Quévert

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Quévert
Quévert
Courtil des senteurs à Quévert
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Dinan
Canton Dinan
Intercommunalité Dinan Agglomération
Maire
Mandat
Marie-Odile Fauche
2014-2020
Code postal 22100
Code commune 22259
Démographie
Gentilé Quévertois / Quévertoise
Population
municipale
3 724 hab. (2016 en augmentation de 1 % par rapport à 2011)
Densité 298 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 52″ nord, 2° 05′ 09″ ouest
Altitude 103 m
Min. 49 m
Max. 130 m
Superficie 12,48 km2
Localisation

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Liens
Site web http://ville-quevert.fr/

Quévert [kevɛʁ] est une commune française du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne.

Les habitants se nomment les Quévertois et les Quévertoises[1]. Au recensement de 2006 la ville comptait 3360 habitants[2]

Géographie[modifier | modifier le code]

Quévert se situe au nord-ouest de Dinan dont elle limitrophe, séparée par la voie rapide N176.

Rose des vents Languenan Saint-Samson-sur-Rance Saint-Samson-sur-Rance Rose des vents
Aucaleuc N Dinan
O    Quévert    E
S
Aucaleuc Dinan Dinan

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Quever à la fin du XIIe siècle, Parochia de Quever en 1232, Ecclesia de Quever au XVe siècle[3].

kever en breton.

Quévert vient du breton kever (« terre labourée en commun »)[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs fouilles archéologiques effectuées au sud[5],[6],[7] et au nord-est[8] de Quévert ont révélé la présence d’ateliers métallurgiques pouvant remonter à l’époque de la Tène. Ils se caractérisent par l’utilisation de bas-fourneaux alimentés par du minerai de fer et par du charbon de bois fabriqué sur place dans des fosses charbonnières.

Les sites métallurgiques du nord-est de la commune sont nombreux, ils se répartissent dans un cercle de rayon 2 km autour du bois du Parc, certains se rattachent à l’époque de la Tène, d’autres à l’époque gallo-romaine et d’autres encore pourraient dater de période plus récente, la technique des bas-fourneaux se poursuivant au-delà de la période gallo-romaine[5].

La production métallurgique révélée au sud de la commune pourraient également dater de la Tène, cette activité se serait poursuivie dans cette zone jusqu’à la période gallo-romaine[5].

Epoque gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Deux voies romaines traversent la commune de Quévert[9] :

  • l’une au nord appelée maintenant le chemin de l’Estrat, elle reliait Corseul (Fanum Martis) à Avranches (Legedia), une dérivation desservait le port fluvial de Taden,
  • la deuxième dont le tracé n’a pas été clairement identifié malgré deux fouilles successives[5],[6], traverse la commune au sud, elle allait de Corseul à Rennes (Condate).

Le chemin de l’Estrat a fait l’objet d’un sondage archéologique en 1978[10], il a mis en évidence la structure bombée de la route et le pavement constitué d’imposantes dalles de pierre.

C’est à proximité de ces deux voies romaines qu’on été découverts les sites métallurgiques évoqués dans le paragraphe protohistoire.

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Quévert existe depuis le XIIe siècle et fut rattachée à Corseul puis à Saint-Malo. Comme les autres communes françaises, elle élit sa première municipalité en 1790.

En 1977, une prospection archéologique aérienne a révélé la présence d'une motte féodale arasée à proximité du château du Bois-Riou[11].

Dans son Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, Jean Ogée mentionne la présence des ruines du château de la Brosse, il appartenait en 1400 à Jean du Bois-Riou, chevalier, seigneur de la Brosse[12].

Vildé-Goëllo[13] était un village de la paroisse de Quévert situé au sud de la commune à l’emplacement des actuels lotissements construits entre la N176 et la D795, à l’ouest du quartier de Sainte-Anne, une impasse en porte encore le nom. A l’époque médiévale, il constituait un fief des Templiers rattaché au Temple de la Nouée en Yvignac. Une charte de 1182 le dénommait l’aumônerie de Goëllo (Elemosina de Gouelou)[14]. Cet établissement comprenait un manoir et une chapelle qui ont totalement disparu.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

A partir des années 1960, la commune a vu sa sa population considérablement augmenter, les lotissements pavillonnaires se sont multipliés et Quévert est devenue plus urbaine que rurale. Philippe Dressayre a analysé cette évolution lors d'une enquête réalisée en 1976-1977[15].

Le , une jeune femme de 28 ans, employée du restaurant McDonald's de Quévert, est tuée par une bombe qui explose sur son lieu de travail. L'attentat est généralement attribué à la mouvance indépendantiste bretonne[16]. Les trois indépendantistes jugés pour cet attentat ont été définitivement acquittés en 2009[17].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Quévert Blason Taillé : au premier de sinople à la croix pattée alésée d'argent, au second de gueules à la roue dentée d'or : à la cotice en barre d'argent chargée de cinq mouchetures d'hermine de sable brochant sur la partition ; le tout sommé d'un chef d'argent fretté d'azur de huit pièces.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La commune de Quévert fait partie de Dinan Agglomération.

Liste des maires successifs[18],[19]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Marie-Odile Fauche DVG retraitée cadre de santé
mars 2001 mars 2014 Alain Burlot   Professeur
mars 1971 mars 2001 Louis Martin   Professeur
mai 1945 mars 1971 Léopold Miriel    
oct. 1944 mai 1945 Auguste Botrel    
août 1942 mai 1944 Marie-Ange Rabaste    
  août 1942 Jean Dupas    
1888 1906 Rolland    
1883 1888 Delourme    
1876 1883 Benoist    
1874 1876 Gauvain    
1869 1874 Lefeuvre    
1866 1869 G. Arhel    
1864 1866 Mondehain    
1857 1864 P. Benoist    
1848 1857 Rault    
1834 1848 G. Bellard    
1830 1834 Fleury    
1808 1830 Olivier Aubry de la Lande    
1803 1808 Lefeuvre    
1793 1803 François Lucas    
sept. 1792 1793 François Menard    
nov. 1790 sept. 1792 Claude-Marie Rageot    
juin 1790 nov. 1790 Noël Josse    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2016, la commune comptait 3 724 habitants[Note 1], en augmentation de 1 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8609859891 3551 1361 2271 1811 1921 299
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2181 2461 2791 3561 4301 3741 3341 3801 388
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3711 4121 3421 1251 1651 1891 1571 1731 155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 4151 5422 5792 9243 0073 1183 3603 6873 724
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent de Quévert.
  • La Chapelle Sainte-Anne-du-Rocher datant du XIVe siècle[24].
  • L'église paroissiale, dédiée à Saint-Laurent, ses fonts baptismaux[25] du XVIe siècle et la statue de la Vierge à l'Enfant[26].

Éducation et culture[modifier | modifier le code]

« Les Mordus de la Pomme » organise chaque année la Fête de la Pomme le premier week-end de novembre. Les différents métiers liés à la culture, à l'exploitation et à la vente des pommes sont exposés. Des concours de présentations en corbeilles et de dessins faits par les enfants des écoles du pays de Dinan sont organisés à cette occasion.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune de Quévert est connue pour son Courtil des Senteurs, une roseraie aménagée autour d'une fontaine. Y sont plantés et entretenus des rosiers contemporains ou rares. À chaque naissance de fille à Quévert, un rosier est planté.

La commune a fait aménager des parcours pédestres thématiques, ainsi le Chemin des fleurs ou le chemin des Roches est particulièrement dédié au granit.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 22 juillet 2010)
  2. populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
  3. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Quévert »
  4. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 101, Editions Jean-paul Gisserot, ISBN 2877474828 »
  5. a b c et d HAMON Anne-Louise, QUÉVERT (22). le Clos Mirette, la Lande Close, la Lande Gatée : charbonnage et métallurgie du fer de la protohistoire à l'antiquité. Rapport de diagnostic RAP02995., Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne, , 114 p. (lire en ligne)
  6. a et b HAMON Anne-Louise, AUCALEUC, QUEVERT (22). ZAC de Bel Air : charbonnage et bas fourneaux, deux incinérations antiques. Rapport de diagnostic RAP03072., Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne, , 86 p. (lire en ligne)
  7. VIVET Jean-Bernard, Paléométallurgies du fer en haute-Bretagne de la protohistoire à la période industrielle (RAP03077)., Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne, , 224 p. (lire en ligne), p. 164-214
  8. VIVET Jean-Bernard, QUÉVERT (22). Mitasse. la Ville Pierre 2. Rapport de sondage réalisé dans le cadre de la prospection thématique (RAP01726)., Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne, , 127 p. (lire en ligne)
  9. LANGOUET Loïc, Archéologie du milieu rural en haute Bretagne aux époques pré-romaine et gallo-romaine. Rapport de projet collectif de recherche (RAP00560)., Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne, , 150 p. (lire en ligne), p. 126
  10. LANGOUET Loïc, QUEVERT (22). Chemin de Létra. rapport de sondage (RAP00742)., Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne, , 11 p. (lire en ligne)
  11. LANGOUET Loïc, Nord de la haute Bretagne. Rapport de prospection inventaire.prospection diachronique, RAP00490, Rennes, Service régional de l'archéologie de Bretagne., , 125 p. (lire en ligne), p. 3
  12. Ogée Jean, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 3, Nantes, Vatar, , 524 p. (lire en ligne), p. 474
  13. Vildé provient du latin Villa dei
  14. Guillotin de Corson, « La Commanderie du temple de la Guerche et le temple de la Nouée, son annexe », Bulletin archéologique de l'Association bretonne, classe d’archéologie, 3e série, vol. 16,‎ , p. 186-187 (lire en ligne)
  15. Dressayre Philippe, « Suburbanisation et pouvoir local », Revue française de science politique, 30e série, no 3,‎ , p. 533-559 (DOI https://doi.org/10.3406/rfsp.1980.416333, lire en ligne)
  16. http://www3.letelegramme.com/ig/dossiers/quevert/19-avril-2000-l-attentat-30-12-2008-185323.php
  17. http://www.presseocean.fr/actu/filinfo_detail_-Attentat-de-Quevert-pas-de-nouveau-proces_-983347--BKN_actu.Htm
  18. « Les maires de la commune » (consulté le 22 juillet 2010)
  19. Quévert, légende..., histoire...,et rêve..., avril 1994.
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. « Haut-relief : crucifixion (la) à Quévert (22) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 22 juillet 2010)
  25. « Fonts baptismaux à Quévert (22) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 22 juillet 2010)
  26. « Statue : Vierge à l'Enfant à Quévert (22) », sur www.patrimoine-de-france.org (consulté le 22 juillet 2010)
  27. « Le site du HC Dinan Quévert », sur www.hcquevert.com (consulté le 22 juillet 2010)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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