Robi Morder

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Robi Morder, né en 1954, est un juriste du travail, politologue, spécialiste des mouvements lycéen et étudiant, militant politique, syndical et associatif.

Les mouvements lycéens et le syndicalisme étudiant[modifier | modifier le code]

Robi Morder naît en Équateur en 1954, au sein d'une famille juive d'origine polonaise ; il arrive avec sa mère et son frère Joseph Morder (metteur en scène de cinéma) à Paris en 1962.

Robi Morder s'est engagé en mai 1968 dans les Comités d'action lycéens (CAL) au lycée Turgot[1] où il est élève de 1966 à 1971, puis les deux années suivantes aux lycées Hector Berlioz et Charlemagne avant d'être en classe préparatoire entre 1973 et 1974 au lycée Voltaire. Il a participé aux diverses mobilisations lycéennes de l'après 1968, et notamment à la direction du mouvement contre la loi Debré sur les sursis (printemps 1973). Il a par la suite aidé les lycéens autogestionnaires à la création du syndicat Coordination permanente lycéenne (CPL) en 1978/1979.

Robi Morder a été responsable de plusieurs syndicats étudiants : membre du Bureau national du Mouvement d'action syndicale de 1979 à 1980, il a ensuite milité à l'UNEF-ID, dont il a été membre du Bureau national de 1980 à 1984, puis membre de la commission de contrôle de 1984 à 1986.

Pendant ses études, il a été élu au conseil de l'Université Paris-VIII, puis au conseil scientifique de l'Université Paris X.

Engagements politiques, associatifs et syndicaux[modifier | modifier le code]

Robi Morder, après un premier passage à la Ligue communiste puis à la Ligue communiste révolutionnaire, a été de 1977 à 1982 membre de la direction des Comités communistes pour l'autogestion (CCA) ; il est ensuite revenu à la LCR. Il est aujourd'hui adhérent du mouvement Ensemble ! au sein du Front de gauche. Travaillant dans l'édition (éditions Savelli-France), il a été membre de la CFDT du livre. Il a été membre de la commission nationale des conflits du SNESup. Il fait partie des fondateurs de la Fondation Copernic où il a codirigé la note sur la « refondation sociale ». Il participe au conseil de l'association pour l'autogestion, ainsi qu'à l'animation de son site[2]. Lors des élections législatives de 2002, il est candidat pour la LCR dans la première circonscription de Paris, où il remporte 1,13 % des suffrages[3]. Il est membre depuis 2010 du bureau de l'association des anciens de l'UNEF.

Un spécialiste du mouvement étudiant[modifier | modifier le code]

Travaillant en cabinets d'avocats depuis trente ans sur des dossiers civils, commerciaux et principalement prudhommaux et documentaliste juridique, Robi Morder, est chargé d'enseignement à l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines en droit et sciences sociales depuis 1988 et a été professeur, puis chercheur associé à l'Université de Reims Champagne-Ardenne. Il a aussi une expérience d'enseignement en enseignement supérieur privé : École d'élèves infirmières des Diaconnesses, École supérieure de gestion, Institut supérieur de commerce des Yvelines et en formation permanente.

Membre de l'Association française de sciences politiques,du conseil scientifique de la revue Dissidences, il collabore régulièrement aux activités du Réseau d'études sur l'enseignement supérieur (RESUP) et aux publications de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) : il est membre du comité de rédaction de la revue Matériaux pour l'histoire de notre temps et vice-président de l'Association des amis de la BDIC. Il a aussi été membre du conseil scientifique de la Structure fédérative de recherche "Archives et histoire des relations internationales". Il collabore à l'animation des éditions Syllepse.

Président du Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants (GERME) depuis sa fondation et directeur des Cahiers du Germe, vice-président du Conservatoire des mémoires étudiantes, membre du conseil d'administration de la Cité des mémoires étudiantes, Robi Morder a publié une soixantaine d'articles et contributions sur les mouvements étudiants, le mutualisme, les mouvements lycéens dans des revues, des ouvrages collectifs, à l'occasion de colloques. Régulièrement interviewé et cité par la presse lors de mobilisations étudiantes ou lycéennes, il a codirigé en 2009 un rapport sur les engagements étudiants pour le compte de l'Observatoire de la vie étudiante[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Principaux écrits disponibles :

Exposition virtuelle[modifier | modifier le code]

Commissaire, avec Caroline Apostolopoulos, de l'exposition BDIC - Cité des mémoires étudiantes - La Parole errante, "Les années 68, un monde en mouvement, nouveaux regards sur une histoire plurielle"[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Salles, La Ligue communiste révolutionnaire (1968-1981), Presses Universitaires de Rennes, v, p. 339
  2. Site de l'association
  3. Résultats des élections législatives 2002 Paris sur lexpress.fr
  4. Les engagements des étudiants, formes collectives et organisées d’une identité étudiante, site de l'Observatoire de la vie étudiante, juin 2009
  5. Site de la BDIC