de Salles fut acquise par Marie-Françoise de Rochechouart de Mortemart[Note 9], dame de Tonnay-Charente, qui avait épousé Jean-Charles de Talleyrand-Périgord, prince de Chalais. La famille de Talleyrand conserva la possession des terres de Salles et de Genté jusqu'à la Révolution[47].

Le château comprenait, d'après un document de 1714, une maison de maître en mauvais état, un pavillon, un chai, une écurie et des toits, un jardin et deux pigeonniers[51],[52]. Le 22 ventôse an II il est réparti en quatre[51] ou six lots[52]. Il n'en reste que le puits qui porte la date 1586 et ce que l'on appelle le « pavillon »[52],[51].

Les premiers registres de l'état civil de Salles ne remontent qu'à 1701[47].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Les nombreux moulins sur le Né existent depuis fort longtemps puisque six sont notés sur la carte de Cassini.

Salles absorbe Angles en 1856[44].

Au début du XXe siècle, l'industrie étaient encore représentée par les quelques moulins et la distillerie de cognac Lamoureux[47].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Salles-d'Angles (Charente).svg

Les armoiries de Salles-d'Angles se blasonnent ainsi :

Fascé contre-fascé d'or et d'azur; sur le tout d'argent à la cotice de gueules accompagnée, en chef d'un bosquet de trois ormeaux de sable et, en pointe, d'un alambic du même.

Politique et Administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Salles-d'Angles est membre de la communauté d'agglomération du Grand Cognac[I 4], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Cognac. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[53].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Cognac, à la circonscription administrative de l'État de la Charente et à la région Nouvelle-Aquitaine[I 4].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Charente-Champagne pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 4], et de la deuxième circonscription de la Charente pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[54].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Salles-d'Angles, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[55], pour un mandat de six ans renouvelable[56]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15[57]. Les quinze conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 35,38 %, issus de la seule liste candidate, conduite par Christophe You[58]. Christophe You est élu nouveau maire de la commune le [59].

Le siège attribué à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté d'agglomération du Grand Cognac est alloué également à la liste de Christophe You[58].

Christophe You démissionne de son poste en septembre 2021, conduisant à l’organisation de nouvelles élections. L’unique liste en compétition, « Bien vivre ensemble à Salles-d’Angles », est élue le 18 novembre 2021[60]. Marcel Géron est élu nouveau maire le 3 décembre 2021[61].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1939 1944 Charles Boinaud   Viticulteur
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1971 André Hitier    
1971 1974 Gaston Grégor    
1974 1995 Pierre Hitier RPR Conseiller général
1995 2008 Maurice Cartraud    
2014 2020 Robert Guilloton DVD Viticulteur à la retraite
2020 2021 Christophe You   Viticulteur - Trufficulteur
2021 En cours Marcel Géron[61]   Chaudronnier - Chasseur

Amitié avec Willerwald[modifier | modifier le code]

La commune est proche de la ville de Willerwald en Moselle. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, des habitants de cette commune se sont réfugiés à Salles-d'Angles, où ils furent bien accueillis. Depuis 1987 et une année sur deux, soit des habitants de Salles-d'Angles vont commémorer cette période à Willerwald lors d'un week-end festif, soit ils accueillent les habitants de Willerwald[62]. L'accueil a lieu à Salles-d'Angles les 26-28 mai en 2022[63].

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Eau et déchets[modifier | modifier le code]

Le groupe Saur est chargé de la gestion de l'eau.

Le service public Calitom est chargé des déchets[64].

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Un jardin d'enfants est attenant à l'église.

Une salle polyvalente de grande capacité avec une cuisine est utilisée pour les événements publics et privés.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) entre Angeac-Champagne, Salles-d'Angles et Saint-Fort-sur-le-Né. Angeac-Champagne accueille l'école maternelle tandis que Salles-d'Angles et Saint-Fort-sur-le-Né se partagent les classes de l'école élémentaire. L'école de Salles-d'Angles se nomme Jean-Monnet, elle est située rue de la Grande-Champagne. Le secteur du collège est Segonzac[65].

Postes et télécommunications[modifier | modifier le code]

Un bureau de poste est présent dans la commune, ouvert le matin.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs cabinets médicaux sont présents. Une maison de santé est en projet, en lien avec la ville d'Ars.

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

Voir avec la Communauté d'agglomération du Grand Cognac.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[67].

En 2019, la commune comptait 1 011 habitants[Note 10], en diminution de 3,25 % par rapport à 2013 (Charente : −0,42 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
8247107446687429611 0081 0231 282
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 3401 3351 3071 2751 0771 029947895916
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
925903855870886798880933912
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
9329911 1191 2251 1271 0981 0861 0451 018
2019 - - - - - - - -
1 011--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[68].)
Histogramme de l'évolution démographique

D’après le recensement Insee de 2007, Salles-d'Angles compte 1 092 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999).

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 25,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 34,9 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 501 hommes pour 517 femmes, soit un taux de 50,79 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 5]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,5 
10,0 
75-89 ans
14,1 
22,0 
60-74 ans
20,3 
23,6 
45-59 ans
23,2 
17,2 
30-44 ans
15,9 
11,2 
15-29 ans
8,1 
15,4 
0-14 ans
15,9 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[69]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Plusieurs équipements sont présents sur la commune : terrain de football éclairé avec club-house, boulodrome..

Vie associative[modifier | modifier le code]

La vie associative est multiple, avec quatorze associations sur la commune[70] :

  • Amicale des anciens combattants
  • Amicale des retraités
  • Animation culturelle salléenne
  • ASSA Boules
  • ACCA Chasse
  • ASSA Football
  • ASSA Gymnastique
  • Association des parents d'élèves
  • BAL'en soir
  • Canikases
  • Comité des fêtes
  • Shizen Karaté Shotokan
  • Qu'étou Qu'olé Danse et théâtre
  • Sauvegarde du patrimoine.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le clocher dépend de la paroisse catholique de Segonzac.

Médias[modifier | modifier le code]

Les actualités sont souvent reprises par les quotidiens Charente libre et Sud Ouest.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 435 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 999 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 060 [I 6] (20 640  dans le département[I 7]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 8] 5,5 % 8,5 % 7,2 %
Département[I 9] 8,1 % 9,9 % 10,1 %
France entière[I 10] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 570 personnes, parmi lesquelles on compte 80 % d'actifs (72,8 % ayant un emploi et 7,2 % de chômeurs) et 20 % d'inactifs[Note 12],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Cognac, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 11]. Elle compte 678 emplois en 2018, contre 485 en 2013 et 425 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 422, soit un indicateur de concentration d'emploi de 160,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,9 %[I 12].

Sur ces 422 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 111 travaillent dans la commune, soit 26 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 91,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 4,3 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

111 établissements[Note 13] sont implantés à Salles-d'Angles au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 14],[I 15].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 111 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
20 18 % (11,7 %)
Construction 9 8,1 % (13,4 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
28 25,2 % (30,5 %)
Information et communication 1 0,9 % (2,1 %)
Activités financières et d'assurance 14 12,6 % (4,5 %)
Activités immobilières 5 4,5 % (3,6 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
14 12,6 % (13,7 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
12 10,8 % (11,4 %)
Autres activités de services 8 7,2 % (9,3 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25,2 % du nombre total d'établissements de la commune (28 sur les 111 entreprises implantées à Salles-d'Angles), contre 30,5 % au niveau départemental[I 16].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'entreprise ayant son siège social sur le territoire communal qui génère le plus de chiffre d'affaires en 2021 est[71] :

  • Etablissements Fortet-Dufaud, commerce de gros (commerce interentreprises) de produits chimiques (19 029 k€)

Une zone industrielle se développe en face de la base aérienne, au lieu-dit du Pont Neuf. Elle comporte une trentaine de sites industriels, en majorité liés à la filière du cognac et des spiritueux. Une usine d'embouteillage de la société Hennessy y est située.

Plusieurs commerces existent dans le bourg : une boulangerie, un salon de coiffure, une auto-école et un garage du réseau AD, ainsi qu'une supérette-traiteur.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le « Cognacais », une petite région agricole dans le département de la Charente[72]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 15] sur la commune est la viticulture[Carte 5].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 66 53 42 33
SAU[Note 16] (ha) 1 663 1 672 1 584 1 463

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 66 lors du recensement agricole de 1988[Note 17] à 53 en 2000 puis à 42 en 2010[74] et enfin à 33 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 50 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 64 % de ses exploitations[75],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 663 ha en 1988 à 1 463 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 25 à 44 ha[74].

La viticulture est une activité importante de Salles-d'Angles, qui est située dans la zone d'appellation d'origine contrôlée cognac, en Grande Champagne, premier cru classé du cognac[76].

De petits producteurs de cognac, de pineau des Charentes et de vin de pays sont installés dans la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Le musée communal.

Le musée Gaston-Grégor aménagé dans les anciennes écuries et dépendances du presbytère qui ont été construites en 1789 : c'est le musée de la vie rurale au XIXe siècle avec les vieux outils de l'agriculture, la viticulture et l'artisanat, une collection de pierres taillées, des documents d'histoire locale et la reconstitution de la pièce unique où vivait un laboureur à bras en 1789.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Commanderie d'Angles.

L'ancienne commanderie de Templiers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem date du XIIe siècle. Elle est située à Angles[77].

L'église paroissiale Saint-Maurice date initialement du XIIIe siècle. Détruite pendant les guerres de Religion, elle a été reconstruite en 1664 en style gothique, puis fortement restaurée au XIXe siècle[78]. Elle est inscrite monument historique depuis 1991[79].

Le presbytère, construit à la fin du XVIIIe siècle, est situé entre l'actuelle mairie et l'église Saint-Maurice. Il a gardé des boiseries d'origine, de qualité et bien conservées. Il ne se visite pas. Le presbytère et son jardin attenant sont inscrits[80].

Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur l’église Saint-Maurice de Salles.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le pont du XVIe siècle, situé à Angles, possède deux arches plein cintre et porte un blason à croix de Malte renversée avec six molettes posées[81].
  • Les moulins à eau et à vent[82], avec notamment le moulin de Villars[83] datant de la première moitié du XVIIIe siècle et propriété du groupe Boinaud, dominant la commune à l'est au bord du Bois d'Angeac.
  • Le lavoir au lieu-dit Chez Bourreau[82].
  • Le château du Coureau, domaine viticole, architecture du XIXe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[18].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[26].
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Voir aussi Salles-de-Barbezieux,Salles-Lavalette et Salles-de-Villefagnan dans le même département.
  9. Martin-Buchey orthographie Rochechouart de Mortimer, la confusion était facile ici, mais les origines respectives des deux familles sont Mortemer (Normandie) et Mortemart (Limousin).
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  11. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  13. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  14. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  15. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  16. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  17. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[73].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Salles-d'Angles » sur Géoportail (consulté le 23 mai 2022).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Salles-d'Angles », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  5. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Salles-d'Angles (16359) », (consulté le ).
  6. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Salles-d'Angles » (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Charente » (consulté le ).
  8. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Salles-d'Angles » (consulté le ).
  9. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la Charente » (consulté le ).
  10. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  12. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Salles-d'Angles » (consulté le ).
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  14. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  15. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Salles-d'Angles » (consulté le ).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans la Charente » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a b et c Carte IGN sous Géoportail
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le )
  7. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
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  9. Sandre, « le Né »
  10. Plan local d’urbanisme, p. 88.
  11. Plan local d’urbanisme, p. 109.
  12. « SAGE Charente », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  13. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur https://eau-grandsudouest.fr (consulté le )
  14. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la Préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents », , 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, BNF 34901024, présentation en ligne), p. 10
  15. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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  18. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  19. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  20. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  21. « Station météofrance Cognac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  22. « Orthodromie entre Salles-d'Angles et Châteaubernard », sur fr.distance.to (consulté le ).
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  31. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  44. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
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  47. a b c d et e Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 372
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  56. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le )
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  67. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  68. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  69. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Charente (16) », (consulté le ).
  70. « Vie Associative – Mairie de Salles-d'Angles » (consulté le )
  71. « Entreprises à Salles-d'Angles », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
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  79. « Église Saint-Maurice », notice no PA00104572, base Mérimée, ministère français de la Culture
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  83. « Thumbnail », sur www.culture.gouv.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Rapports[modifier | modifier le code]

  • Plan local d’urbanisme de la commune : Rapport de présentation, (lire en ligne [PDF])

Liens externes[modifier | modifier le code]