Chalais (Charente)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chalais.
Chalais
Le château de Chalais.
Le château de Chalais.
Blason de Chalais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Angoulême
Canton Tude-et-Lavalette
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes Tude et Dronne
Maire
Mandat
Jean-Claude Maury
2014-2020
Code postal 16210
Code commune 16073
Démographie
Gentilé Chalaisiens
Population
municipale
1 788 hab. (2014)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 26″ nord, 0° 02′ 24″ est
Altitude Min. 35 m – Max. 130 m
Superficie 17,58 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chalais.net

Chalais est une commune du Sud-Ouest de la France, chef-lieu de canton, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chalaisiens et les Chalaisiennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Chalais est le chef-lieu de canton situé le plus au sud du département de la Charente, capitale du Sud Charente. Elle est proche des départements de la Charente-Maritime, de la Dordogne et de la Gironde.

Chalais est à 42 km au sud d'Angoulême et 45 km au nord de Libourne.

Elle est aussi à 10 km d'Aubeterre-sur-Dronne, 14 km de La Roche-Chalais, 19 km de Montguyon, 22 km de Blanzac, 23 km de Ribérac, 27 km de Barbezieux, 29 km de Coutras, 54 km de Périgueux, 68 km de Bordeaux[2].

La route principale est la D.674, route d'Angoulême à Libourne, qui traverse la commune du nord au sud et longe la vallée de la Tude.

Chalais est aussi un important carrefour de routes départementales. Au nord-ouest, la D 731 va à Cognac en passant par Brossac, Barbezieux et Archiac. La D 2 vers l'est se dirige vers Ribérac en passant par Aubeterre. La D 20 va à Blanzac au nord et vers Montguyon au sud-ouest[3].

Elle est aussi traversée par la ligne Paris - Bordeaux dont elle possède une gare SNCF, desservie par des TER à destination d'Angoulême et de Bordeaux à raison de 14 arrêts par jour en 2014[4],[5].

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune comporte de nombreux hameaux, dont certains étaient des anciennes paroisses, comme Sainte-Marie au nord, Sérignac au sud, et Saint-Christophe à l'est. La ville de Chalais s'est principalement étendue le long de la route d'Angoulême à Libourne et à l'est de la voie ferrée, à Saint-Christophe. On y trouve aussi Bosseau, la Counillère (étymologiquement endroit à lapins), ainsi que l'Houme plus au sud, à l'ouest Tourtre, chez Touret, etc.[3]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chalais
Curac Montboyer Orival
Yviers Chalais Saint-Quentin-de-Chalais
Rioux-Martin Saint-Avit

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est occupée par le Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux, qui occupe une grande partie du Sud Charente. Les vallées (Tude et Viveronne) sont occupées par des alluvions récentes du Quaternaire, parfois accumulées en basses terrasses (rive gauche de la Tude à Chalais et lieu-dit la Forêt)[6],[7],[8].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief de la commune est assez vallonné, principalement au nord et à l'est. Son point culminant est à une altitude de 130 m, situé sur la limite orientale (château d'eau). Le point le plus bas est à 35 m, situé au confluent de la Tude et de l'Argentonne, à l'extrémité sud. Le centre ville de Chalais, construit sur un éperon entre les vallées de la Viveronne et de la Tude, s'étage entre 47 et 90 m d'altitude[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin versant de la Dordogne. La Tude, affluent de la Dronne et sous-affluent de la Dordogne par l'Isle, traverse la commune du nord au sud.

Sur sa rive droite, la Tude reçoit successivement la Viveronne qui passe aussi au pied du château, et l'Argentonne, qui limite la commune au sud[3].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[9].
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Chaleis en 1214, Chales, Chalesio en 1281, Chalezio en 1263[10], Calisio en 1075-1080, Calesium en 1109-1121, Chalisium en 1225[11].

L'origine du nom de Chalais remonterait à un nom de personne gallo-roman Caletus, dérivé d'un thème de nom gaulois calet-, caleto-, auquel se rattache aussi le gentilice Caletius[12]. D'autres auteurs y voient dans la racine pré-latine cal la référence à une source minérale (souvent chaude), qui est maintenant sur le territoire d'Yviers[13]. Dauzat avoue que le nom est obscur, et y voit la racine pré-celtique *kal- signifiant "rocher" avec le suffixe pré-celtique -es(um) signifiant "comme", ce qui correspondrait à « comme un rocher »[14],[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Chalais était le siège d'une seigneurie qui avait initialement le titre de baronnie, presque aussi ancienne que celle de Barbezieux. Elle relevait féodalement de l'archevêché de Bordeaux, et comme une partie sud-ouest de la Charente elle appartenait à la Saintonge. Au point de vue religieux Chalais relevait des diocèses de Saintes (ville) et de Périgueux (Saint-Christophe), la Tude faisant limite[15].

Durant les premières années du XIIIe siècle, Olivier de Chalais, dont le suzerain est le roi d'Angleterre, avait épousé Guiberge de Montausier, et leur fille Agnès, épousa Hélie de Talleyrand, cadet des comtes de Périgord.

C'est ainsi que les Talleyrand-Périgord (alors orthographié et prononcé Taillerand) furent seigneurs puis princes de Chalais depuis le XIIIe siècle jusqu'au XIXe siècle. Leurs autres titres étaient nombreux : duc de Périgord, Grand d'Espagne de 1re classe, marquis d'Excideuil, baron de Mareuil, comte de Grignols, etc.

Lors de la guerre de Cent Ans qui a fait beaucoup de ravages dans la région, Chalais était en Guyenne[Note 2] et plus précisément en Saintonge. Elle fut une des dernières places fortes que les Anglais possédaient en France. C'est seulement le , un mois avant la bataille de Castillon que Charles VII (ou plus exactement Jacques de Chabannes) a pris la ville, et fera démolir le château[16].

Le château, qui avait conservé une tour carrée du XIVe siècle, fut reconstruit au XVIe siècle.

Article détaillé : Château de Chalais.

Chalais fut aussi un prieuré important qui comptait une douzaine de moines et relevait de l'abbaye bénédictine de Saint-Martial de Limoges. Le prieuré et l'église Saint-Martial furent endommagés lors des guerres anglo-françaises, puis plus tard par les protestants.

Chalais possédait aussi une autre église, Saint-Georges, située au pied de la forteresse et au bord de la Tude. Elle a disparu vers la fin du XIVe siècle[17].

Du XVIe au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Lorsque survinrent les guerres de religion, les Talleyrand restèrent catholiques, le seigneur d'alors ayant épousé une fille de Blaise de Monluc, maréchal de France et lieutenant-général de Guyenne. En 1626, leur fils cadet, le comte de Chalais, osa conspirer contre le cardinal de Richelieu et fut décapité à l'âge de 27 ans.

À la Révolution, le prince de Chalais n'émigra pas. Il fut simplement emprisonné comme suspect, et conserva ses propriétés territoriales. Le dernier prince de Chalais, mort en 1883, légua tous ses domaines de Chalais et du Périgord ainsi qu'une partie de sa fortune à ses neveux les princes d'Aremberg, et créa un asile de vieillards au château même, dépendant de l'hospice de Chalais. La vente des tapisseries du château en 1896 fut versée à cet hospice[17].

Pendant la Révolution, la commune de Saint-Christophe-de-Chalais s'est appelée provisoirement La Rivière, tandis que celle de Sainte-Marie-de-Chalais s'est appelée Mère-la-Patrie, ou La Mère-de-Dieu[18].

L'église de Chalais était le siège d'un archiprêtré qui comprenait 64 paroisses. En 1648, ce nombre fut réduit à 36, de par la création des archiprêtrés de Barbezieux et de Montguyon. Au XVIIIe siècle, les archiprêtres étaient presque toujours les curés de Montboyer.

L'hôpital de Chalais fut fondé en 1690 par Mathieu Pascaud, chirurgien, et sa femme Geneviève Choquer. En 1726, des lettres patentes du roi, à la demande du prince de Chalais, du curé et des habitants, en réglèrent le fonctionnement. Des religieuses dominicaines de Magnac en Limousin furent chargées de soigner les malades et d'instruire les filles pauvres du pays, avec l'accord de l'évêque de Saintes. En 1853, elles furent remplacées par les sœurs de Sainte-Marthe[17].

Après la Révolution, un arbre de la liberté est planté place de la Fontaine, mais il sera abattu par une tempête en 1932[19].

Du XIXe au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1852, la ligne de Paris à Bordeaux a été inaugurée entre Angoulême et Bordeaux, ce qui a permis à Chalais un nouvel essor économique, avec l'ouverture d'une gare, et de communiquer plus rapidement avec ces deux villes.

Pendant la première moitié du XXe siècle, Chalais était aussi relié à Barbezieux par la petite ligne ferroviaire d'intérêt local à voie métrique des Chemins de fer économiques des Charentes, qui passait par Brossac[17].

En 1897, Chalais bénéficie d'un éclairage public au gaz d'acétylène[réf. nécessaire], l'usine produisant le gaz était située route de Barbezieux.

En 1946, Chalais absorbe Saint-Christophe-de-Chalais, et en 1972, Sainte-Marie-de-Chalais et Sérignac[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à trois lions d'or couronnés, armés et lampassés d'azur.

La devise des Talleyrand-Périgord est « Ré que Diou » (Rien que Dieu, en ancien occitan)[17],[Note 3].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Entrée de la mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Jean Lacamoire PS puis DVD Conseiller général
2001 2008 Jean-Claude Delannoy PS Vétérinaire retraité
2008 en cours Jean-Claude Maury Centre droit Ingénieur retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[21].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 1 788 habitants, en diminution de -3,77 % par rapport à 2009 (Charente : 0,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
456 382 468 476 549 616 613 654 703
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
714 740 775 831 907 912 850 888 895
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
966 932 845 856 838 900 1 746 1 643 1 703
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
1 834 2 538 2 204 2 172 2 027 1 991 1 858 1 788 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Chalais en 2007 en pourcentage[25].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,2 
90  ans ou +
3,7 
15,8 
75 à 89 ans
22,5 
20,8 
60 à 74 ans
18,6 
20,0 
45 à 59 ans
18,5 
14,6 
30 à 44 ans
13,6 
13,0 
15 à 29 ans
11,5 
14,6 
0 à 14 ans
11,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[26].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

Chalais absorbe Saint-Christophe en 1946, et Sainte-Marie et Sérignac en 1972[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Tude un jour de marché

Chalais est économiquement une ville essentiellement commerçante, comme elle l'a été au fil de son histoire, avec 60 commerces et entreprises, et un important marché hebdomadaire.

Une entreprise de fabrication de meubles métalliques, Clairburo, a été délocalisée en 1997 vers un autre site. Depuis les murs ont été repris par une poignée d'anciens salariés pour continuer une activité similaire sous de le nom de ICT.

L'entreprise de caravanes industrielles Laurent a disparu lors d'un incendie en 2005. C'était un leader français pour les caravanes foraines et de cirques, dont les cirques Pinder et Bouglione.

Un centre d'abattage existe depuis 1967 et se spécialise dans l'abattage du veau de Chalais, un produit du terroir de qualité, qui vise l'appellation d'origine contrôlée en 2013[27].

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Un aérodrome se trouve sur le territoire de Chalais ouvert à la circulation aérienne civile de l'Europe.

Un hippodrome accueille un jumping international en août[28].

Nombreux services et professions existent à Chalais : en 2013, deux cabinets d'architectes, deux cabinets comptables, un centre socio-culturel, un centre médico-social.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège d'enseignement secondaire Théodore-Rancy regroupe 250 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 11 classes[29].

Chalais possède une école élémentaire comprenant cinq classes, l'école des Six Arbres, située près de Saint-Christophe, ainsi qu'une école maternelle[30], ainsi qu'une école élémentaire privée, Castel-Marie, située 2 rue d'Arenberg.

Marché[modifier | modifier le code]

Chaque lundi se tient un important marché séculaire qui était déjà très fréquenté au début du XIXe siècle. Il accueille une centaine de commerçants non-sédentaires.

La vie associative est très présente, avec 46 associations en 2014[31].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château vu depuis l'avenue de la Gare

Le château de Chalais, attesté dès le XIe siècle, est l'ancien château des Talleyrand-Périgord. Il a été classé MH le 1er avril 2003[32].

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chalais comporte quatre églises et une chapelle.

Église Saint-Martial et cloître[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Martial, située en haut de la ville près du château, possède une belle façade romane et portail sculpté. Construite au XIIe siècle, elle était le siège commun d'une vicairie perpétuelle et d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Martial de Limoges.

L'église fut dévastée lors des guerres de religion, seule sa façade et son rez-de-chaussée furent conservés. Le cloître fut alors construit en 1629 par le comte de Chalais et sa mère Jeanne Françoise de Montluc, qui y installèrent une communauté de chanoines de Saint-Augustin.

L'abside fut rebâtie en 1869, et le clocher reconstruit[33].

L'église est classée monument historique depuis 1902[34]. Le cloître, partie de la maison de retraite adjacente à l'église, est inscrit aux monuments historiques depuis 1991[35].

Église Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

Cette église est située encore plus loin que Saint-Martial sur la crête séparant les vallées de la Tude et de la Viveronne.

Siège d'une cure, cette église date initialement du XIIe siècle, et seule son abside en cul-de-four date de cette époque. Sa cloche date de 1766 et eut pour parrain Gabriel Talleyrand prince de Chalais et son épouse Marie-Marguerite. La façade a été reconstruite à la fin du XIXe siècle. L'église a été restaurée récemment dans les années 2000 par une association, et une messe inaugurale eut lieu de 8 décembre 2013 avec l'évêque d'Angoulême Claude Dagens[33].

Église Saint-Christophe[modifier | modifier le code]

Cette église de style néo-roman est située à l'est de la Tude.

Il y avait à son emplacement une première église datant du XIIIe siècle. À chevet plat, elle fut peut-être transformée temporairement en temple protestant si l'on en juge la découverte d'une dalle gravée « 17 mai 1603 nostre temple a esté levé ». Elle fut restaurée en 1863 avant d'être démolie en 1890, pour reconstruire une église plus grande[33].

Église Saint-Pierre de Sérignac[modifier | modifier le code]

L'église de Sérignac, située au bourg de Sérignac, est celle de l'ancienne commune de Sérignac maintenant rattachée à Chalais.

Son origine remonte au XIIe siècle mais elle a été reconstruite au cours de son histoire, et elle est aujourd'hui quasiment à l'abandon. Seul le rez-de-chaussée de la façade révèle son passé roman. L'ancien presbytère, avec quelques fenêtres du XVIIIe siècle, lui fait face à l'ouest[33].

Chapelle Notre-Dame[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame, de l'ancien hôpital construit en 1870 par l'architecte Édouard Warin, est située rue de Barbezieux, en centre-ville.

De style néo-roman, bénite en 1872, la commune la céda à l'hôpital (hospice et internat pour jeunes filles) fondé en 1882 par Hélie de Talleyrand-Périgord. En 1905, la loi de séparation des Églises et de l'État obligea l'école à fermer, et la chapelle devint plus ou moins désaffectée.

Elle fut acquise par la commune en 2010 et restaurée par une association[33].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le jardin vivant sur les bords de la Tude.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après Dauzat, les localités françaises suivantes auraient la étymologie que Chalais : Calais (Pas-de-Calais), Chalais (Dordogne), Challex (Ain).
  2. La Guyenne était l'Aquitaine occupée par les Anglais avant le traité de Brétigny, qui leur a rétrocédé des territoires, comme l'Angoumois. La Saintonge au sud de la Charente était restée anglaise, comme une partie du Périgord.
  3. Avant les repeuplements du XVe siècle à la suite des ravages de la guerre de Cent Ans en Aquitaine, Angoumois et Saintonge étaient en langue d'oc.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le 18 avril 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  4. horairetrain.net, « Horaires Chalais - Angoulême », (consulté le 26 février 2014)
  5. horairetrain.net, « Horaires Chalais - Bordeaux-Saint-Jean », (consulté le 26 février 2014)
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  8. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Ribérac », sur Infoterre, (ISBN 2-7159-1757-0, consulté le 30 décembre 2011)
  9. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  10. Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, Cartulaire du prieuré Notre-Dame de Barbezieux (1201-1300), , 426 p. (lire en ligne), p. 217,224,248,282
  11. Paul-François-Étienne Cholet (préf. L.Clouzot), Cartulaire de l'abbaye de Saint-Étienne de Baigne, Niort, L.Clouzot, , 382 p. (lire en ligne), p. 164,176,543
  12. Georges Dottin, La langue gauloise, , 381 p. (lire en ligne), p. 356
  13. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  14. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 131.
  15. Ville de Chalais, « Saint-Christophe » (consulté le 14 mars 2015)
  16. Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi, Histoire des français, vol. XIII (1422-1456), Paris, Treuttel et Würtz, 1821-1844, 675 p. (lire en ligne), p. 550
  17. a, b, c, d et e Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 108-109
  18. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente, , « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  19. Catillus Carol
  20. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Site des villes et villages fleuris, consulté le 24 décembre 2016.
  22. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  25. « Evolution et structure de la population à Chalais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  27. Charente libre, « Les éleveurs de veau de Chalais visent l'AOC », (consulté le 6 décembre 2013)
  28. Charente Développement, « Jumping international du Sud-Charente », (consulté le 6 décembre 2013)
  29. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 1er avril 2011)
  30. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 1er avril 2011)
  31. Site communal
  32. « Château de Chalais », notice no PA00104272, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. a, b, c, d et e Christian Gillet, Églises et chapelles de la Charente, imprimé à Rioux-Martin, Le vent se lève, , 387 p. (ISBN 978-2-7466-7404-2), p. 97-99
  34. « Église », notice no PA00104273, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « Cloître », notice no PA00104564, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lacamoire, Cercle historique de Chalais, Chalais, son canton, ses princes : les Talleyrand-Périgord, Angoulême, Imprimerie de la Charente, , 223 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]